Les crypto-monnaies : La proie des médias !

Le nombre de recherche sur les crypto-monnaies n’a cessé d’augmenter de façon exponentielle entre l’été 2017 et Février 2018, ainsi, le mot “bitcoin” était le mot le plus recherché sur le navigateur Google pendant un temps, avec en moyenne entre 1 et 10 millions de recherche mensuel fin 2017. 

Le bitcoin, le phénomène émergent

L’évolution technologique et par conséquent, l’extrême facilité de l’accès à l’information à une importante part de responsabilité quant à l’abordage d’un nouveau sujet. En effet, le Bitcoin, cette nouvelle technologie créée en 2009, jusqu’à là, inconnu au bataillon avant l’été 2017, vint à attirer les regards des plus grands cabinets médiatiques en vogue lors de sa forte appréciation en Juillet 2017. Il est alors au coeur d’un enthousiasme sans précédent, allègrement décrit comme un moyen de gagner de l’argent très rapidement, par l’intermédiaire de nouvelles plateformes de trading très facile d’accès, requérant seulement quelques informations personnels. Ce très grand nombre de plateformes révolutionnaires et des “conseils” généreusement donnés par des pseudos “journalistes-investisseurs” ont conduit grand nombre d’investisseurs junior à la bankrupt.  

Impossible de passer à coté du “Bitcoin”, il fut même le mot de plus recherché sur Google en décembre 2017 lorsqu’il atteint sa plus haute valeur historique. A chaque variation du prix, les médias s’empressaient de partager une dizaine d’articles sur ces derniers événements. Quant aux journalistes Français les plus optimistes à la variation des prix, ils n’hésitaient pas à partager une nouvelle fois des plateformes de trading bien spécifiques ( plateformes où l’on peut “suivre” des traders confirmés, afin de faire les mêmes placements qu’eux ), proclamant qu’il était toujours temps d’investir dans ces technologies, mais également, expliquant pas à pas les étapes à suivre pour  s’inscrire et investir. 

 Malheureusement, impossible de retrouver ces articles Français, car ils ont été supprimés suite aux régulations visant à interdire les  publicités sur le trading des crypto-monnaies et des plateformes spécialisées sur Facebook, Google, puis Twitter. 

Spirale sans fin de la publicité ciblée

Taper le nom “Bitcoin” sur google, ou encore ouvrir par curiosité 2 articles à ce sujet préalablement partagés sur les réseaux sociaux était donc le début d’une longue série de publicités, rythmé de Pop-Up destinés à faire la promotion des plateformes de trading, de prédictions des prix des crypto-monnaies ou encore des “interviews” d’analystes essayant de d’influencer le public à investir dans une monnaie bien particulière. En effet, la publicité ciblée peut être plus ou moins fatale pour les individus les plus facilement influençable. 

Littéralement, la publicité devient de plus en plus immersive et abusive. Les plate-formes de trading qui mettent en place des partenariats avec des influencers et des personnalités reconnues, comme le cas d’eToro, après avoir été sponsorisé pendant 8 mois par les médias Français, qui n’hésite plus à sponsoriser des YouTubers, des personnalités de la TV réalité, et même encore des sportifs afin de ne plus se limiter seulement aux personnes déjà introduites au phénomène du Bitcoin. 

Notre entourage également soumis à ce genre de pratique peut être un facteur déterminant quant à notre décision de sauter le pas. La confiance que l’on accorde à nos journaux/médias favoris traitant le sujet avec de plus en plus de convictions nous encourage, toujours avec les citations clés de “l’argent facile et rapide, en 2 clics”. Des personnalités “successful” et mondialement connues recommandent et appuient également les prédictions du prix du Bitcoin pour les années à venir, créant une vague virale à chaque Tweet.

Dans un monde ou l’argent et le pouvoir d’achat sont au coeur de toutes les mentalités, comment peut on resister ?

Les médias pratiquant la sur-exposition favorable de ces phénomènes extrêmement risqués sont-ils responsables de l’influence qu’ils peuvent engendrer et des futurs dégâts financiers ? 

 

 

 Maxime BESCOND, journaliste en herbe et investisseur junior 

 

 

Sources 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-mefiez-vous-detoro-la-plateforme-de-trading-que-vous-conseillent-gael-monfils-et-nabilla-1289833

https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/0302177903609-la-premier-league-inaugure-le-sponsoring-en-bitcoin-2200816.php

https://www.coindesk.com/etoro-to-pay-for-major-uk-soccer-sponsorship-deal-with-bitcoin

https://coin24.fr/actualites/volume-de-recherche-google-cle-bitcoin-a-augmente-de-plus-de-1-000-2017/

https://www.finyear.com/Comment-Etoro-est-devenu-l-un-des-leaders-de-l-investissement-en-ligne_a39948.html

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-mefiez-vous-detoro-la-plateforme-de-trading-que-vous-conseillent-gael-monfils-et-nabilla-1289833

https://www.cbsnews.com/news/how-do-facebook-ads-target-you/

La Publicité programmatique : Mince frontière entre volonté d’achat et rejet !

L’arrivée des médias sociaux à faciliter l’émergence des nouvelles méthodes publicitaires. La publicité programmatique est une des résultantes du marketing digital.  C’est un procédé qui permet l’achat et la vente d’espace publicitaire dont la diffusion est réalisée de manière automatique. Ceci par le biais de nouveaux systèmes technologiques.

Publicité programmatique et impact sur la volonté d’achat du consommateur

Comme toutes les autres formes de publicité traditionnelles, la publicité programmatique vise à promouvoir, à faire connaître et à faire aimer les produits de l’entreprise à une cible bien définie.

Pour attirer l’attention des consommateurs, la plupart des publicités se veulent extrêmement créatives. Les principaux outils mis en œuvre pour y parvenir sont l’humour, les figures de style, le choix de la musique et souvent la participation des personnages célèbres.

Pour ce qui est du cas spécifique de la publicité digitale, les concepteurs utilisent les trois procédés suivant pour influencer les utilisateurs : les procédés formels, c’est le changement de logo à travers les animations et les mouvements dans les bannières. Les procédés sémantiques, ce sont les créations ludiques, l’utilisation des mots particuliers, des images difficilement interprétables sémantiquement. L’utilisation du texte et de l’image, qui peut parfois être choquante ou décalée par rapport à l’univers sémantique du produit.

Plus de 94% des praticiens de la publicité aux USA affirment que la publicité humoristique attire l’attention des consommateurs.

Risque de rejet et risque d’image pour l’entreprise

Les systèmes technologiques modernes actuels permettent aux entreprises d’orienter leurs publicités vers les cibles directes. Grâce aux traces laissées par les utilisateurs dans leurs contributions, leurs échanges dans les médias sociaux.

Toutefois, l’image suivante montrent que la plupart des internautes ne regardent pas les publicités (rectangles jaunes) présentent sur les sites et s’intéressent uniquement au contenu du site (nuages rouges et jaunes).

 Source : nngroup.com

Certains utilisateurs très hostiles à trop de Pub, ont développé des Adblock qui sont des bloqueurs de publicité. Contraignant par la même occasion les éditeurs à mettre en place des détecteurs d’Adblock afin d’empêcher les internautes bénéficiant de ce programme, de pouvoir bénéficier du contenu du site.

 

Cette situation crée donc un bras de fer hostile entre les internautes et les entreprises, et pourrait nuire à l’image de ces dernières.

 

Sources

 

Gensollen M. (1998), « The internet : A New Information Economy ? », Communications and Stratégies, n°32, 4th quarter 1998, pp. 197 – 227.

Georget P. (2004). « Stratégie publicitaire et variable de personnalité, de contexte et de contrat », Questions de communication, 5, pp. 69-82.

Http://ad-exchange.fr/tag/programmatique/, consulté le 06.12.2017

http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/publicites-publicis-rachete-la-plateforme-d-achat-programmatique-run-629670.html

https://www.leblogduhacker.fr/comment-fonctionne-publicite-internet-quels-risques/, consulté le 06.12.2017

Auteur : Alain Salomon Biba

 

 

 

“SELFIE”, LA NOUVELLE FORME DE NARCISSISME DANS LES MÉDIAS SOCIAUX?

La pratique de réalisation des autoportraits à l’aide d’un Smartphone est désormais entrée dans les moeurs au niveau global. Dans les médias sociaux, cette tendance est de plus en plus répandue : est-ce le signe d’une société narcissique?

Le Web 2.0, comme on le connaît, a principalement apporté la possibilité de communication et de partage du contenu en ligne entre les internautes. Ce fait a été davantage mis en avant grâce aux médias sociaux comme FSelfie-HGacebook, Twitter, MySpace, etc., où les personnes créent et soignent leurs relations personnelles sur les réseaux. Le phénomène des selfies a fortement touché ces plateformes en plain, car ils en permettent la diffusion en ligne.

La mode du « selfie », lancée par les célébrités et utilisée pour s’approcher des fans, n’est pas seulement exclusive aux stars. Elle touche désormais toutes les catégories d’internautes, peu importe l’âge ou le pays: des anonymes aux politiques, des jeunes aux plus âgés ; millions de personnes ont cédé face à cette mode. 56 millions, c’est le nombre de clichés partagés sur Instagram en 2013, l’application photo numéro 1 avec le tag #selfie.

Selfie de la “First Lady” avec son chien
Selfie de la “First Lady” avec son chien

Pour la première fois en 2013, le terme « selfie » est apparu dans le renommé Oxford English Dictionary, défini comme: « Une photographie que la personne a prise elle-même, généralement prise avec un Smartphone ou une webcam et partagée sur un média social ». Ce qui est sûre, c’est que depuis son début, la tendance des selfies n’arrête pas de faire parler de soi : quelques-uns la critiquent, quelques-autres l’apprécient.

Pure promotion narcissique de soi sur les médias sociaux ?

Plusieurs auteurs ont étudié les causes et les effets de ce phénomène sur la société et sur les jeunes. Certains ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la pratique du selfie, en la définissant comme une pure mise en scène de soi, un partage inapproprié d’images – même intimes – avec la communauté sur les médias sociaux. D’autres, en revanche, ont identifié cette pratique comme un acte social, qui est le contraire du narcissisme, car ce serait une démarche sociale pour aller vers l’autre.

« Narcisse ne cherchait pas d’interaction, il n’aurait jamais mis son portrait sur Facebook ! » (A. Gunthert)

Le chercheur André Gunthert, expert en matière d’”esthétique conversationnelle”, soutient que l’usage des selfies est essentiellement “conversationnel”. L’image, en fait, ne doit pas être belle mais plutôt produire de l’interaction et de la conversation afin de renforcer les liens entre les membres d’un réseau. Selon Gunthert, ce phénomène  joue un rôle important dans la dynamisation des échanges sociaux en ligne, où l’immédiateté de la diffusion est assurée. Il permet de partager des événements, des émotions, des actions et, de manière générale, créer des situations entre les usagers.

N’est-ce pas l’idée de base des médias sociaux?

Sources:

A. Gunthert (2013): Viralité du selfie, déplacements du portrait. URL: http://culturevisuelle.org/icones/2895

L. Provost (2013): Selfie: Pourquoi vous n’avez pas fini d’en entendre parler. URL: http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html

M. Hagelstein (2014): Mises en scène de soi dans les médias sociaux – autour des selfies. URL: http://culture.ulg.ac.be/jcms/c_1680988/fr/mises-en-scene-de-soi-dans-les-medias-sociaux-autour-des-selfies?part=1

(Sources des images: http://www.jdubuzz.com/files/2015/05/Selfie-HG.jpg, http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html)

A lire ailleurs:

http://www.bestcomputerscienceschools.net/selfies/

(Auteur: Tijana Kojic)