Un effet boule de neige mal géré ? Facebook strikes again !

Les attentats de Christchurch, survenus vendredi 15 mars 2019, orchestrés par un terroriste d’extrême droite remettent en question les valeurs et les comportements de Facebook ainsi que d’autres réseaux sociaux.

Rappel des faits
Le 15 mars 2019, à 13h40, heure locale, l’extrémiste de droite Brenton Tarrant débute son attaque dans deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Son acte raciste aura fait 50 morts, lors de la prière du vendredi.

Evénement tragique, les caméras se tournent vers les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram qui ont laissé les vidéos de la tuerie de masse accessible à tous.
Brenton Tarrant, auteur de la fusillade, portait une caméra portable sur son torse, dans le but de filmer ses exploits et diffuser en direct sur Facebook la vidéo du massacre qu’il était en train de commettre, par le biais de l’application LIVE4.

Digne d’un épisode de la dystopie « Black Mirror », la vidéo, longue de 17 minutes, est rapidement devenue virale. Celle-ci a fait le tour de monde, et a pu être visionnée par des milliers d’internautes. Premièrement sur Facebook, elle s’est ensuite répandue et a été partagée sur Twitter, Youtube, WhatsApp et Instagram.

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern attend des explications de Facebook et d’autres réseaux sociaux n’ayant pas réagi face à la diffusion de la vidéo.

Le Premier ministre australien Scott Morrison parle même de « coopération » de la part des réseaux sociaux avec la fusillade de vendredi. « …donc il y a des discussions très concrètes à avoir au sujet des capacités des réseaux sociaux ».
Le manque de réaction de la part de Facebook est vu pour certain comme un consentement aux actes haineux de l’extrémiste australien.

Mais qui est donc le fautif ?
La consultante au Counter Extremism Project, Lucinda Creighton, affirme que « la diffusion en direct de cette tuerie illustre de manière gravissime la manière dont des groupes ou des individus extrémistes peuvent exploiter ces plateformes ou réseaux sociaux ».

« Les extrémistes chercheront toujours des moyens d’utiliser des outils de communication pour diffuser leurs idéologies haineuses ». « Les plateformes ne peuvent pas empêcher cela, mais elles pourraient faire beaucoup plus pour empêcher que de tels contenus s’installent et se diffusent ».

Les modérateurs de Facebook affirment avoir supprimé la vidéo de 29 minutes après sa publication. Seulement 200 personnes auraient visionné la vidéo en Live, le reste des internautes y aurait eu accès grâce aux partages de celle-ci (soit un total de 1,5 millions de partages).

La question de l’éthique et la capacité des internautes à utiliser les réseaux responsablement a également été soulevée. Les images, similaires à un jeu vidéo, ont pu être mal interprétées et sorties de leur contexte principal.

Limite de leurs capacités ?
Il est habituellement reconnu que les réseaux sociaux ont un pouvoir indéniable sur ce qui peut être ou ne peut pas être visible. Cependant, cette fusillade et ce partage de vidéo remettent en question leur impérialisme. Comme évoqué par LIVE4 « Le flux n’est pas analysé, stocké ou traité par LIVE4, nous n’avons aucun moyen (même si nous le souhaitons) de regarder ces diffusions en direct au moment où elles se déroulent ou une fois qu’elles sont terminées ».
La responsabilité des contenus diffusés « incombe entièrement et uniquement à la personne à l’origine de ce stream »

La question se pose: devons nous restreindre la liberté des internautes ou celles des réseaux sociaux ?

Le 25 mars 2019 le CFCM (Le Conseil français du culte musulman) a porté plainte contre Facebook France et Youtube France pour « diffusion de message à caractère violent incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

L’affaire est toujours en cours…

 

Fiona Perrissol

Webographie:

https://www.france24.com/fr/20190317-attentat-christchurch-facebook-affirme-supprime-million-videos-massacredernière consultation le 23.03.2019

https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/attaque-terroriste-en-nouvelle-zelande-les-reseaux-sociaux-pointes-du-doigts-810947.html dernière consultation le 25.03.2019

 

ibelieveinyou.ch – le site de crowdfunding au taux de succès incroyable

I believe in you (IBIY), la plateforme de financement participatif suisse pour projets sportifs, indique avoir le taux de réussite le plus élevé du monde dans ce domaine. Quelles sont les raisons de ce succès ?

Un taux de réussite de 90%

Créée en 2013 par les athlètes olympiques Fabian Kauter et Mike Kurt avec le spécialiste en ligne Philipp Furrer, la plateforme IBIY a pour objectif de financer des projets sportifs. N’importe qui peut y initier un projet dans le domaine du sport, qu’il s’agisse d’amateurs, de clubs ou de professionnels, par exemple pour financer du nouveau matériel d’entraînement ou des frais de voyage pour se rendre à un tournoi.

Le crowdfunding d’IBIY correspond au modèle basé sur la contrepartie. Les contributeurs soutiennent les projets par des dons financiers et reçoivent en échange des contreparties. Par rapport à la collecte de fonds, IBIY suit la règle du « tout ou rien » selon laquelle l’argent donné est uniquement collecté si le montant fixé comme objectif est atteint.

IBIY se réjouit d’un grand succès qui lui a permis de s’établir aussi en dehors de la Suisse, notamment en Autriche et en Norvège. Jusqu’à aujourd’hui, 13 millions de CHF ont été récoltés et ont ainsi financé 1750 projets. Depuis déjà quelques années, environ 90% des projets publiés sur ibelieveinyou.ch sont financés avec succès. Ce chiffre représente un taux de réussite très élevé, surtout en comparaison avec d’autres sites de crowdfunding appartenant au type de don contre contrepartie, par exemple 35% sur Kickstarter et de 12% sur Indiegogo de 2014 à 2019.

Les raisons d’un tel succès

La plateforme est soutenue par plusieurs partenaires, principalement ALDI SUISSE et PostFinance, qui contribuent à une partie des projets. PostFinance par exemple offre 200 francs aux 30 premiers projets du mois à collecter la moitié du montant souhaité. Les initiateurs profitent aussi beaucoup de l’aide de l’équipe d’IBIY. Après qu’un projet soit approuvé et publié sur la plateforme, celle-ci conseille activement et personnellement l’initiateur tout au long de sa campagne de crowdfunding afin que celle-ci soit réussie. IBIY met aussi en évidence des projets sélectionnés sur sa première page et en partage certains sur ses comptes Twitter, Facebook et YouTube.

Comme la plateforme fut créée par deux sportifs, elle a été établie directement dans une communauté du domaine du sport. Actuellement, cette communauté est composée d’environ 80’000 personnes qui ont contribué à des projets, dont certaines même à plus de 50 projets différents. Cette communauté sportive permet ainsi de profiter directement du soutien de ses membres, même sans les connaître personnellement. En général, les initiateurs de projets de crowdfunding dépendent surtout du soutien du premier et deuxième cercle de financement participatif étant constitués de connaissances. Mais dans ce cas, la communauté sportive permet plus facilement de sortir de ces cercles en tant que contributeurs au projet.

La plupart de ces raisons peuvent être liées au fait que la plateforme sert seulement à financer des projets dans le domaine du sport. Le site indique que tous les membres de l’équipe derrière la plateforme sont également des sportifs et donc particulièrement motivés à aider les initiateurs à réaliser leurs projets. Leurs conseils et le soutien des partenaires ainsi que de la communauté jouent donc un rôle majeur dans le financement réussi des projets. Comparé aux autres plateformes avec des taux de succès plus faibles qui peuvent être utilisées pour financer des projets très variés, c’est justement cette spécificité qui semble permettre qu’une communauté aussi forte ait pu se former autour de la plateforme et contribue ainsi à un taux de succès aussi élevé.

Sources :

Onnée, S., & Renault, S. (2013). Le financement participatif : atouts, risques et conditions de succès. Gestion, 38(3), 54‑65.

https://www.ibelieveinyou.ch/

https://www.thecrowdfundingcenter.com/data/platforms

https://community.ulule.com/topics/-trois-cercles-financement-communautaire-crowdfund-7788/

https://www.aargauerzeitung.ch/sport/kanute-mike-kurt-entwickelt-die-crowdfunding-plattform-i-believe-in-you-mit-rasantem-tempo-132004726

https://www.bilanz.ch/lifestyle/schweizer-plattform-digitalisiert-sport-sponsoring-und-expandiert

(Sources des images : https://www.swiss-sailing.ch/fr/departements/cruising/news/detail/article/swiss-sailing-partenariat-avec-i-believe-in-you/)

(Sources des vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=AL76bMG1yVU)

Auteur : Caroline Guerry

Lego Ideas: Innovation et l’intérêt de la marque par le crowdsourcing

Lego, en collaboration avec le système CUUSSO au Japon, a créé une communauté en ligne en 2008, qui compte maintenant près d’un million de membres. Lego utilise le crowdsourcing à la fois pour sélectionner de nouvelles idées de produits et pour fournir à ses plus fidèles supporters un moyen de partager leurs créations. L’initiative stimule ainsi l’innovation en impliquant avec succès la communauté des utilisateurs de Lego, ce qui permet de générer de nouvelles idées de produits.

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Lego est l’une des marques les plus reconnaissables au monde et est en affaires depuis 85 ans. Cela étant, bien que le Groupe Lego ait une longue histoire, ce n’est pas une entreprise coincée dans le passé. Ces dernières années, l’entreprise a lancé sa plate-forme Lego Ideas Platform, qui donne la parole à ses plus grands fans pour l’avenir de leur jeu. Elle a permis aux fans de créer ainsi que de voter sur des projets que Lego a ensuite mis sur le marché en tant que produits officiels.

La plateforme Lego CUUSOO permet aux utilisateurs de rejoindre une communauté en ligne de près d’un million de fans. Après être devenus membres de la communauté, les utilisateurs peuvent soumettre leurs propres idées, généralement une photo d’un modèle qu’ils ont construit en utilisant leurs propres Lego et une courte description. Ils peuvent également choisir de « soutenir » et voter les idées qui ont été publiées par les autres membres de la communauté.  Si une idée recueille 10 000 adhérents, elle est évaluée par le Lego Review Board et peut être transformée en un véritable Lego destiné à être vendu au public. Une fois la phase de production commencée, Lego affine le produit en concevant le modèle final, les instructions de construction, les matériaux de marketing et l’emballage. En général, le processus dure 6 mois, mais cela peut varier en fonction de la complexité du produit.

Comment Lego encourage-t-il la participation ?

 L’encouragement le plus tangible consiste en la rémunération du créateur. En effet, lorsque une idée est lancée avec succès sur le marché, le créateur de l’idée a droit à 1% du chiffre d’affaires du produit,  ainsi qu’à des exemplaires du produit  final Lego et à un crédit sous la forme d’une bio dans tous les ensembles Lego vendus.  Les utilisateurs gagnent également des points et des badges pour l’affichage sur la plateforme Lego Ideas.

Moins de 1 % des idées font l’objet d’un examen officiel. Néanmoins, la communauté est toujours motivée à créer des idées pour des raisons moins palpables. Le simple fait de pouvoir montrer sa propre idée aux autres membres de la communauté et de recevoir des éloges de leur part est une grande motivation pour les participants.

Parmi les deux exemples de succès commerciaux de CUSOO, nous pouvons mentionner un modèle de l’engin spatial japonais Hayabusa et une série de décors basés sur le jeu Minecraft, qui ont connu un grand succès.

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Création de valeur

La plate-forme parvient à créer de la valeur en combinant le grand nombre d’idées de produits supplémentaires qu’elle produit et le sentiment accru d’appréciation de la marque qui résulte des interactions entre les membres de la communauté.

Lego Ideas crée de la valeur, des avantages, tant pour l’entreprise que pour ses utilisateurs. La recherche d’idées permet à Lego de trouver de nouvelles idées de produits pratiquement sans coût financier. Le mécanisme de vote de la plateforme permet également à Lego de déterminer s’il existe une demande claire pour un produit parmi les utilisateurs clés en éliminant les coûts de marketing.

La plateforme permet à Lego de recueillir beaucoup de données sur les types d’idées qui sont publiées et qui recueillent plus de soutien, et de les utiliser ensuite pour le développement de produits.

De plus, l’expérience positive de la communauté est susceptible d’amener de nombreux membres de la communauté à consacrer plus de temps et d’argent aux produits Lego. Cette approche d’innovation ouverte au stade de la conception du produit est considérée comme l’un des facteurs clés du succès de la marque Lego.

Du côté des participants, la plateforme permet aux fans de Lego de participer à  un forum dans lequel ils peuvent publier leurs idées et contribuer à la mission plus large de Lego qui consiste à « inspirer et développer les constructeurs de demain ». Les utilisateurs peuvent non seulement obtenir la reconnaissance d’un public de leurs pairs pour leurs idées, mais aussi bénéficier financièrement d’un produit à succès lancé sur le marché.

Défis

Le principal défi pour Lego Ideas est de maintenir la qualité du produit, caractère pour lequel l’entreprise est renommée. La qualité des idées sur la plateforme est contrôlée par des directives strictes adaptées aux valeurs de la marque qui ne portent pas atteinte à la propriété intellectuelle de tiers. De plus, le mécanisme de vote sert à faire émerger de bonnes idées et seules celles qui dépassent 10 000 votes sur un an continueront à faire partie du processus de révision. Enfin, le processus Lego Review offre une fonction de filtrage final pour rejeter les idées qui ne correspondent pas aux valeurs de la marque ou au public cible.

 

Auteur : Selim Süglün

Relecture : Cyrill Burri

Sources :

https://digit.hbs.org/submission/lego-ideas-crowdsourcing-the-next-big-hit/

https://digit.hbs.org/submission/building-together-how-lego-leverages-crowdsourcing-to-sustain-both-innovation-and-brand-love/

https://www.viima.com/blog/16-examples-of-open-innovation-what-can-we-learn-from-them

Images :

https://digit.hbs.org/submission/lego-ideas-crowdsourcing-the-next-big-hit/

https://ideas.lego.com/#all

 

 

Paris, entre e-participation et co-construction

Paris vit avec son temps. La révolution numérique a profondément changé la manière dont les Hommes structuraient et organisaient la vie en société. Les administrations publiques ont elles aussi dû faire face à ces changements. De nouvelles pratiques ont été intégrées dans des politiques de modernisation afin d’adapter les anciens outils ainsi que les actions publiques vers l’usages du numérique.

L’intérêt se porte ici, sur la création et l’utilisation de différents outils numériques par une administration publique française à destination des citoyens: exemple dans la capitale française avec la Mairie de Paris

Depuis octobre 2018, la France subit de plein fouet la crise des gilets jaunes. Cette crise est la traduction d’un mécontentement général de la population française qui s’est fait, au fil des mois de plus en plus ressentir. La colère du peuple peut en partie s’expliquer par le fait que le système politique français n’est plus adapté à un mode de vie toujours plus connecté et interactif. Les citoyens français ont le sentiment qu’ils sont exclus de la vie politique, ils ne peuvent pas s’exprimer.

Pourtant, nous allons voir que des solutions ont été lancées quelques années auparavant, cherchant à faire participer les citoyens par l’intermédiaire de différentes interfaces. En effet, depuis 2011, la ville de Paris s’est tournée vers l’e-participation afin de favoriser l’interaction entre la ville et les parisiens et de légitimiser les prises de décisions issues des politiques publiques. Cette participation a pris plusieurs formes comme la contribution à un recueil de données d’intérêt général (crowdsourcing) ou l’action à travers des applications interactives (Dans ma rue, Idée Paris, Imaginons Paris Demain…).

Voici un petit tour d’horizon des plateformes disponibles proposées par la ville de Paris pour inclure l’avis et les conseils des citoyens dans des projets en cours :

Budget participatif Parisien :

Il s’agit d’une plateforme numérique mise en place en 2014 avec la volonté de co-construire la ville de Paris. Ce site amorce en France un nouvel imaginaire de gouvernance urbain. La ville de Paris a consacré 500 millions d’euros jusqu’à 2020 à son budget participatif, soit 5% de son budget d’investissement sur la période. Cela donne aux citoyens l’opportunité de proposer un projet qui est ensuite soumis au vote. Si le projet remporte l’adhésion du public, alors celui-ci est par la suite adopté par la ville qui se chargera alors de la mise en place et du financement.

DansMaRue :

C’est une application développée pour améliorer la qualité de l’espace public et des équipements municipaux à Paris dans une démarche participative. Elle permet de signaler en quelques clics toutes anomalies constatées sur la voie publique (mobilier urbain dégradé, graffitis, trou sur la chaussée, défaut de propreté,  éclairage défectueux, aménagements publics détériorés). L’objectif ici est d’offrir une interface permettant aux citoyens d’informer et d’aider les agents municipaux dans leurs tâches quotidiennes d’entretien de l’espace public.

Idée.Paris :

Il s’agit d’une plateforme numérique où chacun peut partager ses idées librement. Le site encourage la participation la plus large et ouverte possible. Sur la plateforme, tous les habitants de Paris sont invités à proposer leurs projets en fonction des grandes thématiques. Les idées déposées peuvent être discutées, enrichies, retravaillées, dans une logique collaborative portée par l’imagination collective.

Petition.Paris :

C’est un site internet qui permet aux habitants d’interpeller des élus du Conseil de Paris sur les différentes compétences relevant de la Ville et du Département. Après examen de la recevabilité des demandes par les services de la Ville compétents, les pétitions sont mises en ligne. Pendant un an, après la mise en ligne sur la plateforme, les pétitions peuvent être commentées, partagées sur les réseaux sociaux et signées. Les pétitions ayant recueilli 5000 signatures d’habitants parisiens majeurs dans un délai d’un an sont transmises à la Maire de Paris pour être présentées au Conseil de Paris.

Imaginons.Paris :

C’est un portail d’information et de concertation des projets en cours. Il permet aux citoyens de donner un avis sur les différents projets d’aménagements. L’un des projets en cours actuellement est celui de Paris Nord-Est. La ville s’est engagée dans un ambitieux projet de transformation de la métropole de demain : nouveaux quartiers, édifices emblématiques, desserte en transports en commun, aménagement d’espaces publics. Ce projet est mis à disposition des citoyens afin qu’ils puissent prendre connaissance de toutes les information nécessaires et participer. L’inscription est nécessaire, il est ensuite possible d’enrichir une carte interactive de propositions, points de vue, constats…

Les dispositifs numériques participatifs déployés par la Ville de Paris ont connu une évolution progressive. Paris étant confronté à de nouveaux défis : transition énergétique, mobilité durable, mutations des modes de vie et des habitudes, l’innovation ouverte (open-innovation) s’est avérée être une réponse adéquate aux problématiques actuelles. Elle encourage la participation citoyenne, l’ouverture des données, la co-construction des projets, le soutien à l’écosystème de l’innovation et l’interconnexion des réseaux. Ses initiatives basées sur la co-création et la co-participation tentent de placer les citoyens parisiens au cœur du processus de gouvernance de la ville. C’est une conception intelligente d’une ville toujours plus connectée, interactive et qui se veut durable.

Sources :

https://journals.openedition.org/pyramides/1001

https://petition.paris.fr/epetition/mode-d-emploi.html

https://www.imaginons.paris/

https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/

https://idee.paris.fr/

https://itunes.apple.com/fr/app/dansmarue-paris/id662045577?mt=8

https://www.metropolegrandparis.fr/intelligences/favoriser-la-participation-citoyenne/

google image pour les photos

Charlène MUHLEBACH

#Innovation : Le rôle des employés

L’innovation, c’est le renouvellement. Les innovations sont importantes pour permettre aux startups de prendre pied sur le marché, mais les grandes entreprises ont aussi besoin d’innovations pour éviter d’être dépassées par les petites. Quel rôle joue la motivation des employés dans ce contexte et comment peut-elle être encouragée ?

Des collaborateurs motivés, la clé de l’innovation

Le facteur le plus important pour la capacité d’une entreprise à innover est la motivation et l’engagement de ses employés. Des collaborateurs innovants assurent un avantage durable sur le marché, apportent de l’argent et contribuent ainsi de manière significative à la survie de l’entreprise. La culture de l’innovation d’une entreprise est directement liée à l’engagement des managers et des employés.

Relation entre motivation et innovation

L’étude Forsa sur la culture du leadership illustre la forte corrélation entre la culture de l’innovation et la motivation. L’étude divise les entreprises interrogées en Allemagne en deux catégories : celles dont l’engagement des employés est élevé et celles dont l’engagement est faible.

Dans les entreprises où l’engagement du personnel est élevé, en plus de mettre l’accent sur des tâches de gestion des ressources humaines, les supérieurs respectent leurs employés, fournissent un feed-back régulier et confirment que les employés comprennent le sens de leur travail ainsi que la valeur de leur contribution à l’entreprise. Plus de 90 % des entreprises dans cette catégorie ont une culture de l’innovation et de l’erreur, alors que ce n’est le cas que pour environ 10 % des entreprises ayant un faible niveau d’engagement. Dans ces derniers, une minorité des managers donnent un feed-back régulier et l’interaction entre supérieurs et employés est moins respectueuse.

« Dans les entreprises ayant un niveau d’engagement élevé, les cadres intermédiaires se concentrent davantage sur des tâches de gestion axées sur les personnes, telles que le coaching, le feedback et la motivation des employés. » (Étude Forsa 2018)

L’étude Forsa illustre non seulement l’importance économique des employés motivés, mais montre aussi que les bons managers sont des facteurs de motivation beaucoup plus importants que l’environnement de travail ou le salaire.

Petits gestes – grand impact

Idéalement, une entreprise a besoin d’employés qui ont l’état d’esprit d’un fondateur d’un startup mais qui travaillent pour une entreprise. Mais même de petits gestes de la part du manager amènent la culture de l’innovation dans la bonne direction :

  • Écouter : Beaucoup d’innovations d’employés échouent parce que leurs supérieurs ignorent les nouvelles idées – ou n’écoutent tout simplement pas. Cependant, dans leur pratique quotidienne, les employés connaissent généralement mieux leur domaine de responsabilité et sont plus susceptibles de voir des possibilités d’amélioration. Il est donc d’autant plus important d’être à l’écoute des employés.
  • Échanger des informations : Afin de motiver les employés, l’échange d’informations est tout aussi important que la fonction consultative des managers.
  • Prendre les idées au sérieux : Certains managers ne prennent pas au sérieux les idées de leurs employés, ce qui constitue un obstacle important à une culture dynamique de l’innovation. Dans certains cas, la jalousie du superviseur envers l’employé innovateur se cache derrière cela, ce qui inhibe la culture d’innovation.
  • Transférer la responsabilité : L’augmentation de la responsabilité a une influence positive sur la satisfaction, la motivation et la créativité des employés.
  • Maintenir la communication : Pour motiver les employés, une bonne communication et un flux d’informations clair entre le manager et l’employé sont nécessaires. Souvent, les idées valables ne sont pas poursuivies et abandonnées en raison d’un manque de communication.
  • Apprécier les idées : Beaucoup d’employés ont de bonnes idées, mais les abandonnent rapidement parce qu’ils ne sont pas conscients de la valeur de leur idée ou parce que leurs idées ne sont pas appréciées. Reconnaître et valoriser les idées des employés est un aspect important de la motivation.

Conclusion : Utiliser le potentiel et être innovant

La culture de l’innovation au sein d’une entreprise est un facteur essentiel de succès pour toute innovation. La fonction clé est assumée par les managers : S’ils se considèrent comme des coachs, transfèrent le pouvoir de décision, donnent un feed-back régulier et valorisent les idées de leurs employés, la motivation des employés et donc aussi la capacité d’innovation de l’entreprise augmente considérablement.

 

A lire ailleurs :

Étude Forsa 2018 (en allemand)

La culture de l’innovation

10 Mesures visant à créer une culture de l’innovation (en allemand)

(Source des images : www.pixabay.com)

Auteure : Tina Laubscher

L’avenir du CAPTCHA

Tout le monde a déjà fait face à ce test qui remet en cause notre capacité à prouver que nous sommes bien humains. Coup de projecteur sur l’outil CAPTCHA dont le fonctionnement est très peu connu des utilisateurs.

Un outil qui en cache un autre

Le CAPTCHA, acronyme de « Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart » ou en français « test de Turing public complètement automatisé pour différencier humains et ordinateurs », est un outil développé par Google pour prouver que nous ne sommes pas des robots (spams), en résolvant un problème simple, qu’un spam serait censé échouer. Le but est donc le suivant : trouver des tests faciles à résoudre pour les êtres humains mais infranchissables par des spams.

Utilisable sous forme d’un widget JavaScript, cet outil se décline sous différentes versions :

  • Dans la première version de CAPTCHA, l’utilisateur doit simplement recopier du texte.
Ces mots parfois si compliqués à décrypter
    • La deuxième version reCAPTCHA nécessite de recopier du texte uniquement en cas de risque élevé, sinon il suffit de cocher la case connue de tous « Je ne suis pas un robot ».

Cette version peut aussi faire recours à un autre système où l’utilisateur doit sélectionner des photos parmi une grille d’images où apparaissent des signes de circulation, des voitures, des devantures de magasins, etc. Des tests parfois si compliqués que nous douterions presque de notre propre humanité.

Que cela soit pour recopier du texte ou pour reconnaître des signes de circulation, Google se base sur le principe de crowdsourcing : rendre utile une tâche rébarbative. En effet, ce système contribue à améliorer le système de numérisation des livres pour la bibliothèque numérique de Google, ou encore pour améliorer Google Street View.

  • Une troisième version NoCAPTCHA, a été lancée en fin 2018. Avec cette version, les utilisateurs ne seront sollicités qu’en cas de suspicion. Cette version a pour but de ne pas déranger, ni d’interrompre la navigation des utilisateurs humains. Ce système analyse les utilisateurs (la navigation, les cookies, l’historique, ainsi que d’autres facteurs) et établit une sorte de score par utilisateur, en fonction de leur risque.

 

On arrive aujourd’hui à un point où il devient quasi impossible de faire plus difficile pour les spams, qui sont de plus en plus développés, tout en restant dans l’optique de faire un test qui soit faisable pour les humains. Quel sera l’avenir du CAPTCHA ? sera-t-il encore possible de contrer l’intelligence artificielle qui devient autant voire meilleure que l’intelligence des humains ?

 

A lire ailleurs:

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/10/petite-histoire-des-captchas-ces-tests-d-identification-en-pleine-mutation_4862727_4408996.html

Sources:

https://www.itespresso.fr/securite-google-captcha-discrets-199933.html

https://www.slate.fr/story/173070/captcha-obsolescence-humains-ia-informatiquehttps://www.theverge.com/2019/2/1/18205610/google-captcha-ai-robot-human-difficult-artificial-intelligence

Sources des images:

https://media.giphy.com/media/10p3VEnw29dD44/200.gif
http://i.imgur.com/vuOr7g5.png
https://www.malekal.com/wp-content/uploads/Captcha-logo.jpg
https://media.giphy.com/media/NeAwT9JQZoPwA/giphy.gif

Auteur: Luc Wohlhauser

Relecture: Léo Martinetti

Attirer un nouveau public grâce aux concours Facebook

 

En cette période de fêtes, nous voyons tous les jours passer une multitude de concours sur nos murs Facebook. Cadeaux, gâteaux, sapins de Noël, tout semble être un bon prétexte pour attirer les likes. Est-ce qu’il serait temps pour vous de lancer votre propre concours? Et quels sont les pièges à éviter? 

Par quoi commencer

Si vous voulez vous lancer dans la création de votre concours, il vous faudra d’abord définir des lots à gagner. Combien, comment, quand? Evidemment, cela ne doit pas ruiner votre commerce, alors ne voyez pas trop grand pour commencer.

Ensuite, vous devrez décider de la forme du concours. Est-ce qu’il faudra que les participants se contentent de liker le statut, répondent à des questions, fassent des propositions innovantes, partagent leurs propres photos/vidéos? Ou est-ce que votre concours sortira du cadre de Facebook pour les amener sur votre propre site internet?
Si vous souhaitez être créatif, tout est possible. Mais dans tous les cas, la forme du concours doit être expliqué précisément et cadrer avec la thématique de votre entreprise.

Rappelez-vous toujours de votre but…
Cela peut être d’attirer un grand nombre de nouvelles personnes sur votre page.
D’encourager l’achat de votre dernier produit.
Ou simplement de vous faire mieux connaître dans la région dans laquelle vous vous trouvez.
Donnez un sens à votre concours et les gens le suivront, c’est vous qui dictez les règles, au sens propre comme au figuré.

Conseils simples et efficaces

Sur Facebook, il est plus sûr de s’en tenir aux basiques.
Votre concours doit d’abord attraper l’attention des personnes qui parcourent leur fil, pour cela il est important d’insérer une image.

Comme dit précédemment, restez dans votre domaine. Si vous tenez un café branché, cela ne servira probablement à rien d’offrir une nouvelle perceuse. Ou en tout cas cela n’intéressera pas directement les gens concernés par votre commerce.

Pour se démarquer des dizaines d’autres concours, il est toujours intéressant de faire réfléchir un peu les internautes. Donnez leur l’opportunité de créer le nom d’un de vos nouveau produits ou de faire des retours constructifs sur votre activité et vous pourrez utiliser ce concours afin d’atteindre d’autres buts qu’une notoriété numérique.

Petit exemple d’un commerce lausannois spécialisé en cupcakes et gâteaux. Leur dernier concours (à gauche) a attiré uniquement 5 likes en 24h, c’est évidemment très peu. Mais non seulement, il n’est pas relié directement à leur thème principal et en plus il demande une action plus compliquée (poster une photo thématique avec un hashtag correspondant).
Tandis qu’un concours un peu plus ancien (à droite), très thématique et auquel il fallait uniquement répondre à une question simple a provoqué plusieurs centaines de commentaires, mais aussi de nombreux likes.

Ce qu’il faut éviter

Eviter de surcharger votre concours avec multiples demandes, par exemple:

« Like le post, partage-le sur ta page en public et sur le mur de tes parents, tag 18 amis et crée-nous un nouveau concept publicitaire. »

Evidemment, le trait est un peu surchargé, mais c’est un réel danger. Il est possible d’être attiré par cette manière de faire, parce que cela donne l’impression que le post a une viralité très intéressante. En réalité, il n’attirera pas forcément les personnes adéquates et intéressé par vos produits.

Il faut également être attentif au respect des règles de Facebook. Il est  pour le moment interdit de demander des partages, publics ou non, de votre concours pour valider une participation. Mais il semblerait que la plateforme soit assez souple, ou que personne ne signale les concours en question, car c’est encore un élément qui est très demandé. C’est donc à éviter si vous souhaitez être prudent.

Pourquoi ça marche?

Au-delà du fait que les gens aiment gagner des objets ou expériences gratuitement, les mécanismes des concours reposent sur des concepts de communication bien connus, tels que le processus de la « longue traîne » développé par Anderson qui décrit le fait qu’avec une base de véritables fans, l’information se propage bien plus loin.

Ou encore la communication engageante qui enseigne que quand nous incitons quelqu’un à manifester son engagement pour un projet par une participation visible, son intérêt réel pour ce sujet augmente.

Dans tous les cas, j’espère que ces conseils vous seront un jour utiles pour la création de votre propre concours Facebook et que vous aurez évité quelques écueils en chemin.

Sources:

Asdourian B., Badillo P.-Y., Bourgeois D. (2010), Perspectives des nouveaux champs de la communication des organisations, Les Cahiers du numérique, vol. 6, p.167-180

https://www.blogdumoderateur.com/jeu-concours-facebook-regles/

https://www.valeriedemont.ch/les-bonnes-pratiques-pour-vos-concours-facebook/

(Sources des images:
https://www.facebook.com
https://www.facebook.com/cuppins/ )

 

Auteure: Caroline Vultier