TWITTER ET FOOTBALL : LES CLUBS SUISSES ONT SUIVI LE MOUVEMENT

Le sport professionnel n’échappe pas à la révolution numérique. Conscients de l’importance d’une communication directe et moderne, les clubs ont investi les médias sociaux. Exemple avec le foot suisse.

Impossible désormais de faire sans. Les médias sociaux sont devenus indispensables pour les clubs sportifs professionnels. Le constat est évidemment aussi valable pour le football suisse. Les pensionnaires de Super League, la première division du pays, ont ainsi tous leur compte sur Facebook, Instagram et Twitter.

Des clubs plus pressés que d’autres

Si les médias sociaux ont fait leur apparition au milieu des années 2000, les clubs suisses les ont adoptés plus tard. Et concernant Twitter, certains ont été plus pressés que d’autres. Le FC Bâle fait office de pionnier en Super League. Son compte a été mis en ligne en mars 2009, suivi par celui du FC Zurich (avril 2009). Le FC Saint-Gall est apparu sur ce média social en octobre 2013, tandis que le Lausanne-Sport ne l’a fait qu’en juin 2014.

Les usages principaux sont les mêmes pour les dix comptes de Super League. Les clubs donnent notamment des informations. Elles concernent les compositions d’équipes, la billetterie, l’horaire des matches ou le lieu du prochain camp d’entraînement. A l’exemple du FC Sion:

Les clubs questionnent également leurs fans, par l’intermédiaire de sondages ou en organisant, par exemple, l’élection du joueur du mois. Enfin, ils commentent en direct des parties ou des conférences de presse, grâce au live-tweet ou à des vidéos. Le FC Saint-Gall accompagne lui ses goals d’une très courte vidéo, différente selon le buteur:

Twitter parfois préféré à Facebook

Parmi les médias sociaux, Twitter se démarque notamment par sa spontanéité et son format court. Parfois, le nombre de « followers » d’un club dépasse celui des « j’aime » sur Facebook. En Suisse, aucun club de l’élite n’est concerné. Ce phénomène peut, par contre, être observé en France (Ligue 1) avec les comptes du Toulouse FC ou de l’En Avant de Guingamp.

Le compte Twitter le plus suivi du football suisse, celui de Bâle, comptait plus de 113’000 abonnés au début du mois de décembre 2017. Le club rhénan demande volontiers l’avis de ses fans:

Grâce aux médias sociaux, les clubs peuvent donc identifier la communauté de leurs fans et échanger avec eux. Ils ont aussi les moyens de saisir leurs besoins et envies. En contrepartie, ils proposent des concours ainsi que la possibilité d’entrer brièvement dans l’intimité du groupe professionnel. La proximité entre l’équipe et ses supporters s’en trouve grandie. Les clubs suisses l’ont désormais tous compris.

A lire ailleurs :

(Source de l’image: https://www.fcb.ch/de-CH/Fans/Social-Media)

(Source des tweets : https://twitter.com/FCSion /
https://twitter.com/FCSG_1879 / https://twitter.com/FC_Basel)

Auteur : Maxime Meyer

Relecture: Célia Rütsche

CES GOUROUS DU FITNESS STARS D’INSTAGRAM

Vidéos d’entraînement, photos de muscles contractés ou de nourriture saine : voici les publications de ces gourous du fitness adulées par des milliers de « fit girls » sur Instagram. Un phénomène qui a pris une ampleur considérable depuis le début des années 2010.

La pionnière de ce mouvement fitness sur Instagram, c’est Kayla Itsines. Cette australienne a créé le programme « Bikini Body Guides » qui permet aux intéressées de faire du sport seules à la maison. Le programme dure 12 semaines et coûte la modique somme de 50€. La sportive a plus de 8 millions d’abonnés sur Instagram. En France, son homologue la plus célèbre se nomme Sandra Tlev. Elle a plus d’1,8 millions d’abonnés et a également créé son propre programme de fitness appelé « Top Body Challenge », disponible au prix de 39€.

A travers leurs comptes Instagram, ces « coaches sportifs nouvelle génération » encouragent leurs followers – appelées « fit girls » – à persévérer dans le sport, à manger sainement et à poster leurs progrès, tout ça dans l’objectif d’obtenir un corps de rêve.

Un engouement sans précédent

L’engouement provoqué par ces stars d’Instagram est porté par le culte du corps mince et musclé qui domine depuis l’arrivée des réseaux sociaux. A l’heure où les jeunes s’expriment principalement par l’image, l’importance de se montrer sous son meilleur angle prend le dessus. A travers les réseaux sociaux, les gens donnent aux autres une image « idéale » d’eux-mêmes et donc souvent biaisée.

Le « healthy » a envahi Instagram

Ces nouvelles stars du Web ont bien compris comment conquérir la gente féminine de la génération Y. La recette est simple : il suffit d’allier réseaux sociaux et sport « bon marché ». Les programmes peu coûteux en temps et en argent proposés par ces coaches connaissent un engouement sans précédent.

Au lieu de nous encourager à partager nos performances sportives et nous pousser à nous fixer des objectifs, les contenus postés par les fit girls augmentent les chances de développer des troubles alimentaires.

Instagram ou le secret pour garder la motivation

Poster ses progrès pour garder la motivation

Mais faire du sport seul chez soi, ce n’est pas toujours facile, surtout au niveau de la motivation. Le secret des Kayla Itsines, Sonia Tlev et autres fit girls d’Instagram? Interagir avec la communauté fit girls en montrant ses progrès par des photos « avant-après » en petite tenue, en donnant des conseils ou encore en partageant ses recettes « healthy ». Les « like » et commentaires d’encouragement des autres fit girls suffisent à les motiver de persévérer.

Quels enjeux pour la santé ?

Cette alternative à la salle de gym semble alors parfaitement convenir aux jeunes femmes de la génération Y, génération à qui l’on reproche souvent d’être en permanence devant les écrans et de ne plus assez bouger. Mais cette solution est-elle réellement bonne pour la santé ? Et l’objectif – le corps de rêve – que visent ces fit girls est-il vraiment sain ?

Un corps de rêve, idéal souvent difficile à atteindre

Une étude récente se penche sur la relation perverse entre les réseaux sociaux et l’image du corps. L’étude montre qu’au lieu d’encourager à partager ses performances sportives et pousser à se fixer des objectifs, les contenus postés par les fit girls augmentent les chances de développer des troubles alimentaires ou des comportements compulsifs, comme des crises de boulimie. L’étude démontre aussi que ces jeunes femmes font du sport uniquement pour « se sentir mieux dans leur peau ».

Tendance généralisée

Mais Instagram n’est pas le seul coupable. Dans notre société, tous les médias contribuent à ce phénomène en montrant des modèles de femmes minces et en diffusant des informations qui incitent à croire que minceur est synonyme de bonheur et santé. Ces informations sont dangereuses car elles poussent les jeunes femmes à mettre leur santé en péril pour atteindre cet idéal. Cette représentation irréaliste des femmes véhiculée par les médias serait donc responsable en partie du développement et du maintien des troubles de l’image du corps, en particulier chez les adolescentes.

Sources:

(Images: https://www.instagram.com/kayla_itsines/ ; http://www.konbini.com/fr/tendances-2/fitspo-instagram/ )