La formidable aventure de la JASTeam

Il y a des cours qui se différencient des autres. Ce fût le cas de celui de « Communication multimédia 2 » qui permit la création de l’aventure JASTeam. Voici son récit…

Il était une fois quatre étudiants du Master Business Communication de l’Université de Fribourg qui suivaient un cours dans lequel ils allaient enfin pouvoir mettre leurs connaissances en pratique : ils allaient réaliser un vrai projet. Afin d’unir leur force au mieux, ils décidèrent de former un groupe et c’est ainsi que naquit la «JASTeam».

Au fil des discussions, une idée folle leur vint à l’esprit. Ils décidèrent de proposer aux autres étudiants une expérience unique, captivante et prestigieuse. Ils allaient organiser une visite dans le centre le plus innovant et pointu du monde en matière de digital et médias sociaux : La Digital Acceleration Team (DAT) de Nestlé.

Leur tâche fut semée d’embuches: ils passèrent par la laborieuse recherche de contacts, les interminables échanges de mails et évidemment les cruciaux appels téléphoniques. Ils ne fléchirent pas et après quelques semaines, ils réussirent enfin à obtenir le Saint Graal : La DAT accepta leur requête.

Pendant ces moments incertains, la JASTeam était restée active et avait soigneusement préparé son plan d’action. Ils avaient prévu d’attaquer en deux phases. D’abord, ils attireraient l’attention de leurs camarades avec une campagne de teasing. Puis, pour stimuler l’instinct de compétition de leur collègues et pour souligner l’aspect « unique et prestigieux » de l’évènement, ils avaient prévu de mettre les quelques places disponibles en jeu dans un concours sans merci : le JASTcontest !

Comme le saint des médias sociaux était de leur côté, tout se déroula comme prévu. C’est ainsi que le 24 mai 2016, les cinq étudiants de l’Université de Fribourg vainqueurs des jeux et les quatre membres fondateurs de la JASTeam s’en allèrent pour Vevey. Ils arrivèrent gonflés à bloc devant l’impressionnant bâtiment du quartier général de Nestlé, avant d’être accueillis chaleureusement par l’équipe de la 7ème DAT. Ces derniers étaient tous des leaders provenant de départements et pays différents, sélectionnés pour une formation exceptionnelle et pointue. Ils racontèrent que la DAT bénéficiait de divers outils de pointe pour faire de la veille et analyser les tendances. De nombreux écrans bordaient leur salle de travail pour observer en temps réel ce qui se disait sur leurs marques, proposer des idées de recettes avec leurs produits, ou encore calculer leur réputation.

L’équipe leur expliqua qu’ils disposaient de 8 mois de formation intensive qui étaient constitués d’un mélange de cours et de projets, mais qu’ils n’agissaient pas concrètement sur le digital pendant cette période. Ils soulignèrent que leur présence au sein de la DAT était une formation accélérée afin qu’ils puissent utiliser leurs connaissances et les mettre en pratique d’une fois de retour à leur poste et pays d’origine.

Les membres de la petite expédition avaient écouté attentivement et interagi pendant plus d’une heure avec la 7ème DAT. Ce fut avec tristesse, mais forts de tout le savoir qu’ils venaient d’acquérir, que les étudiants prirent le chemin du retour.

Il paraitrait même que la petite troupe s’arrêta en cours de route pour profiter de l’hospitalité d’un établissement de la région et ainsi finir leur expédition en savourant de délicieuses boissons et discutant avec passion de ce qu’ils venaient de vivre.

Ensemble

L’innovation, de fermée à ouverte !

« Tous les experts d’un domaine ne travaillent pas forcément dans votre société : vous en avez 500 chez vous, mais il en existe peut-être 50 000 dans le monde. Pourquoi vous priver des 49 500 autres ? » Procter&Gamble

Le terme d’innovation ouverte fut popularisé en 2003 par Henry Chesbrough à la suite de son ouvrage: « Open innovation : the new imperative for creating and profiting from technology« , qui décrit de nouvelles pratiques liées aux processus de recherche et de développement (R&D) utilisés par certaines entreprises.

De l’innovation fermée à l’innovation ouverte

Traditionnellement, le processus de R&D est visualisé comme un entonnoir clos. L’ensemble des idées provenant de l’entreprise est évalué à l’interne. Une fois sélectionnées, celles-ci sont développées avec la technologie propre à l’entreprise. Par la suite, celles qui se révèlent être un succès sont envoyées sur le marché traditionnel. La Figure 1 ci-dessous démontre la simplicité du modèle mais aussi son aspect endogène limitant les performances.

Innovation fermée

 

 

 

 

Le modèle ouvert permet, quant à lui, une plus grande flexibilité, visuellement démontrée par les « trous » parsemant l’entonnoir. En effet, ces ouvertures permettent d’interagir avec l’extérieur et de partager autant les idées que la technique. Une entreprise peut prendre part à ce processus de deux manières différentes :

  1. Outside-in: appel à des ressources (idées, technologies, etc.) externes;
  2. Inside-out: externalisation de certaines des ressources internes.

figure 2

 

 

 

 

Ces deux distinctions permettent aux innovations d’échapper au processus traditionnel et d’atteindre des buts différents :

  • Immiscion dans le marché d’autres entreprises, par la mise à disposition de licences ou la vente des brevets;
  • Atteinte d’un nouveau marché par la diversification grâce à des technologies, des idées externes ainsi que la création de nouvelles filiales (spin-out);
  • Consolidation du marché traditionnel en utilisant des ressources externes permettant d’augmenter l’efficacité.

Un système possédant une telle liberté permet des améliorations. D’une part, les innovations sont plus nombreuses et de meilleure qualité. D’autre part, les départements R&D gagnent en productivité, notamment en diminuant les coûts et les délais ainsi qu’en se réorganisant sur des recherches plus spécifiques d’une importance supérieure pour l’entreprise.Figure 3

 

 

 

 

Les plates-formes d’innovation ouverte

Un grand nombre de site internet se sont spécialisés dans l’innovation ouverte. Leur concept est simple : un « demandeur » pose une question et plusieurs personnes externes fournissent des solutions. Le but est d’obtenir des réponses pertinentes aux problèmes énoncés ou de faire un brainstorming sur certains sujets. Ainsi, cela permet au demandeur ,souvent représenté par une entreprise, d’obtenir des réponses externes. Dans la majorité des cas, les organisations motivent la communauté de « fournisseurs » en offrant à la personne ayant avancé l’idée la plus pertinente une certaine somme d’argent.

De manière générale, deux groupes de plates-formes d’innovation ouverte se distinguent. L’une fait appel à l’intelligence collective (crowdsourcing), alors que l’autre recherche un expert rare. La première permet de toucher un large public et d’obtenir des réponses ou des idées sur des sujets basiques. La seconde permet de répondre à un problème précis et complexe qui nécessite l’analyse d’un spécialiste qui spécifie son domaine d’expertise lors de son adhésion au site internet.

 Un site suisse : Atizo

Atizo est un site d’innovation ouverte de type crowdsourcing, créé en Suisse en 2008 par la société Open Innovation Sàrl. Il permet aux entreprises de poster des annonces présentées comme des projets. L’annonceur donne un titre et une brève description. Il indique également la durée d’activité de la publication, les langues de réponses acceptées, ainsi que le montant de la prime offerte au vainqueur. Dès lors, la communauté peut participer et proposer ses idées. De plus, il existe la possibilité de commenter et d’évaluer les propositions afin de mettre en valeur celles qui ont le plus de succès.

Le site reste sobre et se focalise sur les projets en cours. Cependant, il existe aussi un système communautaire qui permet de prendre contact avec d’autres membres ou de s’informer des classements à l’aide d’un système d’attribution de points. Des entreprises telles que Neslté, CFF, Coop et Ramseier publient régulièrement des annonces, ce qui permet au site de jouir d’une bonne réputation et d’accroître sa communauté. Cependant, la grande majorité des publications se font en allemand, ce qui a pour effet de décourager les internautes francophones et italophones, dont l’absence se fait ressentir.

Figure 4

 

 

 

Les sites d’innovation ouverte offrent de nombreux avantages. Ils permettent aux entreprises d’être plus performantes notamment en ayant accès à un ensemble de connaissances de plus grande ampleur. Les internautes quant à eux, se satisfont d’une récompense pécuniaire intéressante et de la fierté de participer à l’élaboration d’un produit d’entreprise. Tant qu’ils seront motivés, ils continueront à participer à ce genre d’innovation comme le démontre l’exemple de Nestlé qui a reçu plus 700 propositions de nom de pâtes. De plus, sachant que l’innovation ouverte en est seulement à ses débuts, ces sites ont encore de beaux jours devant eux et une belle marge de progression.

Auteur : Sven Peter

Webographie :

Indexlab (09.04.15), « Open Source VS Open Innovation« http://www.idexlab.com/blog/fr/tag/innovation-ouverte, Consulté le 30.11.15

Wikipédia, « Innovation ouverte« , https://fr.wikipedia.org/wiki/Innovation_ouverte, Consulté le 30.11.15

Ecdys consulting, « L’innovation ouverte : modèles d’organisation« , http://www.ecdys.com/innovation-competitive/linnovation-ouverte-et-ses-formes-dorganisation/, Consulté le 30.11.15

Atizo, https://www.atizo.com/projects/ideas/4309/gib-unserer-limited-edition-einen-namen/id/281/, Consulté le 30.11.15

Communiqué de presse, Atizo (12.09.08), https://www.atizo.com/docs/080917_Atizo_information_de_presse.pdf

Innovation partagée (29.12.09), « Innovation ouverte en France », http://www.innovationpartagee.com/Blog/archives/innovation-ouverte-en-france/, Consulté le 30.11.15

Mémoire online, « Définition du concept d’innovation ouverte par Chesbrough (2003)« , http://www.memoireonline.com/12/08/1719/m_Facteurs-de-stimulation-de-la-creativite-et-efficacite-dun-processus-de-creativite-croisee3.html, Consulté le 30.11.15

Sources images :

Image à la une : http://openinnovation.fr/wp-content/uploads/2015/05/open-innovation-2.jpg

Figure 1: http://www.ecdys.com/wp-content/uploads/2011/03/chesbrough.png

Figure 2: http://www.innovationpartagee.com/Pictures/Innovation%20ouverte.gif

Figure 3:http://www.ecdys.com/wp-content/uploads/2011/03/chesbrough.png

Figure 4: Capture d’écran de : https://www.atizo.com/projects/ideas/4309/gib-unserer-limited-edition-einen-namen/

Scoop.it : principes de curation et de veille

Le site Scoop.it permet à ses usagers de participer à la production ainsi qu’au partage de l’information par le biais de la curation et de la veille. Ces principes ont pour le but de rassembler, classifier et diffuser du contenu.

Introduction aux termes de curation de contenu et de veille d’informations

La curation de contenu permet de sélectionner, structurer, rassembler et diffuser de l’information. Le contenu déjà présent sur internet est utilisé pour permettre aux internautes de trouver toute l’information concernant un thème précis. Le travail d’un curateur consiste principalement en trois étapes. Résumé ci-après:

  • rassemblement et tri des informations pertinentes concernant le thème choisi ;
  • structuration du contenu de manière cohérente ;
  • mise à disposition et partage avec les internautes via divers réseaux

    Illustration des étapes de la curation
    Illustration des étapes de la curation

La veille d’informations utilise le même processus que la curation, cependant leur approche diffère. En effet, la curation est effectuée dans une optique récréative où le curateur pratique cette activité par désir d’acquérir de nouvelles connaissances ou simplement de développer un sujet. La veille se réfère au domaine professionnel et est réalisée sur demande. De ce fait, l’ensemble du travail effectué par le veilleur répond aux objectifs définis du commanditaire.

Introduction à Scoop.it : de la théorie à l’application

Il existe un certain nombre de sites internet qui fonctionnent sur les principes de la curation et de la veille. Storify, Paper.it, Shareezy ou Scoop.it en sont quelques exemples. D’ailleurs, ce dernier est l’un des plus utilisé dû notamment à sa présentation sous forme de journal et à son côté collaboratif poussé.

Lors de l’inscription à ce site, le choix entre un compte « gratuit » ou « business » qui donne accès à certaines options intéressantes pour la veille d’informations, est offert. Au niveau de son fonctionnement, Scoop.it reprend le processus de curation expliqué ci-dessus. La définition d’un thème et de mots-clés permet de référencer au mieux la page. La sélection du contenu consiste à ajouter divers articles, vidéos ou toutes autres informations jugées importantes, en copiant l’URL d’origine. Une fois le contenu référencé, Scoop.it l’importe automatiquement et lui donne un visuel atypique sous forme de « tuile ». Ceci permet d’obtenir une page ressemblant à un journal, comme l’illustre la vidéo ci-dessous:

Le site possède également une recherche interne qui donne accès aux pages des autres utilisateurs ainsi qu’à leur profil. Ceci permet de « suivre » l’actualité d’un curateur ou d’un thème via son fil d’actualité. Scoop.it présente également une compatibilité avec les réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter ou LinkedIn. En effet, cela permet de partager, communiquer et débattre sur un thème de manière optimale. En remplaçant le profil Scoop.it par celui d’un autre réseau tel que LinkedIn, le curateur ou veilleur peut obtenir une meilleure crédibilité et visibilité.

Lors de la création de cet article, il était nécessaire d’apprendre à utiliser Scoop.it pour être capable d’expliquer au mieux son fonctionnement. Pour ce faire, une page sur la thématique « Scoop.it et la curation de contenu » a été créée. Ceci a permis une familiarisation avec le site ainsi qu’une application de la curation de contenu. Cette page reste consultable et permet à tous les intéressés de s’y rendre pour approfondir le sujet.

A lire ailleurs:

Sources:

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Curation_de_contenu ; consulté le 06.10.15
  • http://www.lachaineweb.com/comparaison-outils-curation-contenu-scoop-it-storify-paper-li-pearltrees/ ; consulté le 06.10.15
  • http://www.ecrirepourleweb.com/scoop-scoop-scoop-it-la-bonne-strategie/ ; consulté le 07.10.15
  • http://www.commentcamarche.net/faq/35176-scoop-it-creer-et-partager-sa-veille-d-informations ; consulté le 07.10.15

(Sources des images : http://blog.kinoa.com/wp-content/uploads/2011/04/curation1.jpg // http://www.scoop.it/)

Auteur : Sven Peter