TikTok: un nouvel outil digital pour les entreprises ?

Source image: Pixabay

En quatre ans seulement, TikTok est venu se hisser au sommet du classement des réseaux sociaux. 3ème application la plus téléchargée au monde, elle compte déjà plus d’un milliard d’utilisateurs. Un nouvel outil digital de choix pour les « community managers ».

Depuis son lancement en septembre 2016, TikTok poursuit son ascension. Très populaire chez les jeunes utilisateurs, l’application est devenue aujourd’hui un incontournable dans la communauté digitale et les entreprises commencent à s’y intéresser de près. Pourtant, avec près de 50% d’utilisateurs âgés de 16 à 24ans, TikTok est surtout un réseau social utilisé par les jeunes. Basée sur des contenus courts (de 3 à 60 secondes) et divertissants, TikTok se positionne comme un réseau dédié à l’amusement et à la créativité. C’est d’ailleurs grâce à cela que cette nouvelle forme de réseau social a su se différencier des plus traditionnels Instagram et Facebook. Alors quel intérêt pour la communication digitale d’entreprise ?

TikTok for business

Dans une époque où les réseaux sociaux sont un point central du marketing de la plupart des entreprises, TikTok a su voir l’opportunité et n’a pas manqué d’adapter son interface avec une fonction dédiée aux pages professionnelles pour que les entreprises en tire le meilleur parti. Sur leur plateforme professionnelle TikTok for business, leur volonté est clair : « Don’t make ads. Make TikTok. » Afin de convaincre les plus réticents de faire de la publicité sur leur application, quatre arguments de poids sont mis en avant :

  • La créativité : l’application permet de d’être particulièrement inventif et de créer de nouvel tendance facilement grâce à ces animations et ces multiples outils de personnalisation. Il faut juste avoir un peu d’imagination et aimer la musique.
  • L’universalité : TikTok est présent dans 150 pays et en 75 langues, ce qui permet de toucher beaucoup de monde rapidement.
  • Priorité au contenu: grâce à ses algorithmes, l’application vous assure de toucher des personnes intéressées par votre publicité et donc plus à même de devenir des clients potentiels.
  • Réutilisation : les vidéos au format TikTok sont devenues si populaires, qu’elles sont reprises sur tous les autres réseaux sociaux. Un moyen donc de faire d’une pierre plusieurs coups.

TikTok et les entreprises suisses

Les enseignes suisses ne sont pas en reste et surfent elles aussi sur la tendance TikTok. C’est par exemple le cas de la Coop et de Groupe e qui ont désormais lancé des campagnes publicitaires par ce biais. En utilisant TikTok, Groupe e cherche principalement à se faire remarquer par les adolescents ou jeunes adultes à la recherche d’apprentissages. En se donnant une image plus tendance et en s’adressant directement à son public cible, l’entreprise fribourgeoise espère recruter plus facilement en devenant plus attrayante.

TikTok pour tous ?

Avec un tel succès, l’application n’est pas passée inaperçue et provoque la controverse au sein du « community management ». Par son format et son audience, la plateforme chinoise est souvent perçue comme une application pour adolescents peu sérieuse et certaines marques ou entreprises ne semblent pas prêtes à vouloir y associer leur image. En effet, TikTok ne convient pas à tout le monde. Mal utilisé, ce réseau social pourrait décrédibiliser l’entreprise ou la marque qui s’y risque. Il est donc important de s’assurer que cette application correspond à sa stratégie de communication. Pour cela, il faut se poser deux questions: quel est le type de public ciblé par l’entreprise ? Et quelle est l’image de marque qu’elle veut transmettre ?
Si vous souhaitez cibler les jeunes en ayant une image amusante et tendance alors TikTok est fait pour vous !

Sources
Coop
Groupe e
Macomm
TikTok for business
TikTok stastistiques
Wikipédia

LE CROWDSOURCING, UN NOUVEAU BUSINESS « COMMUNAUTAIRE »?

Le crowdsourcing est une plateforme par laquelle on sollicite la participation des foules au développement d’un produit ou d’une idée, par exemple. Mais il peut aussi être un moyen détourné de faire de grosses économies en profitant de la foule créative.

La vache de Galton

 Selon James Surowiecki dans son livre de 2004 «La sagesse des foules», les savoirs et les intuitions des individus mis en commun créent une sorte d’intelligence universelle. Il cite notamment les observations de Galton qui comprend, lors d’un concours bovin, que les estimations de chacun mises en commun se rapprochent au fur et à mesure du poids réel de la bête. Il faut comprendre par là que l’étendue des apports individuels sur un sujet amène progressivement à une construction objective de la réalité. C’est ce phénomène que l’on peut observer sur une plateforme du type de Wikipédia, car les définitions proposées sont une mise en commun du savoir individuel.

Le business du crowdsourcing

Mais le crowdsourcing n’est pas uniquement un moyen de développer une intelligence universelle, il est également devenu une source de revenus pour des entreprises issues du Web 2.0. Ainsi, des organisations comme Eyeka en France utilisent le crowdsourcing pour développer la communication des différentes sociétés qui la mandatent.

francoispetavy
François Pétavy, CEO de Eyeka

Notre métier, c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…

Son organisation est simple : une marque passe une commande relative à un produit. Ensuite, le site met en ligne un concours auquel tout le monde peut participer. Des primes variables sont ensuite décernées aux meilleurs projets. Par ce système, la marque dépense jusqu’à 4 fois moins que lorsqu’elle mandate une agence de publicité conventionnelle.

http://https://www.youtube.com/watch?v=b1Ecx_UinYw

Comme le dit le fondateur de Eyeka, François Petavy : « Les créatifs ne sont pas chez nous, ils sont tout autour de la planète, dans 150 pays, notre métier c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…. ». On ne fornit pas réellement un travail au sens traitionnel, les gens choisissent ce qu’ils font et il n’y a pas de direction donnée ni d’obligations. Les créatifs participent donc de bon coeur et l’argent est une récompense annexe.

Il faut comprendre qu’il y a plusieurs types de sollicitations qui poussent les internautes à être créatifs sur internet. D’après les travaux de Kaufmann (2011), on a effectivement constaté qu’il existe deux types de motivations à la création de contenu dans ces structures :

  • La motivation intrinsèque : L’acte dépend d’un désir interne ( accroître ses compétences, faire partie d’une communauté, etc…).
  • La motivation extrinsèque : L’individu participe en visant un but extérieur, comme recevoir de l’argent, par exemple.

Ce système permet de faire économiser de grosses sommes à des multinationales comme Coca-Cola, qui figurent déjà parmi les clients d’Eyeka. Il pourrait à terme supplanter les agences de publicité traditionnelles et donc l’ensemble des créatifs pourrait se retrouver à travailler de longues heures en risquant de n’être jamais rémunéré. Ces derniers vont donc avoir du pain sur la planche, à moins que la motivation intrinsèque ne suffise à faire vivre…

A lire ailleurs :

Sources :

(Source des images : http://crowdcommunity.de/wp-content/uploads/2014/07/Crowdsourcing_1-520×245.png http://www.cityam.com/sites/default/files/styles/medium/public/profiles/photos/francoispetavy.jpg)

Auteur : Valentin Favre

 

IDENTITE NUMERIQUE – Le recrutement par l’e-reputation

L’arrivée des réseaux sociaux a ouvert un nouveau terrain d’expression ouvert à tous. De l’euphorie sans limites des premières années, on arrive aujourd’hui à une période où l’on s’inquiète des effets négatifs possible de cette liberté sur nos vies.

Une vie privée à protéger

Depuis quelques années, les acteurs de la communication mettent les utilisateurs des réseaux sociaux en garde contre les traces numériques négatives que nous pouvons laisser derrière nous telles que les photos de soirées un peu trop alcoolisées, des critiques sur une entreprise ou des commentaires racistes. En effet, ces traces peuvent poser un problème durant le processus de recherche d’un travail bien que la quête d’informations personnelles ne soit pas l’objectif premier des recruteurs. Cependant, on peut le retrouver dans le top 5 des raisons qui poussent les recruteurs à utiliser les réseaux sociaux (Enquête du Blog du Modérateur) :

  • Chasser des candidats correspondants aux postes ouverts
  • Communiquer sur les recrutements de l’entreprise
  • Travailler la marque employeur de l’entreprise
  • Poster des offres d’emploi d’entreprise
  • Se renseigner sur les candidats qui postulent

ereputation.JPG

E-reputation en entretien d’embauche

Dès lors, la gestion de notre e-reputation est primordiale. En témoigne les nombreux sites et articles regorgeant de bons conseils à travers le web pour une bonne gestion de ses données personnelles et de l’image que l’on veut donner de soi sur la toile.

Respecter l’éthique professionnelle qui consiste à prendre en compte, lors du processus de recrutement, les compétences des candidats, et rien que les compétences

Pourtant, des initiatives sont mises en place pour établir des règles de l’art dans la manière de faire des recherches sur les candidats. Par exemple , un groupe de professionnels de la branche et faisant partie de l’association « A Compétences Egales » a décidé en 2010 de promouvoir une charte sur les « Réseaux sociaux, internet, vie privée et recrutement ». En signant ce texte, les entreprises s’engagent à :

  • ne diffuser que des offres d’emplois sur les réseaux sociaux ;
  • ne pas utiliser les réseaux sociaux pour rechercher des informations sur les candidats ;
  • encourager les acteurs du domaine du recrutement à respecter les conseils offerts par la charte.

Quelques entreprises ont déjà rejoint le mouvement et il est possible d’adhérer à cette charte via le site internet de l’association « A Compétences Egales ».

Prendre soin de sa e-reputation

Alors que faire pour se protéger contre une mauvaise e-reputation? Dans la pléthore de conseils que l’on trouve sur internet, il existe entre autres un livre « Cultiver son identité numérique » (consultable ici) qui prodigue de façon complète de nombreux conseils pour réussir la gestion de son identité numérique. Ceux-ci sont résumés dans cette image :

http://www.cndp.fr/crdp-besancon/uploads/RTEmagicC_7-points-pour-cultiver-son-ident-num.jpg.jpg

Finalement, l’e-reputation est un élément primordial de l’identité numérique qu’il faut gérer dans un monde du travail où les réseaux sociaux sont devenus un nouveau canal de recrutement riche en informations. De plus, l’aspect conversationnel, que l’on retrouve dans un entretien par exemple, est souvent absent de ce type de recherche, c’est pourquoi notre présence en ligne doit être gérée comme une vitrine qui se doit d’encourager le recruteur à entrer.

A lire ailleurs :

(Sources des images : http://idata.over-blog.com/3/01/94/36/ereputation.JPG
http://www.cndp.fr/crdp-besancon/uploads/RTEmagicC_7-points-pour-cultiver-son-ident-num.jpg.jpg)

Auteurs : Aline Ecuyer

Présentation du DAT de Nestlé en images

Voici quelques clichés de la préstentation de M. Abdel-Samie  mercredi 22 avril.

Merci Florence pour les photos!

Merci à lui pour sa présentation et ses réponses très instructives, et à tous les étudiants présents pour leurs questions très intéressantes et leur participation! Retrouvez quelques autres photos et tweets avec le hashtag #NestleDAT sur twitter, avec les commentaires de @Jackotro et @Kheenro

DAT2

DAT5

DAT8

DAT3

DAT1

Découvrez la Digital Acceleration Team de Nestlé!

Vous le savez déjà, vous, étudiants du Master in Business Communication, aurez l’occasion de rencontrer M. Mohamed Abdel-Samie, de la 5ème Digital Acceleration Team (@NESTLE_DAT), le mercredi 22 avril à 16h15 en salle F205.

La séance commencera Continuer la lecture de Découvrez la Digital Acceleration Team de Nestlé!