Une image vaut 1000 mots

Le 4 décembre 2013, Gil Vassaux, secrétaire général de Fri-Son, a tenu une conférence à l’université de Fribourg concernant la communication de son établissement, en abordant en particulier la question des médias sociaux. L’instigateur  nous livre ses expériences et son vécu !

Pour attirer les gens aux concerts, il dispose tout d’abord d’une palette de moyens « physiques » avec les supports papier comme les flyers, affiches, ainsi que la presse. Viennent ensuite les possibilités virtuelles comme le site internet, l’application, les SMS, l’agenda online, les communiqués de presse, la newsletter et surtout les réseaux sociaux.

En ce qui concerne ces derniers, même si Facebook demeure pour l’instant l’outil le plus exploité, Twitter est sur ses traces. Même si Instragram, Spotify et Youtube sont encore assez discrets, ce sont des réseaux sociaux qui pourraient bien jouer un rôle plus conséquent dans le futur.

La communication online sert avant tout à promouvoir l’image du club et à communiquer au sujet des soirées spécifiques. La fidélisation du client, actuel ou potentiel, ainsi que la diffusion d’informations par rapport à la programmation (annulation ou renvoi de concert par exemple) sont d’autres buts communicationnels qu’il est possible d’atteindre grâce à la rapidité et à l’instantanéité des plateformes en ligne.

A côté de la communication externe, celle faite à l’interne est tout aussi importante. L’utilisation d’une plateforme commune permet une coordination entre les différents organisateurs et les employés.

Le timing de la communication joue également un rôle capital, dans le sens où certains médias sont davantage consultés à telle ou telle heure. De manière générale, une communication quotidienne et même répétitive est nécessaire, de préférence à une heure optimale. Idéalement, les meilleurs moments s’avèrent être à 11h les matins, de préférence en semaine et le lundi, ou encore à 17h le jeudi. Il faut éviter les après-midi entre 13h et 17h, sauf le dimanche.

Photo (c) : Fri-Son
Photo (c) : Fri-Son

Il peut aussi être mis en avant que l’utilisation de l’émotion dans les contenus est certainement le moyen le plus persuasif qui soit. L’émotion est tellement communicative que dès lors, même le choix de la langue importe peu car l’émotion est un vecteur commun pour tous. Les émotions apportent une plus-value. Celles-ci peuvent être stimulées par divers éléments, comme par exemple par l’effet « vintage », rappelant des souvenirs et des lieux communs. Il est à noter que les images transmettent davantage d’émotions que le texte. Gil Vassaux considère d’ailleurs qu’Instagram est le média social avec le plus grand potentiel en ce moment.

De manière générale, le contenu importe plus que le format. Enfin, il est toutefois important de rappeler que les « nouveaux » médias sociaux ne représentent qu’une béquille pour les médias traditionnels.

En deuxième partie de son intervention, Gil Vassaux a illustré ses propos en présentant la campagne de « crowdfunding » menée pour la production d’un livre à l’occasion du 30ème anniversaire de l’association : « Fri-Son : 1983-2013 » ! Cette campagne fut un immense succès : plus de 23’000 francs ont pu être récolté en 60 jours (soit 298% de l’objectif initial de financement) auprès de 294 contributeurs. Un record suisse en matière de crowdfunding !

En conclusion, selon Gil Vassaux, les réseaux sociaux sont un moyen limité mais complémentaire aux moyens physiques de promotion pour Fri-Son. Ils doivent être intégrés à un plan global de communication. Les réseaux sociaux, comme tous les nouveaux moyens de communication, impliquent pour les communicants une charge de travail supplémentaire non négligeable. Enfin, malgré la portée des médias virtuels, il ne faut pas sous-estimer, l’impact des réseaux sociaux classiques.

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Retrouvez davantage d’informations sur cette conférence sur Facebook et Twitter, via le hashtag #ConférenceFriSon !

Fri-Son, un mouvement réactionnaire !

Fri-son, établissement incontournable de la scène fribourgeoise, a su s’adapter à l’air du temps. Mais quelles sont les origines et les raisons de sa création ? C’est justement là que ça devient intéressant…

Jusqu’en 1983, Fribourg ne présentait que peu d’espaces dédiés aux animations culturelles pour sa jeunesse. C’est alors que plusieurs acteurs se sont mobilisés pour faire bouger la ville, notamment pour créer Fri-son ! L’esprit de la jeunesse a donc été le carburant du mouvement! Hélas, Fri-son a dû constater que les autorités ne jouaient pas en sa faveur, ce qui n’a pas favorisé son développement et son implantation.

Finalement, en 1985, le groupe reçoit l’autorisation de s’installer à la fameuse route de la Fonderie. Manquant d’infrastructures logistiques et de moyens organisationnels, les débuts ont été difficiles… Après la fermeture de la 1ère salle (au n° 13), jugée inadéquate par les autorités, ils négocient non sans difficulté leur déménagement au n° 25 de la même rue, qu’il a fallu réaménager. A partir de là, Fri-son a connu un take-off progressif avec une programmation de plus en plus professionnalisée, jonglant entre les artistes locaux et de renommée internationale! Ils ont su brasser la diversité culturelle aux goûts de tous ! Merci !

Si la naissance de Fri-Son vous inspire, vous serez peut-être intéressés par la stratégie de communication actuelle de Fri-son? Venez nombreux le 4 décembre à la conférence donnée par Gil Vassaux. Pour plus d’infos cliquez ici!
Isabel, Floriane, Nicolas