LA PLATE-FORME DE STREAMING SOUNDCLOUD VA PROBABLEMENT DISPARAITRE

Actif depuis 2007, le réseau de streaming est sur le point de mettre la clé sous la porte, s’il ne trouve pas rapidement des moyens supplémentaires pour financer ses activités.

La pression des majors sur les sites de streaming

Ecouter de la musique, découvrir des morceaux et des artistes et partager ses propres créations n’a jamais été aussi simple et bon marché que depuis la création de sites comme Grooveshark, pionnier du genre, qui a récemment cédé aux pressions des maisons de disque et a annoncé sa fermeture le 29 avril 2015. Depuis 2007, le site n’a cessé d’être confronté aux attaques en justice des magnats de la musique, qui ont généralement refusé de négocier leurs droits, au détriment de la plate-forme.

 

grooveshark-rip
Comme Grooveshark, Soundcloud pourrait bientôt disparaître.

« Ils veulent construire une entreprise, pas passer leur temps à payer des avocats. C’est un jeu auquel personne ne veut jouer.»

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, voici une présentation de Soundcloud par ses fondateurs, Eric Wahlforss et Alexander Ljung :

http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs

175 millions d’utilisateurs uniques par mois, c’est le trafique dont jouit Soundcloud. Pas étonnant que les majors veuillent aussi en profiter, d’autant que leurs profits se sont effondrés depuis la création des sites de téléchargement et de streaming. Même si certaines d’entre elles parviennent à des compromis qui les satisfont, comme Warner, qui détient désormais 5% du capital de Soundcloud, d’autres, plus exigeantes, comme Sony et Universal, restent intransigeantes lorsqu’il s’agit de négocier leurs parts.

Afin de les combler et de rassurer les investisseurs, Soundcloud prévoit :

  • De devenir payant pour ses utilisateurs.
  • De profiter également des profits liés à la publicité sur ses pages.
  • De trouver rapidement des accords avec les majors.

Mais cette stratégie ne semble pas convaincre pleinement ni les investisseurs qui restent méfiants quant au dénouement des négociations, ni les majors, qui veulent s’assurer de profiter au maximunm des nouveaux moyens de consommation de la musique.

Un article du New York Times datant de décembre 2014, estime  que la valeur de la plate-forme sera de plus d’1.2 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2015. Néanmoins, on prévoit que si celle-ci ne parvient pas à combler ses besoins en investissements d’ici 4 à 5 mois, alors elle disparaîtra, comme son prédécesseur Grooveshark. Une tragédie pour les millions d’utilisateurs et les artistes « free-lance » qui, à l’instar de certains auteurs, voudraient bénéficier des multiples bénéfices de ces plateformes de partage. Sans compter que la pression des majors qui n’acceptent pas de compromis signifie peut-être que celles-ci veulent s’approprier l’industrie du streaming musical, sans accorder trop de place aux concurrents.

A lire ailleurs:

(Source image et vidéo :  http://geekguru.com.ar/adios-grooveshark-rip/ http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs)

Sources :

Auteur : Valentin Favre

 

 

——————– 1% DE BATTERIE, 0% DE MÉMOIRE ——————–

Vous vous rendez à un entretien d’embauche. Vous êtes serein, vous êtes prêt. CV sur Dropbox, l’adresse de l’entreprise dans votre application de localisation, le téléphone du recruteur dans la signature du dernier mail. OPÉ-RA-TIO-NNEL. Un rapide coup d’oeil à votre smartphone pour vous assurer d’être à l’heure mais là… LE drame. Il vous reste 1% de batterie. Trop tard. Il s’éteint. L’adresse vous vous en rappelez…?

Le tracking via smartphone n’est plus un secret. Grâce à la géolocalisation (et même votre lampe de poche!), des entreprises ne cessent de récolter des informations sur vous. Sans que vous ne le sachiez. Toutes ces informations récoltées, certes. Mais que faites-vous lorsque votre mobile contient plus d’informations sur votre vie courante que vous-même?

57,4% des Européens ne connaissent pas le numéro de téléphone de leurs enfants. Pas par coeur. Ils ne l’ont pas EN mémoire, ils l’ont MIS en mémoire. Nous sommes dans un phénomène que les sociologues appellent « l’amnésie numérique ».

Supposons que vous vous trouvez dans un aéroport. Aujourd’hui, plus besoin de se donner un rendez-vous à l’avance, votre smartphone suffit pour vous retrouver. Appelez, envoyez un SMS, un Snapchat, un WhatsApp, un Skype, commandez un livre sur Amazon avant vos retrouvailles, peu importe! Tout est possible. Mais là encore, malheur, votre téléphone s’éteint (il faudra penser à changer de marque)… Vous voyez la cabine téléphonique là-bas? Vous voyez le pavé numérique pour composer le numéro du téléphone portable de votre amoureux? Bonne chance.

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Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila

LE BUSINESS DU SELFIE

De phénomène de mode chez les adolescents à élément clé d’une stratégie marketing : retour sur la success story des selfies.

Que celui qui pensait que les autoportraits réalisés avec son smartphone, les selfies, étaient réservées aux narcissiques en quête de reconnaissance se ravise : les selfies sont en passe de devenir un marché juteux qui mobilise les investisseurs.

Bien qu’il fasse aujourd’hui partie du vocabulaire de tout utilisateur de médias sociaux qui se respecte, le mot « selfie » était encore peu connu en 2004 lors de sa première apparition dans un hashtag. C’est lorsqu’Apple introduit l’appareil photo frontal en 2010 que le phénomène prend de l’ampleur jusqu’à être considéré en 2013 comme le mot de l’année par le Oxford English Dictionary. Aujourd’hui à la mode, les entreprises en profitent pour surfer sur la vague: les applications pour selfies ont fleuri à la pelle que ce soit pour sublimer la photo, ajouter des effets, ou mieux la partager sur les médias sociaux. L’application « Scoopshot » propose même ses services en tant qu’agent et s’occupe de vendre les selfies aux médias. La célèbre application de partage de photos « Snapchat » a ajouté des fonctions de replay payants pour permettre de visionner une seconde fois une image. Des accessoires sont également apparus pour rendre la pratique plus simple : perche à selfie ou télécommande. Le prestigieux musée Tate Modern de Londres a même proposé une formation dans le but de prendre le selfie parfait. Le constat est frappant: les selfies ne sont plus seulement qu’un phénomène de mode mais un marché lucratif et diversifié en plein essor.

Les selfies au service des entreprises

Les entreprises peuvent aussi en profiter. D’un côté, partager des photos des employés au travail est un moyen de rapprocher les clients de l’identité de la marque à travers les selfies. Le côté authentique et spontané des selfies a beaucoup de potentiel: c’est la preuve qu’il y a des personnes réelles derrière un nom ou une marque et c’est l’occasion de montrer à quel point il est agréable de travailler pour l’entreprise.
Même constat si les clients se prennent en photo avec un produit d’une marque. L’entreprise va profiter de cette publicité naturelle et gratuite, pourvu que le selfie ne soit pas en désaccord avec les valeurs de l’entreprise!

Les marques ne s’arrêtent pas là. Le selfie peut même servir à la stratégie marketing de l’entreprise en incitant les consommateurs à prendre des clichés d’eux avec les produits de l’entreprise, à travers des concours par exemple. Des stratégies de street marketing se révèlent devenir du « selfie marketing », comme cet exemple de promotion de l’étanchéité du nouveau Samsung S5 où on propose aux gens de gagner un appareil s’ils prennent une photo d’eux… sous l’eau! :

 

https://www.youtube.com/watch?v=eX8fipmEEyE#t=92

Les autoportraits modernes permettent ainsi l’implication des consommateurs, du fun, de la gratuité et de la créativité. L’avenir des selfies s’annonce radieux et lucratif. A vos Smartphones!

 

Sources:

– https://www.meltwater.com/fr/blog/les-raisons-du-succes-du-selfie-marketing/
– http://www.culturecrossmedia.com/selfie-marketing/
– https://www.americanexpress.com/us/small-business/openforum/articles/why-selfies-need-to-be-part-of-your-marketing-strategy/
– http://www.bilan.ch/emily-turrettini/chronique-internet/selfies-un-nouveau-marche-lucratif
– http://www.bustle.com/articles/20571-londons-tate-britain-museum-offers-a-selfie-school-because-famous-art-museums-apparently-do-that-now
– http://www.telegraph.co.uk/finance/festival-of-business/11048821/Cashing-in-on-the-selfie.html
– http://www.blogdumoderateur.com/snapchat-freemium-selfies-effets/

 

 

 

 

Le « petit monde » de Milgram

« Que le monde est petit ! »
Vous êtes-il déjà arrivé de rencontrer quelqu’un d’inconnu, qui, après discussion, se trouve être lié à l’une de vos connaissances?
Phénomène ou effet du « petit monde », « paradoxe de Milgram »; de quoi s’agit-il ?  

C’est par un exemple pratique que Stanley Milgram commence son explication du phénomène du « petit monde ». Dans l’article de 1967, est présentée une situation comprenant un certain Fred Jones de Preoria dans l’Illinois. Il est assis à la table d’un café à Tunis et demande du feu pour allumer sa cigarette. Le hasard fait que son interlocuteur est anglais et qu’il a déjà passé du temps aux Etats-Unis. La discussion révèle que les deux hommes connaissent quelqu’un en commun, un certain Ben Arkadian, travaillant à Detroit. C’est avec stupéfaction que les deux hommes en viennent à la conclusion que le monde est définitivement petit.

Cette théorie (Milgram, S., 1967), voit sa naissance dans les travaux du hongrois F. Karinthy en 1929.
En quelques mots : chaque personne est connectée à n’importe qui sur terre, à travers, au maximum, 5 intermédiaires.

Comme illustré, ci-dessous :

Source : http://a400.idata.over-blog.com/500x408/5/69/10/83/Six_degrees_of_separation.png
Source : http://a400.idata.over-blog.com/500×408/5/69/10/83/Six_degrees_of_separation.png

Stanley adapte cette observation très simplement comme suit : soient deux personnes sur terre, quelles sont les probabilités qu’elles se connaissent ? Qui permet d’aller plus loin avec : si ces deux personnes ne se connaissent pas, elles ont sûrement une connaissance en commun qui, elle, les connait les deux. Si tel n’est pas le cas, un maximum de 5 intermédiaires est nécessaire pour connecter le premier individu au second.

Stanley Milgram avance cette théorie sur la base d’une expérience dont voici le  protocole :
50 personnes, choisies au hasard, doivent faire parvenir une lettre à quelqu’un, également sélectionné au hasard. Les expéditeurs se situent dans le Nebraska et les destinataires dans le Massachusetts. Une contrainte est imposée : les lettres ne peuvent se passer que de main à main. Il faut donc bien sélectionner la personne à qui l’on transmet la lettre, dans l’optique quelle soit en mesure de la rapprocher du but. Nombreux sont les intermédiaires qui refusèrent simplement de transmettre la lettre et rompirent les chaînes.
Les résultats de cette expérience sont aujourd’hui très discutés, bien que les lettres qui sont arrivées, l’on été en 4 jours, seulement 3 des 60 lettres arrivèrent à destination. D’autres expériences successives furent menées, mais toujours avec des résultats aléatoires.

Peut-on alors accepter les travaux de Milgram comme représentatifs de ce que sont les réseaux sociaux ? Le modèle proposé est-il fiable ?

Plusieurs problèmes se posent :

  • Est-ce que chaque maillon de la chaîne choisit toujours le moyen le plus court pour atteindre la cible ? Ou décide-t-il de se débarrasser facilement de la lettre ? Y’a-t’il une vraie motivation à transmettre cette lettre ?
  • Est-ce que les gens ont tendance à remettre la lettre à d’autres individus qui leur ressemblent (amis proches, même ethnie, même extraction sociale, famille) ou préfèrent-ils remettre la lettre à quelqu’un en dehors de leurs connaissances proches ?
    (Voir aussi : The Power of Weak Ties)
  • Est-ce qu’il y a vraiment 6 intermédiaires entre la personne A et la personne B ? Est-t’il possible que la lettre arrive plus rapidement (à savoir avec moins de 6 intermédiaires ?)
  • Est-ce que les intermédiaires en fin de chaîne ne sont pas souvent les mêmes, est-ce que ça fausse les résultats ? On parle alors d’effet d’entonnoir
    (Voir aussi : Développer son réseau pas à pas).

Pour terminer, il est important de préciser qu’aujourd’hui encore, des études sont menées pour déterminer les facteurs qui régissent les fonctionnements d’un réseau et l’interconnexion entre individus. Le « paradoxe de Milgram » n’a pas encore révélé tous ses secrets.

D’autant plus que depuis l’avénement des « médias sociaux » rendus possibles par internet, la longueur moyenne des chaînes d’individus s’est réduite. Il y aurait aujourd’hui moins de 6 intermédiaires nécessaires. Selon une étude délivrée par Facebook en 2011 (ici : Facebook 2011), chaque personne est reliée à toute autre personne par une moyenne de 4,74 intermédiaires.

Quel « petit monde » que ce world wide web…

Pour aller plus loin :
– Comprendre les réseaux personnels, M. Grossetti
– Could it be a big world after all ? The « six degrees of separation » Myth. J.S. Kleinfeld
– Chain Links, Frigyes Karinthy

Antonin Chiavi, UNIFR SA 2015

Bibliographie :
1) Karinthy, F. (1929). Everything is Different. 1-4.
2) Milgram, S. (1967) . The small-world problem. Psychology Today 1, 61-67.

(Source des images : http://a400.idata.over-blog.com/500×408/5/69/10/83/Six_degrees_of_separation.png (consulté le 07/10/2015))

Scoop.it : principes de curation et de veille

Le site Scoop.it permet à ses usagers de participer à la production ainsi qu’au partage de l’information par le biais de la curation et de la veille. Ces principes ont pour le but de rassembler, classifier et diffuser du contenu.

Introduction aux termes de curation de contenu et de veille d’informations

La curation de contenu permet de sélectionner, structurer, rassembler et diffuser de l’information. Le contenu déjà présent sur internet est utilisé pour permettre aux internautes de trouver toute l’information concernant un thème précis. Le travail d’un curateur consiste principalement en trois étapes. Résumé ci-après:

  • rassemblement et tri des informations pertinentes concernant le thème choisi ;
  • structuration du contenu de manière cohérente ;
  • mise à disposition et partage avec les internautes via divers réseaux

    Illustration des étapes de la curation
    Illustration des étapes de la curation

La veille d’informations utilise le même processus que la curation, cependant leur approche diffère. En effet, la curation est effectuée dans une optique récréative où le curateur pratique cette activité par désir d’acquérir de nouvelles connaissances ou simplement de développer un sujet. La veille se réfère au domaine professionnel et est réalisée sur demande. De ce fait, l’ensemble du travail effectué par le veilleur répond aux objectifs définis du commanditaire.

Introduction à Scoop.it : de la théorie à l’application

Il existe un certain nombre de sites internet qui fonctionnent sur les principes de la curation et de la veille. Storify, Paper.it, Shareezy ou Scoop.it en sont quelques exemples. D’ailleurs, ce dernier est l’un des plus utilisé dû notamment à sa présentation sous forme de journal et à son côté collaboratif poussé.

Lors de l’inscription à ce site, le choix entre un compte « gratuit » ou « business » qui donne accès à certaines options intéressantes pour la veille d’informations, est offert. Au niveau de son fonctionnement, Scoop.it reprend le processus de curation expliqué ci-dessus. La définition d’un thème et de mots-clés permet de référencer au mieux la page. La sélection du contenu consiste à ajouter divers articles, vidéos ou toutes autres informations jugées importantes, en copiant l’URL d’origine. Une fois le contenu référencé, Scoop.it l’importe automatiquement et lui donne un visuel atypique sous forme de « tuile ». Ceci permet d’obtenir une page ressemblant à un journal, comme l’illustre la vidéo ci-dessous:

Le site possède également une recherche interne qui donne accès aux pages des autres utilisateurs ainsi qu’à leur profil. Ceci permet de « suivre » l’actualité d’un curateur ou d’un thème via son fil d’actualité. Scoop.it présente également une compatibilité avec les réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter ou LinkedIn. En effet, cela permet de partager, communiquer et débattre sur un thème de manière optimale. En remplaçant le profil Scoop.it par celui d’un autre réseau tel que LinkedIn, le curateur ou veilleur peut obtenir une meilleure crédibilité et visibilité.

Lors de la création de cet article, il était nécessaire d’apprendre à utiliser Scoop.it pour être capable d’expliquer au mieux son fonctionnement. Pour ce faire, une page sur la thématique « Scoop.it et la curation de contenu » a été créée. Ceci a permis une familiarisation avec le site ainsi qu’une application de la curation de contenu. Cette page reste consultable et permet à tous les intéressés de s’y rendre pour approfondir le sujet.

A lire ailleurs:

Sources:

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Curation_de_contenu ; consulté le 06.10.15
  • http://www.lachaineweb.com/comparaison-outils-curation-contenu-scoop-it-storify-paper-li-pearltrees/ ; consulté le 06.10.15
  • http://www.ecrirepourleweb.com/scoop-scoop-scoop-it-la-bonne-strategie/ ; consulté le 07.10.15
  • http://www.commentcamarche.net/faq/35176-scoop-it-creer-et-partager-sa-veille-d-informations ; consulté le 07.10.15

(Sources des images : http://blog.kinoa.com/wp-content/uploads/2011/04/curation1.jpg // http://www.scoop.it/)

Auteur : Sven Peter

Les frères Freitag: des innovateurs qui ont plus d’un tour dans leur sac

Le sac Freitag, cet accessoire tendance, solide, fonctionnel et hydrofuge a fait la gloire des frères du même nom. A l’origine du produit: un besoin insatisfait que les deux innovateurs vont décider de combler par leurs propres moyens.

Freitag comme exemple de « lead users »

Markus et Daniel Freitag font partis de ce qu’on appelle les « lead users », des gens à l’avant-garde qui manifestent très tôt des besoins sans solutions. En 1993, alors étudiants en graphisme à Zürich, ils constatent un manque: celui d’un sac adéquat pour porter leurs dessins en déplacement. Ils imaginent un sac qui résisterait aux trajets à vélo sous la pluie, un sac robuste dans l’idée de ceux des coursiers à vélo. Leur intérêt pour l’innovation va les pousser à chercher les meilleurs matériaux pour réaliser leur vision pionnière. Inspirés par le trafic coloré de poids-lourds qui passait devant leur appartement sur les axes routiers de Zürich, ils découpent un sac courrier dans une vieille bâche de camion. Une ceinture usagée de voiture se transforme en bandoulière et les coutures sont fignolées à l’aide d’une chambre à air de vélo. Le sac Freitag est né.

Premiers essais de fabrication des sacs dans leur atelier
Premiers essais de fabrication des sacs dans leur atelier

Les frères Freitag n’ont pas attendu que les producteurs pallient à leur nouveau besoin. Ils ont entrepris eux-mêmes l’élaboration de leur produit en étant la source de leur innovation. Ils sont à l’origine même de cette transformation où le consommateur devient producteur.

L’innovation est aujourd’hui beaucoup plus dépendante de l’apport des consommateurs que celui des entrepreneurs innovants, isolés.

La société actuelle observe une démocratisation de l’innovation comme le souligne Von Hippel. En d’autres termes, l’usager de produits, consommateur individuel ou d’une entreprise, innove de plus en plus pour lui-même et par lui-même. L’avantage d’une telle approche centrée sur les usagers: ceux-ci développent exactement ce qu’ils souhaitent au lieu de compter sur le fabricant.

En conséquence, la stratégie de marché s’inverse. Les consommateurs veulent avant tout bénéficier de l’usage d’un produit ou service. Alors que les fabricants souhaitent, quant à eux, bénéficier de la vente d’un produit ou service. Car les producteurs ont l’idée de développer un produit qui satisfait les besoins de la majorité du marché afin d’enregistrer un profit selon la pensée que « a few sizes fit all ». Mais, les besoins des consommateurs sont hétérogènes. C’est là que les « lead users » viennent compléter le marché en développant un produit innovant et fait sur mesure dont ils pourront tirer un profit maximum à son usage car mieux adapter à leurs besoins.

Premier sac Freitag
Premier sac Freitag

Les sacs Freitag s’inscrivent pleinement dans cette optique d’innovation centrée sur les usagers. D’une part en tant qu’individus créateurs d’une innovation « custom made » et d’autre part, en tant qu’entreprise à l’écoute de ses consommateurs. La marque observe constamment son public cible. Sa clientèle coutumière a grandi avec l’entreprise. Elle s’attèle donc à créer une palette diversifiée et destinée à de nouveaux et plus larges segments: coursier typique, adolescent, homme d’affaires. De même, les différences culturelles jouent un rôle prépondérant dans l’exportation du produit. La culture de consommation et l’individualité sont appréhendés différemment à Tokyo qu’à Zürich. Freitag se présente comme plus qu’un sac. Il n’est pas question principalement de business et d’argent, mais d’une histoire à raconter. Celle d’individus innovants qui aiment leur produit et ne font pas que le vendre.

Une nouvelle forme d’organisation sociale des entreprises

Les entreprises peuvent être également gagnantes dans l’extraction d’un produit ou service issu d’une approche « user-led innovation ». Il en ressort une innovation rapide, bon marché et plus adaptée aux besoins du consommateur. Cette vision complète celle de l’entreprise dédiée davantage au profit. Cependant, cette réorganisation plus horizontale du développement d’un bien ou service bouleverse l’organisation verticale qui prévalait jusqu’à présent. L’entreprise n’est plus isolée et n’est plus un acteur autonome du marché de la production.

Une dimension participative nait dans le capitalisme contemporain. Celle-ci s’accompagne d’une plus grande transparence des innovations développées alors que les industries s’attelaient plutôt à patenter et breveter leurs développements effectués à l’interne. Beaucoup d’entreprises doivent alors opérer au changement de leur modèle vieillissant afin de s’adapter rapidement à cette nouvelle réalité. A ce propos, les frères Freitag insistent sur la transparence de leur processus de fabrication allant de l’achat des matières premières à la couture de leurs sacs. Toutes les étapes sont d’ailleurs visibles sur leur site internet.

Pour Freitag, l’affaire est dans le sac. La marque est un parfait exemple de cette innovation issue des usagers ainsi que de la réorganisation sociale de l’entreprise qui en résulte. 

  • Bauwens, M., Rémi, S. (2005). Le peer to peer: nouvelle formation sociale, nouveau modèle civilisationnel. Revue du Mauss, 2(26), 193-210.
  • Freitag (2015). L’histoire des sacs Freitag, site Internet, consulté le 6.10.2015, URL = http://www.freitag.ch/about/history.
  • Museum für Gestaltung Zurich, Mensa, R. (2014). Freitag, l’affaire est dans le sac. Lausanne: Helvetiq.
  • Von Hippel, E. (2005). Democratizing Innovation. Cambridge, MA: MIT press.

(Source des images: http://www.freitag.ch/about/history; source de la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=4dGrjnSFfRw)

Auteur: Charlotte Volery

6 degrés de séparation – l’effet Facebook change-t-il cela ?

Poutine relié à Obama? Cela serait en effet possible selon plusieurs théories qui ont vu le jour sur le phénomène du petit monde dont celle de Milgram parue en 1967, bien avant l’émergence des réseaux sociaux qui ne font que renforcer cette constatation.

La naissance de la théorie du « small world »

Plus de 7 milliards de personnes vivent sur terre et chaque individu est relié à un autre au travers de 6 degrés de séparation en moyenne.

L’expérience conduite par Milgram en 1967 avait comme but de démontrer que chaque individu peut être relié à un autre par une chaîne de relations sociales avec seulement 6 degrés de séparation. Milgram a donc choisi 60 individus habitant dans la ville d’Omaha dans le Nebraska. Ils devaient faire parvenir, de main à main ou en passant par une personne qu’ils connaissaient personnellement et qui a une plus grande probabilité de connaître l’individu-cible, un message à un individu à l’autre bout des Etats-Unis, à Boston.

Les 6 degrés de séparation- Milgram 1967
Image 1: Les 6 degrés de séparation- Milgram 1967

Milgram avait constaté que chaque individu est relié par en moyenne 6 degrés de séparation et que la plus grande partie de la distance était parcourue au début puis les lettres tournaient en quelque sorte autour de la cible. Ce qui montre que par les connaissances de ses propres connaissances on peut atteindre n’importe qui. En plus, il a été démontré que certaines personnes avaient beaucoup plus de relations que d’autres et plusieurs chaînes étaient passées par les mêmes personnes. Ceci s’appelle l’effet de l’« entonnoir ».

Cette expérience a été vivement critiquée sur ses modalités (choix de l’échantillon, lettre envoyées au hasard, certaines communautés sont complétements isolées). Aussi rien n’est dit sur les caractéristiques des sondés, leurs réseaux et leur fonctionnement. De plus, très peu de lettres sont arrivées à bon port, ce qui peut mettre en doute les résultats obtenus. Plus tard, il a été démontré, également par Milgram, que le taux de réussite pouvait différer selon les groupes ethniques. (Travers, J., & Milgram, S. An experimental study of the small world problem., 1969, Sociometry 32, 425–443).

Malgré la « mauvaise » qualité de l’expérience et les résultats critiqués, la théorie du « small world » est aujourd’hui très courante.

Aujourd’hui : plus que 4.74 degrés de séparation

Le réseau Facebook- plus que 4.74 degrés de séparation
Image 2: Le réseau Facebook- plus que 4.74 degrés de séparation

Depuis cette découverte, beaucoup d’expériences sur les théories du petit monde ont vu le jour. Une des dernières date de 2011: elle réduit le nombre de degrés de séparation à 4.74. Elle a été faite sur la base des relations sur Facebook au niveau mondial. L’échantillon était alors de 721 millions de personnes. La distance de séparation moyenne ainsi que la densité des réseaux ont été, entre autres, analysés.

Contrairement à ce qui pouvait être attendu, la distance moyenne a tendance à se stabiliser et dépend de la position géographique La grandeur du réseau n’a, quant à elle, pas d’importance.

La densité des réseaux a tendance à diminuer sauf dans le cas d’une concentration géographique (famille, amis). Ces réseaux sont généralement géographiquement au même endroit mais ces personnes ont aussi des contacts avec des relations éloignées et peuvent facilement « en une poignée de main » rejoindre le réseau de ces relations.

Cette étude couvre un échantillon de personnes plus nombreuses et plus diversifiées que celle de Milgram dans laquelle tous les participants venaient des États-Unis. Le développement de la technologie et l’utilisation massive des réseaux sociaux a permis d’avoir des résultats plus précis et aussi de manière plus rapide. Il est certes difficile de comparer deux études faites avec 50 ans de différence surtout avec les développements technologique que nous connaissons. Cependant, l’expérience de Milgram était le précurseur d’une pensée toujours d’actualité.

La distance ne diminue que légèrement contrairement à ce que l’avancée de la technologie pourrait laisser supposer. Certains facteurs peuvent aussi avoir un rôle dans cette expérience:

  • l’accessibilité de la technologie
  • l’adaptation de l’homme à cette technologie
  • La nature des liens entre les individus

Cependant, l’expression « Que le monde est petit » trouve ici une bonne justification, dans le sens où le monde s’ouvre grâce aux réseaux sociaux tels que Facebook. Il est plus simple d’entrer en contact avec d’autre gens quel que soit le lieu. Mais tous les individus ne sont pas encore reliés entre eux d’un seul clic.

Image 3: Le Chat
Image 3: Le Chat

 

(Source de l’image 1 : https://www.google.ch/search?q=6+degr%C3%A9s+de+s C3A9paration&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0CAcQ_AUoAWoVChMIxY3U4teuyAIVCgcsCh0bMACZ&biw=1882&bih=885&dpr=0.85#imgrc=Xnt-KMc_kfV3mM%3A, (04.10.2015)

(Source de l’image 2 : http://www.wired.com/2011/11/facebook-social-graph-study/, (04.10.2015))

(Source de l’image 3 : https://www.google.ch/search?q=6+degr%C3%A9s+de+s C3A9paration&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0CAcQ_AUoAWoVChMIxY3U4teuyAIVCgcsCh0bMACZ&biw=1882&bih=885&dpr=0.85#imgrc=Xnt-KMc_kfV3mM%3A, (04.10.2015))

Sites internet consultés:

http://arxiv.org/pdf/1111.4570v1.pdf

http://www.alltagsforschung.de/das-kleine-welt-phanomen-warum-heute-jeder-uber-vier-ecken-erreichbar-ist/

https://www.google.ch/search?q=experience+de+milgram+1967&biw=2000&bih=940&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0CAYQ_AUoAWoVChMIo5qxlf2oyAIViu9yCh2SxA0S&dpr=0.8#imgrc=kRe4JsarJrfILM%3A


https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_du_petit_monde

http://www.wired.com/2011/11/facebook-social-graph-study/

 

Auteurs : Céline Beutler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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“SELFIE”, LA NOUVELLE FORME DE NARCISSISME DANS LES MÉDIAS SOCIAUX?

La pratique de réalisation des autoportraits à l’aide d’un Smartphone est désormais entrée dans les moeurs au niveau global. Dans les médias sociaux, cette tendance est de plus en plus répandue : est-ce le signe d’une société narcissique?

Le Web 2.0, comme on le connaît, a principalement apporté la possibilité de communication et de partage du contenu en ligne entre les internautes. Ce fait a été davantage mis en avant grâce aux médias sociaux comme FSelfie-HGacebook, Twitter, MySpace, etc., où les personnes créent et soignent leurs relations personnelles sur les réseaux. Le phénomène des selfies a fortement touché ces plateformes en plain, car ils en permettent la diffusion en ligne.

La mode du « selfie », lancée par les célébrités et utilisée pour s’approcher des fans, n’est pas seulement exclusive aux stars. Elle touche désormais toutes les catégories d’internautes, peu importe l’âge ou le pays: des anonymes aux politiques, des jeunes aux plus âgés ; millions de personnes ont cédé face à cette mode. 56 millions, c’est le nombre de clichés partagés sur Instagram en 2013, l’application photo numéro 1 avec le tag #selfie.

Selfie de la “First Lady” avec son chien
Selfie de la “First Lady” avec son chien

Pour la première fois en 2013, le terme « selfie » est apparu dans le renommé Oxford English Dictionary, défini comme: « Une photographie que la personne a prise elle-même, généralement prise avec un Smartphone ou une webcam et partagée sur un média social ». Ce qui est sûre, c’est que depuis son début, la tendance des selfies n’arrête pas de faire parler de soi : quelques-uns la critiquent, quelques-autres l’apprécient.

Pure promotion narcissique de soi sur les médias sociaux ?

Plusieurs auteurs ont étudié les causes et les effets de ce phénomène sur la société et sur les jeunes. Certains ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la pratique du selfie, en la définissant comme une pure mise en scène de soi, un partage inapproprié d’images – même intimes – avec la communauté sur les médias sociaux. D’autres, en revanche, ont identifié cette pratique comme un acte social, qui est le contraire du narcissisme, car ce serait une démarche sociale pour aller vers l’autre.

« Narcisse ne cherchait pas d’interaction, il n’aurait jamais mis son portrait sur Facebook ! » (A. Gunthert)

Le chercheur André Gunthert, expert en matière d’”esthétique conversationnelle”, soutient que l’usage des selfies est essentiellement “conversationnel”. L’image, en fait, ne doit pas être belle mais plutôt produire de l’interaction et de la conversation afin de renforcer les liens entre les membres d’un réseau. Selon Gunthert, ce phénomène  joue un rôle important dans la dynamisation des échanges sociaux en ligne, où l’immédiateté de la diffusion est assurée. Il permet de partager des événements, des émotions, des actions et, de manière générale, créer des situations entre les usagers.

N’est-ce pas l’idée de base des médias sociaux?

Sources:

A. Gunthert (2013): Viralité du selfie, déplacements du portrait. URL: http://culturevisuelle.org/icones/2895

L. Provost (2013): Selfie: Pourquoi vous n’avez pas fini d’en entendre parler. URL: http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html

M. Hagelstein (2014): Mises en scène de soi dans les médias sociaux – autour des selfies. URL: http://culture.ulg.ac.be/jcms/c_1680988/fr/mises-en-scene-de-soi-dans-les-medias-sociaux-autour-des-selfies?part=1

(Sources des images: http://www.jdubuzz.com/files/2015/05/Selfie-HG.jpg, http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html)

A lire ailleurs:

http://www.bestcomputerscienceschools.net/selfies/

(Auteur: Tijana Kojic)

Agence de nettoyage du net, à votre service !

Comme le désordre à la maison, une mauvaise e-réputation peut nous empêcher de vivre. De nombreuses agences spécialisées sont apparues ces dernières années afin de nous aider à y faire le ménage.

Bonjour, en quoi puis-je vous aider ?

L’e-réputation représente l’évaluation sociale d’un individu, d’une personne morale, d’une marque sur internet. Leur comportement virtuel sera observé, analysé et évalué par des individus, des internautes, qui par la suite, participeront à l’e-réputation en postant des commentaires sur des blogs, des réseaux sociaux, des forums, etc. Le caractère viral de certains messages aggrave également la situation.

J’ai dit quoi, à qui, quand et comment?

Diffamation, information erronée, usurpation d’identité, ce ne sont là qu’une poignée d’embuches qu’internet peut semer dans la vie quotidienne. Tout individu ou entreprise possède une marge de manœuvre quant à la gestion des informations qui circulent à son sujet sur internet. Il est de sa responsabilité de les actualiser en temps voulu et de la bonne manière. Néanmoins, certaines données sont ineffaçables, voire non maitrisables par l’individu. Un marché de l’oubli a vu le jour. De nombreuses agences de nettoyeurs du web offrent leurs services assurés par des juristes, des informaticiens et des communiquant en utilisant différentes méthodes d’effacement du contenu indésirable.

Nos méthodes, simples et efficaces

Une fois les auteurs des textes et les propriétaires des sites identifiés, le nettoyage de ces contenus dérangeants peut s’effectuer de plusieurs manières :

  • effectuer un lavage d’index ou faire valoir un droit de retrait de ce contenu.
  • noyer et enfouir ces informations en veillant à descendre sous la ligne de flottaison du navigateur. consistant à créer de nouveaux sites internet portant le nom du client et de le remplir avec un contenu positif pour sa e-réputation. Le contenu indésirable se perdra parmi les nombreuses pages du moteur de recherche.
  • faire une action en justice pour les cas les plus graves  touchant la vie privée.

Mon prix sera le votre !

Aujourd’hui, même si diverses entreprises de nettoyage du net voient le jour en proposant des tarifs relativement accessibles pour une classe plus modeste, ce service reste relativement cher. Ce sont surtout les entreprises qui y ont recours car une mauvaise e-reputation a un impact important sur leurs ventes. Pour un particulier, la situation est presque identique. Les photos, les rumeurs sur internet peuvent faire voler en éclats des opportunités de travail ou briser des relations sociales.

Satisfait ?

Certains s’estimeront heureux du dénouement de leur démarche et d’autres n’auront jamais autant adhéré à l’expression proverbiale « on n’est jamais si bien servi que par soi-même ».

Comme pour toute chose, la faille existe.

L’agence ne parvient pas à identifier les propriétaires du site, ou n’obtient aucune réponse car ils vivent dans un pays lointain. Certains essaient aussi d’extorquer de l’argent pour effacer un contenu dérangeant. (Uedes, 2009)

La solution sera alors le noyage de l’information. Mais comme chaque mer possède son fond, pour les plus motivés par une information, ceci n’est qu’un détail, ils finiront certainement par la trouver.

Le plus sage est encore de faire attention à ce que nous publions tous les jours sur internet.

 

A lire ailleurs : http://nettoyeursdunet.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/E-réputation

http://www.agence-csv.com/blog/consequences-mauvais-ereputation/

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html

 

(Source de l’image : https://www.wedogood.co/blog/offre-de-stage-chargee-de-communication)

Auteur : Helena Draganovic