Crowdsourcing : l’intelligence collective en tant qu’avenir de l’innovation

A chat bubble made of business people icons with the shape of a question mark left. Hires JPEG (5000 x 5000 pixel) and EPS file included.

Actuellement, de plus en plus d’entreprises et d’organisations du secteur public délaissent les processus d’innovation traditionnels et se tournent vers le Crowdsourcing pour générer des idées et des réponses à leurs problèmes. Ainsi, les entreprissent peuvent exécuter des tâches plus rapidement et plus efficacement. 

Comprendre le crowdsourcing

Le terme « crowdsourcing » a été introduit pour la première fois par Jeff Howe en 2006. Il s’agit d’un concept où les entreprises utilisent Internet comme une plateforme pour externaliser une partie de leur travail au grand public. Ainsi, les personnes peuvent partager leurs connaissances et leur sagesse pour élaborer de meilleurs produits. Le crowdsourcing peut également être élargi pour inclure le public à s’engager activement dans un processus d’innovation à grande échelle.

Avec l’évolution du crowdsourcing, le concept a été appliqué à un large éventail de domaines, allant de tâches très simples, comme nommer un nouveau-né, à des tâches plus compliquées, telles que la détection de cratères lunaires par des amateurs. Les acteurs les plus célèbres dans le domaine sont Wikipédia et Google Translate qui permettent la collaboration en ligne. Dès lors, tout un chacun est libre de modifier le contenu ce qui rend l’information plus puissante.

https://github.com/bounswe/bounswe2015group5/wiki/Crowdsourcing
Le processus collectif d’innovation ouverte, l’innovation dirigée par l’utilisateur, la co-création, la co-conception à travers des plateformes sont la manifestation de la reconnaissance de l’innovation productive communautaire.

Comme l’utilisation du Web 2.0 a considérablement augmenté au cours des dix dernières années, le crowdsourcing a pu se développer. L’externalisation des activités est maintenant une pratique établie qui est traditionnellement effectuée par de petits groupes de professionnels qui se tournent vers une communauté inconnue.

L’intelligence collective

Ainsi, au lieu d’embaucher des experts, les entreprises et les organisations utilisent l’intelligence collective générée par les communautés en ligne pour accomplir certaines tâches. Dès lors, les processus deviennent plus rapides et plus rentables.

L’intelligence de masse permet une créativité illimitée quant à l’exploration de nouveaux modes d’utilisation de produits.

“We are confident that crowdsourcing is the only sustainable approach to innovation.” Epirot Ludvik Nekaj, PDG et fondateur de Ludvik + Partners, une agence de publicité en ligne célèbre qui utilise le crowdsourcing en tant qu’une forme de marketing.

Presque toutes les grandes marques (p. ex. Lego, Starbucks, Kraft, Facebook, BMW) de notre vie quotidienne sont à la recherche d’innovations de produits ou services qui pourront répondre aux besoins des utilisateurs.

Il est intéressant de constater que le développement du crowdsourcing se fait même dans les domaines de la politique et des sciences. Ainsi, le crowdsourcing permet de trouver des remèdes pour des maladies mystérieuses, résoudre des problèmes liés aux stations spatiales ou encore aider à la recherche génétique.

Les entreprises qui veulent utiliser le crowdsourcing peuvent facilement s’inscrire sur l’une des nombreuses plateformes existantes. Elles n’auront plus qu’à attendre que les freelances répondent à leurs questions tout en supervisant le processus de dévouement.

Précautions : « Trop de cuisiniers gâtent la sauce »

Une grande foule peut facilement générer une grande quantité d’idées. Toutefois, il faut encore que les idées générées soient de qualité suffisante et exploitable.

Avant de se lancer dans l’aventure du crowdsourcing, il est aussi important de se poser les questions suivantes : qui a le temps de gérer et de contrôler toutes ces idées ? Est-il juste qu’un expert gagne de l’argent pour ses idées alors que la foule n’est pas payée ?

Prudence, avant de se jeter dans la foule.

https://boxmusic.club/508/stage-diving-accidents/

A lire ailleurs:

Sources:

Deloitte U.K. (2016): The three billion Enterprise crowdsourcing and the growing fragmentation of work. https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/us/Documents/strategy/us-cons-enterprise-crowdsourcing-and-growing-fragmentation-of-work.pdf

Dogson, J. (2016). How to get involved with NASA: Crowdsourcing ideas for Mars houses, robots, and space poop. In: [en ligne], URL: http://www.businessinsider.com/how-to-get-involved-with-nasa-2016-11

Olenski, S. (2012): Crowdsourcing Breaks The Enterprise Glass Ceiling. In [en ligne], URL: http://www.forbes.com/sites/marketshare/2012/03/07/crowdsourcing-breaks-the-enterprise-glass-ceiling/2/#4a49c567245b

Stevens, D. Crowdsourcing: Pros, Cons, and More. In [en ligne], URL: http://www.hongkiat.com/blog/what-is-crowdsourcing/

Vidéohttps://www.youtube.com/watch?v=WE6qxesAjgA

Imageshttps://github.com/bounswe/bounswe2015group5/wiki/Crowdsourcing https://www.spigit.com/4-crowdsourcing-innovation-myths/ https://boxmusic.club/508/stage-diving-accidents/

Auteure : Sybille Holtkamp.

Profite de ton divertissement car c’est un moment unique !

Combien de fois cela t’est-il arrivé d’aller à un spectacle, un concert, un événement où les gens s’amassent ? Difficile d’y voir quelque chose, et juste devant toi (bien-évidemment, pile dans ton champ de vision déjà très faible), un grand malin sort son Smartphone pour prendre une photo, un film et le « insérer nom de réseau social»-er ?

Alors oui, on le fait tous, mais pourquoi ?

Wendy Fonarow, professeure d’anthropologie, à Los Angeles (USA), s’est amusée, au second degré, à donner 10 raisons qui te poussent à sortir ton Smartphone en concert. Par exemple, il est vrai que regarder un concert à travers un écran devant soi n’est pas si mal finalement. Au moins, on n’a pas le risque de voir une image tronquée et montée par quelqu’un d’autre ! Ou encore, tu devras prouver à tout le monde que tu étais bien au concert non ? Le lendemain, quand tu te retrouveras au bar avec tes amis, il faudra bien leur montrer de la matière même si la qualité est exécrable…

Mais tu es innovant(e), et tu sais, par exemple, qu’en allant au Montreux Jazz, tu n’as pas besoin de sortir ton Smartphone car ils ont une super apps qui filme bien mieux que toi !

Je t’explique comment ça marche, tu télécharges l’apps, tu t’inscris avec ton adresse e-mail. Tu actives ton Bluetooth pendant le concert (allez, on t’autorise à le sortir juste pour ça) et dès qu’un moment te plait, tu appuies sur un bouton dans l’apps et ça t’enregistre les 30 dernières secondes du show qualité HD sur tes réseaux préférés.

Mais alors, tu suis ton « Event » avec ton Smartphone, à la main, et dès qu’un moment te plait, tu es dessus ?

Laurent Karila (2003), psychiatre, à Paris, dit que « les symptômes de l’usage abusif du Smartphone sont peu différents des addictions telles que la drogue, le sexe ou les jeux d’argent. »

C’est une utilisation excessive et l’envie d’utilisation du Smartphone qui nous rend addictif. Mais la faute vient-elle du Smartphone réellement ?
Lorsqu’on regarde un « facebook live » ou des vidéos « Event » de nos amis sur les réseaux sociaux, finalement, peu importe l’appareil utilisé, mais cette proposition postée sur les réseaux sociaux.

Esa Sirkkunen, professeur en sociologie et communication à Tampere (Finlande), vient donner « des niveaux de participations » à la participation dans les médias sociaux. Il y a deux types de motivations à participer dans les médias sociaux, que ce soit de façon individuelle ou communautaire.

A titre individuel, nous participons aux médias sociaux pour nous exprimer, agrandir notre capital social ou encore avoir des « feedbacks » de nos postes.

Au niveau communautaire, je pourrais partager ma vidéo sur un groupe. Ceux qui ne sont pas venus seraient ravis et me donneraient, peut-être, des conseils pour mieux filmer la prochaine fois. Vive la coopération des réseaux sociaux !

En fait, ai-je besoin de communiquer sur les réseaux sociaux ou ai-je, plutôt le désir de le faire… ?

Selon l’approche de Bishop, directeur de la technologie de l’information, chercheur et écrivain, à Swansea (Pays de Galles), si je suis en mode « partage », mais si ma communauté ne le valorise pas, alors, je suis bloqué et ma participation risque d’être impactée.

En effet, lorsque je poste une vidéo sur les réseaux sociaux, ma motivation est liée, par exemple, à un désir de faire partie d’une communauté. Mais je serais vite limité d’accomplir ce désir à cause d’autres éléments. Si j’hésite à le faire, c’est parce que mes amis ou les gens sur internet pourraient penser que ma vidéo est nulle car j’ai surement une croyance qui est différente de la communauté dans laquelle je voudrais intervenir. Cela va donc limiter ma capacité à agir concrètement.

Les réseaux sociaux, je connais et je maitrise. Je n’ai donc pas de soucis à me faire. J’ai la capacité d’utiliser mon Smartphone, d’agir et d’interagir. Cependant, les autres facteurs, tels que l’utilisation de mon browser ou encore la compréhension des textes que je vais mettre, pourraient me bloquer.

Il est vrai que je pourrais mettre des #Hashtags ou une description qui n’a aucun sens et les gens ne le comprendraient pas.

OUI, vouloir capturer l’instant unique d’un « Event » te pousse éventuellement à le partager sur les réseaux sociaux par la suite.

OUI, une image vaut 1000 mots.

OUI, tu sens un besoin de la faire.

Mais ton souvenir et ta façon de raconter ton expérience en valent beaucoup plus. TON Smartphone, ta vie, oui si tu veux… mais reste humain et vis (impératif avec s) plutôt TON « Event ».

Essaie de prendre en photo ou filmer dans la nuit le ciel étoilé, tu comprendras que tes propres yeux valent tous les Smartphones du monde.

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Crédits :

CUTS : http://www.montreuxjazzfestival.com/fr/content/partagez-vos-concerts-avec-des-videos-de-haute-qualite

Enquêtes sur l’addiction des jeunes aux smartphones : https://hal-uag.archives-ouvertes.fr/hal-01375819/document

10 reasons it’s ok to use your mobile at a gig : https://www.theguardian.com/music/musicblog/2013/sep/02/10-reasons-use-mobile-phone-gig

Sirkkunen, Esa, ’Vertaismedia haastaa perinteisen joukkoviestinnän [Peer media challenge traditional mass media]’, in Pekka Aula, Janne Matikainen & Mikko Villi (eds.), Verkkoviestintäkirja, Helsinki: Yliopistopaino 2006, pp. 137-158.

Bishop, Jonathan, ‘Increasing participation in online communities: A framework for human-computer interaction’, Computers in Human Behaviour 23, 2006, pp. 1881-1893.

GIF illustrations :

Concert GIF : http://giphy.com/gifs/concert-dYNuZhFM2teIE

Mobile GIF : http://giphy.com/gifs/mobile-10hKlBQSv1OtCU

Night GIF : http://giphy.com/gifs/night-stars-GC7C2Fi902BDG

Auteur : Gabriel Davalle