L’identité numérique sur les médias sociaux : impact de l’e-réputation et des traces

Le web 2.0 a apporté un changement de signification à l’identité et à la réputation : quels impacts ont eu l’identité numérique et l’e-réputation sur l’internet et notamment sur Facebook ?

Que signifie réputation numérique ?

La réputation a toujours été importante pour chacun et en tous les environnements. Avec l’arrivée de l’internet, il y a eu une transformation de la signification de réputation qui devient e-réputation. Sur l’internet, il y a effectivement la possibilité de créer non seulement une identité, mais aussi une réputation différente de celle qu’on a dans la vie réelle. Il y a une espèce d’interconnexion entre l’identité et la réputation, de même qu’entre e-identité et e-réputation.

En fait dès qu’on vit, on assume une identité et en interagissant on se crée une réputation, c’est-à-dire que les autres se forgent forcément une opinion de nous par rapport à nos actions, nos idées et notre caractère. Effectivement, comme quand on arrive sur la terre, en entrant sur l’internet et sur les médias sociaux, on laisse automatiquement une trace et on commence à se créer une identité numérique, qu’elle soit véritable ou inventée.

En créant sa propre identité numérique, forcément différente de celle qu’on a dans la vie réelle, même s’il y a de notre part la volonté sincère de la créer au plus proche de nous-même, on commence à se former une propre réputation numérique : les autres internautes peuvent élaborer une opinion de nous en fonction de ce que nous écrivons ou partageons. Le cas de Facebook est significatif par rapport à cela puisque il y a un mélange entre la vie réelle et la vie en ligne.

L’e-réputation sur Facebook

L’article « Think before you post » d’Adrienne Lenhoff montre comme effectivement nos opinions peuvent être cause des réactions hostiles ou amicales de la part de nos amis sur Facebook. En fait, en partageant des idées ou des posts, spécialement de nature politique, avec lesquels nos amis virtuels sont ou ne sont pas d’accord, on peut obtenir des réactions plus extrêmes que dans la vie réelle vu le manque d’inhibition dont profitent les internautes.

Nos traces sur l’internet – et Facebook

Aussi sur l’internet, comme dans la vie réelle, on laisse des traces indélébiles et Facebook est un exemple du manque d’inhibition. En fait on y partage volontairement des informations privées que normalement on essaye de cacher. Comme si dans la vie réelle on voyait le risque et dans la virtuelle on pensait qu’il n’y en a pas : on ne voit pas l’étroite limite entre les deux mondes.

Notre identité numérique a donc un effet sur notre e-réputation, laquelle a un impact très différent sur l’internet, de celui que la réputation a dans notre vie réelle. Finalement on laisse des traces sur l’internet en disant tout ce qu’on nous passe par la tête comme si on était avec des amis proches, sauf que ces informations sont accessibles à tout le monde (comme on le voit dans ce vidéo)… Et c’est là que les problèmes commencent !

Sources : http://www.sbnonline.com/article/adrienne-lenhoff-think-before-you-post/

Auteur: Arianna Estorelli

IDENTITE NUMERIQUE – Le recrutement par l’e-reputation

L’arrivée des réseaux sociaux a ouvert un nouveau terrain d’expression ouvert à tous. De l’euphorie sans limites des premières années, on arrive aujourd’hui à une période où l’on s’inquiète des effets négatifs possible de cette liberté sur nos vies.

Une vie privée à protéger

Depuis quelques années, les acteurs de la communication mettent les utilisateurs des réseaux sociaux en garde contre les traces numériques négatives que nous pouvons laisser derrière nous telles que les photos de soirées un peu trop alcoolisées, des critiques sur une entreprise ou des commentaires racistes. En effet, ces traces peuvent poser un problème durant le processus de recherche d’un travail bien que la quête d’informations personnelles ne soit pas l’objectif premier des recruteurs. Cependant, on peut le retrouver dans le top 5 des raisons qui poussent les recruteurs à utiliser les réseaux sociaux (Enquête du Blog du Modérateur) :

  • Chasser des candidats correspondants aux postes ouverts
  • Communiquer sur les recrutements de l’entreprise
  • Travailler la marque employeur de l’entreprise
  • Poster des offres d’emploi d’entreprise
  • Se renseigner sur les candidats qui postulent

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E-reputation en entretien d’embauche

Dès lors, la gestion de notre e-reputation est primordiale. En témoigne les nombreux sites et articles regorgeant de bons conseils à travers le web pour une bonne gestion de ses données personnelles et de l’image que l’on veut donner de soi sur la toile.

Respecter l’éthique professionnelle qui consiste à prendre en compte, lors du processus de recrutement, les compétences des candidats, et rien que les compétences

Pourtant, des initiatives sont mises en place pour établir des règles de l’art dans la manière de faire des recherches sur les candidats. Par exemple , un groupe de professionnels de la branche et faisant partie de l’association « A Compétences Egales » a décidé en 2010 de promouvoir une charte sur les « Réseaux sociaux, internet, vie privée et recrutement ». En signant ce texte, les entreprises s’engagent à :

  • ne diffuser que des offres d’emplois sur les réseaux sociaux ;
  • ne pas utiliser les réseaux sociaux pour rechercher des informations sur les candidats ;
  • encourager les acteurs du domaine du recrutement à respecter les conseils offerts par la charte.

Quelques entreprises ont déjà rejoint le mouvement et il est possible d’adhérer à cette charte via le site internet de l’association « A Compétences Egales ».

Prendre soin de sa e-reputation

Alors que faire pour se protéger contre une mauvaise e-reputation? Dans la pléthore de conseils que l’on trouve sur internet, il existe entre autres un livre « Cultiver son identité numérique » (consultable ici) qui prodigue de façon complète de nombreux conseils pour réussir la gestion de son identité numérique. Ceux-ci sont résumés dans cette image :

http://www.cndp.fr/crdp-besancon/uploads/RTEmagicC_7-points-pour-cultiver-son-ident-num.jpg.jpg

Finalement, l’e-reputation est un élément primordial de l’identité numérique qu’il faut gérer dans un monde du travail où les réseaux sociaux sont devenus un nouveau canal de recrutement riche en informations. De plus, l’aspect conversationnel, que l’on retrouve dans un entretien par exemple, est souvent absent de ce type de recherche, c’est pourquoi notre présence en ligne doit être gérée comme une vitrine qui se doit d’encourager le recruteur à entrer.

A lire ailleurs :

(Sources des images : http://idata.over-blog.com/3/01/94/36/ereputation.JPG
http://www.cndp.fr/crdp-besancon/uploads/RTEmagicC_7-points-pour-cultiver-son-ident-num.jpg.jpg)

Auteurs : Aline Ecuyer

UNE SOCIÉTÉ EN RÉSEAU – LA THÉORIE DE MARK GRANOVETTER

Economiste américain, Mark Granovetter distingue les liens forts des liens faibles. L’ingéniosité de sa théorie a été de mettre en avant la force des liens faibles. Il considère ces derniers comme plus importants dans l’univers social.

Les liens dans un réseau

En 1973, Mark Granovetter publie un article dans l’American Journal of Sociology intitulé The Strength of Weak Ties. Cet article réapparaitra un an plus tard dans l’ouvrage du même auteur Getting a Job (1974).

AB et AC : liens forts ; BC : lien faible
AB et AC : liens forts ; BC : lien faible

Granovetter y distingue deux principaux types de liens dans un réseau, les liens forts (strong ties) d’une part et les liens faibles (weak ties) de l’autre. Les premiers représentent des rencontres fréquentes et des échanges approfondis. Ils concernent notamment les membres d’une famille. Les seconds sont des contacts brefs et occasionnels, qui servent surtout à mettre en contact.

L’argument de l’auteur repose sur l’idée que les « connaissances » (acquaintances pour reprendre le terme anglais utilisé par Granovetter), c’est-à-dire les liens faibles, amènent l’individu à avoir accès à un plus grand nombre d’informations. En effet, ce type de lien permet d’être connecté à un large nombre de personnes, et ce par des contacts indirects, mais aussi d’accéder à des informations ou des idées qui sont socialement plus distantes de l’individu.

Un des points forts de la théorie de Granovetter est la partie concernant la mobilité professionnelle. Il stipule que les liens faibles sont plus importants pour trouver un emploi, et ce en raison des caractéristiques mentionnées ci-dessus. Lors de sa recherche, Granovetter a interrogé un échantillon de d’individus pour savoir comment ils avaient trouvé leur travail. 56% ont répondu l’avoir obtenu par un contact qu’ils voyaient « occasionnellement » et 28% par un vu « rarement ». Les liens faibles permettent de lier des cercles différents, et donc d’accéder à des informations différentes. Ils créent alors ce qu’on peut appeler des « ponts locaux ». A l’inverse, les liens forts forment des réseaux confinés. Un individu muni de peu de liens faibles se retrouvera alors limité aux informations et nouvelles des membres « proches » de son réseau.

https://www.youtube.com/watch?v=-Bm93gN1zJg

Cette vidéo présente de manière claire et synthétique la théorie de la force des liens faibles. En résumé, comme le dit l’auteur, il y a un paradoxe dans les relations sociales. Ce sont les individus avec lesquels nous sommes les moins liés qui nous ouvrent les plus de portes.

Les liens faibles à l’ère d’Internet

Fallery (2007), met en évidence l’importance que peuvent avoir ces liens faibles à l’ère d’Internet s’ils sont judicieusement utilisés. L’accroissement des TICs amène en effet une dimension encore plus vaste à ce concept de liens faibles. Fallery avance que cela peut permettre aux petites entreprises dont les moyens et les contacts sont limités de tisser des liens à l’international, et d’ainsi décupler leurs capacités.

En conclusion, la théorie de Mark Granovetter n’a pas perdu de sa pertinence sous l’évolution des TICs, bien au contraire ! En effet, les médias sociaux sont caractérisés par des liens faibles. Sur le nombre de personnes avec lesquelles on se trouve en contact, peu sont considérées comme proches. Et pourtant, ils permettent de mettre en contact des individus d’horizons géographiques et sociaux distincts, à la fois sur les plans personnels et professionnels.

Sources :

  • Fallery, B., Marti, C., « Vers des nouveaux types de réseaux sur Internet ? Les réseaux à liens faibles du dirigeant de petite entreprise », Management & Avenir, 13, 2007, p. 169 – 181. URL: http://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2007-3-page-169.htm
  • Granovetter, M., « The Strength of Weak Ties », American Journal of Sociology, 78, 1973, p. 1360 – 1380. URL: https://sociology.stanford.edu/sites/default/files/publications/the_strength_of_weak_ties_and_exch_w-gans.pdf
  • Granovetter, M., « The Strength of Weak Ties : A Network Theory Revisited », Sociological Theory, 1, 1983, p. 201 – 233. URL: http://www.soc.ucsb.edu/faculty/friedkin/Syllabi/Soc148/Granovetter%201983.pdf

Source de l’image : http://www.melchior.fr/Les-reseaux-sociaux-s-introdui.11099.0.html

Source de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=-Bm93gN1zJg

Auteur : Fama Charlotte

Consumer made et e-participation : la production du Fairphone

Avec le consumer made, le consommateur prend part au processus de création d’un produit : un concept appliqué au Fairphone.

À l’écoute du nouveau consommateur

Les relations entre producteur et consommateur sont en profonde mutation. En effet, le consommateur joue un rôle de plus en plus actif et s’implique ainsi dans la création, la production et la promotion du produit qu’il désire acquérir. Le consumer made vise à collaborer avec les consommateurs afin de « modifier ou d’améliorer l’offre des entreprises et d’arriver ainsi à une création originale » (Cova, 2008).

À travers le concept du consumer made, il est possible de distinguer quatre approches managériales : la co-innovation, la co-détermination, la co-production et la co-promotion. Chacune de ces approches intègre le consommateur dans les activités de l’entreprise, ainsi Fairphone a opté pour la co-détermination, qui consiste à ouvrir un dialogue avec le consommateur pour connaître ses besoins et ses envies.

Fairphone : l’engouement pour un smartphone éthique

Le Fairphone est une petite révolution à lui tout seul : un téléphone uniquement vendu en ligne et qui n’est disponible auprès d’aucun opérateur. À l’origine de ce projet, une start-up néerlandaise qui voulait uniquement mettre en place une campagne de sensibilisation sur la provenance des métaux présents dans les smartphones. L’idée d’un portable répondant aux préoccupations éthiques des consommateurs apparaît et l’entreprise met en place un site Internet pour faire du crowdfunding.

En trois semaines, l’entreprise récolte 10 000 précommandes, un succès fulgurant pour un téléphone qui n’existe que virtuellement. Les consommateurs se montrent prêts à débourser une somme considérable et à faire confiance à la société qui n’a aucune expérience en la matière. Aujourd’hui 60 000 modèles de Fairphone ont déjà été écoulés et une deuxième version du téléphone est en préparation, avec 17 000 pièces d’or et déjà précommandées.

L’entreprise a non seulement écouté le consommateur pour déceler le besoin pour un produit qui n’était pas encore sur le marché, mais elle a également demandé à celui-ci de participer au financement de son futur téléphone. De plus, entre les deux versions du Fairphone, la société a recueilli les avis et suggestions des consommateurs sur les médias sociaux afin d’améliorer son produit. Une réussite qui démontre les effets positifs d’un dialogue soutenu entre consommateurs et producteurs.

À lire ailleurs :

Auteur : Aude Ratzé

La théorie des liens faibles au temps des médias sociaux

Le sociologue américain Mark Granovetter théorisait en 1973 la force des liens faibles dans les relations sociales. Comment ce concept a-t-il changé et évolué avec l’apparition des médias sociaux?

La théorie des liens faibles de Granovetter fait référence à la possibilité d’exploiter les soi-disant weak ties, pour la recherche d’un emploi et la création d’un réseau plus ample de connaissances. Cette théorie a acquis encore plus d’importance avec l’arrivée des médias sociaux et surtout dès la découverte des potentiels avantages personnels liés à son exploitation qui l’a rendue encore plus actuelle.

Network
L’importance des liens faibles dans le Networking

Les liens faibles dans le contexte professionnel ont été recherchés par le sociologue américain Mark Granovetter en 1973. Il a demandé à un échantillon aléatoire de professionnels – qui venaient de changer d’emploi – comment ils ont trouvé leur nouveau poste. Parmi ceux affirmant avoir trouvé le job à l’aide de contacts, le 55% a attesté l’avoir obtenu grâce à des personnes qu’ils voyaient « occasionnellement » et le 27% par des contacts qu’ils rencontraient « rarement ». Autrement dit la plupart des interviewés ont trouvé leur nouvel emploi grâce à des liens faibles.

Les weak ties représentent les relations les plus éloignées de notre réseau personnel, à savoir des personnes qui – au contraire de nos strong ties – ont des intérêts et des contacts diversifiés de notre cercle plus proche, et qui ont donc un accès élargi aux différentes opportunités du marché.

Les liens faibles au temps des médias sociaux

Mais quelle est l’application de cette théorie, après l’arrivée des médias sociaux ? Est-elle encore plus d’actualité grâce aux nouveaux moyens de communication?

“If you don’t have a profile on LinkedIn, you’re no where” – Jessi Hempel, FORTUNE magazine

A ce propos, une étude de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh a analysé les nouvelles dynamiques du networking au temps du Web 2.0. Les médias sociaux fournissent un réseau élargi pour la recherche d’un emploi. En effet, les recruteurs ont la faculté de localiser les amis des amis des amis plus facilement et plus vite que jamais. Au delà de ça, pour ceux qui sont à la recherche d’un job, le réseau total de contacts croît exponentiellement en facilitant l’accès aux différentes opportunités.

Selon les enquêteurs, les médias sociaux renforcent aussi le capital social de l’individu en lui permettant de maintenir un nombre croissant de relations. Les auteurs ont analysé la quantité et le type de relations instaurées sur deux médias sociaux, à savoir Facebook et LinkedIn. Bien que le nombre de liens par personne reste environ le même pour les deux – 135 pour Facebook et 146 pour LinkedIn – la nature de ceux-ci est toutefois différente. En moyenne, ces usagers ont 48 strong ties sur Facebook, et seulement 15 sur LinkedIn. Donc, selon la thèse de Granovetter, ces 131 contacts de LinkedIn seront plus utiles pour trouver un emploi que les 15 liens forts.

Les médias sociaux deviennent aujourd’hui un moyen pour augmenter son propre réseau de connaissances et cultiver ses propres liens faibles de manière encore plus étendue. La théorie de Granovetter devient ainsi plus qu’actuelle dans le domaine de la recherche d’emploi en exploitant le networking.

Sources:

  • Garg, R.; Telang, R.; Bowman, D.; Johannsen, M. (2010): Job Search on Online Social Networks. URL: http://www.andrew.cmu.edu/user/rgarg/linkedin/Research_Report%20-%20Linking_on_LinkedIn.pdf.
  • Grenovetter, M. (1973): The Strenght of Weak Ties. En: American Journal of Sociology, Vol. 78, Issue 6. URL: https://sociology.stanford.edu/sites/default/files/publications/the_strength_of_weak_ties_and_exch_w-gans.pdf.
  • Hoffman, R. (2012): Allies and Acquaintances: Two Key Types of Professional Relationship. URL: https://www.linkedin.com/pulse/20121126205355-1213-allies-and-acquaintances-two-key-types-of-professional-relationships?trk=mp-reader-card.
  • Walk, H. (2013): Weak Ties Are The Most Powerful: Meet Folks Outside of Social Groups. URL: https://www.linkedin.com/pulse/20131021232037-7298-weak-ties-are-the-most-powerful-meet-folks-outside-of-your-social-graph.

Source de l’image:

  • Walk, H. (2013): Weak Ties Are The Most Powerful: Meet Folks Outside of Social Groups. URL: https://www.linkedin.com/pulse/20131021232037-7298-weak-ties-are-the-most-powerful-meet-folks-outside-of-your-social-graph.

(Auteur: Alessandra Vismara)

 

LE DROIT A L’OUBLI: PRENDRE UN NOUVEAU DEPART DANS UN MONDE QUI N’OUBLIE RIEN

L’effacement du passé est essentiel au développement et intégration de l’individu ainsi qu’à la santé même de la société.

Le passé est permanent

Homme ivre et dévasté
Nous risquons de créer une classe de personnes stigmatisées définitivement.

Le passé est devenu permanent. Avant le développement de l’ordinateur et puis de l’internet en tant qu’outils d’enregistrement, stockage, organisation et diffusion de contenus; la majorité de notre vie se déroulait inaperçue et les quelques données que nous laissions derrière nous n’avaient qu’une diffusion limité et se perdaient facilement dans des montagnes de fichiers en papier.

Si l’enregistrement de données sur nous par des services publics et privés n’a rien de nouveau, l’ampleur des données collectées et stockées ainsi que les moyens pour accéder et analyser ces données ont été bouleversées.

La longévité, voir immortalité, d’historiques de dettes, confrontations avec la loi, troubles psychologiques, affiliations douteuses, commentaires provocateurs ou même de photos embarrassantes – pour ne nommer que quelques exemples de données collectées – risque de créer une classe de personnes stigmatisés définitivement. (Marx, 1988 dans Blanchette et Johnson, 2002)

Il faut laisser de la place pour un nouveau départ

« Par l’effacement de mémoires externes, la société permet à l’individu d’évoluer vers un temps nouveau, de pouvoir apprendre de ses expériences passés et de modifier son comportement en se perfectionnant. » (Kim, 2012)

Accorder un ‘nouveau départ’ à des enjeux non seulement au niveau individuel mais aussi pour la société qui devra prendre en charge ces individus qui perdent leur emploi ou n’arrivent pas à obtenir du crédit du fait de leur passé. Aussi, nous devons prendre en compte les défis que cela pose à la démocratie lorsque les membres d’une société ont constamment peur des conséquences de tout acte non-conformiste. (Blanchette et Johnson, 2002)

Et la place de la transparence?

Si l’engagement sociétal à oublier activement certains éléments du passé est clé au développement de l’individu et à la santé même de la société, le même peut être dit en faveur de la transparence.

« A world in which individuals are not held accountable over time for the consequences of their actions will not produce the sense of responsibility that is just as necessary to a democratic society. » (Blanchette et Johnson, 2002)

Parfois nous avons besoin d’être rappelés de nos erreurs et parfois c’est la société qui a besoin d’être rappelé de nos erreurs pour se protéger de nous. Dans les deux cas, il est clair que ce qui est personnel doit parfois devenir public dans l’intérêt général.

En somme, la rétention externe d’informations personnelles est dangereuse et doit être régulé. Cette régulation doit prendre en compte les enjeux de l’oubli et de la transparence pour les individus et la société.

A lire ailleurs: The Web Means the End of Forgetting

Sources:

  • Jean-François Blanchette, Deborah Johnson, « Data retention and the panoptic society: The social benefits of forgetfulness », The Information Society, 18.1, 2002, pp. 33-45.
  • Sung do Kim, « L’écologie déséquilibrante de l’oubli chez Homo Numericus », Netcom [En ligne], 26-1/2 | 2012, mis en ligne le 02 décembre 2012, consulté le 06 octobre 2015. URL : http://netcom.revues.org/680

(Source de l’image: https://pixabay.com/en/alcohol-hangover-event-death-drunk-428392/)

Auteur: Jimena Lazarte

 

La communication à travers les communautés: l’exemple de GoPro

Les communautés en ligne permettent de partager du contenu et des expériences vécues. La marque GoPro a su tirer profit de sa communauté en ligne pour communiquer.

Pour l’histoire, le terme « communautés en ligne » trouve déjà son origine en 1993, dans un ouvrage de Howard Rheingold. Il s’agit de regroupements de personnes qui interagissent les unes avec les autres pour partager du contenu, mais surtout partager leur vécu. A travers les communautés, l’identité de chacun se dévoile plus facilement à travers les expériences personnelles.  L’individu va créer de manière volontaire ou involontaire du contenu.

L’exemple de GoPro

Dans le cas de GoPro, l’individu créé et partage volontairement du contenu, et la marque dispose de ce contenu à des fins promotionnelles. L’exemple de GoPro montre bien l’ampleur et l’importance que jouent les médias sociaux dans sa communication. La renommée de la marque évolue parallèlement aux réseaux sociaux. A ses débuts, la marque se fait connaître par le bouche-à-oreille et par des sportifs de haut niveau qui en sont les premiers utilisateurs. C’est eux-mêmes qui décident de partager leurs vidéos sur le Net. La plateforme Youtube est un tremplin géant pour la marque qui bénéficie d’une très grande visibilité.

La chaîne YouTube de GoPro qui compte plus de 3 millions d'abonnés.
La chaîne YouTube de GoPro qui compte plus de 3 millions d’abonnés.

GoPro sait comment bénéficier de cette visibilité pleinement. La marque utilise le contenu des internautes pour sa propre communication, surtout pour promouvoir ses produits. C’est toute sa stratégie marketing qui est basée sur le contenu des internautes.

Quels bénéfices pour la marque et pour l’internaute?

La marque bénéficie d’une publicité gratuite. Cela lui permet de réduire ses coûts et d’augmenter son chiffre d’affaire. Par exemple, grâce à la diffusion de masse par les médias sociaux, l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire entre deux versions de ses caméras. Le community manager joue un rôle important: c’est lui qui repère les vidéos sur YouTube filmées avec une GoPro et qui décide de la publier sur la chaîne de la marque.

Au départ utilisée uniquement par des sportifs de haut niveau, la GoPro s’étend aujourd’hui à un public plus large. La communication orientée vers les médias sociaux et les communautés en ligne permet de toucher un large public.

L’internaute joue un rôle majeur dans la communication, il devient vecteur d’un message. Il occupe une place centrale dans la stratégie marketing de la marque. Il ne touche aucune rémunération. C’est la reconnaissance et l’appartenance à une communauté qui l’intéresse. Les internautes se retrouvent autour du message « Be a hero » qui est transmis par la communauté. En plus d’être un vecteur, l’internaute est un ambassadeur de la marque.

A lire ailleurs:

How GoPro Does Content Marketing Like a Pro.

Sources:

 

(Source des images: https://www.youtube.com/user/GoProCamera / https://commons.wikimedia.org/wiki/File:GoPro_logo.svg)

Auteur: Camille Bielmann

Nike, la résonance d’un bouche-à-oreille mondial

La marque Nike lançait en 2014 l’Air Max Day, une campagne de e-marketing basée sur le bouche-à-oreille numérique.

La notion de bouche-à-oreille est une notion ancestrale. Depuis l’antiquité, on utilise le bouche-à-oreille pour transmettre des histoires oralement. Néanmoins, cette notion ce développa et avec l’apparition du web, on vit également apparaître le e-word-of-mouth, soit le bouche-à-oreille électronique par les internautes et les marques comme le fit Nike lors de l’Air Max Day.

Il s’agit d’un événement mondial ayant lieu annuellement le 26 mars, auquel se combine le lancement d’un nouveau modèle d’Air Max. En 2015, Nike demanda à son public d’y participer au moyen du hashtag #airmaxday sur le média social Instagram. La marque lança cette campagne avec la légende « Wear Your Air ». Son but ? Une journée servant à promouvoir l’histoire du modèle et les Air Max.

Ainsi, Nike stimula l’individu à partager sur ce média social une activité de la vie réelle, aboutissant à un phénomène de réflection numérique, couplé à une exposition massive réelle. Grâce à une coordination mondiale, la marque annonçait le commencement de la journée dans un chef-lieu attaché à ce fuseau horaire de sorte à stimuler ses internautes à passer à l’action.

On constata simultanément la mise en place d’un phénomène d’exposition réel (les gens portaient leurs Air Max ce jour-là), couplé à son homologue numérique visible mondialement faisant du consommateur participant, un représentant garant du modèle et de la marque.

https://instagram.com/p/0rroSdN3ac/

 

Cette mobilisation mondiale massive servit de e-word-of-mouth marketing pour l’Air Max Zero. En effet, Nike utilisa le même hashtag pour annoncer la disponibilité en magasin de ce modèle. Ainsi, toute personne dont l’attention avait été attirée par le hashtag aboutissait finalement sur une publicité de Nike après avoir été sensibilisée par le nombre élevé de publications visuelles des Air Max.

A lire ailleurs:

Sneakernews

Sneakers : Nike lance la Air Max Zero à l’occasion du Air Max Day

(Source de l’image à la une: http://sport-seasons-blog.com/happy-air-max-day/)

(Source de la vidéo: https://instagram.com/p/0rroSdN3ac/)

 

Auteur: Clelia Malinverni

Movember débarque à l’UniFR

Movember, tu connais ? Depuis quelques années, le mois de novembre ne rime plus uniquement avec brouillard, feuilles mortes et marrons chauds. Nos hommes suisses ainsi que ceux du monde entier sont invités à se laisser pousser la moustache durant tout le mois de novembre. Une manière ludique de sensibiliser l’opinion publique pour la recherche dans les maladies masculines telles que le cancer de la prostate.

Le terme vient de la contraction de « Mo », abréviation de moustache, et de novembre. Les femmes peuvent également participer au soutien en se dessinant une moustache ou en utilisant une fausse!

Cette année, Movember débarque à l’Université de Fribourg. Durant ce mois de novembre 2014, notre Mo Team – six étudiantes et étudiants en Master in Business Communication – procédera à la promotion de ce merveilleux concept. Mais toi aussi, brillant(e) étudiant(e) de l’Université de Fribourg, est invité(e) à contribuer au Mouvement! Nous t’appelons à poster une photo de toi-même arborant une belle ‘stache sur nos pages FacebookTwitter et Instagram ou à nous rejoindre à notre stand (tenu hebdomadairement à Pérolles) pour un petit selfie décalé et participer ainsi à notre concours.

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Chaque fin de semaine, la meilleure moustache (fake ou réelle) se verra décerner le titre de « Mo’Member de la semaine ». Le Mo de la semaine sera choisi suivant l’originalité de la photo et de la moustache. Alors n’attends plus, supporte la cause et souffle un peu entre deux révisions d’examens en nous rejoignant sur nos pages réseaux sociaux et en visitant notre site web. En plus, tu y trouveras toutes les informations nécessaires à ta participation.

Nous espérons croiser de belles moustaches dans les corridors de Pérolles et de Miséricorde durant tout le mois de novembre!

La Mo Team.

Questions ou réactions ? #EliNoam !

Dès aujourd’hui, le #EliNoam vous permet de partager toutes vos questions et réactions sur le séminaire « Innovation and New Media: Business and Public Challenges » du Prof. Noam, via Twitter ou Facebook. Le groupe d’étudiants à l’origine du projet se réjouit d’interagir avec vous en ligne et posera avec plaisir vos questions au Professeur !

N’oubliez pas que tous les soirs, une synthèse de la journée sera publiée sur le blog créé pour l’occasion.

@NoamInnovation
Facebook : Noam Innovation

#elinoam