L’avenir du CAPTCHA

Tout le monde a déjà fait face à ce test qui remet en cause notre capacité à prouver que nous sommes bien humains. Coup de projecteur sur l’outil CAPTCHA dont le fonctionnement est très peu connu des utilisateurs.

Un outil qui en cache un autre

Le CAPTCHA, acronyme de « Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart » ou en français « test de Turing public complètement automatisé pour différencier humains et ordinateurs », est un outil développé par Google pour prouver que nous ne sommes pas des robots (spams), en résolvant un problème simple, qu’un spam serait censé échouer. Le but est donc le suivant : trouver des tests faciles à résoudre pour les êtres humains mais infranchissables par des spams.

Utilisable sous forme d’un widget JavaScript, cet outil se décline sous différentes versions :

  • Dans la première version de CAPTCHA, l’utilisateur doit simplement recopier du texte.
Ces mots parfois si compliqués à décrypter
    • La deuxième version reCAPTCHA nécessite de recopier du texte uniquement en cas de risque élevé, sinon il suffit de cocher la case connue de tous « Je ne suis pas un robot ».

Cette version peut aussi faire recours à un autre système où l’utilisateur doit sélectionner des photos parmi une grille d’images où apparaissent des signes de circulation, des voitures, des devantures de magasins, etc. Des tests parfois si compliqués que nous douterions presque de notre propre humanité.

Que cela soit pour recopier du texte ou pour reconnaître des signes de circulation, Google se base sur le principe de crowdsourcing : rendre utile une tâche rébarbative. En effet, ce système contribue à améliorer le système de numérisation des livres pour la bibliothèque numérique de Google, ou encore pour améliorer Google Street View.

  • Une troisième version NoCAPTCHA, a été lancée en fin 2018. Avec cette version, les utilisateurs ne seront sollicités qu’en cas de suspicion. Cette version a pour but de ne pas déranger, ni d’interrompre la navigation des utilisateurs humains. Ce système analyse les utilisateurs (la navigation, les cookies, l’historique, ainsi que d’autres facteurs) et établit une sorte de score par utilisateur, en fonction de leur risque.

 

On arrive aujourd’hui à un point où il devient quasi impossible de faire plus difficile pour les spams, qui sont de plus en plus développés, tout en restant dans l’optique de faire un test qui soit faisable pour les humains. Quel sera l’avenir du CAPTCHA ? sera-t-il encore possible de contrer l’intelligence artificielle qui devient autant voire meilleure que l’intelligence des humains ?

 

A lire ailleurs:

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/10/petite-histoire-des-captchas-ces-tests-d-identification-en-pleine-mutation_4862727_4408996.html

Sources:

https://www.itespresso.fr/securite-google-captcha-discrets-199933.html

https://www.slate.fr/story/173070/captcha-obsolescence-humains-ia-informatiquehttps://www.theverge.com/2019/2/1/18205610/google-captcha-ai-robot-human-difficult-artificial-intelligence

Sources des images:

https://media.giphy.com/media/10p3VEnw29dD44/200.gif
http://i.imgur.com/vuOr7g5.png
https://www.malekal.com/wp-content/uploads/Captcha-logo.jpg
https://media.giphy.com/media/NeAwT9JQZoPwA/giphy.gif

Auteur: Luc Wohlhauser

Relecture: Léo Martinetti