Communiquer sur les réseaux sociaux n’est pas un acte anodin

Pour les marques, les réseaux sociaux représentent un potentiel gigantesque en termes de communication et d’image. En effet, de nombreuses marques investissent des budgets importants pour communiquer à travers ces canaux. Ce phénomène a pris une ampleur telle que le métier d’influenceur a vu le jour. Il y a quelques années encore, cette profession n’existait pas et maintenant elle fait pleinement partie de l’écosystème des réseaux sociaux.

De plus en plus de personnes publient tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux, que ce soit leur repas du jour, en passant par leurs états d’âme, leurs coups de gueule etc. Publier peut aller très vite. En quelques secondes, quelques lignes sont posées accompagnées ou non d’un hashtag, d’une image et, en un clic, c’est envoyé !

Dans un premier temps, sans aller dans des considérations juridiques, il n’est peut-être pas opportun d’annoncer un départ en vacances qui rime avec logement inhabité…

D’autre part, bien que la liberté d’expression soit garantie par la Constitution fédérale (art. 16 Cst), publier sur les réseaux sociaux peut entraîner des suites.

Sous l’angle du droit civil

De nombreuses personnes publient des photos où apparaissent d’autres personnes. Mais un cliché publié sans le consentement de l’intéressé peut constituer une atteinte à la personnalité (art. 28 CC) et entrainer, outre une cessation de l’atteinte, une réparation (tort moral, action en dommages-intérêts, remise du gain, art. 28a CC).

Le travailleur a aussi, vis-à-vis de son employeur, un devoir de diligence, de fidélité et de confidentialité (art. 321a CO). Une violation de ces devoirs peut entrainer une demande de réparation et peut aussi conduire au licenciement de l’employé. Dans un ATF 4A_558/2009, le Tribunal fédéral a confirmé un licenciement immédiat d’un cadre qui dénigrait son employeur auprès de la clientèle.

Sous l’angle du droit pénal

Utiliser un pseudo n’est pas une garantie d’anonymat.

On aurait donc tort de se sentir à l’abri et tout puissant derrière son écran et ce, d’autant plus qu’il n’y a pas que sous l’aspect civil que les publications peuvent avoir des conséquences. En effet, il est pénalement punissable de calomnier (art. 174 CP), diffamer (art. 173 CP), menacer (art. 180 CP), injurier (art. 177 CP), discriminer une personne ou un groupe de personnes à cause d’une race, d’une ethnie ou d’une religion donnée (art. 261bis CP), … même si cela s’effectue par le biais d’un réseau social.

L’art. 174 CP réprime la calomnie, soit le comportement de celui qui, connaissant la fausseté de ses allégations, aura, en s’adressant à un tiers, accusé une personne ou jeté sur elle le soupçon de tenir une conduite contraire à l’honneur, ou de tout autre fait propre à porter atteinte à sa considération.

L’art. 173 CP, à savoir la diffamation, diffère de la calomnie en ce sens que la personne qui tient les propos diffamatoires ne connaît pas la fausseté des informations qu’elle propage.

Si la peine pour injure se monte à 90 jours-amende au plus, celle-ci peut atteindre une privation de liberté de trois ans, en cas de menaces ou de calomnie.

Attention avec les « like » car ils ont notamment pour effet de diffuser le post.

Publier n’est donc pas à prendre à la légère, et, simplement « liker » peut aussi avoir des conséquences pénales.

Aussi bien dans l’infraction de diffamation que dans celle de calomnie, propager une accusation ou un soupçon est déjà punissable. Il n’y a donc pas besoin d’en être directement l’auteur. Le simple fait de propager des propos diffamatoires constitue en soi une infraction pénale.


Activer le bouton «j’aime» ou «partager» d’une publication attentatoire à l’honneur sur Facebook peut constituer une infraction si la publication est ainsi communiquée à un tiers.


communiqué de presse du Tribunal fédéral du 20 février 2020

Dans son communiqué de presse du 20 février 2020, le Tribunal fédéral rappelle que, dans un arrêt 6B_1114/2018 du 29 janvier 2020, il a retenu qu’ « Activer le bouton « j’aime » ou « partager » d’une publication attentatoire à l’honneur sur Facebook peut constituer une infraction si la publication est ainsi communiquée à un tiers. Le Tribunal fédéral confirme sur ce point un jugement du Tribunal cantonal du canton de Zurich. Ce dernier devra réexaminer si, en l’espèce, ce sont bien des propos diffamatoires que l’accusé a propagés ».

Avec un like ou en partageant une publication, on s’engage déjà. Un simple like ne doit donc pas être considéré comme un acte personnel mais comme un acte public.

Quelques cas dans le viseur de la justice

Dans son arrêt 6B_644/2020 du 14 octobre 2020, le Tribunal fédéral a condamné un conseiller national pour discrimination raciale
(art. 261bis CP) car il avait publié, en 2014, sur son compte Twitter et Facebook « On en redemande ! » après une fusillade dans une mosquée.

Il y a, en outre, le cas du restaurateur valaisan qui a subi un déferlement de haine sur Facebook car la politique de l’établissement était de facturer les carafes d’eau. Au vu du nombre de commentaires et d’interactions avec la publication, c’est plus de 700 personnes qui font l’objet d’une enquête pénale pour cette seule affaire. Plus d’infos.

Parfois, il est possible de se retrouver devant la justice en pensant bien faire. C’est notamment le cas d’une dame qui a partagé une vidéo d’un enfant maltraité, pensant que cela permettrait de retrouver le tortionnaire. Au final, elle se retrouve mise en prévention pour représentation de la violence (art. 135 CP). Plus d’infos.

D’autres infractions telles que la pornographie (art. 197 CP), … peuvent être réalisées sur les réseaux sociaux mais le présent article, ayant pour but de sensibiliser, n’a pas pour vocation d’être exhaustif.

David PAPAUX

Les images du présent article proviennent de www.pexels.com et sont libres d'utilisation.

Digital Activism on K-Pop Twitter : A Mastery of Skill

Over the past few years, the »Hallyu », or Korean wave, has washed over the world. While in recent years, the main names in the media have been BTS or Blackpink, Korean pop music, referred to as kpop from here on out, has been growing in popularity globally since the early 2000s, with groups such as Girls’ Generation, Big Bang, Super Junior, TVXQ, and more.

Blackpink during their concert at the Zénith, Paris, 2019.

Being an international topic for over a decade, kpop and kpop fans have witnessed the apparition and evolution of a plethora of social media platforms. While still used, forums have been largely abandoned for Reddit, Instagram, TikTok more recently, and mostly Twitter. The latter is by far the core of the kpop community ; on Instagram, a lot of kpop related posts are simply comprised of Twitter screenshots, and Reddit posts often link back to Tweets.

SuperM during their concert at AccorHotels Arena, Paris, 2020.

This « hub » of the kpop community that is Twitter encompasses many and more different fandoms (group of fans of a certain idol group) ; these culturally heterogenous groups gathered around the topic and a culture that is different to them is a breeding ground for communication, conflicts and debates.

Despite the frequent disagreements between fandoms and within fandoms, there have been instances where kpop fans join together and put their differences aside in a common activist effort. Digital activism seems to be almost a weapon in the hands of kpop fans, who wield it with jaw-dropping expertise, for a majority of kpop fans are digital-born. Digital activism is thereby not a rare occurrence within the kpop community, most frequently battling cultural appropriation or racially conotated remarks by idols or hatred towards their idols. While these acts generally happen on a smaller scale, and are fandom specific, a recent event led to the entire community acting together.

After the tragic events leading to a resurgence of the BLM movement, an opposing group of people had created #WhiteLivesMatter. This hashtag, and the related #WhiteOutWednesday were quickly hijacked by K-pop fans, posting videos of their idols performing on-stage, also known as fancams. This hijacking led to the topic being trending for completely different reasons as what it had been meant for.
This first form of digital activism is called « hashjacking », for the WhiteLivesMatter & WhiteOutWednesday hashtags were hijacked with a completely different kind of posts.

Similarly, kpop fans also took over the replies of police Twitter accounts asking for videos of illegal activities during BLM protests. Sending in videos of their favorite kpop idols in the replies, as well as on the police’s app, causing it to shut down, kpop fans completely drowned out the actual footage requested by the police.
This second kind of activism, is slightly more difficult to define. Since it doesn’t use a hashtag, it can’t be called hashjacking. In a similar vein, it could be considered an act of contesting what people see. This is however not accurate either, as the kpop fancams and videos posted in the replies and on the police app weren’t showing an opposite point of view, which in this case would be police brutality. The content posted in this instance was of a completely different nature.

This is but one example of the many ways kpop fans make social media affordances their own. For example, when scandals surrounding idols hit, their die-hard fans usually take it upon themselves to « clear the searches ». In order to drown out the posts about the scandal, they trend certain positive topics related to the idols they seek to protect. Using Twitter’s affordance of topics, they don’t actually use hashtags to hide the scandal, but simply mass tweet certain phrases. This can be linked back to network theory, based on Castells observations ; without using hashtags, the structure of networks on Twitter is more crucial than the content itself. Topics become trending and are spread mostly through the network structure of the fandoms concerned by the specific scandal at hand.

As many occasions have shown, kpop fans can be a joint force to fear. Born along with the internet, they not only master the different uses of social media, but a big part of their socialization has been done on the world wide web, meaning that, from a young age, they have been socialized to many different cultures and are aware of many different social issues. As Bennett and Segerberg note, connective action, as opposed to collective action, has a starting point of « self-motivated […] sharing of already internalized or personalized ideas, plans, images, and resources with networks of others » (Bennett & Segerberg, 2012, 753). In this sense, digital socialization plays a crucial part in the internalization of said ideas, which can lead to activism in order to defend and live by these values. These factors, when combined with others, create a group of people ready to act against injustice and societal problems, using the internet as their platform.

References
  • Asdourian, Bruno. « Digital activism & hashtag » (class lecture, Communication, Organisation et Transformation Digitale I, Université de Fribourg, Fribourg, November 4, 2021).
  • Bennett, W. Lance, Segerberg Alexandra. 2012. « The Logic of Connective Action. » Information, Communication & Society 15, no. 5 (April): 739-768.
  • @lovelydoya. Twitter Post. May 31, 2020, 11:58 PM. https://cutt.ly/MYn3Gt7
  • Haasch, Palmer. « K-pop stants are using short videos called fancams to drown out racists online. This is how the movement started. » Insider. June 6, 2020. https://www.insider.com/kpop-fancams-explained-stan-twitter-history-whitelivesmatter-police-app-2020-6
  • Mercier, Coraline. Blackpink in Paris, 2019. Photograph. May 26, 2019.
  • Mercier, Kim. SuperM in Paris, 2020. Photograph. February 28, 2020.
  • @thetaeprint. Twitter post. may 10, 2020, 7:38 PM. https://cutt.ly/JUuLJkj

Shutting down the web

How governments are threatening freedom online

Not only since the COVID-19 pandemic billions of people are using the internet every day. We are communicating with our friends and families, making business, dating people, creating art, watching videos and so much more! The internet has really emerged to a virtual place where everything is possible and the digital transition, most intensely probably during the last two years, has been changing the way we are living. We are not only ordering food or working from home – a big essential part of our lives happens online and the fast changes in technology influence the pace we live in.

But what if all this… just disappeared? There are people that now would say: “Ain’t gonna happen!” But last year, the largest data center in Europe burned down – destroying many servers, even more information and probably the naïve belief that everything that I save in the cloud doesn’t need a physical storage (hint: it does).

The largest data center in Europe burning down in Strasbourg last year.

Okay, but this is happening by accident and doesn’t really affect a whole country.

The only question is: what if there is no accident and a government shuts down the internet intentionally? For the citizens of this country the consequences would be tremendous, socially as well as economically. Unfortunately, this is happening – and in 2020, it happened over 155 times in 29 countries.

How does an internet shutdown look like?

Internet shutdowns have many faces – sometimes the access to the whole internet is blocked, sometimes only certain websites are censored. Occasionally the bandwidth is limited so people cannot share photos or videos of protests for example. The duration of an internet shutdown can run from only a couple of hours to days or even months.

How do these governments proceed and why is it possible?

Most internet shutdowns happen in Asia, followed by the middle east and north Africa. In countries without any democratic control, the ruler can just command the national internet provider(s) to shut down diverse functions or the internet in total. This is often the case when authoritarian state leaders want to secure their power and it often happens during times of unrest or before elections.

In the example of Uganda, the opposition candidate Bobi Wine, had been sentenced to house arrest and a lot of the pre-election was happening online on social media like Twitter. To interrupt this communication, the Ugandan president, Yoweri Museveni, has shut down the internet just until the elections have happened in order to secure his power.

A video regarding the Internet shutdown in Uganda can be found here: https://www.dw.com/en/uganda-shuts-down-internet-during-presidential-election/av-56243961

Left: President Yoweri Museveni, right: Bobi Wine

But also harmless-seeming shutdowns like in India where the state turned off the internet to prevent students from cheating during an exam phase provides harmful tendencies away from the free internet.

What does this mean for us in Europe?

On the one hand, we should be paying attention to internet shutdowns worldwide and we should criticize them. Even though the fear of something alike in Switzerland or France can be rather low, we also see negative tendencies away from the free internet in Europe. Some content is not available everywhere, for example due to Geoblocking. And most of the communicational traffic is nowadays relying on Meta, Google or Amazon services. Recognizing that only a few companies have the power over the most parts of our communication can be frightening – or at least frustrating. Without any judicial process, companies can block people or delete content – having huge impacts for those affected.

When our lives turn more and more online, it can’t be a good idea to transfer the power over our personal data to only a few companies or governments. We should hold these involved parties accountable, only give access to what is really necessary and act towards a more decentralized web, so that the internet can stay like that, what it was made for:

a free place that is accessible for everyone.

Author: Robin Fichtner

Sources:

  1. https://www.faz.net/aktuell/feuilleton/medien/groesstes-rechenzentrum-europas-brennt-komplett-nieder-17241629.htm
  2. https://www.accessnow.org/keepiton/
  3. https://www.bbc.com/news/technology-51620158
  4. https://www.washingtonpost.com/world/2021/09/29/india-exam-cheating-internet-shutdown/
  5. https://media1.faz.net/ppmedia/aktuell/feuilleton/medien/245409520/1.7241639/width610x580/viel-war-nicht-zu-retten.jpg (Picture 1)
  6. https://static.dw.com/image/55544493_401.jpg (Picture 2)

Die Invasion von Squid Game in der Werbung

Squid Game war im Herbst 2021 in aller Munde. Besonders auf Social Media Plattformen wie TikTok und Instagram gingen Videos zur Netfixserie viral. Die südkoreanische Dramaserie Squid Game wurde am 17. September 2021 auf Netflix in 190 Ländern veröffentlicht und stürmte kurz darauf die Netflix Charts. In der beliebten Serie geht es darum, dass hochverschuldete Personen an einem Spiel teilnehmen und dabei umgerechnet knapp 17 Mio. Franken gewinnen können. Um das Geld zu gewinnen, müssen sie Kinderspiele spielen. Zu Beginn weiss aber niemand, dass die Verlierinnen und Verlier mit dem Tod bestraft werden. 

Der Hype rund um Squid Game

Bereits ein Monat nach Veröffentlichung wurde die Serie 142 Mio. mal auf Netflix abgerufen. Squid Game ist somit bis dato die erfolgreichste Netflixserie aller Zeiten. Bei einem solchen Erfolg erstaunt es kaum, dass kurze Zeit später auch in der Schweiz die Serie in aller Munde war. Auf Social Media Plattformen kam man nicht drum herum, Memes und Videos zu Squid Game zu sehen. Darunter waren Beiträge zu Filmtheorien rund um die Serie, welche die Lücken zu schliessen versuchten, aber auch Videos von Personen, welche die Spiele nachstellten. 

So dauerte es nicht lange bis die Serie in der Werbung Einzug fand. In der dritten Folge der Serie müssen die Teilnehmerinnen und Teilnehmer eine Form auswählen und diese dann mit einer Nadel aus einem Dalgona Keks ausstechen, ohne die Form zu zerbrechen. Daraus entstand der Dalgona Trend auf TikTok. Diverse Schweizer Unternehmen folgten dem Trend und liessen ihre Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter das Spiel nachspielen. So postet DAR-VIDA ein Video, in welchem der Mitarbeiter ihr Logo ausstechen sollte. 

@darvidacracker Cracker cracken halt. 🤭😅#darvidacracker #squidgame #honeycomb #cracked #fd #switzerland #schweiz ♬ original sound – 𝖎𝖓𝖉𝖎𝖎

Auch andere Unternehmen wie Pepsi oder Wernli sprangen auf diesen Zug auf. 

@wernli_biscuits Läuft bei uns 😁 #fyp #foryoupage #wernlibiscuits ♬ original sound – 𝖎𝖓𝖉𝖎𝖎

Ausserdem präsentierte Aldi Suisse die Dalgona Challenge inklusive passendem Guetzli Rezept auf derem Tiktok Kanal.

@aldi_suisse Wir zeigen dir wie du das Squid Game Guetzli backst. 😆🍪 #aldisuisse #mehrfürsleben #squidgame #squidgamenetflix #squid #guetzli #keks #backen #bake ♬ Originalton – ALDI_SUISSE

Neben der Dalgona Challenge fanden Unternehmen auch andere kreative Wege, um die Serie auf ihrem Profil zu integrieren. So postet Coop ein Video mit dem Couvert-Spiel. In diesem Spiel versucht man mit einem Couvert, das Couvert des andere umzudrehen. In der Serie aus einer U-Bahn Station bekannt, sieht man im Video zwei Personen in einer Coop Filiale eben dieses Spiel spielen. 

@coop_ch “.. heute bei uns im Coop. Was machen die da?“ #meincoop #squidgame ♬ original sound – Lioncolony

Oder die Auto Versicherung Smile setzte das Spiel Red Light Green Light aus Squiq Game in einem Comedy Video mit einer Autofahrerin um. 

Warum Unternehmen auf den Squid Game Zug aufspringen

Immer mehr Unternehmen springen also auf diesen Zug auf. Manch einer fragt sich sicher weshalb? Der Grund dafür liegt in der Reichweite, die solche Beiträge generieren. Videos dazu gingen vor allem auf TikTok viral. Zusammen haben alle Videos mit dem Hashtag #Squidgame zu über 67.2 Milliarden Aufrufe geführt. Und auf Instagram findet man mit demselben Hashtag 1.7 Mio Beiträge. Die Videos kommen bei der Community gut an und es werden fleissig Herzchen verteilt. Gerade lustige und überraschende Videos und Bildbeiträge werden von der Community sehr wohlwollend aufgenommen. Daher auch der Reiz für Unternehmen solche Videos zu produzieren. Oftmals werden nämlich Squid Game Beiträge viel häufiger geklickt als andere Beiträge desselben Unternehmens. Auch die Interaktion unter solchen Videos ist höher als sonst. Es ist für Firmen eine der besten Möglichkeiten sich kostenlos zu präsentieren und Ihre Marke zum Teil einer Konversation zu machen, die so allgegenwärtig ist, dass die Algorithmen sie nicht unterdrücken können. Unternehmen gewinnen dadurch an Bekanntheit und machen gerade eine jüngere Zielgruppe auf sich aufmerksam. Frank Bodin  aus der Werbebranche meint dazu, dass Schweizer Firmen mit diesen Squid-Game Werbeposts gezeigt haben, dass sie aktuell und nahe am Zeitgeist sind. 

Neben Herzchen gibt es auch Kritik 

Der Trend schlägt aber nicht nur positive Wellen. Immer mehr wird auch Kritik daran geäussert, dass etablierte Unternehmen sich mit einer Serie mit expliziter Gewaltdarstellung in Verbindung bringen. Es wird hinterfragt, weshalb Unternehmen ihre Marke mit Mordspielen in Verbindung bringen müssen.  Marketing Expertin Sarah Seyr meint dazu in einem Interview mit 20-Minuten, dass sie es auch versehen könne, wenn Firmen nicht mit einer brutalen Serie in Verbindung gebracht werden wollen. «Solche Kampagnen sind je nach Brand nicht zu empfehlen. Ein Wernli-Guetzli ist an sich harmlos, aber bei einem Werkzeug wäre solche Werbung schon umstritten».

Trends führen zu keiner direkten Verbindung

Man muss auf der anderen Seite aber auch sehen, dass es sich hierbei um Trends handelt. Bei einem Marketingtrend wird kein Anspruch darauf erhoben, sich mit dessen Inhalt auseinander zusetzen. Es wird in der Realität kein Zusammenhang zwischen der Serie und dem Produkt hergestellt. Es geht hierbei nur darum eine junge Zielgruppe anzusprechen und die Marke mit dem Hype um die Serie zu verbinden. Die Integration von einem Trend auf den eigenen Plattformen kann somit die Glaubwürdigkeit bei der Zielgruppe verbessern. Nutzt man als Unternehmen einen solchen Trend, ist es wichtig schnell zu sein. Mit jedem Tag der vergeht, wird es nämlich schwieriger etwas spezielles und aussergewöhnliches zu posten und ein kopiertes Video bekommt schnell einen faden Nachgeschmack. 

Die Serie Squid Game hat wieder einmal gezeigt, dass Phänomene aus der Popkultur wie Serien vom Marketing genutzt werden, um die Bekanntheit zu fördern und sich bei der Community beliebt zu machen. Ob man das nun gut findet oder nicht, ist jedem selbst überlassen. Die Zahlen zeigen aber, dass es funktioniert. Dennoch lässt der Gedanke daran schmunzeln, dass Unternehmen aus einer Serie Profit generieren, welche von verschuldeten sozialen Absteigerinnen und Absteigern erzählt, die von Unternehmen an den Rand der Gesellschaft gedrängt wurden. 

Quellen:

https://www.20min.ch/story/jetzt-wollen-auch-schweizer-firmen-vom-squid-game-hype-profitieren-316884810541

https://omr.com/de/squid-game/

https://www.nbcnews.com/pop-culture/tv/squid-game-references-brand-ads-dystopian-rcna3871

https://marketing.ch/squid-game-hype-um-netflix-serie-erobert-die-marketingkanaele-von-schweizer-unternehmen/

https://www.srf.ch/kultur/film-serien/netflix-serie-squid-game-warum-wir-diese-unertraeglich-brutale-serie-ertragen-wollen 

Transformation digitale: l’influence de la technologie sur la communication et les relations

La transformation digitale transforme-t-elle totalement notre façon de vivre? Quelle est son influence sur notre manière de communiquer? Change-t-elle nos relations?

L’homme a toujours communiqué, que ça soit à travers un langage particulier, des dessins, ou encore des gestes et expressions faciales. L’arrivée de la technologie et des changements qu’elle a impliqués ne changent pas le besoin de communication. La transformation digitale a simplement modifié notre manière de communiquer. Des problèmes ont été résolus: les réseaux sociaux permettent de discuter instantanément avec des amis à l’autre bout du monde. Plus besoin d’attendre plusieurs semaines pour une lettre, WhatsApp, Facebook ou encore Twitter sont là pour partager les informations.

Mais d’autres problèmes apparaissent. Certains viennent de l’évolution de la langue, d’autres des outils de communication. Dans ce court article, je vais présenter quelques facteurs qui mènent à des conflits et proposer des pistes pour mieux les anticiper.

La langue

La langue est vivante. Elle change, elle s’enrichit, parfois se simplifie. Liée à la société et la culture, la langue n’est pas statique et la technologie joue un grand rôle dans cette évolution. Pouvoir voyager à l’international et être en contact avec d’autres langues a créé parfois des mélanges, des ajouts, comme par example l’utilisation d’anglicisme. Des mots qui autrefois avaient un certain sens reçoivent une nouvelle définition. D’autres sont créés en relation avec certains évènements.

Quelques exemples très simples d’évolution des mots seraient « application », « cloud » et « fake news ». L’étymologie du premier vient du latin classique « appliquare », poser. Une définition serait « action d’appliquer une chose sur une autre, afin qu’elle y adhère et qu’elle la recouvre ». Avec l’arrivée de l’informatique, un nouveau sens a été ajouté, celui de l’application sur la tablette ou le téléphone portable.

Le deuxième mot,« cloud » en anglais, signifie premièrement « nuage ». Maintenant, le cloud désigne aussi un serveur sur lequel des données et programmes peuvent être sauvegardés et sont rendus accessibles par Internet. L’infographie de Decluttr donne plusieurs autres exemples de mots redéfinis par la technologie.

Finalement le terme « Fake News », qui désigne une information délibérément fausse partagée le plus souvent sur internet, a vu son utilisation exploser avec Donald Trump en 2016. Mot très peu utilisé avant la campagne électorale américaine, est devenu viral avec les tweets de l’ancien président.

Venant directement de grandes entreprises, les termes « to photoshop », « to google », ou encore « to skype » sont maintenant fréquemment utilisés en anglais. En Suisse, « twinter » (venant de l’application « Twint », permettant le transfert d’argent d’un utilisateur à un autre) est souvent utilisé. Alors que ces exemples semblent simples, beaucoup d’autres mots ou expressions portent à confusion. Certaines personnes pourraient ressentir un sentiment d’incompréhension et donc s’exclure de la conversation. Être conscient que tout le monde ne connait pas la nouvelle définition ou le mot est très important lors de projet dans des équipes avec une grande diversité d’âge, mais aussi de nationalité.

Se tenir informer des nouvelles technologies et des mots créés en relation avec ces dernières est donc un élément important. Être attentif aux différentes générations présentes dans le groupe amène à un dialogue plus ouvert et bienveillant. Et afin d’éviter tout quiproquo, il ne faut pas hésiter à demander la signification du mot selon la personne. Cela parait simple et intuitif, seulement l’égo aime parfois compliquer les choses.

La communication écrite numérique

Premièrement, la communication écrite permet de modifier la manière dont le message est transmis avant de l’envoyer. Seulement, cette plus grande réflexion sur les mots utilisés ne réduit pas les conflits. Il est compliqué dans un e-mail de montrer ses émotions, ses sentiments. Une critique positive peut être comprise comme un reproche.

Les emojis pourraient être une solution. Ces pictogrammes représentant des émotions ou des personnages sont utilisés par tout le monde. Recevoir un e-mail professionnel de son patron contenant des emojis n’est plus inimaginable. Mais à nouveau, quel sens donner à chaque pictogramme? Chacun peut les percevoir différemment. Et dans quelle situation est-il accepté de les intégrer dans un texte officiel? Influencent-ils la légitimité et le sérieux de la publication ou de l’e-mail? Plusieurs recherches sont menées pour mieux comprendre l’arrivée de ce phénomène dans le cadre professionnel.

Un autre défi lié à la communication numérique vient de l’anonymat ou de la distance humains: pouvoir se cacher derrière un écran, ne pas avoir la personne en face, enlève une certaine barrière au contrôle de soi. Lors d’un débat sur Twitter, Facebook ou sur des forums, les commentaires haineux vont apparaitre plus facilement et c’est ensuite l’escalade. Dans le même genre, un problème de compréhension par e-mail sera très compliqué à résoudre et risque d’empirer rapidement sans communication orale. Critiquer devient plus facile en ligne.

Avec la pandémie, le télétravail est devenu une réalité et une nouvelle solution. Seulement, rester chez soi et communiquer seulement à travers un ordinateur/téléphone mène à une dé-personnalisation des relations. L’investissement pour avoir de bonnes relations est réduit.

Conclusion

La transformation digitale influence énormément le langage et nos relations avec les autres. Fondamentalement, les activités restent les mêmes qu’avant, mais notre manière de les réaliser et d’appréhender les choses ont évolué.

Les problèmes listés ici doivent être perçus comme des défis pour toujours s’améliorer. Il faut prendre chaque changement comme un tremplin pour toujours mieux communiquer. Afin de sauter encore plus haut, ne jamais oublier d’être créatif et attentif au monde qui nous entour.

Olivia André

Sources

https://www.siliconrepublic.com/wp-content/uploads/2016/06 Decluttr_Language_of_Tech_FINAL-01.png

https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2018/10/21515-comment-le-numerique-revolutionne-notre-maniere-de-penser/

https://theconversation.com/how-technology-is-changing-language-and-the-way-we-think-about-the-world-35856

https://www.languagewire.com/fr-fr/blog/how-language-evolves

https://www.letemps.ch/no-section/propre-lhomme-nest-communication-langage

Garantir un taux de lecture de +90% de son message reste une réalité du monde numérique d’aujourd’hui !

Grâce au marketing digital et à l’évolution rapide du monde numérique, de nombreuses façons de promouvoir son entreprise ou son produit ont émergées ces dernières années. Vous avez certainement déjà entendu parler des fameux canaux tels que les courriels, les bannières publicitaires, Google Adwords et les campagnes publicitaires sur Facebook. 

Une vérité accepté aujourd’hui par une majorité des marketeurs est que le format mobile est devenu plus important que n’importe quel autre format. 92% de la population suisse détenant un téléphone intelligent (smartphone) selon SMSup.

Un deuxième constat est que la quantité d’informations publicitaires a fortement augmentée et nous devons au quotidien filtrer les informations qui nous sont utiles des autres, en moyenne 1’200 selon l’agence My Media. Il devient donc très important de pouvoir atteindre un public de manière très ciblée, qui sera donc plus réceptif à notre message.

Qu’est-ce que le SMS Marketing ?

Le SMS marketing ou marketing par sms consiste à envoyer des campagnes promotionnelles ou des messages transactionnels via des messages texte (Short Message Service). Ces messages sont essentiellement destinés à communiquer des offres limitées dans le temps, des alertes ou des notifications à des clients qui ont consenti à les recevoir.

Mais alors, pourquoi utiliser le sms dans notre communication marketing ? Le marketing par SMS vous offre l’opportunité idéale de vous connecter avec vos clients sur les appareils qu’ils transportent avec eux toute la journée, tous les jours. Les clients envoient des SMS, alors pourquoi pas vous ?

L’avantage du SMS par rapport à d’autres plateforme est qu’il n’est pas perçu par ses utilisateurs primairement comme un canal de communication publicitaire, mais comme un moyen de communication avec son réseau. Utiliser de la bonne manière, il permet donc de pénétrer dans la sphère privée de son récepteur, ce qui lui confère l’avantage d’avoir un taux de lecture plus élevé.

Pour quel secteur le SMS marketing peut être adapté ? 

Les SMS professionnels peut être utile pour tout type de secteur d’activité qui souhaite échanger avec ses clients de manière rapide et efficace

Voici quelques exemples d’utilisation : 

  • Dans le secteur d’hôtel et restauration vous pouvez rappeler à vos clients leurs réservations ;
  • Les grandes entreprises peuvent communiquer leurs actualités et nouveaux produits ;
  • Les commercent peuvent rappeler leurs rendez-vous et offrir des offres de vente incitative (upselling) ou croisée (cross selling) ; 
  • Les sites e-commerces peuvent relancer les clients pour réduire les paniers abandonnés ; 
  • Pour partager les informations importantes d’un évènement ; 
  • Diffuser les informations officielles, gouvernemental ou autres (comme durant la crise sanitaire en Suisse avec les SMS d’avertissement de cas contact) ;

SMS Marketing connecte les marques et leurs clients…

…d’une manière personnelle

Le portable est la première chose que la plupart des gens recherchent lorsqu’ils se réveillent, ce qui montre que les clients ont une relation très personnelle avec leurs téléphones. Le SMS marketing permet aux entreprises de communiquer avec leurs clients plus facilement, de manière plus intime

…d’une manière simple mais efficace

Il est très simple d’envoyer un SMS. Mais l’astuce est d’avoir une conversation engageante lorsqu’elle est limitée à environ 160 caractères à la fois.  Les statistiques montrent que 52% de clients qui ont reçoivent les sms professionnels se rendent sur le site web. Ensuite, 43% de clients effectue un achat en ligne après avoir reçu un SMS professionnel.

Dans une étude de My Media résumée ci-dessous, il est démontré que le taux de mémorisation à une publicité sur divers canaux communs au monde de la publicité est bien inférieur au taux de conversion d’un SMS.

Graphical user interface

Description automatically generated
Bêta de mémorisation, évaluation de My Media

…d’une manière très ciblée

Étonnamment, la majorité des consommateurs sont très réceptif à interagir avec les entreprises par SMS, tout comme ils le sont avec leur famille et leurs amis. Si votre offre est pertinente et rédigée spécifiquement pour le client, vous êtes sûr d’établir un lien. Pourtant personne ne veut que son téléphone soit inondé de textes indésirables, il est donc préférable de ne pas abuser de ce canal de communication, mais de l’utiliser comme soutien d’autres canaux plus répandus.

En résumé, on peut dire qu’il est possible de garantir un taux de lecture supérieur à 90%. Cependant cela demande une forte élaboration stratégique incluant un choix minutieux du message et du canal utilisé. Pour cela le SMS marketing est un canal tout désigné qui permet d’atteindre ce but.

Jonas Renggli, Managing Partner @ Be Creative

Les raisons pour lesquelles le SMS marketing doit être privilégié par rapport au canal de la newsletter…

  • Taux d’ouverture élevés : Les taux d’ouverture des SMS peuvent atteindre 98% dans les 15 minutes suivant la livraison, ce qui en fait un canal de marketing direct viable – SMSup
  • L’engagement des clients : Les clients bénéficient de traitements exclusifs, et une copie marketing par SMS bien conçue peut les faire se sentir spéciaux.
  • Exposition de la marque : Selon des études, 45% des consommateurs répondent aux messages texte de marque.
  • Fidélité à la marque : Des efforts de marketing par SMS en masse bien planifiés stimulent l’engagement des clients et la fidélité à la marque.

Pour conclure, une campagne de marketing SMS bien planifiée et correctement exécutée peut aider à rapprocher votre entreprise de vos clients, car dès qu’un SMS est reçu, il attire l’attention de l’utilisateur. Surtout le marketing SMS est très efficace si vous souhaitez une connexion immédiate avec vos clients.

LinkedIn – burnout or career maker?

Sure, LinkedIn helps you connect with potential employers or interesting people in the professional world… but isn’t LinkedIn just another platform for self-promotion and -profiling? In the end, do we really benefit from using LinkedIn?

Endless pressure to succeed

Recently, one notices more and more posts like the one shown in the above picture. The reason for such posts lies in the incentives of LinkedIn. One is encouraged to present oneself as a brand as well as possible. Only this leads to a dynamic that knows no bounds. This is what the following list of points says, which LinkedIn increasingly demands of us:

  • Diplomas
  • Skills
  • Commitments
  • learnings
  • posting personal challenges
  • insights
  • commenting regularly on other posts
  • etc.

All this in order to continue to look interesting to the LinkedIn world (1). This dynamic can put social pressure on participating people, which is not unproblematic in times of #mentalhealth debates. Digitalisation makes it possible to do more tasks in the same amount of time. Studies such as the Job Stress Index 2020 show (2) that we feel more and more stressed these days; around 30% of those in employment feel emotionally exhausted. The fact that permanent stress can lead to burnout or depression, as the USZ states on its website, is no longer a secret (3). Younger people are particularly at risk, as they do not yet have sufficient strategies for coping with stress. Simply staying away from LinkedIn altogether is not easy either. Because as a student, it is often suggested that one should create a profile in order to be able to present oneself optimally in the professional world and to eventually find a top employer.

Conscious use as a solution

Boycotting does not change LinkedIn. Because these developments are not LinkedIn’s fault. It is us, the people, who make LinkedIn what it is today. And if we want to change the LinkedIn world, we have to actively engage in it and stand up for more honest authenticity in the network. Just like Ghandi says…


«Be yourself the change you wish to see in this world.»
Mahatma Gandhi

Perhaps with the creation of a new hashtag like #realinkedIn? Other platforms also struggle with the problem that certain dynamics or topics take on a life of their own or hate debates sometimes arise. The internet is not a lawless space. But since the path of censorship cannot be the right one, it is all the more important not to leave the field to the loud voices and populists among us. After all, we all want the same thing: for people to take us as we really are, without having to pretend. Now it is in the hands of reasonable people to implement this in the digital space as well. We can be curious to see what the further developments will be. Because a platform with nothing but superhumans is no use to employers either…

What are your experiences with LinkedIn?

More on this topic:

Sources:
(1) https://www.zeit.de/digital/internet/2020-10/linkedin-soziales-netzwerk-jobs-kontakte-karriere/komplettansicht
(2) https://gesundheitsfoerderung.ch/betriebliches-gesundheitsmanagement/grundlagen-und-studien/job-stress-index.html
(3) https://www.usz.ch/krankheit/stress/


Hashtivisme

Le Hashtivisme est la contraction du mot hashtag et activisme. C’est donc de l’activisme sur les médias sociaux grâce au hashtag . Il permet de se battre, de défendre, de montrer son engagement envers une cause ainsi que d’augmenter la sensibilisation du public.


Les débuts

Le hashtag date de 2007. Il a été utilisé dans le but de pouvoir retrouver tous les messages liés à un sujet en particulier, et ce facilement.

La première utilisation du hashtag

L’activisme n’est pas nouveau, il existait bien avant l’apparition du hashtag et des médias sociaux, mais le Hashtivisme permet de s’adapter au monde actuel qui est de plus en plus connecté.


Hashtivisme, les bienfaits !

Le Hashtivisme permet de montrer son engagement envers une cause mais aussi de faire connaître au plus grand nombre les préoccupations et les problèmes mondiaux et sociétaux. Ça va même plus loin, car le Hashtivisme permet de réclamer justice. On a vu ces dernières années l’impact que pouvez avoir certains hashtags comme #BlackLivesMatters, #MeToo, #HeForShe, #ClimateChangeIsReal etc.

Juste en regardant l’image ci-dessus, on se rend compte du nombre de tweets lié au hashtag #BlackLivesMatter et par là de l’impact impressionnant d’un seul petit hashtag. Cela touche et sensibilise énormément de monde avec un seul petit caractère (#) au départ.


Infographic showing 390M Tweets about Black Lives Matter since 5/25

Le Hashtivisme a aussi le pouvoir de changer les choses par exemple pour #MeToo, des hommes puissants ont perdu leur emploi ou poste important. Il est vrai que la justice n’est pas toujours rendue suite à ces campagnes de hashtag, cependant, il y a quand même une évolution, une prise de conscience qui débouche sur une prise de parole, du soutien, un certain engagement.

Bien entendu que le Hashtivisme peut être utilisé de différentes manières et peut donc aussi aller à contre sens de ce qui est souhaité.


Les dérives

L’utilisation de Hashtivisme permet aussi au détracteur d’utiliser les hashtags d’une cause pour exprimer leur opposition à une opinion inverse tout en ayant une visibilité forte, c’est ce qu’on appelle du Hashjacking.

En outre, il est possible d’utiliser un hashtag pour opprimer ou harceler, comme par exemple récemment en France, avec le Hashtag #Anti2010, qui a pris énormément d’ampleur avec plus de 40 millions de hashtag sur TikTok et qui a pour but de harceler des collégiens car ils sont nés en 2010. Ça a provoqué une montée de haine envers les 2010 mais aussi énormément de peur auprès de ces jeunes. Donc avec un simple hashtag on peut faire beaucoup de bien comme de mal.

Pourquoi un hashtag anti 2010?

Conclusion

Comme dit précédemment, l’activisme n’est pas nouveau mais l’utilisation des médias sociaux et surtout du hashtag a permis de toucher les gens en plus grand nombre et plus rapidement.

Ce petit caractère, d’abord introduit pour trier les « tweets » par sujet, a maintenant son propre pouvoir. « 

CafeBabel

Suite à de le Hashtivisme , il n’y a pas toujours eu de suite judiciaire , mais cela a permis de réunir, de sensibiliser, d’aider et de libérer la parole. De plus, avec l’utilisation des médias sociaux, on peut toucher des gens des quatre coins du monde autour d’un seul et même sujet. Et même si des dérives existent comme pour tout, le Hashtivisme a permis beaucoup de bienfaits et permettra encore de nombreux bienfaits.


Sources


Relecture par Valérie Maye

Le « Slacktivisme » : Où comment militer depuis son salon

Le « Slacktivisme » est un phénomène qui s’est développé avec l’avènement des médias sociaux. Pourtant, cette mobilisation purement digitale a essuyé quelques critiques et est souvent considérée par ces détracteurs comme une forme de participation dite paresseuse.

Une mobilisation en un clic  

Le « slackivisme » est un mot-valise pour qualifier la participation citoyenne sur Internet comme un « militantisme paresseux ». Défini par les Nations Unies comme le fait de « support a cause by performing simple measures [… ] not truly engaged or devoted to making a change » (Cf. UNAIDS Outlook Report, July 2010 : 143).  

Pour soutenir une cause, ces « slacktivistes » vont modifier leur photo de profil sur les médias sociaux, signer une pétition ou encore retweeter des publications. Dans son article sur « Les mutations du débat public en ligne », en 2019, Romain Badouar, Chercheur au Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM), analysait ce phénomène :

« Les likes sur Facebook, les retweets sur Twitter ou les signatures sur les plateformes de pétitions correspondent à des formes de participation très peu contraignantes, où une opinion peut être exprimée en un clic », Romain Badouar

Quelques exemples de « slackivisme » : 

En 2020, à l’initiative du mouvement #blackouttuesday, des millions de personnes avaient publié un carré noir comme nouvelle photo de profil.
Suite aux attentats du 13 novembre 2015, nombreux sont les utilisateurs de Facebook qui ont utilisé le filtre bleu-blanc-rouge en soutien aux victimes du terrorisme.

Le « Slacktivisme » : une réelle utilité ?

Ce militantisme, jugé par beaucoup comme un activisme de salon, a fait énormément débat ces dernières années. L’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama sous-entendait que cette mobilisation sur les médias sociaux n’était pas suffisante : 

« That’s not activism. That’s not bringing about change. If all you’re doing is casting stones, you’re probably not going to get that far », Barack Obama

Ces détracteurs arguent souvent sur l’inefficacité de cette pratique. L’instantanéité, la vulgarisation des publications impliquent un fort engagement des utilisateurs, mais qui se traduit rapidement par un désengagement. Pourtant, plusieurs récentes études semblent indiquer que le « slackivisme » contribue efficacement à la diffusion d’idées peu connues. Si chacun apporte sa pierre à l’édifice en partageant ces revendications, il est alors possible de créer un consensus à l’échelle mondiale sur des problématiques sociétales.

« Clicktivism has a major effect in terms of offering movements an alternative pathway to the public », Freelon, professeur à l’Université de Caroline du Nord

« Ce que montrent les études, par contre, c’est qu’en exposant les personnes à ce genre de couverture, par exemple au racisme systémique ou au profilage racial, ça finit par influencer leur raisonnement. Ça permet aussi de changer, à long terme, les structures et les institutions », Rémy-Paulin Twahirwa, doctorant en sociologie.

Finalement, qu’on milite depuis notre salon ou dans la rue, le plus important est de se battre pour des valeurs qui nous tiennent à cœur.

Auteure : CHANONY Marion

Sources :

https://www.lapresse.ca/societe/2020-06-03/slacktivisme-militantisme-paresseux-ou-utile
https://www.citizenlab.co/blog/civic-engagement/slacktivism/
https://www.bbc.com/future/article/20200915-the-subtle-ways-that-clicktivism-shapes-the-world
https://www.lecho.be/economie-politique/international/general/le-slacktivisme-revolution-numerique-ou-mobilisation-de-canape/10286147.html
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-slacktivisme-ce-concept-qui-pourrait-relancer-la-participation-des-jeunes-aux-elections_fr_60b7938de4b001ebd46cab16
https://start.lesechos.fr/innovations-startups/tech-futur/changeorg-qui-se-cache-derriere-le-numero-1-de-la-petition-1175090
https://www.erudit.org/fr/revues/documentation/2018-v64-n4-documentation04730/1061790ar/

Images : 

https://www.slate.fr/story/110155/polemiques-filtre-bleu-blanc-rouge-facebook
https://parismatch.be/actualites/societe/391039/pourquoi-tout-le-monde-est-en-train-de-remplacer-sa-photo-de-profil-par-du-noir-sur-facebook

Twitch: a new way of crowdfunding?

Both online chess games and Chess channels on Twitch have experienced a massive development during the lock-down due to the Covid-19 pandemic. TV show success “The Queen’s Gambit” increased the popularity of these channels after its release on the 23rd of October 2020. The questions you may ask? What is a Twitch channel? Why would people watch it? How would they benefit from watching a channel dedicated to a topic like chess? We will answer these questions with the example of WFM (Women Fide Master) Anna Cramling Bellon’s Twitch channel, to which I have subscribed.

WFM Anna Cramling playing some chess games against her father, Grand Master Juan Bellon. Those games were broadcasted live on Twitch before being available on YouTube.

A mix between chess, fun, and a welcoming community, but also a way to support creators

A Twitch channel is an online service allowing a streamer to live broadcast content and interact with his viewers, or even play with (or against) them. We can classify it in both “User-generated content” and the subcategory “Viewer-generated content.”

We can sort the viewers into three categories, according to their commitment to the channel :

  • The viewer, or passive watcher,
  • The follower, who can write on the chat,
  • The subscriber, who, in this chess channel, can be granted privileges during a stream, as challenging Anna Cramling herself on a chess game or playing in her team during a subscribers’ battle (people have to write their name in the challenge queue in her Discord server when this possibility is available) or having their game analyzed during dedicated sessions.

Black pieces to play. Can you find the moves to win this game? The solution is displayed at the end of the article. All the moves White pieces have to play are forced.

Twitch offers to streamers who start having success the possibility to become Twitch affiliates, and therefore, opening the possibility to get subscribers and donations through virtual money called “Bit” people can purchase with real currencies. Successful affiliate streamers can apply to become Twitch partners and receiving revenues from advertisement. Subscription fees are equally shared (50/50) between Twitch and the affiliate or the partner. The streamer earns a monetary counterpart from Twitch for every Bit he receives. Subscription can either be concluded for a month, three months, or six months. The basic subscription fee costs 4.99$.

Unlike the traditional crowdfunding website that fixes a monetary objective to reach in an amount of time, Twitch offers another way to finance online broadcasting: the subscription and the support through Bits and advertisement. As long as the channel is going on, the project is going on as well. It means the creator has to offer content that gives incentives to subscribers to carry on their subscriptions and renew them. Anyone can be a subscriber on a Twitch-affiliated or partnered channel as long as the subscriber decides to subscribe himself. A viewer/follower can receive a subscription from another subscriber, and therefore be a subscriber for a given period. At the end of the period, he can either chose to subscribe or be a viewer/follower again. Some of the subscribers are like mécènes, donating several subscriptions each month because they want to help to increase the community created by the streamer. The streamer can display tools and weblinks on his Twitch homepage. Some of these tools can be links related to socials media. Other weblinks redirect to a PayPal or Patreon webpage, to offer a donation. Twitch is a new possibility of crowdfunding for online broadcasting.

Julien D. vs WFM Anna Cramling, 2021, simul game
White pieces to play. Find the two critical moves that will grant the white player a full piece advantage. Black player’s answer to white player’s first move is nearly forced. The solution is displayed at the end of the article.

A chess streamer is playing chess during his stream but also manages to have other games streamed as well, or performing other live activities like cooking or baking a pizza during a live stream. The chess streamer also has to interact with his community during the streams, like organizing online tournaments for them, commentating or analyzing chess games, teaching masterclasses about openings, or invite his/her subscribers to challenge him/her on chess.com or lichess.org (sometimes, the viewers are invited to challenge him/her as well). Interactions between the streamer and his community are frequent.

Most of the chess streamers are Chess Masters, so basically, any viewer can have the possibility to play a game against a Chess Master. One of the best ways for a Chess Master and streamer to play against his community is to organize a simul, allowing him to play up to 20 different boards online simultaneously, and giving, therefore, his opponents more time to think. Playing against a strong opponent like a Chess Master is an enjoyable experience.

A focus on WFM Anna Cramling’s channel: being an active subscriber

 I have learned chess at the age of 10 and playing chess games occasionally, but not competitively, and never in a club. From time to time, I also watched Twitch content not related to chess, but videogames of my teenagehood, and even created a Twitch account to share tips about them.

When I felt the second University lock-down was imminent, I started to play chess online and discovered I needed some tips if I wanted to progress and enjoy playing some chess games, without losing them all. I began to watch chess-stream online before the « Queen’s Gambit » was released. Anna Cramling’s channel was the most interesting of those channels. She answers most of the questions raised in the chat, and she is willing to help her community to improve at chess. She is also trying to give any active member a place in the community (this was maybe easier with 200 subscribers then than now with more than 1’000 subscribers and nearly 150’000 followers). Needless to say that a subscriber can either be active and participate during the stream or watch passively.

The quality of the content given to the subscribers is a key to the chess streamer’s success. The second key is the interactions with the subscribers. For instance, Anna Cramling may ask her subscribers to challenge her on a chess game during her streaming session. I have answered this call several times and even managed to win a game in a simul and draw another game. I have lost several games against her, but each loss was a lesson taught, improving my chess level. She also organized subscribers’ battles against another chess streamer and tournaments for her whole community.

The streamer can also organize some chess games between subscribers with the same ELO rating. She is broadcasting them live on her channel, commentating on them, and finally analyzing them. Sometimes Anna Cramling’s mother, Grand Master Pia Cramling, joins the stream for commentating and analyzing.

Subscribers can also submit games in Anna Cramling’s Discord server in the “Eloguesser” section. She analyses these games during Eloguesser sessions:

She is also broadcasting sessions of chess puzzle solving with her community, commentating on chess games during the stream, and sometimes is broadcasting funny cooking streams or streaming other video games. Interactions can also be like answering most of the questions raised live in chat (sometimes, others members do it as well), trading jokes, wits, and wordplays, speaking about daily life, trading tips, or life-hacks. Members of the community can also interact with each other in the chat and with the streamer.

Those examples displayed above demonstrate how a chess-streamer can empower his/her community, offering its members various ways of participating, as well as funny moments. It is the responsibility of the community member to accept or decline this empowerment by his degree of participation. An active subscriber will help the project behind the channel. He will also benefit from it more than a passive viewer.

References:

https://www.twitch.tv/annacramling

https://www.youtube.com/c/AnnaCramling

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Cramling_Bellon

https://en.wikipedia.org/wiki/FIDE_titles

https://rmcsport.bfmtv.com/societe/echecs-streaming-les-nouvelles-reines-du-jeu-de-la-dame_GN-202105260187.html

https://affiliate.twitch.tv/fr-fr/

https://help.twitch.tv/s/article/joining-the-affiliate-program?language=fr

https://help.twitch.tv/s/article/partner-program-overview?language=fr

Solving the chess puzzles :
1. If you have found 1. Bf3+ (giving a check) and then 2. Ke2 (this move is forced for White pieces); Qd2# or Qd3# for Black, giving the White King a checkmate, congratulations, you have won the game!

2. If you have found 1. Qxd4; Nxd4 and then 2. Rad1 (Rooke placed on a1 moving to d1), congratulations, you are guaranteed to capture either the Knight placed on d4 or the Bishop placed on d7 with your Rooke placed on d1. Rf1 is well placed and shouldn’t be moved during this sequence. Anna Cramling resigned nine moves later.