To blog or not to blog? Qu’est-ce qui me pousse à blogger

Beaucoup de blogs créés, mais peu d’entre eux aboutissent vraiment. Quels ont les motivations qui poussent les gens à participer à la vie de la blogosphère ?

Et si je créais un blog ?

Une idée, quelques clics, et le tour est joué. Mon nouveau blog délirant sur la cuisine Vegan est créé. Je vais y poster trois recettes par semaine et vanter les mérites de ce style de vie incroyable… Mais non… Attendez ! Avec les examens qui arrivent, je vais devoir faire une pause. Mais après, c’est mon nouveau stage qui m’empêchera de l’actualiser. Bon tant pis… Je vais laisser ma création de côté et je la reprendrai quand j’aurai plus de temps à y consacrer… ou pas.

Qui n’a jamais pensé à se lancer dans l’écriture d’un blog lors de ses longues vacances d’été ou lors d’une période un peu plus calme de sa vie ? Un blog de cuisine, un blog de critiques cinématographiques ou, pourquoi pas encore, un i-blog-therefore-i-am.jpegblog sur les nouveautés technologiques ? Pas d’inquiétude, le média social offre une multitude de possibilités où chacun peut rédiger sur son sujet préféré. Mais pourquoi souhaite-t-on en créer ?

Si en 2003, on recensait 150 millions de blogs dans le monde, seulement 40 millions étaient considérés comme actifs (1), soit moins de la moitié. Trois facteurs peuvent expliquer ce premier chiffre ; l’accessibilité à la création d’un blog, l’envie d’exprimer du contenu personnel et un vrai intérêt autour de la blogosphère et de ses multiples possibilités (2). Beaucoup de personnes sont ainsi amenées à se lancer sur la toile, mais seulement peu d’entre eux ont la motivation de continuer leur participation après les premiers mois.

Qu’est-ce qui me motive à participer ?

Plusieurs recherches relèvent les principales raisons à participer dans les blogs et se recoupent dans leurs résultats. D’après un article de 2014 de Fullwood et al. (2), il existe 6 principales motivations pour écrire dans un blog :

  • révélation personnelle ;
  • débouché émotionnelle ;
  • débouché créative ;
  • révélation sélective ;
  • publicité ;
  • réseautage social.

La révélation personnelle concerne les pensées et les sentiments internes du blogueur. Dans ce cas, le blog devient, parfois, un outil de thérapie. Le débouché émotionnelle, quant à elle, correspond aux personnes qui utilisent le média social pour exprimer leurs frustrations et leurs opinions. Le débouché créative permet à l’utilisateur d’exprimer sa créativité et son individualité. Les révélations sélectives permettent à l’usager de poster des informations positives qui renvoient une bonne image de lui. La publicité sert aux bloggeurs qui souhaitent promouvoir un événement, un produit ou un service. Pour finir, le réseautage social sert de moyen de communication. Son but vise l’agrandissement du réseau.

Ses motivations, lorsqu’elles sont très présentes chez l’usager, donnent l’envie, à ce dernier, de contribuer à l’effervescence de la blogosphère. Les blogs qui fonctionnent le mieux et le plus longtemps sont ceux d’utilisateurs qui participent activement sur les autres espaces blogs. Souvent, ces personnes-là lisent d’autres blogs et reçoivent et postent des commentaires. Même si l’envolée incroyable de ce média social a propulsé dans les années 2000 la création de blog, seuls les plus motivés et les plus investis sont restés actifs.

A lire ailleurs :

  • Journal du Net
  • Fullwood, C., Nicholls, W., & Makichi, R. (2015). We’ve got something for everyone: How individual differences predict different blogging motivations. New media & society, 17(9), pp. 1583-1600.

(Source image : http://www.rudygarns.com/class/neuroethics/lib/exe/fetch.php/i-blog-therefore-i-am.jpeg)

Auteur : Anaïs Grandjean

User Generated Content : Le Cas du YouTubeur

Le succès phénoménal rencontré par les YouTubers, ces dernières années,  attirent l’intérêt des marques. Une nouvelle économie se développe autour de ces utilisateurs qui créent du contenu gratuitement.

Les YouTubeurs, ces créateurs de contenus

Qu’ils se spécialisent dans la mode, le jeu vidéo ou le court métrage, le YouTubeur reste à l’origine un utilisateur qui se lance dans le partage de contenu. Il utilise les moyens à sa disposition pour proposer une vidéo dans son thème de prédilection. Apparaissent ainsi les créateurs de web série, les comiques, les testeurs de jeux vidéo et bien d’autres. Suivis par une communauté de fans non négligeables, ils deviennent les acteurs d’un nouvel écosystème économique. Au gré des nouvelles générations, de nouveaux moyens toujours de plus en plus professionnels se développent chez ces amateurs de la caméra.

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La communauté de la Web Série Noob a permis un crowdfunding réalisant l’objectif fixé à plus de 1000%

Nouveaux business modèles

Depuis 2007, YouTube offre la possibilité à ses usagers les plus suivis de monnayer leurs vidéos, à condition que le contenu soit entièrement créé. Les YouTubers peuvent ainsi gagner une certaine somme selon leurs nombres de vues. Malheureusement, certaines catégories d’usagers, comme les testeurs de jeux vidéo sont prétéritées par cette approche, en raison de leur utilisation d’image provenant de jeu vidéo. Ils se tournent alors vers les networks.

Les networks sont des sociétés nées en 2008. Elles négocient avec les entreprises titulaires des droits, sur des images de jeux vidéo par exemple, et servent ainsi d’intermédiaire entre YouTubeur et marque. Ce système est bien sûr un peu plus contraignant que celui proposé par YouTube, car les utilisateurs doivent reverser un certains pourcentages de leur revenu.

Mais ce n’est pas tout, d’autres marques ont leur regard rivé sur ses utilisateurs générateurs de contenu à la communauté large. Elles leurs proposent alors des contrats qui peuvent se décliner en placement de produit dans leur vidéo à l’apparition dans une publicité, comme l’a proposé Crunch à Norman Thavaud. La pratique n’est pourtant pas très courantes en France, car elle est mal vu des utilisateurs qui se voient utilisés ou qui estiment que la qualité de le vidéo s’en fait ressentir.

A cela s’ajoute la production de nouveaux contenus. Certains se lancent dans des one man shows, d’autres tentent leurs chances sur le petit écran ou encore certains se lancent dans l’édition. Tant d’opportunités pour des médias plus traditionnels de profiter de ses utilisateurs de YouTube souvent sympathique et dont la communauté de fan est grandissante.

Le rire jaune est une chaîne Youtube francophone animée par deux frères : Kevin et Henry Tran. Dans cette vidéo, Kevin explique le revenu réel d’un YouTubeur en France et donne un ordre de grandeur du bénéfice final gagné. En résumé, même si devenir un utilisateur générateur de contenu sur Youtube est accessible à tous, seul peu d’entre eux réussissent à s’attirer une véritable communauté et encore moins vivent véritablement de leurs passe-temps.

A lire ailleurs :

Auteur : Anaïs Grandjean

(Source images et vidéo : http://blog.realmatch.com/wp-content/uploads/2014/09/user-generated-content.png / http://www.letudiant.fr/image/articleetu/buzz/noob-serie.jpg / https://www.youtube.com/watch?t=98&v=GREO4tBLEm8)