LE CROWDSOURCING, UN NOUVEAU BUSINESS « COMMUNAUTAIRE »?

Le crowdsourcing est une plateforme par laquelle on sollicite la participation des foules au développement d’un produit ou d’une idée, par exemple. Mais il peut aussi être un moyen détourné de faire de grosses économies en profitant de la foule créative.

La vache de Galton

 Selon James Surowiecki dans son livre de 2004 «La sagesse des foules», les savoirs et les intuitions des individus mis en commun créent une sorte d’intelligence universelle. Il cite notamment les observations de Galton qui comprend, lors d’un concours bovin, que les estimations de chacun mises en commun se rapprochent au fur et à mesure du poids réel de la bête. Il faut comprendre par là que l’étendue des apports individuels sur un sujet amène progressivement à une construction objective de la réalité. C’est ce phénomène que l’on peut observer sur une plateforme du type de Wikipédia, car les définitions proposées sont une mise en commun du savoir individuel.

Le business du crowdsourcing

Mais le crowdsourcing n’est pas uniquement un moyen de développer une intelligence universelle, il est également devenu une source de revenus pour des entreprises issues du Web 2.0. Ainsi, des organisations comme Eyeka en France utilisent le crowdsourcing pour développer la communication des différentes sociétés qui la mandatent.

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François Pétavy, CEO de Eyeka

Notre métier, c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…

Son organisation est simple : une marque passe une commande relative à un produit. Ensuite, le site met en ligne un concours auquel tout le monde peut participer. Des primes variables sont ensuite décernées aux meilleurs projets. Par ce système, la marque dépense jusqu’à 4 fois moins que lorsqu’elle mandate une agence de publicité conventionnelle.

Comme le dit le fondateur de Eyeka, François Petavy : « Les créatifs ne sont pas chez nous, ils sont tout autour de la planète, dans 150 pays, notre métier c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…. ». On ne fornit pas réellement un travail au sens traitionnel, les gens choisissent ce qu’ils font et il n’y a pas de direction donnée ni d’obligations. Les créatifs participent donc de bon coeur et l’argent est une récompense annexe.

Il faut comprendre qu’il y a plusieurs types de sollicitations qui poussent les internautes à être créatifs sur internet. D’après les travaux de Kaufmann (2011), on a effectivement constaté qu’il existe deux types de motivations à la création de contenu dans ces structures :

  • La motivation intrinsèque : L’acte dépend d’un désir interne ( accroître ses compétences, faire partie d’une communauté, etc…).
  • La motivation extrinsèque : L’individu participe en visant un but extérieur, comme recevoir de l’argent, par exemple.

Ce système permet de faire économiser de grosses sommes à des multinationales comme Coca-Cola, qui figurent déjà parmi les clients d’Eyeka. Il pourrait à terme supplanter les agences de publicité traditionnelles et donc l’ensemble des créatifs pourrait se retrouver à travailler de longues heures en risquant de n’être jamais rémunéré. Ces derniers vont donc avoir du pain sur la planche, à moins que la motivation intrinsèque ne suffise à faire vivre…

A lire ailleurs :

Sources :

(Source des images : http://crowdcommunity.de/wp-content/uploads/2014/07/Crowdsourcing_1-520×245.png http://www.cityam.com/sites/default/files/styles/medium/public/profiles/photos/francoispetavy.jpg)

Auteur : Valentin Favre

 

Le community management de Oasis par Marcel

 

(Sources des images:

http://www.tuxboard.com/photos/2014/05/Effet-Papayon-Mais-Commangue-en-sont-ils-arrives-la-1000×425.jpg http://www.nuwave.marketing/wp-content/uploads/2013/04/oasis.png http://www.camillejourdain.fr/wp-content/uploads/2011/01/oasisforfun.png http://obeca.fr/wp-content/uploads/2010/10/Capture-d’écran-2010-10-14-à-00.28.22-550×282.png http://oasismarketing.blog-idrac.com/wp-content/uploads/sites/84/2014/01/befruit.jpg http://lareclame-scanbook.s3.amazonaws.com/fbshare1397153020-logosmall.jpg)

Auteur : Valentin Favre

LA PLATE-FORME DE STREAMING SOUNDCLOUD VA PROBABLEMENT DISPARAITRE

Actif depuis 2007, le réseau de streaming est sur le point de mettre la clé sous la porte, s’il ne trouve pas rapidement des moyens supplémentaires pour financer ses activités.

La pression des majors sur les sites de streaming

Ecouter de la musique, découvrir des morceaux et des artistes et partager ses propres créations n’a jamais été aussi simple et bon marché que depuis la création de sites comme Grooveshark, pionnier du genre, qui a récemment cédé aux pressions des maisons de disque et a annoncé sa fermeture le 29 avril 2015. Depuis 2007, le site n’a cessé d’être confronté aux attaques en justice des magnats de la musique, qui ont généralement refusé de négocier leurs droits, au détriment de la plate-forme.

 

grooveshark-rip
Comme Grooveshark, Soundcloud pourrait bientôt disparaître.

« Ils veulent construire une entreprise, pas passer leur temps à payer des avocats. C’est un jeu auquel personne ne veut jouer.»

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, voici une présentation de Soundcloud par ses fondateurs, Eric Wahlforss et Alexander Ljung :

175 millions d’utilisateurs uniques par mois, c’est le trafique dont jouit Soundcloud. Pas étonnant que les majors veuillent aussi en profiter, d’autant que leurs profits se sont effondrés depuis la création des sites de téléchargement et de streaming. Même si certaines d’entre elles parviennent à des compromis qui les satisfont, comme Warner, qui détient désormais 5% du capital de Soundcloud, d’autres, plus exigeantes, comme Sony et Universal, restent intransigeantes lorsqu’il s’agit de négocier leurs parts.

Afin de les combler et de rassurer les investisseurs, Soundcloud prévoit :

  • De devenir payant pour ses utilisateurs.
  • De profiter également des profits liés à la publicité sur ses pages.
  • De trouver rapidement des accords avec les majors.

Mais cette stratégie ne semble pas convaincre pleinement ni les investisseurs qui restent méfiants quant au dénouement des négociations, ni les majors, qui veulent s’assurer de profiter au maximunm des nouveaux moyens de consommation de la musique.

Un article du New York Times datant de décembre 2014, estime  que la valeur de la plate-forme sera de plus d’1.2 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2015. Néanmoins, on prévoit que si celle-ci ne parvient pas à combler ses besoins en investissements d’ici 4 à 5 mois, alors elle disparaîtra, comme son prédécesseur Grooveshark. Une tragédie pour les millions d’utilisateurs et les artistes « free-lance » qui, à l’instar de certains auteurs, voudraient bénéficier des multiples bénéfices de ces plateformes de partage. Sans compter que la pression des majors qui n’acceptent pas de compromis signifie peut-être que celles-ci veulent s’approprier l’industrie du streaming musical, sans accorder trop de place aux concurrents.

A lire ailleurs:

(Source image et vidéo :  http://geekguru.com.ar/adios-grooveshark-rip/ http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs)

Sources :

Auteur : Valentin Favre

 

 

Suis-je infobèse?

profileL’infobésité étant une surcharge informationnelle, se pose alors la question : devrais-je entamer un régime et réguler le nombre Go de ingurgité ?

Heureusement (!), Internet fourni des réponses à tout. http://www.calculermoninfobesite.fr/ m’a calculé mon degré d’infobésité. Résultat je suis « assez bon nageur ». Vous vous en doutez, le site est propulsé par une boite qui vend des logiciels d’aide à la gestion d’informations.

L’infobésité peut être une réelle source d’angoisse et accroitre le stress. Voilà donc un vrai challenge pour nous, étudiants et futurs professionnels de la communication, maitriser cette décharge informationnelle. Le concept est abordé, pour la grande majorité des auteurs, sous un angle professionnel. Pourtant il me semble qu’il touche tout autant dans la vie privée.

 

En tant qu’hyper connectés nous sommes aussi hyper inondés. Mais, et arrive le paradoxe, dans un certain sens nous le voulons bien.

Alors, infobésité : Le mal du siècle ?

 

 

A lire :

Principale source de création de valeur à condition d’être bien utilisée, l’information représente une contrainte majeure pour la plupart des entreprises. Elle menace de paralyser les processus de décision et d’innovation et d’engendrer une baisse de productivité. Elle est également devenue particulièrement anxiogène pour les individus, qui en subissent les effets néfastes sur les plans physique, émotionnel et intellectuel (syndrome de débordement cognitif, cyberdépendance, déficit d’attention). Et pourtant, plus que jamais, nous sommes tous accros à l’information qui nous donne l’illusion de l’ubiquité. Sommes-nous les victimes consentantes des nouvelles technologies ? in Infobésité Comprendre et maîtriser la déferlante d’information par Caroline Sauvajol-Rialland

 

Adeline

Présentation d’un étudiant du Master: Mirja Heiter

Aujourd’hui, vous allez faire la connaissance d’une jeune femme attachante et captivante. Mirja est une étudiante souriante, sympathique, initiant facilement le contact. Dans la communication, elle a trouvé sa voie. Polyglotte, elle maitrise le français, l’allemand, l’anglais et l’espagnol (!). Elle a voyagé, en particulier aux Etats-Unis où elle a rencontré sa 2e famille lors d’un long séjour. Danseuse semi-professionnelle dans les styles classique et Hip-hop, Mirja est ouverte, persévérante  et engageante.

Mirja a choisi la communication car elle se voit créer des événements, les vivre de l’intérieur. Notre passionnée de danse et de sport se projette volontiers dans le sponsoring sportif.

 

Je la verrais chez Hublot, la marque suisse de montre de luxe. Un mélange d’innovation, de création, de responsabilité citoyenne et d’excellence. Tout comme Hublot, Mirja s’investit socialement, notamment dans une organisation naissante qui vient en aide à des enfants du Togo.

 

Mirja, Mabucom te souhaite plein de réussite dans ta carrière naissante ainsi que bien du bonheur et de succès dans tes entreprises personnelles.

 

8619810471_1caa690a9a_cAuteure : Adeline