Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila

User Generated Content : Le Cas du YouTubeur

Le succès phénoménal rencontré par les YouTubers, ces dernières années,  attirent l’intérêt des marques. Une nouvelle économie se développe autour de ces utilisateurs qui créent du contenu gratuitement.

Les YouTubeurs, ces créateurs de contenus

Qu’ils se spécialisent dans la mode, le jeu vidéo ou le court métrage, le YouTubeur reste à l’origine un utilisateur qui se lance dans le partage de contenu. Il utilise les moyens à sa disposition pour proposer une vidéo dans son thème de prédilection. Apparaissent ainsi les créateurs de web série, les comiques, les testeurs de jeux vidéo et bien d’autres. Suivis par une communauté de fans non négligeables, ils deviennent les acteurs d’un nouvel écosystème économique. Au gré des nouvelles générations, de nouveaux moyens toujours de plus en plus professionnels se développent chez ces amateurs de la caméra.

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La communauté de la Web Série Noob a permis un crowdfunding réalisant l’objectif fixé à plus de 1000%

Nouveaux business modèles

Depuis 2007, YouTube offre la possibilité à ses usagers les plus suivis de monnayer leurs vidéos, à condition que le contenu soit entièrement créé. Les YouTubers peuvent ainsi gagner une certaine somme selon leurs nombres de vues. Malheureusement, certaines catégories d’usagers, comme les testeurs de jeux vidéo sont prétéritées par cette approche, en raison de leur utilisation d’image provenant de jeu vidéo. Ils se tournent alors vers les networks.

Les networks sont des sociétés nées en 2008. Elles négocient avec les entreprises titulaires des droits, sur des images de jeux vidéo par exemple, et servent ainsi d’intermédiaire entre YouTubeur et marque. Ce système est bien sûr un peu plus contraignant que celui proposé par YouTube, car les utilisateurs doivent reverser un certains pourcentages de leur revenu.

Mais ce n’est pas tout, d’autres marques ont leur regard rivé sur ses utilisateurs générateurs de contenu à la communauté large. Elles leurs proposent alors des contrats qui peuvent se décliner en placement de produit dans leur vidéo à l’apparition dans une publicité, comme l’a proposé Crunch à Norman Thavaud. La pratique n’est pourtant pas très courantes en France, car elle est mal vu des utilisateurs qui se voient utilisés ou qui estiment que la qualité de le vidéo s’en fait ressentir.

A cela s’ajoute la production de nouveaux contenus. Certains se lancent dans des one man shows, d’autres tentent leurs chances sur le petit écran ou encore certains se lancent dans l’édition. Tant d’opportunités pour des médias plus traditionnels de profiter de ses utilisateurs de YouTube souvent sympathique et dont la communauté de fan est grandissante.

Le rire jaune est une chaîne Youtube francophone animée par deux frères : Kevin et Henry Tran. Dans cette vidéo, Kevin explique le revenu réel d’un YouTubeur en France et donne un ordre de grandeur du bénéfice final gagné. En résumé, même si devenir un utilisateur générateur de contenu sur Youtube est accessible à tous, seul peu d’entre eux réussissent à s’attirer une véritable communauté et encore moins vivent véritablement de leurs passe-temps.

A lire ailleurs :

Auteur : Anaïs Grandjean

(Source images et vidéo : http://blog.realmatch.com/wp-content/uploads/2014/09/user-generated-content.png / http://www.letudiant.fr/image/articleetu/buzz/noob-serie.jpg / https://www.youtube.com/watch?t=98&v=GREO4tBLEm8)