LA PLATE-FORME DE STREAMING SOUNDCLOUD VA PROBABLEMENT DISPARAITRE

Actif depuis 2007, le réseau de streaming est sur le point de mettre la clé sous la porte, s’il ne trouve pas rapidement des moyens supplémentaires pour financer ses activités.

La pression des majors sur les sites de streaming

Ecouter de la musique, découvrir des morceaux et des artistes et partager ses propres créations n’a jamais été aussi simple et bon marché que depuis la création de sites comme Grooveshark, pionnier du genre, qui a récemment cédé aux pressions des maisons de disque et a annoncé sa fermeture le 29 avril 2015. Depuis 2007, le site n’a cessé d’être confronté aux attaques en justice des magnats de la musique, qui ont généralement refusé de négocier leurs droits, au détriment de la plate-forme.

 

grooveshark-rip
Comme Grooveshark, Soundcloud pourrait bientôt disparaître.

« Ils veulent construire une entreprise, pas passer leur temps à payer des avocats. C’est un jeu auquel personne ne veut jouer.»

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, voici une présentation de Soundcloud par ses fondateurs, Eric Wahlforss et Alexander Ljung :

175 millions d’utilisateurs uniques par mois, c’est le trafique dont jouit Soundcloud. Pas étonnant que les majors veuillent aussi en profiter, d’autant que leurs profits se sont effondrés depuis la création des sites de téléchargement et de streaming. Même si certaines d’entre elles parviennent à des compromis qui les satisfont, comme Warner, qui détient désormais 5% du capital de Soundcloud, d’autres, plus exigeantes, comme Sony et Universal, restent intransigeantes lorsqu’il s’agit de négocier leurs parts.

Afin de les combler et de rassurer les investisseurs, Soundcloud prévoit :

  • De devenir payant pour ses utilisateurs.
  • De profiter également des profits liés à la publicité sur ses pages.
  • De trouver rapidement des accords avec les majors.

Mais cette stratégie ne semble pas convaincre pleinement ni les investisseurs qui restent méfiants quant au dénouement des négociations, ni les majors, qui veulent s’assurer de profiter au maximunm des nouveaux moyens de consommation de la musique.

Un article du New York Times datant de décembre 2014, estime  que la valeur de la plate-forme sera de plus d’1.2 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2015. Néanmoins, on prévoit que si celle-ci ne parvient pas à combler ses besoins en investissements d’ici 4 à 5 mois, alors elle disparaîtra, comme son prédécesseur Grooveshark. Une tragédie pour les millions d’utilisateurs et les artistes « free-lance » qui, à l’instar de certains auteurs, voudraient bénéficier des multiples bénéfices de ces plateformes de partage. Sans compter que la pression des majors qui n’acceptent pas de compromis signifie peut-être que celles-ci veulent s’approprier l’industrie du streaming musical, sans accorder trop de place aux concurrents.

A lire ailleurs:

(Source image et vidéo :  http://geekguru.com.ar/adios-grooveshark-rip/ http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs)

Sources :

Auteur : Valentin Favre

 

 

Le droit d’auteur sur Internet

Les images sont protégées

Un des premiers réflexes qui nous vient à l’esprit dès qu’on rédige un article sur Internet et de l’illustrer avec une ou plusieurs images. Qu’il s’agisse de photos d’actualité pour imager la réalité du terrain ou d’une représentation pour habiller son article, l’image a une grande importance. Mais attention, car toute image mise sur Internet n’est pas libre de droit comme beaucoup peuvent le penser. On nous informe souvent sur la plagiat, mais rarement sur les images. En effet, c’est dans les moeurs de citer un paragraphe, une phrase que l’on reprend tel quel sur Internet ou dans un livre. Malgré qu’Internet soit un lieu public de diffusion, on doit s’assurer d’avoir les droits de diffusion sur notre contenu. Il est pourtant très facile d’aller copier une image et de la mettre dans un article comme si de rien était. Un simple mot-clé sur Google par exemple et on obtient l’image souhaitée en quelques secondes.

Ces images ne sont donc pas forcément libre d’utilisation car il y a un droit d’auteur sur chaque image. En droit suisse, toute oeuvre est protégé par ce droit d’auteur. Pas besoin que cela soit un tableau d’un artiste ou une image retouchée. L’article 2 de la loi fédérale (LDA)  protège une oeuvre si c’est une création d’esprit, s’il a un caractère individuel ou si c’est une oeuvre littéraire ou artistique. Toute image peut donc être protégée par une doit d’auteur. Citer la source de l’image qu’on a utilisé n’est pas toujours suffisant.

 

Obtenir des images réutilisables

Il existe tout de même plusieurs moyens d’illustrer ses articles d’une manière légale. La première solution est de créer sa propre image d’illustration que ça soit une photographie ou un dessin par exemple. Cette solution est certainement la plus longue et la plus complexe. La deuxième solution est de chercher une image qui ne possède pas de droit. Google propose par exemple un onglet de ce type dans la recherche d’images. On peut alors filtrer nos recherches afin de trouver une image qui peut être réutilisée, réutilisée s’il n’y a aucun but commercial ou modifiée.

Images sans droit sur Google
Obtenir une image réutilisable sur Google

Une troisième solution est d’aller acheter des photos  sur des bases de données de photo comme Fotolia ou Shutterstock.  Ce site Web propose plus de 30 millions d’images haute définition. Cette solution est plutôt adéquate pour une entreprise ayant les moyens d’acheter quelques photos quelques centimes de francs. Fotolia propose d’acheter des images à l’unité, mais aussi différents abonnements avantageux.

Photolia
Site web de Photolia

Une quatrième solution est de contacter la personne qui a les droit de l’image qu’on veut utiliser pour avoir son autorisation de l’utiliser, de la modifier en citant la source ou non. Cette solution peut prendre du temps et il est souvent difficile de connaître le détenteur des droits de l’image souhaitée.