Quantified-self: gérer sa santé via applications

Fini les coaches sportifs, les médecins ou les diététiciens. Tous peuvent être remplacés par des applications pour smartphone. Quelques faits sur cette tendance où tout se quantifie, se compare et se partage.

Des centaines d’applications de Yoga gratuites peuvent être téléchargées sur son téléphone.

Des données à profusion

En 2017, à l’aide d’un simple smartphone et d’un objet connecté (pour les plus adeptes), tout se mesure : de la qualité du sommeil, au nombre de pas, en passant par le taux de glucose, la tension artérielle, les activités physiques ou encore le nombre de calories.

Réservée à l’époque aux sportifs d’élite, cette pratique de l’automesure s’est rapidement démocratisée à tel point qu’un utilisateur de smartphone sur deux utilise une application de santé.

« le nombre d’applications mobiles de santé est passé de 17.000 en 2010 à 97.000 en 2012 et ce marché de la “m-santé” (santé mobile) pourrait atteindre 26 milliards de dollars en 2017, avec 3,4 milliards d’utilisateurs. » Le soir.be

L’OMS recommande de marcher au minimum 10’000 pas par jour pour rester en bonne santé.

Des avantages pour tous…

Tout le monde en profite. L’idée derrière le self-tracking serait d’améliorer la qualité de vie et la santé des utilisateurs en proposant un outil de contrôle sur différents paramètres de sa vie.

Il en va ici donc de la santé publique de manière globale. Le mouvement du quantified-self, apparu il y a quelques années, a bien le mérite d’avoir pour ambition d’améliorer la santé et la qualité de vie de ses utilisateurs.

Certaines assurances ont directement saisi l’occasion pour proposer des primes personnalisées en fonction de l’activité physique des assurés. Leur devise: « qui se bouge, paie moins ». Les avis sur cette pratique sont mitigés.

Les créateurs d’applications, eux, se frottent les mains: le self-tracking représente une opportunité en or pour tout connaître sur les utilisateurs : de l’heure du déjeuner à leur humeur du moment ou encore la période d’ovulation de mesdames. C’est le Jackpot! Ces données s’échangent et s’achètent à prix fort.

Et les médecins dans tout ça?

On pourrait en effet s’imaginer que cette tendance représente un potentiel important pour le monde médical.

Or, il s’avère qu’actuellement, l’utilisation de ces applications ne profite guère aux professionnels de la santé. En voici deux raisons:

Premièrement, le rôle du sacro-saint médecin est fortement remis en cause. En effet, une étude américaine relève que 79% de la population se dit prêt à utiliser un wearable pour gérer leur santé contre 43% préférant l’aide personnalisée d’un professionnel.

Deuxièmement, selon un journal belge, seul 15% des applications du marché des applications de santé n’est dédié aux médecins et autres professionnels.

Reste à savoir comment le corps médical va adopter ces applications et profiter (ou non) de la digitalisation de son métier.

Sources: 

Sources images: 

  • http://ehealth.eletsonline.com/wp-content/uploads/2015/11/Smartphone-yoga.jpg
  • http://cdn.cultofmac.com/wp-content/uploads/2017/06/runtastic-woods.jpg
  • https://giphy.com/gifs/challenger-psychedelic-drugs-doctor-Sg5y7oNvwYKEo

Auteure: Clara Migliarini