Swisstransfer.com, le nouveau moyen de partager ses fichiers en toute sécurité

Swisstransfer est le petit frère suisse de Wetransfer ou encore de Dropbox. Il a été mis en place par Infomaniak, entreprise spécialisée dans l’hébergement de sites web et dans la diffusion de contenus en streaming, basée à Genève. Mais pourquoi choisir ce service plutôt qu’un autre? 

Un service de transfers de fichiers 100% suisse

Depuis le mois de février 2019, Swisstransfer.com est apparu sur le marché des hébergeurs et a déjà acquis une grande notoriété avec son site. A la différence de son concurrent principal WeTransfer, il héberge ses fichiers en Suisse exclusivement et il permet à ses utilisateurs de partager jusqu’à 25 Go de données gratuitement sans être obligé de s’inscrire, soit 10 fois plus que Wetransfer et … que Dropbox.

En plus de cela, Wetransfer et Dropbox dispersent les fichiers dans le cloud mondial, ce qui peut mettre en danger certains utilisateurs. Des autorités peuvent en effet ne pas respecter la confidentialité et utiliser leurs données contre leur gré. Avec Swisstranfer.com, les utilisateurs profitent d’une transparence totale et sont protégés par les lois sur la protection des données.

Agir positivement sur l’environnement

En plus d’être à l’abris des risques de vol de données, les utilisateurs de Swisstransfer.com voient leurs données transférées grâce à de l’énergie renouvelable à travers l’un des datacenters les plus écologiques au monde.

«Des milliers de personnes utilisent déjà quotidiennement ce service, avec plus de 50 000 transferts depuis son lancement. Et ce n’est que le début: nous doublons actuellement ce volume chaque semaine» explique Thomas Jacobsen, responsable de la communication chez Infomaniak.

 

Références

https://news.infomaniak.com/alternative-suisse-wetransfer/

https://news.infomaniak.com/compensation-emissions-co/?utm_source=blog-infomaniak

https://www.letemps.ch/economie/swiss-transfer-dinfomaniak-une-alternative-parfaite-wetransfer

https://fr.wikipedia.org/wiki/Infomaniak

 

Lil Miquela, le robot à 1,5 mio d’abonnés sur Instagram

Lil Miquela est une activiste, mannequin et chanteuse originaire de Downey, en Californie. Elle fait partie des influenceuses les plus suivies sur Instagram, mais qui est-elle ?

Une allure d’humain, mais pourtant…

Lil Miquela a l’air d’une poupée comme on peut en trouver des millions sur Instagram ; un peu trop maquillée, habillée avec des vêtements de marques et accessoires chers, photographiée dans des endroits luxueux. Même si l’effet d’optique est particulièrement bien fait, il est tout de même détectable, au bout d’un moment d’analyse, que Miquela est trop lisse, trop parfaite. En effet, la jeune américaine a été crée en 2016 par une société de gestion grâce à l’intelligence artificielle.

Sur son compte instagram, Miquela s’affiche avec des vêtements de marque.

« J’aimerais qu’on me décrive comme une artiste ou une chanteuse. Qu’on se concentre plutôt sur mes talents que sur les détails superficiels de mon existence. »

Lil Miquela a biensûr subi des critiques et a été sujette à de nombreuses questions. Deux opinions émergent:

  • La création de ce clône est-elle vraiment saine ? Est-il vraiment juste de montrer ainsi Lil Miquela et sa vie parfaite sur Instagram alors que tout cela est fictif ?
  • Cette histoire n’est-elle tout simplement pas une manière de critiquer ces personnes aux identités trop artificielles que l’on retrouve en nombre infini sur Instagram ?

Lil Miquela, que l’on pourrait qualifier de beauté numérique, fascine. Elle fascine parce que même si elle est constituée d’images de synthèses, elle parvient, de manière réelle, à influencer ses abonnés. Ceux-ci ne sont pas les seuls à la suivre, des marques telles que Chanel, Supreme ou encore Proenza Schouler ne cessent également de lui proposer des partenariats commerciaux.

Des rumeurs disent que la société qui aurait crée le robot s’appellerait « Brud ». Lil Miquela raconte qu’elle se sent humaine, qu’elle ressent des émotions et qu’elle est en colère contre Brud de l’avoir crée dans le seul but de faire du profit. Elle dit ne jamais pouvoir lui pardonner. En effet, ses investisseurs auraient récolté 6 millions de dollars grâce à elle.

Une communauté fleurissante

Le business est intéressant et c’est pourquoi Lil Miquela n’est plus le seul être crée par l’intelligence artificielle à figurer comme icône sur Instagram.

Après sa création, d’autres avatars sont nés et cela n’est pas prêt de s’arrêter… Jusqu’où ces nouvelles stars numériques vont-elles nous emmener ?

(Sources du texte: https://www.numero.com/fr/culture/lil-miquela-portrait-intelligence-artificielle-mannequin-instagram-virtuel-influencer-mode-musique / https://en.wikipedia.org/wiki/Lil_Miquela / https://www.konbini.com/fr/tendances-2/miquela-linfluenceuse-instagram-qui-netait-quune-ligne-de-code / http://paperjam.lu/news/une-influenceuse-virtuelle-fascine-les-millennials / https://i-d.vice.com/en_us/article/vbxkna/lil-miquela-instagram-influencer)

(Source de l’image: https://www.instagram.com/p/Bme6j-LFVzj/ / https://www.instagram.com/p/BnAO1Q5F1DN/)

Auteure: Mathilde Musy

Relecture: Hugo Pachoud

CRYSTAL, MON PETIT PSYCHOLOGUE DE POCHE

À la convergence entre la psychologie, la technologie et la communication, l’application Crystal puise dans le big data des informations sur les utilisateurs du web afin d’en dévoiler le profil psychologique et de proposer un mode d’interaction adapté.

Quatre interlocuteurs, quatre personnalités, quatre manières de proposer un rendez-vous :

 

Dans cet exemple, les contacts sont de véritables personnes – y compris l’auteure de cet article – mais les e-mails sont rédigés par un logiciel.

Comment ça fonctionne ?

La superposition de toutes les traces laissées sur le web – consciemment ou non – constituent l’identité numérique.

L’application Crystal en extrait les informations accessibles dans les bases publiques de données pour les passer au crible d’un modèle psychologique éprouvé, le Myers Briggs Type Indicator. Le résultat de son analyse révèle pour chaque utilisateur du web :

  • un profil psychologique (parmi 16) ;
  • un mode d’interaction et un style de communication à adopter ;
  • une description du type de relation attendue entre la personne et soi-même.

Comment accéder aux résultats de Crystal ?

Moyennant un paiement pour les fonctionnalités les plus élaborées, les résultats de base de Crystal sont gratuits et accessibles de trois manières :

  • indiquer un nom ou une adresse e-mail dans la base de données de Crystal ;
  • importer ses contacts Google dans Crystal ;
  • télécharger l’extension Crystal du navigateur Chrome de Google qui fonctionne avec Gmail et LinkedIn.

Quelle fiabilité ?

La présence sur le web n’est pas la même pour tous. Crystal propose un indice de confiance se basant sur le volume d’informations collectées et la diversité des sources. Chacun peut affiner son propre profil en remplissant un test de personnalité sur le site de Crystal.

La peur du big data 

Les algorithmes qui exploitent le big data vont sans doute s’affuter à l’avenir, quant aux identités numériques, elles vont s’étoffer. Recrutement, marketing, management ; il est probable que des applications comme Crystal deviennent dans le futur d’indispensables béquilles.

Or, l’utilisation du big data par Crystal atteint un degré d’intrusion élevé, provoquant à la fois fascination et peur.

« People are extremely intrigued and creeped out at the same time. » Drew D’Agostino, fondateur de Crystal

Louise Merzeau, spécialiste de l’identité numérique, propose alors à l’utilisateur de se ré-approprier ses traces sur le web plutôt que de craindre leur utilisation.

« […] plutôt qu’exhorter l’utilisateur à protéger ses données apprenons-lui à leur affecter des finalités en fonction de ses attentes et des intérêts de sa communauté. » Louise Merzeau (2013)

Crystal, ou comment apprivoiser son identité numérique.


Références :

  • ERTZSCHEID, Olivier. « Qu’est-ce que l’identité numérique ? Enjeux, outils, méthodologies. » Nouvelle édition [en ligne]. Marseille : OpenEdition Press, 2013. http://books.openedition.org/oep/332 consulté le 3 décembre 2017
  • MERZEAU Louise. L’intelligence des traces. Intellectica – La revue de l’Association pour la Recherche sur les sciences de la Cognition (ARCo), Association pour la Recherche sur la Cognition, 2013, 1 (59), p.115-135. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01071211 consulté le 3 décembre 2017
  • https://www.crystalknows.com/ consulté le 3 décembre 2017

A lire ailleurs :

Source des images :

Auteure : Fabienne Bagnoud

Dans cet article, l’emploi du masculin pour désigner des personnes n’a d’autres fins que celle d’alléger le texte.

Le Cyber-harcèlement – lorsque le rire devient la face cachée du mal.

Des enfants qui se chamaillent dans le préau sont des situations anodines. Mais quand les chamailleries deviennent du harcèlement et lorsque les disputes de « cours de récré’ » se transforment en règlements de compte via les réseaux sociaux, comment gérer les débordements?

C’est sans doute ce que se demande la mère de Marion Fraisse, écolière française de 13 ans. Marion a mis fin à ses jours le 13 février 2013 après avoir subi de nombreux harcèlements. Elle était la risée de ses camarades, à l’école pour commencer, puis les insultes l’ont suivies jusque dans les murs de sa maison. Elle recevait de nombreux textos, e-mails ou encore messages via Facebook après les cours. Malgré la multitude et la sévérité des menaces, ses parents n’étaient pas conscients de l’ampleur des répercutions tragiques que ce harcèlement aurait sur leur fille.

Effectivement, les enfantillages et les mesquineries dans la cour d’école sont monnaie courante et ont toujours existé[1]. Les autorités scolaires ont d’ailleurs tendance à passer l’éponge sur ces événements. « Allez Madame, ça va se tasser » répétait le principal à la maman de la petite Marion, quand celle-ci demandait à ce que sa fille soit changée d’établissement. Comment connaître la limite de tolérance de chacun de ces adolescents ?

Le cyber-harcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ».

Bien que dramatiques, les cas comme celui de Marion Fraisse restent heureusement isolés. Le harcèlement à l’école ne semble pas avoir augmenté. Selon une étude faite en Belgique[2], il touche un élève sur trois. Ce chiffre, bien qu’alarmant, stagne. Ce qui a réellement changé ces dernières années, ce sont les méthodes de persécution. Grâce des outils comme Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, Whatsapp et d’autres encore, le harcèlement se poursuit encore en dehors de la cours de récréation.

Avec l’utilisation des médias numériques, la diffusion de textes, d’images et de films malveillants ou diffamatoires via téléphone mobile ou Internet a augmenté. Le cyber-harcèlement se différencie du harcèlement dit « classique » par trois points principaux :

  1. La diffusion massive et instantanée
  2. Prolongement du harcèlement jusqu’au domicile
  3. Le harceleur peut rester anonyme en utilisant un pseudo

Ces trois différenciations rendent le cyber-harcèlement encore plus angoissant que le harcèlement physique. Il peut être lourd de conséquences par le fait que la victime peut être ridiculisée en un temps très court aux yeux d’une sphère publique très large. De plus, la victime n’a aucun lieu où être en sécurité. Lors de harcèlement « classique », une fois chez lui, l’enfant peut se sentir en sécurité au sein de sa sphère familiale. A l’ère du numérique, l’enfant est traqué jusque dans sa propre maison et ne peut jamais « échapper » à ses agresseurs. Avec les médias sociaux, l’agresseur se cacher derrière un pseudo. Ceci rend son identification compliquée et ajoute une part d’angoisse pour la victime.

Illustration de cyber-harcèlement
Illustration de cyber-harcèlement

Le cyber-harcèlement a des conséquences graves sur le bien-être et la santé mentale des victimes mais aussi des agresseurs. Il existe un consensus général selon lequel ces conséquences seraient plus importantes que celles du harcèlement traditionnel en raison des caractéristiques particulières de ce type de violence (anonymat, pouvoir de dissémination et public élargi etc.). Contrairement à la violence ordinaire, face à l’écran, les victimes sont très souvent seules et ne peuvent pas être aidées par leurs camarades.[3]

Afin d’éviter de telles conséquences ou de terribles drames comme le cas de la jeune Marion, il est impératif pour les jeunes d’être sensibilisés à ce genre de pratiques. Ils doivent dès leurs premières utilisations de smartphone ou d’ordinateur être conscients que le cyber-harcèlement existe et qu’il faut s’en protéger. Il faut également, pour les parents et le personnel scolaire, mettre en place une zone de confiance avec les enfants et être à leur écoute afin qu’ils osent discuter si un cas de harcèlement se présentait à eux. Un parent doit laisser son enfant avoir sa sphère intime intacte mais ils doivent être informés sur les dangers et les conséquences du cyber-harcèlement. Sur la Toile tout est public et tout est éternel.

 

 

[1] Desor D, Math F. (2015). Comprendre la violence des enfants, L’apport des neurosciences. Dunod. Paris. 243 p.

[2] GALAND B., HOSPEL V., BAUDOIN N., « Prévalence du harcèlement en Fédération WallonieBruxelles : Rapport d’enquête », GIRSEF, 2014.

[3] http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/

Sources :

Desor, D, Math, F. (2015). Comprendre la violence des enfants, L’apport des neurosciences. Dunod. Paris. 243 p.

http://www.jeunesetmedias.ch/fr/opportunites-et-risques/reseaux-sociaux.html. Consulté le 7 décembre 2016

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/. Consulté le 7 décembre 2016

http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20131114.OBS5469/traitee-de-pute-de-boloss-marion-13-ans-s-est-suicidee.html. Consulté le 7 décembre 2016

Citation : Smith, P.K., Mahdavi, J., Carvalho, M., Fisher, S., Russel, S., & Tippett, N. (2008). Cyberbullying: Its nature and impact in secondary school pupils. Journal of Child, Psychology and Psychiatry, 49,p 376

Rédaction : Clélia Panchaud

Relecture : Eloïse Oberson, Corinne Pittet-Del Tufo, Evelyne Panchaud