« Nutella, parlons-en! »

« Nutella, parlons-en! » Ferrero aborde de front le sujet et répond aux accusations menées contre Nutella et l’utilisation de l’huile de palme dans sa recette. Une communication de crise qui s’appuie sur un lien de confiance établi entre les consommateurs et la marque, diva incontestée des goûters et des péchés mignons de millions de personnes dans le monde. Entre invitations au boycott et un front de défense qui s’érige « Touche pas à mon Nutella », focus sur un cas discuté qui a créé de fervents opposants. Sans doute ça reste une bonne leçon à tirer sur l’art de bien tartiner ses arguments

La question s’imposait pour Nutella déjà en 2012.

Notamment en France, où un amendement vise à augmenter de 300 % la taxe sur l’huile de palme. L’huile en question est mise à l’index pour son impact sur la santé et son incidence sur la déforestation de la planète. Utilisée dans de nombreux produits alimentaires, elle figure parmi un des composants principaux du Nutella.

Rapidement l’amendement est rebaptisé « amendement Nutella », du nom de la célèbre pâte à tartiner. Ferrero se retrouve ainsi débordée par un débat enflammé qui attaque le produit, le diabolise. Sur Youtube et Facebook le badbuzz s’enchaîne, les haters se soutiennent entre eux. La crise s’aggrave et prend sérieusement de l’ampleur. C‘est ainsi qui Ferrero décide de prendre position et de créer un site internet dédié « Nutella, parlons-en » ainsi qu’un fil sur Twitter.

Source:Youtube, Nutella France

Une communication bien ciblée puisque le Nutella est un produit très consommé par les jeunes générations, présentes massivement sur le Web et les réseaux sociaux.

« Le but du fabriquant est, plutôt que de modifier la recette du Nutella, de l’expliquer au consommateur« . L’idée de transparence et fiabilité est mise en avant.

Ferrero prend fait et cause pour expliquer et argumenter le choix de l’huile de palme dans sa recette, ce qui donne à Nutella son goût unique apprécié de génération en génération. Ferrero répond point par point aux critiques sur Facebook et aux commentaires des vidéos publiées sur son canal officiel Youtube. A preuve de l’efficacité de la riposte, certains internautes s’engagent même comme militants pour leur lovebrand, créant des pages « Touche pas à mon Nutella ! » ou « Défence Nutella » sur Twitter et Facebook. La stratégie employée par Ferrero représente ici un exemple assez bien réussi de gestion de communication de crise et des communautés en ligne. L’exposition médiatique a fait ressortir ses ennemis, mais aussi de nombreux alliés qui se sont battus de son côté.

Scandale!Nutella a changé sa recette

7 Novembre 2017. Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Nutella fait encore parler de lui mais cette fois ce n’est pas l’huile de palme qui est cité en cause. Les consommateurs, dévenus vigilants depuis, s’aperçoivent d’une petite modification de la recette. La portion de lait écrémé passe de 7,5% à 8,7%. La quantité de sucre est légèrement augmentée mais les matières graisses ont baissé. Donc un produit plus sucré mais moins gras. L’entreprise semble avoir appris de ses erreurs et fait un effort pour rendre son Nutella relativement plus sain. De quoi réjouir les plus gourmands.

Ferrero a volontairement voulu faire passer un message d’engagement et prise en compte de la santé de ses consommateurs? Quoique l’on pense, il faut admettre que Nutella a su très bien se tirer d’affaire. Son avenir s’annonce pas fait que de belles noisettes et de bon lait frais mais la génération « no Nutella » ne semble pas encore pour demain!

Source:Wikipedia

Autrice: Naima Desiderio


Références et liens utiles:

ATTENTATS ET RESEAUX SOCIAUX – POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE


Les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 marquèrent le début d’une série d’attentats djihadistes en Europe et dans le monde, faisant toujours plus de victimes. Les réseaux sociaux se sont alors imposés comme accompagnateurs de tels événements. Voyons cela…

 Paris, Bruxelles, Nice, la liste noire ne cesse de s’agrandir et à ces tragiques événements se joignent désormais inévitablement les réseaux sociaux. Dans une société  surconnectée telle que la nôtre, ils deviennent des outils cruciaux pour s’informer de manière quasi instantanée du déroulement des faits. Ils surpassent même les médias traditionnels et sont parfois alors conseillés par les autorités afin de dégorger les réseaux de télécommunication, comme ce fut le cas lors des attentats de Bruxelles.


Pourquoi on les aime

Mais alors, outre le fait qu’ils diffusent les informations de manière extrêmement rapide, parfois même plus que les réseaux traditionnels, que peuvent-ils bien nous apporter? Vous avez dû entendre parler du fameux « SafetyCheck ». Facebook l’a mis en place pour permettre de signaler d’un simple clic à ses amis que vous êtes en sécurité lors d’attentats terroristes. En plus de cela, l’activation de cette alerte nous informe désormais que quelque chose de grave est en train de se passer.

L’incroyable mouvement de soutien des Parisiens grâce à Twitter

Les hashtags pour leur part ont prouvé leur utilité lors des attentats de novembre 2015 à Paris. Ce soir-là, des centaines de tweets contenant le #PortesOuvertes offraient la possibilité aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de se réfugier chez des locaux ouvrant généreusement les portes de leur foyer. Ils permirent également la diffusion en masse de tweets de proches désespérés et sans nouvelles des leurs, se terminant parfois sur d’heureuses retrouvailles.

« Dessins-hommages » se répandent par milliers sur la toile.

Les réseaux sociaux sont de plus le support idéal pour commémorer les disparus et leur rendre hommage. Ils permettent une propagation mondiale de messages de solidarité sous toutes formes. Il n’est ainsi plus nécessaire de présenter le hashtag #PrayForX qui est désormais automatiquement crée et adapté à la ville touchée. Les utilisateurs de Facebook ont également la possibilité de customiser leur photo de profil aux couleurs du pays, montrant ainsi leur soutien.

« comme si, avec la multiplication des attentats, chacun connaissait désormais la procédure à suivre » – Nicolas Vanderbiest


Pourquoi on en est plus vraiment sûr…

Attention, les réseaux sociaux ne sont pas toujours nos alliés. Le problème réside dans le contrôle et la modération du contenu partagé. Des images chocs portant atteintes à la dignité humaine sont ainsi à la portée de tous et provoquent chez certaines personnes un traumatisme certain. Il est également difficile de vérifier la véracité de tout ce qu’on peut y lire et voir, ainsi de fausses rumeurs se propagent parfois et ne font qu’aggraver la situation.

Lors des attentats de Nice et comme souvent, de fausses rumeurs se sont propagées.

Alors voilà, on se sent peut être encore partagé à leur égard, on vogue entre le devoir d’informer la population pour sa sécurité, l’obligation de respecter la liberté d’expression de chacun, et la responsabilité d’empêcher la diffusion d’images macabres par respect pour victimes et proches. Le débat reste ouvert…


A lire ailleurs:

Sources: 

(Sources des images: http://www.webdo.tn/2015/11/14/attentat-de-paris-porteouverte-lance-sur-twitter-pour-offrir-un-abri-aux-parisiens/http://www.nicematin.com/faits-divers/les-dessins-hommage-fleurissent-sur-les-reseaux-sociaux-apres-les-attaques-de-bruxelles-34325/http://www.bfmtv.com/societe/attentat-de-nice-ces-fausses-rumeurs-qui-circulent-1006501.html / http://thomerlasogne.over-blog.com/2015/11/hommage-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-2015.html / http://www.purebreak.com/news/attentats-a-paris-les-dessins-en-hommage-aux-victimes/91602)

Auteure: Megan Marendaz

Relecture: Emmi Zoccolan

FACEBOOK: LE MONDE DES MORTS

Que devient notre profil Facebook après la mort? Comment gérer les profils des défunts? Le cofondateur du site, Mark Zuckerberg, a dû mettre en place un système pour faire face à ces problèmes.

Toujours plus de morts

Facebook est le troisième site web le plus utilisé au monde après Google et Youtube, avec environ 2 milliards d’utilisateurs. Toutefois, le réseau social n’est pas uniquement utilisé par des personnes vivantes, mais également par celles qui ont quitté ce monde.

« Sur Facebook, les morts et les vivants coexistent dans le même espace. Les défunts restent dans vos listes d’amis, au même titre que les autres. » Patrick Stoke, professeur en  philosophe à l’université de Deakin

Il y en a qui en profitent…

Tôt ou tard, presque tout le monde aura dans ses amis de Facebook au moins une personne qui est décédée et dont le profil est encore en ligne. Cela deviendra presque normal d’aller visiter son profil pour se rappeler, à travers les photos, vidéos et commentaires présents sur sa page, les beaux moments passés avec elle. Ces profils errants deviendront alors des sortes de tombeaux numériques donnant l’impression que la personne est encore vivante, qu’elle ne nous a pas quittée.

Des comptes (presque) impossibles à supprimer…

La présence d’autant de morts sur Facebook est due au fait que la suppression du compte n’est pas facile, et ceci pour deux raisons :

  • psychologiquement : effacer tous les contenus crées par la personne décédée (commentaires, photos etc.) peut s’avérer très douloureux parce que cela donne l’impression de la voir mourir une deuxième fois ;
  • techniquement: pour supprimer définitivement un compte il faut passer par plusieurs étapes qui impliquent des aspects administratifs.

…et des solutions peu satisfaisantes

Les responsables de Facebook ont mis en place deux systèmes pour faciliter les démarches concernant la suppression, ou le maintien, d’un compte qui n’est plus actif.

En 2009, la modalité « commémoration » a été crée pour permettre aux proches de garder le profil et l’utiliser comme de lieu de recueillement pour les connaissances du défunt. Cependant, pour avoir un compte de commémoration, il faut justifier la mort de la personne avec un certificat de décès, lequel doit être envoyé à Facebook et approuvé par les responsables. Le problème ? Beaucoup de personnes s’inscrivent sur le site avec des faux noms et ceci peut causer des problèmes au niveau de l’approbation.

Pour résoudre ce problème, depuis 2005 Facebook propose aux utilisateurs de nommer un « légataire » du compte commémoratif, c’est-à-dire une personne responsable du compte en cas de décès. La marge de manœuvre du légataire est très limitée puisqu’il peut uniquement accepter de nouveaux amis, mettre à jour l’image de profil ou demander la suppression du compte.

Une identité immortelle

Le fait de désigner une personne responsable de notre compte Facebook peut paraitre comme un « testament numérique » qui nous permet de continuer à vivre même après notre mort physique. Notre identité devient alors immortelle, comme si nôtre âme était encore dans ce profil qui nous fait office de corps.

« Le Web représente en quelque sorte une allégorie de l’au-delà, on ne peut pas le toucher, ni le matérialiser. C’est un espace illimité, qui rend immortel : nous y survivrons tous après notre mort. Il y aura des traces. » Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans le numérique

Une question se pose alors : pourquoi vouloir continuer à exister ? On dirait presque que les gens ont peur d’être oubliés, qu’ils refusent d’être mis dans la « boite à souvenirs » et décident alors de continuer à vivre à travers une identité numérique qui ne peut (presque) jamais disparaitre.

Mais est-il vraiment correct pour nos proches de s’occuper de nous malgré le fait qu’on n’est plus là ?  Est-ce que ceci pourrait avoir un impact négatif sur leur deuil? Et en ce qui concerne notre vie privée ? Il ne faut pas oublier qu’une partie de ce qu’on était serait dévoilée sans scrupules à la personne qu’on a désigné comme responsable de notre profil . Il faut alors très bien la choisir.

Ce sont des questions que chacun de nous devrait se poser avant de décider de devenir immortel.

Sources

(Sources des images: http://nextplz.fr/smartphone-apps/content/2058998-qui-gerera-votre-facebook-apres-votre-mort / https://www.opnminded.com/2015/02/17/choisir-legataire-facebook-apres-sa-mort.html )

Auteur : Leah Szkielko

Relecture: Marie Schöpfer

Profite de ton divertissement car c’est un moment unique !

Combien de fois cela t’est-il arrivé d’aller à un spectacle, un concert, un événement où les gens s’amassent ? Difficile d’y voir quelque chose, et juste devant toi (bien-évidemment, pile dans ton champ de vision déjà très faible), un grand malin sort son Smartphone pour prendre une photo, un film et le « insérer nom de réseau social»-er ?

Alors oui, on le fait tous, mais pourquoi ?

Wendy Fonarow, professeure d’anthropologie, à Los Angeles (USA), s’est amusée, au second degré, à donner 10 raisons qui te poussent à sortir ton Smartphone en concert. Par exemple, il est vrai que regarder un concert à travers un écran devant soi n’est pas si mal finalement. Au moins, on n’a pas le risque de voir une image tronquée et montée par quelqu’un d’autre ! Ou encore, tu devras prouver à tout le monde que tu étais bien au concert non ? Le lendemain, quand tu te retrouveras au bar avec tes amis, il faudra bien leur montrer de la matière même si la qualité est exécrable…

Mais tu es innovant(e), et tu sais, par exemple, qu’en allant au Montreux Jazz, tu n’as pas besoin de sortir ton Smartphone car ils ont une super apps qui filme bien mieux que toi !

Je t’explique comment ça marche, tu télécharges l’apps, tu t’inscris avec ton adresse e-mail. Tu actives ton Bluetooth pendant le concert (allez, on t’autorise à le sortir juste pour ça) et dès qu’un moment te plait, tu appuies sur un bouton dans l’apps et ça t’enregistre les 30 dernières secondes du show qualité HD sur tes réseaux préférés.

Mais alors, tu suis ton « Event » avec ton Smartphone, à la main, et dès qu’un moment te plait, tu es dessus ?

Laurent Karila (2003), psychiatre, à Paris, dit que « les symptômes de l’usage abusif du Smartphone sont peu différents des addictions telles que la drogue, le sexe ou les jeux d’argent. »

C’est une utilisation excessive et l’envie d’utilisation du Smartphone qui nous rend addictif. Mais la faute vient-elle du Smartphone réellement ?
Lorsqu’on regarde un « facebook live » ou des vidéos « Event » de nos amis sur les réseaux sociaux, finalement, peu importe l’appareil utilisé, mais cette proposition postée sur les réseaux sociaux.

Esa Sirkkunen, professeur en sociologie et communication à Tampere (Finlande), vient donner « des niveaux de participations » à la participation dans les médias sociaux. Il y a deux types de motivations à participer dans les médias sociaux, que ce soit de façon individuelle ou communautaire.

A titre individuel, nous participons aux médias sociaux pour nous exprimer, agrandir notre capital social ou encore avoir des « feedbacks » de nos postes.

Au niveau communautaire, je pourrais partager ma vidéo sur un groupe. Ceux qui ne sont pas venus seraient ravis et me donneraient, peut-être, des conseils pour mieux filmer la prochaine fois. Vive la coopération des réseaux sociaux !

En fait, ai-je besoin de communiquer sur les réseaux sociaux ou ai-je, plutôt le désir de le faire… ?

Selon l’approche de Bishop, directeur de la technologie de l’information, chercheur et écrivain, à Swansea (Pays de Galles), si je suis en mode « partage », mais si ma communauté ne le valorise pas, alors, je suis bloqué et ma participation risque d’être impactée.

En effet, lorsque je poste une vidéo sur les réseaux sociaux, ma motivation est liée, par exemple, à un désir de faire partie d’une communauté. Mais je serais vite limité d’accomplir ce désir à cause d’autres éléments. Si j’hésite à le faire, c’est parce que mes amis ou les gens sur internet pourraient penser que ma vidéo est nulle car j’ai surement une croyance qui est différente de la communauté dans laquelle je voudrais intervenir. Cela va donc limiter ma capacité à agir concrètement.

Les réseaux sociaux, je connais et je maitrise. Je n’ai donc pas de soucis à me faire. J’ai la capacité d’utiliser mon Smartphone, d’agir et d’interagir. Cependant, les autres facteurs, tels que l’utilisation de mon browser ou encore la compréhension des textes que je vais mettre, pourraient me bloquer.

Il est vrai que je pourrais mettre des #Hashtags ou une description qui n’a aucun sens et les gens ne le comprendraient pas.

OUI, vouloir capturer l’instant unique d’un « Event » te pousse éventuellement à le partager sur les réseaux sociaux par la suite.

OUI, une image vaut 1000 mots.

OUI, tu sens un besoin de la faire.

Mais ton souvenir et ta façon de raconter ton expérience en valent beaucoup plus. TON Smartphone, ta vie, oui si tu veux… mais reste humain et vis (impératif avec s) plutôt TON « Event ».

Essaie de prendre en photo ou filmer dans la nuit le ciel étoilé, tu comprendras que tes propres yeux valent tous les Smartphones du monde.

____________________________________________________________________

Crédits :

CUTS : http://www.montreuxjazzfestival.com/fr/content/partagez-vos-concerts-avec-des-videos-de-haute-qualite

Enquêtes sur l’addiction des jeunes aux smartphones : https://hal-uag.archives-ouvertes.fr/hal-01375819/document

10 reasons it’s ok to use your mobile at a gig : https://www.theguardian.com/music/musicblog/2013/sep/02/10-reasons-use-mobile-phone-gig

Sirkkunen, Esa, ’Vertaismedia haastaa perinteisen joukkoviestinnän [Peer media challenge traditional mass media]’, in Pekka Aula, Janne Matikainen & Mikko Villi (eds.), Verkkoviestintäkirja, Helsinki: Yliopistopaino 2006, pp. 137-158.

Bishop, Jonathan, ‘Increasing participation in online communities: A framework for human-computer interaction’, Computers in Human Behaviour 23, 2006, pp. 1881-1893.

GIF illustrations :

Concert GIF : http://giphy.com/gifs/concert-dYNuZhFM2teIE

Mobile GIF : http://giphy.com/gifs/mobile-10hKlBQSv1OtCU

Night GIF : http://giphy.com/gifs/night-stars-GC7C2Fi902BDG

Auteur : Gabriel Davalle

Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila

L’IDENTITE NUMERIQUE POST-MORTEM : UNE NOUVELLE NOTION A GERER

Comment gérer l’identité numérique et toutes les données d’une personne sur le Web, lorsque celle-ci décède ? C’est une nouvelle question à laquelle les médias sociaux doivent trouver des solutions. 

Notre identité numérique est la somme de nos traces sur internet.
Notre identité numérique est la somme de nos traces sur internet.

Facebook et sa gestion des profils post-mortem 

Notre identité numérique est la somme de toutes nos traces laissées sur internet, donc tous nos mouvements et actions sur le Web. Ceci soulève une nouvelle question : qu’advient-il de toutes ces traces lorsque nous décédons ? La littérature et les recherches concernant ce sujet sont encore très minces, mais elles soulèvent déjà d’importantes problématiques, par exemple dans cette citation de Fanny Georges, Virginie Julliard, Hélène Bourdeloie et Nelly Quemener :

On peut s’interroger sur les enjeux symboliques, éthiques, sociaux, juridiques et économiques de ces nouvelles représentations de la mort qui […] invitent à concevoir de nouvelles formes d’éternités numériques.

Un exemple important de ces traces est le profil Facebook que nous créons lorsque nous nous inscrivons sur le site. Toutes nos photos, nos statuts, nos messages, ou encore nos mentions « like » forment une grande partie de notre identité numérique

En 2009, Facebook avait mis en place un système permettant aux proches d’une personne décédée de faire une demande afin de transformer le profil en une page commémorative. Seuls les amis avaient ensuite accès à la page. En 2014, le site a changé sa politique et a décidé de laisser les pages des anciens utilisateurs en l’état, afin que tout le monde y ait accès, et également de proposer des vidéos « Look Back » qui permettaient aux proches de revivre les instants forts partagés par le/la défunt(e).

Facebook est en train de lancer un système, permettant de choisir un hériter de notre profil.
Facebook est en train de lancer un système permettant de choisir un hériter pour notre profil.

En 2015, le média social a annoncé qu’une nouvelle fonction serait bientôt disponible. En effet, les utilisateurs pourront prochainement gérer les paramètres et décider de l’avenir de leur profil après leur mort, notamment en nommant une personne en tant qu’héritière du profil. Elle pourra alors gérer la page, mais ne pourra pas lire les messages personnels, ni se faire passer pour la personne décédée.

La question de l’identité numérique post-mortem est très récente, vu que les premières mesures prises par Facebook datent de fin 2009. En six ans, le site a déjà changé trois fois de méthode pour gérer ces cas, et cela démontre qu’aucune solution optimale n’a pour le moment été trouvée.

Remembr.com, un exemple de site mémorial

Créer une page commémorative personnelle - simple et gratuit.
Créer une page commémorative personnelle – simple et gratuit.

Il existe plusieurs sites mémoriaux sur internet, permettant aux proches d’une personne décédée de lui créer une page et de partager des souvenirs. Un exemple récent est le site www.remembr.com qui n’est en ligne que depuis cette année.  La plateforme permet de créer une page commémorative et de la partager avec les proches, afin que chacun puisse partager des souvenirs, sous forme de photos, vidéos, messages, histoires, ou encore en musique.

Que ce soit à travers les médias sociaux qui travaillent afin de trouver la meilleure gestion possible des données du défunt, ou les sites mémoriaux qui proposent des plateformes d’échange de souvenirs sous forme de « cyber-cimetières », la notion d’identité numérique post-mortem est de plus en plus présente et met le Web à l’épreuve de trouver des solutions.

A lire ailleurs :

 

(Sources des images : http://web-tech.fr/wp-content/uploads/2012/03/identit%C3%A9-num%C3%A9rique1.png

http://www.leblogducommunicant2-0.com/wp-content/uploads/2015/06/Mort-Legacy-Facebook.jpg

https://www.remembr.com/images/faqen/1.png)

Auteur : Anaïs Henry