Crowdfunding : toujours un avantage ? Application au secteur médical

Le crowdfunding est une technique de plus en plus utilisée par les entreprises et les start-up dans différents domaines pour financer des projets. Un secteur qui profite beaucoup de cette pratique est la medicine, mais il y a beaucoup de débats sur la réelle utilité du crowdfunding dans ce secteur, car des conséquences négatives peuvent se vérifier.

Qu’est-ce que le Crowdfunding ?

Aussi appelé financement participatif, il correspond au fait de proposer un projet en vue de le financer par une foule d’internautes. Il s’agit d’un appel ouvert, principalement via Internet, pour financer, sous forme de don, l’échange d’un futur produit, de récompenses ou de projets.
Le défi reste celui de convaincre les gens à financer le projet, c’est-à-dire donner des motivations valides pour qu’ils aient envie de s’engager dans le projet et faire en sort qu’il puisse avoir du succès.

Avantages dans le secteur médical

Dans le secteur médical, cette pratique est de plus en plus utilisée pour financer surtout des thérapies qui ne sont pas remboursées par les caisses maladie. Les avantages ? Grâce au financement participatif, des gens fortement malades peuvent se curer. Un exemple est une femme Argovienne de 37 ans, qui en 2017 a été atteinte d’une sclérose en plaque fulgurante. Elle est allée à Moscou pour y subir une transplantation de cellules souches, une thérapie non reconnue en Suisse, qui coûte 50’000 francs. Pour la financer elle et son mari ont décidé de placer un appel aux dons sur le principal site européen de financement participatif, leetchi.com. Grâce au soutien de certains médias, elle est réussie à récolter la somme nécessaire et est partie pour Mouscou.

Un autre cas est celui de Keryan, un enfant de 2 ans handicapé par une paralysie partielle des 4 membres. Ses parents ont réussi à récolter 33’000 euros pour faire opérer leur fils chez un spécialiste aux Etats-Unis.

Leetchi est en fait une plateforme qui permet de collecter et gérer de l’argent facilement. En fait, sur ce site les gens peuvent soutenir des causes ou des projets dans différents domaines, dont celui médical.

En voyant ces cas, il y a l’impression que le Crowdfunding soit une pratique très utile dans le secteur médical, car permet d’aider des gens fortement malades à se curer lorsque la caisse maladie ne paie pas le traitement.

Mais quelle est l’opinion des médecins ?

Selon des médecins, il faut faire attention à cette pratique car elle présente beaucoup de risques pour la santé. En fait, les thérapies soutenues via le Crowdfunding sont souvent non reconnues en Suisse parce qu’elles sont retenues dangereuses, comme par exemple les traitements à base de cellules souches. Dans ce cas donc, à travers le Crowdfunding, les chercheurs profitent des gens qui sont en détresse par rapport à leur maladie pour tester des nouveaux médicaments. A ce propos il y a deux questions qui se posent: les sites de financement participatif devraient-ils limiter les types de soins pour lesquels les personnes peuvent collecter des fonds ? Les responsables d’une campagne devraient-ils être tenus de révéler aux bailleurs de fonds potentiels qu’un traitement n’est pas prouvé ?

Actuellement ces questions sont encore ouvertes et sont à l’origine de différents débats et études.

 

Veronica Paiva

Sources

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953617305166
https://www.rts.ch/info/economie/8528687-le-financement-participatif-pour-payer-un-traitement-medical-inaccessible.html
https://www.statnews.com/2018/10/23/medical-crowdfunding-for-unproven-treatments/

 

 

L’innovation dans la communication ONG

En avril 2019 l’ONG britannique « Malaria No More » a lancé la première pétition vocale. La campagne appelle les citoyens de prêter sa voix au combat contre le paludisme en utilisant le hashtag #malariamustdie. La pétition vocale est l’une de plusieurs innovations intéressantes de la communication des ONG rendue possible par Internet 2.0.

Déclencher l’engagement civil avec la pétition vocale

Les pétitions sont promues depuis des années par la signature de citoyens engagés. L’ONG britannique Malaria no More a redéveloppé ce concept dans le cadre de sa nouvelle campagne « le paludisme doit mourir ». Celle-ci est déclaré d’être la première pétition vocale pour laquelle les participants (au lieu de signer sur la liste des pétitions) prêtent leur voix au combat en déclarant « le paludisme doit mourir ». Grace à l’intelligence artificielle, neuf personnes ont à leur tour prêté leur voix au footballeur David Backham, ambassadeur de l’ONG. Cela confère au message une dimension plus intime et plus reconnaissable, car à première vue, tout ça semble également un peut étrange au spectateur.

La vidéo de lancement de la campagne avec David Backham a été créée en utilisant l’intelligence artificielle

« Speak Up » est l’appel de la campagne aux citoyens. Le pouvoir de la voix de chaque personne est souligné et mis en avant. Néanmoins, la campagne ne marche pas complètement sans l’écrit. L’appel « parle! » est donc combiné avec le hashtag #malariamustdie pour être visible et probablement aussi pour mesurer l’impacte. Particulièrement dans le contexte des réseaux sociaux, le hashtag revêt une grande signification qui ne peut pas être ignorée. Peu importe que le hashtag ou la voix soient utilisés – l’objectif de la campagne est d’exploiter la force de la foule pour forcer les politiciens à écouter et à réagir face à la gravité de la propagation mondiale de la maladie:

« One voice can be powerful but all of our voices together, then they will have to listen. Malaria must die so millions can live »

La pétition vocale est l’une de plusieurs innovations dans le monde des ONG rendue possible grâce à l’essor de l’internet 2.0. Par la suite, quelques autres concepts d’ « engagement 2.0 » seront présentés.

Du « Clicktivism » au « e-Activism »

L’Internet au multiplié les opportunités pour les ONG d’atteindre un large public avec leur communication et leurs actions. Le Web 2.0 étend non seulement les canaux de diffusion, mais donne également accès à une gamme de nouvelles actions attrayantes et puissantes qui engagement le public activement dans la campagne, en créant un « mouvement digitale . Les termes les plus connus seront présentés et expliqués ci-dessous.

  • e-Activisme:
    utilisation les TIC (réseaux sociaux ; applications ; newsletters ; sites web…) afin de communiquer et partager des enjeux des ONG
  • Digital Activisme:
    décrit le processus pout atteindre des objectifs politiques ou sociaux avec la technologie numérique

    L’objectif est de générer de l’attention
  • Hashtag-Activisme:utilisation d’hashtags sur les médias sociaux afin d’exprimer et promouvoir une position politique ou sociale
  • Clicktivisme / Slackivisme:
    décrit la simple action de cliquer sur un contenu pour participer à un mouvement virtuel sans s’engager plus activement et concrètement.
  • Hacktivisme /Cyberactivisms:
    utiliser les compétences du piratage informatique dans le but de favoriser des changements politiques /sociaux

Les bénéfices de ces formes d’engagement sont évidents. Mais malgré tout euphorie ce qui est important à retenir est, que toutes ces formes d’engagement seules, ne changeant pas le monde. Plutôt, ils doivent être connectés avec des actions du monde réel pour avoir un impacte (McPherson).

A lire ailleurs :

Auteur : Rabea Besch

Innover en recyclant : la leçon des frères Freitag

Tout le monde a déjà remarqué ces sacs colorés se balader dans de nombreuses villes du monde. Fabriqués à partir de bâches de camions, de ceintures de sécurité et de chambres à air, ces produits ont aujourd’hui réussi à séduire plusieurs milliers de clients. Le succès de Freitag se développe dès 1993 et nous allons voir quelles en sont les principales raisons.

Surfer sur la vague du développement durable

Lors du lancement de la marque Freitag, la société est en train de devenir de plus en plus sensible à la cause du développement durable. C’est sur ce créneau que les deux frères zurichois vont positionner leur nouvelle entreprise. En proposant des sacs fabriqués à partir de matériaux recyclés, ils font de la marque Freitag l’une des pionnières dans ce domaine. Mais la fibre écologique de l’entreprise ne s’arrête pas aux composantes de ses produits, elle touche également le fonctionnement de son usine :

« L’eau de pluie est récupérée et sert à laver les bâches. Nous sommes autosuffisants à 95%. Le chauffage provient à 50% d’usines de retraitement de déchets. » Daniel Freitag.

En mettant ces aspects en avant, l’entreprise Freitag peut à la fois développer son image de marque responsable envers l’environnement mais va aussi pouvoir répondre à la tendance qui s’est développée dans la société. Les frères Freitag, déjà sensibilisés à la cause environnementale par leurs parents, ont su saisir l’opportunité qui s’offrait à eux. Mais comme le dit Daniel Freitag :

« On ne peut pas vendre un produit avec le seul argument de l’environnement. Il faut qu’il soit fonctionnel, design et sympa à porter. »

Des sacs vus comme des œuvres d’art

Les frères Freitag ont réussi à se positionner sur le marché des sacs en se distinguant de leurs concurrents grâce à un esprit porté sur le développement durable. Cependant, pour Paul Millier, les fondateurs de la marque Freitag auraient pu avoir toutes les études de marché existantes :

 « Sans l’étincelle créative des deux frères, basée sur on ne sait quoi, jamais les sacs Freitag n’auraient vu le jour. » Paul Millier

Il est clair que se positionner sur le bon marché est une étape qui mène vers le succès, mais il faut également proposer des produits qui plaisent au public. Lorsque l’on navigue sur le site internet de Freitag, le mot qui revient le plus souvent est celui « d’unique ». Les sacs Freitag sont issus de bâches de camion utilisées et cela donne un produit avec un design unique. Cette caractéristique est de plus en plus recherchée dans un monde où la globalisation est devenue la norme. Cette unicité mélangée à un type de production basé sur le recyclage qui sort de l’ordinaire va permettre à la marque de se démarquer. Par exemple, des sacs de Freitag sont exposés dans le Museum of Modern Art (MoMA) de New York. Cela montre que ces produits peuvent être vus comme une pièce d’art plutôt qu’un sac. Les expositions portant sur la marque Freitag organisées au Musée de Design et d’Arts appliqués Contemporains ou au Museum für Gestaltung en sont également la preuve.

Le premier sac messager F13 TOP CAT exposé au MoMA à New York.

Porter Freitag et se positionner socialement

Les sacs de la marque Freitag s’adressent à un public précis. Sur son site l’entreprise se considère comme étant :

 « L’équipementier officieux de tous les individualistes urbains qui circulent à vélo. » Site de la marque Freitag

Nous avons là une opposition entre l’individualisme offert par le fait que ces sacs soient uniques et l’appartenance au groupe des personnes propriétaires d’un sac. De par leurs prix assez élevés, les sacs Freitag sont destinés aux jeunes et aux adultes qui ont un revenu moyen voir élevé. Si au début, seuls les frères Freitag ainsi que leur entourage utilisaient leurs sacs, ces derniers ont peu à peu été adoptés par d’autres utilisateurs jusqu’à devenir un objet dit « mainstream ». Dès lors, l’effet de mode associé aux valeurs environnementales prônées par la marque vont amener des personnes à acquérir un sac.

« Cette communauté fondée sur des comportements d’achat similaires permet à ses membres une reconnaissance sociale, à la fois reconnaissance de soi-même en tant qu’individu membre de cette communauté et reconnaissance de ses pairs en tant que membres du même groupe que soi. » Lewi, Lacoeuilhe & Albert.

La marque Freitag a réussi à s’inscrire dans le paysage culturel suisse. Il s’agit d’une entreprise qui se préoccupe de l’environnement, qui innove, qui produit en Suisse des sacs réputés robustes, qui les exporte et surtout qui réussit à communiquer sur tous ces aspects.

Auteur : Léo Martinetti

Relecture: Luc Wolhauser

Sources :

https://www.lematin.ch/loisirs/autres-arts/succes-esprit-freitag-expose-zurich/story/14053011 (consulté le 26 mars 2019)

http://www.leparisien.fr/environnement/entreprises/mode-rencontre-avec-le-createur-de-freitag-la-marque-de-sacs-recyclables-08-06-2015-4844351.php (consulté le 26 mars 2019)

MILLIER, P. (2013). Oui, on peut manager l’innovation de rupture ! Entreprendre Innover, no 2, p. 58-67.

ARTAZ, N., BUTTI, S., CARLINI, I. et al.Segmenter, choisir les cibles et se positionner sur le marché durable. Fribourg : Université de Fribourg. 2016.

LEWI, G., LACOEUILHE, J., & ALBERT, A. S. (2007). Branding management : La marque, de l’idée à l’action. Paris : Pearson Education France.

Images : Freitag.ch

Quand Quechua ose l’autodérision sur Twitter

A l’heure actuelle, il est quasiment impossible pour une entreprise de survivre sans présence sur les médias sociaux. Chaque entreprise utilise des stratégies distinctes et sur des réseaux sociaux différents, que ce soit sur Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat etc. Il est devenu indispensable d’assurer sa présence en ligne d’une manière ou d’une autre.

Zoom sur la stratégie Twitter de Quechua

Quechua est une marque créée en 1997 en France par des collaborateurs du groupe Décathlon. Celle-ci propose des produits conçus spécialement pour la pratique du sport de montagne. Leur devise : « Nous rendons la randonnée en montagne accessible au plus grand nombre en prenant soin des randonneurs et de leur environnement sportif ». La marque vise donc un public cible relativement large qui va des sportifs amateurs aux professionnels.

L’humour, l’humour et encore l’humour !

Quechua n’hésite pas à relayer la comparaison de ses produits avec des vêtement de marques onéreuses au look plus ou moins absurde.

La marque titille également les internautes critiquant le look de certains de ses produits.

De plus, Quechua publie des sondages sur Twitter pour connaître l’avis des internautes sur divers sujets. La marque essaie également de motiver sa communauté à faire du sport, lui propose des jeu-concours et offre des solutions de service après-vente. Ses valeurs :  « Vital, Responsable, Audacieux, Collectif  » sont clairement représentées dans sa manière de communiquer sur Twitter.

Quel est le but d’une telle stratégie ?

Les objectifs visés par les entreprises présentes sur les réseaux sociaux consistent souvent à améliorer leur notoriété, augmenter leurs ventes et fidéliser les clients.  Cela leur permet aussi d’établir plus profondément leur image de marque. Dans le cas de Quechua, le parti pris a été celui de l’humour afin de personnifier un peu plus la marque. En effet, que ce soit en magasin ou sur la toile, Quechua souhaite se rendre accessible et à la portée de tous. Dialoguer avec les internautes sur Twitter lui permet également de récolter des données sur les utilisateurs qui parlent de la marque à travers des indicateurs de performance. C’est aussi une manière de collecter des informations sur les thématiques qui préoccupent le plus sa communauté.

Il apparaît donc que la stratégie de Quechua fonctionne si l’on considère que le fait d’avoir une grande communauté active est bénéfique pour la marque.

Sources :

Cours du Master “Business Communication” : “Communication stratégique I”

https://agoralink.fr/pourquoi-utiliser-twitter-pour-sa-marque/

https://www.blogdumoderateur.com/strategie-social-media-decathlon/

https://www.quechua.fr

https://twitter.com

 

Auteure : Lauren Bill

Relecture : Cindy Lepoigneur

Lil Miquela, le robot à 1,5 mio d’abonnés sur Instagram

Lil Miquela est une activiste, mannequin et chanteuse originaire de Downey, en Californie. Elle fait partie des influenceuses les plus suivies sur Instagram, mais qui est-elle ?

Une allure d’humain, mais pourtant…

Lil Miquela a l’air d’une poupée comme on peut en trouver des millions sur Instagram ; un peu trop maquillée, habillée avec des vêtements de marques et accessoires chers, photographiée dans des endroits luxueux. Même si l’effet d’optique est particulièrement bien fait, il est tout de même détectable, au bout d’un moment d’analyse, que Miquela est trop lisse, trop parfaite. En effet, la jeune américaine a été crée en 2016 par une société de gestion grâce à l’intelligence artificielle.

Sur son compte instagram, Miquela s’affiche avec des vêtements de marque.

« J’aimerais qu’on me décrive comme une artiste ou une chanteuse. Qu’on se concentre plutôt sur mes talents que sur les détails superficiels de mon existence. »

Lil Miquela a biensûr subi des critiques et a été sujette à de nombreuses questions. Deux opinions émergent:

  • La création de ce clône est-elle vraiment saine ? Est-il vraiment juste de montrer ainsi Lil Miquela et sa vie parfaite sur Instagram alors que tout cela est fictif ?
  • Cette histoire n’est-elle tout simplement pas une manière de critiquer ces personnes aux identités trop artificielles que l’on retrouve en nombre infini sur Instagram ?

Lil Miquela, que l’on pourrait qualifier de beauté numérique, fascine. Elle fascine parce que même si elle est constituée d’images de synthèses, elle parvient, de manière réelle, à influencer ses abonnés. Ceux-ci ne sont pas les seuls à la suivre, des marques telles que Chanel, Supreme ou encore Proenza Schouler ne cessent également de lui proposer des partenariats commerciaux.

Des rumeurs disent que la société qui aurait crée le robot s’appellerait « Brud ». Lil Miquela raconte qu’elle se sent humaine, qu’elle ressent des émotions et qu’elle est en colère contre Brud de l’avoir crée dans le seul but de faire du profit. Elle dit ne jamais pouvoir lui pardonner. En effet, ses investisseurs auraient récolté 6 millions de dollars grâce à elle.

Une communauté fleurissante

Le business est intéressant et c’est pourquoi Lil Miquela n’est plus le seul être crée par l’intelligence artificielle à figurer comme icône sur Instagram.

Après sa création, d’autres avatars sont nés et cela n’est pas prêt de s’arrêter… Jusqu’où ces nouvelles stars numériques vont-elles nous emmener ?

(Sources du texte: https://www.numero.com/fr/culture/lil-miquela-portrait-intelligence-artificielle-mannequin-instagram-virtuel-influencer-mode-musique / https://en.wikipedia.org/wiki/Lil_Miquela / https://www.konbini.com/fr/tendances-2/miquela-linfluenceuse-instagram-qui-netait-quune-ligne-de-code / http://paperjam.lu/news/une-influenceuse-virtuelle-fascine-les-millennials / https://i-d.vice.com/en_us/article/vbxkna/lil-miquela-instagram-influencer)

(Source de l’image: https://www.instagram.com/p/Bme6j-LFVzj/ / https://www.instagram.com/p/BnAO1Q5F1DN/)

Auteure: Mathilde Musy

Relecture: Hugo Pachoud

Big Data: un avantage concurrentiel pour les entreprises

Le Big Data est une stratégie de plus en plus utilisée par les entreprises. En fait, le flux important de données et d’informations concernant les consommateurs peut être un grand avantage pour elles, car permet de mieux répondre aux besoins des clients.

Qu’est-ce que le Big Data ?
Le Big Data est l’analyse de données en masse. Il sert à connaître les préférences des clients afin de lui proposer les produits les plus adaptés à leur consommation. Mais il permet également d’analyser le marché ou bien même de prévoir les futures tendances pour pouvoir se positionner au mieux face à ses concurrents.

Le Big Data a cinq caractéristiques principales, définies comme les 5V :

  • Volume : fait référence à la grande quantité de données disponibles
  • Vélocité : fait référence au temps nécessaire pour recueillir, élaborer et fichier les données
  • Variété : est la typologie de données, elles peuvent être structurées, non structurées ou semi-structurées
  • Véracité : est la qualité des données. Est très important que les données soient de bonne qualité et vrais
  • Valeur : fait référence à la capacité de transformer les données en informations de valeur qui peuvent être utilisées pour différents buts

Big Data: utilité pour les entreprises
Avec l’analyse des données, les entreprises ont la possibilité de devenir plus compétitives, en fait elles peuvent évaluer les risques et les potentialités d’un marché, comprendre les besoins des clients et optimiser les activités à faire de façon à réduire les coûts.

Un exemple d’entreprise qui utilise le Big Data pour son business est Netflix. Cette organisation a créé une série TV (House of Cards) sur la base des informations présentes sur son database concernant les préférences de ses clients relativement au logement de films.

L’utilisation des Big Data à but publicitaire
En utilisant les Big Data, les entreprises peuvent créer des publicités très personnalisées. Elles sont basées sur les données personnels des consommateurs qui sont transmis grâce à leurs activités sur le net, à ce qu’ils disent, aiment et partagent.
Zalando, par exemple, utilise les Big Data pour faire des publicités personnalisées sur différents supports sur la base des comportements d’achat, des clicks et des visites sur le Site Web.
Amazon est une autre grande entreprise qui utilise les Big Data à but publicitaire. Grâce à eux elle a augmenté ses ventes de 35%.

Big Data : quels bénéfices pour les consommateurs ?
Le Big Data a aussi des bénéfices pour les consommateurs. En fait, comme pour les entreprises aussi les consommateurs bénéficient de la personnalisation. Le client souhaite trouver le produit ou service qui correspond à ses besoins sans devoir faire une recherche trop longue et fastidieuse. Le Big Data dans ce sens propose directement aux consommateurs ce qu’ils souhaitent, en fonction des données qu’il partage.

En autre le Big Data permet l’optimisation de la relation client, car le consommateur peut interagir avec les marques qu’il désire et établir une relation en fonction de ses attentes. Mais il faut que la marque sache utiliser ces informations, pour optimiser cette relation.

 

Veronica Paiva, étudiante en Master Business Communication

 

Sources :

Erevelles, S., Fukawa, N., Swayne, L. (2015). Big Data consumer analytics and the transformation of marketing. In: Journal of Business Research, 69, 897-904.

https://www.forbes.com/sites/forbesagencycouncil/2017/06/26/how-to-use-behavioral-data-in-personalized-marketing-campaigns/#fcd235f6fbf7

http://www.mymindtechnologies.com/blog/big-data/big-data-impact-on-digital-advertising-industry/

https://consulthink.it/lanalisi-dei-big-data-vantaggi-opportunita-e-gestione/

https://dataintrusion.wordpress.com/2015/04/11/big-data-quels-benefices-pour-les-consommateurs/

 

 

La Publicité programmatique : Mince frontière entre volonté d’achat et rejet !

L’arrivée des médias sociaux à faciliter l’émergence des nouvelles méthodes publicitaires. La publicité programmatique est une des résultantes du marketing digital.  C’est un procédé qui permet l’achat et la vente d’espace publicitaire dont la diffusion est réalisée de manière automatique. Ceci par le biais de nouveaux systèmes technologiques.

Publicité programmatique et impact sur la volonté d’achat du consommateur

Comme toutes les autres formes de publicité traditionnelles, la publicité programmatique vise à promouvoir, à faire connaître et à faire aimer les produits de l’entreprise à une cible bien définie.

Pour attirer l’attention des consommateurs, la plupart des publicités se veulent extrêmement créatives. Les principaux outils mis en œuvre pour y parvenir sont l’humour, les figures de style, le choix de la musique et souvent la participation des personnages célèbres.

Pour ce qui est du cas spécifique de la publicité digitale, les concepteurs utilisent les trois procédés suivant pour influencer les utilisateurs : les procédés formels, c’est le changement de logo à travers les animations et les mouvements dans les bannières. Les procédés sémantiques, ce sont les créations ludiques, l’utilisation des mots particuliers, des images difficilement interprétables sémantiquement. L’utilisation du texte et de l’image, qui peut parfois être choquante ou décalée par rapport à l’univers sémantique du produit.

Plus de 94% des praticiens de la publicité aux USA affirment que la publicité humoristique attire l’attention des consommateurs.

Risque de rejet et risque d’image pour l’entreprise

Les systèmes technologiques modernes actuels permettent aux entreprises d’orienter leurs publicités vers les cibles directes. Grâce aux traces laissées par les utilisateurs dans leurs contributions, leurs échanges dans les médias sociaux.

Toutefois, l’image suivante montrent que la plupart des internautes ne regardent pas les publicités (rectangles jaunes) présentent sur les sites et s’intéressent uniquement au contenu du site (nuages rouges et jaunes).

 Source : nngroup.com

Certains utilisateurs très hostiles à trop de Pub, ont développé des Adblock qui sont des bloqueurs de publicité. Contraignant par la même occasion les éditeurs à mettre en place des détecteurs d’Adblock afin d’empêcher les internautes bénéficiant de ce programme, de pouvoir bénéficier du contenu du site.

 

Cette situation crée donc un bras de fer hostile entre les internautes et les entreprises, et pourrait nuire à l’image de ces dernières.

 

Sources

 

Gensollen M. (1998), « The internet : A New Information Economy ? », Communications and Stratégies, n°32, 4th quarter 1998, pp. 197 – 227.

Georget P. (2004). « Stratégie publicitaire et variable de personnalité, de contexte et de contrat », Questions de communication, 5, pp. 69-82.

Http://ad-exchange.fr/tag/programmatique/, consulté le 06.12.2017

http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/publicites-publicis-rachete-la-plateforme-d-achat-programmatique-run-629670.html

https://www.leblogduhacker.fr/comment-fonctionne-publicite-internet-quels-risques/, consulté le 06.12.2017

Auteur : Alain Salomon Biba