La Publicité programmatique : Mince frontière entre volonté d’achat et rejet !

L’arrivée des médias sociaux à faciliter l’émergence des nouvelles méthodes publicitaires. La publicité programmatique est une des résultantes du marketing digital.  C’est un procédé qui permet l’achat et la vente d’espace publicitaire dont la diffusion est réalisée de manière automatique. Ceci par le biais de nouveaux systèmes technologiques.

Publicité programmatique et impact sur la volonté d’achat du consommateur

Comme toutes les autres formes de publicité traditionnelles, la publicité programmatique vise à promouvoir, à faire connaître et à faire aimer les produits de l’entreprise à une cible bien définie.

Pour attirer l’attention des consommateurs, la plupart des publicités se veulent extrêmement créatives. Les principaux outils mis en œuvre pour y parvenir sont l’humour, les figures de style, le choix de la musique et souvent la participation des personnages célèbres.

Pour ce qui est du cas spécifique de la publicité digitale, les concepteurs utilisent les trois procédés suivant pour influencer les utilisateurs : les procédés formels, c’est le changement de logo à travers les animations et les mouvements dans les bannières. Les procédés sémantiques, ce sont les créations ludiques, l’utilisation des mots particuliers, des images difficilement interprétables sémantiquement. L’utilisation du texte et de l’image, qui peut parfois être choquante ou décalée par rapport à l’univers sémantique du produit.

Plus de 94% des praticiens de la publicité aux USA affirment que la publicité humoristique attire l’attention des consommateurs.

Risque de rejet et risque d’image pour l’entreprise

Les systèmes technologiques modernes actuels permettent aux entreprises d’orienter leurs publicités vers les cibles directes. Grâce aux traces laissées par les utilisateurs dans leurs contributions, leurs échanges dans les médias sociaux.

Toutefois, l’image suivante montrent que la plupart des internautes ne regardent pas les publicités (rectangles jaunes) présentent sur les sites et s’intéressent uniquement au contenu du site (nuages rouges et jaunes).

 Source : nngroup.com

Certains utilisateurs très hostiles à trop de Pub, ont développé des Adblock qui sont des bloqueurs de publicité. Contraignant par la même occasion les éditeurs à mettre en place des détecteurs d’Adblock afin d’empêcher les internautes bénéficiant de ce programme, de pouvoir bénéficier du contenu du site.

 

Cette situation crée donc un bras de fer hostile entre les internautes et les entreprises, et pourrait nuire à l’image de ces dernières.

 

Sources

 

Gensollen M. (1998), « The internet : A New Information Economy ? », Communications and Stratégies, n°32, 4th quarter 1998, pp. 197 – 227.

Georget P. (2004). « Stratégie publicitaire et variable de personnalité, de contexte et de contrat », Questions de communication, 5, pp. 69-82.

Http://ad-exchange.fr/tag/programmatique/, consulté le 06.12.2017

http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/publicites-publicis-rachete-la-plateforme-d-achat-programmatique-run-629670.html

https://www.leblogduhacker.fr/comment-fonctionne-publicite-internet-quels-risques/, consulté le 06.12.2017

Auteur : Alain Salomon Biba

 

 

 

“SELFIE”, LA NOUVELLE FORME DE NARCISSISME DANS LES MÉDIAS SOCIAUX?

La pratique de réalisation des autoportraits à l’aide d’un Smartphone est désormais entrée dans les moeurs au niveau global. Dans les médias sociaux, cette tendance est de plus en plus répandue : est-ce le signe d’une société narcissique?

Le Web 2.0, comme on le connaît, a principalement apporté la possibilité de communication et de partage du contenu en ligne entre les internautes. Ce fait a été davantage mis en avant grâce aux médias sociaux comme FSelfie-HGacebook, Twitter, MySpace, etc., où les personnes créent et soignent leurs relations personnelles sur les réseaux. Le phénomène des selfies a fortement touché ces plateformes en plain, car ils en permettent la diffusion en ligne.

La mode du « selfie », lancée par les célébrités et utilisée pour s’approcher des fans, n’est pas seulement exclusive aux stars. Elle touche désormais toutes les catégories d’internautes, peu importe l’âge ou le pays: des anonymes aux politiques, des jeunes aux plus âgés ; millions de personnes ont cédé face à cette mode. 56 millions, c’est le nombre de clichés partagés sur Instagram en 2013, l’application photo numéro 1 avec le tag #selfie.

Selfie de la “First Lady” avec son chien
Selfie de la “First Lady” avec son chien

Pour la première fois en 2013, le terme « selfie » est apparu dans le renommé Oxford English Dictionary, défini comme: « Une photographie que la personne a prise elle-même, généralement prise avec un Smartphone ou une webcam et partagée sur un média social ». Ce qui est sûre, c’est que depuis son début, la tendance des selfies n’arrête pas de faire parler de soi : quelques-uns la critiquent, quelques-autres l’apprécient.

Pure promotion narcissique de soi sur les médias sociaux ?

Plusieurs auteurs ont étudié les causes et les effets de ce phénomène sur la société et sur les jeunes. Certains ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la pratique du selfie, en la définissant comme une pure mise en scène de soi, un partage inapproprié d’images – même intimes – avec la communauté sur les médias sociaux. D’autres, en revanche, ont identifié cette pratique comme un acte social, qui est le contraire du narcissisme, car ce serait une démarche sociale pour aller vers l’autre.

« Narcisse ne cherchait pas d’interaction, il n’aurait jamais mis son portrait sur Facebook ! » (A. Gunthert)

Le chercheur André Gunthert, expert en matière d’”esthétique conversationnelle”, soutient que l’usage des selfies est essentiellement “conversationnel”. L’image, en fait, ne doit pas être belle mais plutôt produire de l’interaction et de la conversation afin de renforcer les liens entre les membres d’un réseau. Selon Gunthert, ce phénomène  joue un rôle important dans la dynamisation des échanges sociaux en ligne, où l’immédiateté de la diffusion est assurée. Il permet de partager des événements, des émotions, des actions et, de manière générale, créer des situations entre les usagers.

N’est-ce pas l’idée de base des médias sociaux?

Sources:

A. Gunthert (2013): Viralité du selfie, déplacements du portrait. URL: http://culturevisuelle.org/icones/2895

L. Provost (2013): Selfie: Pourquoi vous n’avez pas fini d’en entendre parler. URL: http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html

M. Hagelstein (2014): Mises en scène de soi dans les médias sociaux – autour des selfies. URL: http://culture.ulg.ac.be/jcms/c_1680988/fr/mises-en-scene-de-soi-dans-les-medias-sociaux-autour-des-selfies?part=1

(Sources des images: http://www.jdubuzz.com/files/2015/05/Selfie-HG.jpg, http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/17/selfie-pourquoi-entendre-parler_n_4283308.html)

A lire ailleurs:

http://www.bestcomputerscienceschools.net/selfies/

(Auteur: Tijana Kojic)