C’est officiel : Instagram supprime les likes. Quels impacts pour les internautes?

Environs 95 millions de photos et de vidéos sont téléchargées sur Instagram quotidiennement. Et chaque jour, les internautes ont la possibilité de regarder et « aimer » les 4,2 milliards d’images et de vidéos mises en ligne.

En avril dernier, Instagram annonçait un grand changement quant à l’affichage des likes. Le géant des réseaux sociaux exprimait son souhait de petit à petit « supprimer » les likes sous les photos et les vidéos publiées. En réalité, l’idée n’est pas de supprimer cette fonctionnalité qui permet d’aimer les publications, mais simplement de masquer le nombre de fois qu’une publication a été likée. Néanmoins, les utilisateurs pourront toujours consulter le nombre de likes de leurs propres publications sur leur compte personnel, mais ne pourront plus voir le nombre de likes obtenus par les autres membres du réseau social.

Un premier test a d’abord été mis en place dans le but d’étudier un potentiel changement de comportement des utilisateurs.  C’est en été 2019 que celui-ci a été lancé dans 7 pays : le Canada, l’Australie, le Brésil, l’Irlande, la Nouvelle Zélande, le Japon et l’Italie. S’en est suivi les utilisateurs américains qui ont, à leur tour, vu disparaître le compteur de likes. A l’heure actuelle, le test a été élargi au reste du monde. Pour l’instant, le changement n’est néanmoins visible que pour un nombre limité de personnes, mais devrait rapidement se généraliser.

Pourquoi une telle décision ?

La société justifie ce changement par une volonté de créer un « environnement moins pressurisé » ainsi que pour répondre aux préoccupations de la santé mentale de ses utilisateurs. De nombreuses études ont en effet démontré que certains membres de la plateforme étaient devenus dépendants de cette course aux likes. Chez les individus les plus sensibles, cette addiction peut parfois même se transformer en dépression. Selon le PDG d’Instagram, l’objectif de ce changement est donc de « soulager la pression » que peut engendrer ce besoin constant de popularité.

Instagram, facteur de dépression

En 2017, une étude britannique de la Royal Society of Public Health dénonçait l’application comme étant « la pire plateforme de médias sociaux en ce qui concerne son impact sur la santé mentale des jeunes de 14 à 24 ans ». Une année auparavant, c’était au tour de l’institut de sondage américain Pew Research Center qui relevait que 37% des adolescents ressentaient une « pression » de poster un contenu qui pourrait récolter moins de likes et de commentaires que ceux des autres.

Un rapport sur l’addiction aux réseaux sociaux a démontré qu’environs 79% des personnes ayant un smartphone le consulte dès leur réveil au matin. Il a été démontré que la validation sociale au travers des likes libère de la dopamine ce qui pousseraient les utilisateurs à consulter leurs notifications fréquemment afin de combler un genre de « manque ».

Cette évolution a donc pour but d’améliorer le bien-être des utilisateurs quotidiens, mais les médias se demandent néanmoins comment cela va changer le travail des influenceurs.

Qu’en pensent les influenceurs?

Les avis sont partagés quant à la suppression des likes sur Instagram. Grâce aux partenariats avec différentes entreprises, les influenceurs sont rémunérés pour partager un certain contenu. Cette rémunération varie en fonction de ses followers mais peut également varier en fonction du niveau d’engagement des utilisateurs : plus il y a de likes ou de commentaires par exemple, plus forte est leur influence. Néanmoins, Tammy Hembrow, une influenceuse fitness avec 9,7 millions de followers, affirme que le changement concernant l’affichage de likes n’a pas eu d’impact sur sa façon de faire des affaires. Claire Byrne, accueille elle aussi favorablement le changement et n’est pas préoccupée par la menace qui pèse sur son revenu. Elle estime que le masquage du nombre de likes n’aura pas une grande différence sur les affaires des influenceurs à succès: « Cela n’aura un impact que sur celles et ceux qui n’ont pas de véritable influence ou d’engagement fort, soit surtout ceux et celles avec de faux abonnés ou des abonnés achetés »

Et pourtant, certains influenceurs, comme Jeam Wolfie, ont fortement critiqué cette décision. Ce dernier s’est plaint qu’Instagram lui avait enlevé un outil essentiel. Une autre instragrameuse, Mikaela Testa, a elle été jusqu’à pleurer sur une de ses vidéos Youtube pour exprimer son désaccord avec cette nouvelle mesure. Certains influenceurs ont même affirmé qu’ils se sentaient moins motivés à aimer et à interagir avec les posts des autres utilisateurs.

Conséquences

En dissimulant les likes, Instagram prive les agences de marketing d’un indicateur précieux sur le succès de leurs campagnes : « Il va falloir changer nos technologies, modifier nos algorithmes », explique Félix Lapoussière, de l’agence InfluenZZZ. « Avant, on pouvait se permettre de collecter les likes à la main, ou avec des outils, car ils étaient publics ». Comme beaucoup d’autres, son agence est déjà en train de réfléchir à de nouveaux moyens d’obtenir ces précieuses informations : « Il faudra que nos influenceurs nous envoient leur données par capture d’écran, ou que nous automatisions tout ça avec un logiciel. Nous pourrions aussi prendre d’autres données, comme les abonnés ou les commentaires ».

Ce changement risque en effet de valoriser le commentaire comme mesure pour les clients des influenceurs, mais les spécialiste affirment qu’ « un commentaire demandera beaucoup plus d’efforts qu’un simple j’aime du bout du doigt ».

D’un autre point de vue, Instagram se bat contre les faux comptes depuis très longtemps. En effet, certains utilisateurs ont recours à des applications qui leur permettent d’obtenir des faux likes. En augmentant leurs statistiques, les faux influenceurs augmentent leur exposition, et avec cela leur audience. Les entreprises doivent donc se montrer prudentes et mener des audits très poussé afin de vérifier la véracité de l’audience des utilisateurs. En dissimulant les likes, Instagram cacherait ainsi aussi les faux. Instagram éliminerait alors le besoin de recourir à de telles applications.

Désormais, il sera encore plus important qu’auparavant d’obtenir et de se concentrer sur des statistiques telles que l’engagement sur les Stories, la croissance du nombre d’abonnés sur la durée, et les indicateurs d’attention.

Sources :

Influenceur nouveau métier 2.0

Mardi matin, 20 août, c’est la rentrée scolaire. Madame Lamy demande comme chaque année à ses élèves de se présenter en indiquant quel métier chacun aimerait faire plus tard. Très rapidement, elle se rend compte que les réponses traditionnelles telles que : vétérinaire, coiffeuse, pompier ont disparu pour laisser place à des réponses étonnantes : « plus tard je serai Instagrammeur », « et moi, je serai Bloggeur », « moi aussi, je veux être Youtubeur ». Surprise, Madame Lamy comprends que les aspirations professionnelles des jeunes générations semblent avoir changé. Mais quelles sont ces nouvelles activités qui n’existaient pas il y a peu de temps ? Comment ont-elles pu devenir des choix de carrière autant populaire ? Peuvent-elles réellement être considérées comme des métiers ?

Influenceur qu’est-ce que c’est ? 

Un influenceur est une personne qui, par son statut, son exposition médiatique et sa position, réussit à modifier les comportements et la consommation des individus. Au fil du temps, la définition d’influenceur est devenue plus complexe notamment avec l’apparition de la digitalisation. En effet, autrefois, l’influenceur était plutôt représenté comme une star, une notoriété publique qui se définissait comme un ambassadeur de marque. De nos jours, cette élite s’est élargie grâce à internet, laissant la possibilité à chacun d’entre nous de jouer le rôle d’influenceur authentique. Pour cela, il s’agit de se créer une communauté et une notoriété tout en collaborant avec des marques. Que ce soit dans le domaine de la cuisine, du maquillage, des vêtements, de la décoration, du bricolage et de la photographie, toutes typologies d’influenceurs sont permises. 

Cette facilité d’accès et cette généralisation sont en grande partie la conséquence d’un nouveau mouvement des jeunes à vouloir entrer dans ce monde. Un monde dans lequel chacun peut développer son identité à travers sa passion et surtout autour d’une communauté fidèle et réelle.

Un métier ou phénomène de mode ?  Quand influenceur ne rime pas avec glandeur : 

Certains diront métier « à la con » ,« passe temps de riche », et d’autres métier d’avenir. Les contours de ce métier 2.0 reste encore imparfaits et flous. Etre influenceur n’est pas encore reconnu comme une profession en tant que telle. Pourtant, ils sont aujourd’hui devenus incontournables au sein des stratégies de communication des marques. Plusieurs entreprises mais aussi offices de tourisme et d’autres organisations requièrent leurs services et cela fonctionne. Et si en fait, influenceur était un vrai job ? Bien que cette activité paraît idyllique et simple, en réalité des heures de travail se cachent derrière : photographies, retouches photos, création de communauté, activité sur les réseaux sociaux, déplacements, horaires incertains, gestion administrative, etc. 

Une chose est certaine, aujourd’hui très peu de personnes réussissent à gagner leur vie, beaucoup doivent exercer une autre profession en dehors de cette activité. Seule une petite partie, nommée major-influenceurs, réussit à en vivre. 

Ainsi, nous pourrions affirmer qu’influenceur en tant que tel n’est pas un métier mais plutôt une activité qui permet de gagner une certaine somme parfois suffisante pour en vivre correctement.  Et si cette profession avait toujours existé ? Si on analyse le passé, elle s’est simplement modernisée. Aujourd’hui, ce sont des indépendants qui grâce aux réseaux sociaux et à des collaborations avec des marques les mettent en avant pour gagner de l’argent. C’est une modernisation de la publicité, une nouvelle forme de communication qui, si l’on sait se démarquer, peut en devenir un métier. 

Nouvelle forme de journalisme 

Le journalisme traditionnel connaît une période de disruption délicate. Ce métier doit faire face à plusieurs défis contemporains, dont les influenceurs qui sont devenus très rapidement des concurrents directs. Les communautés ont de plus en plus tendance à accorder leur confiance aux influenceurs plutôt qu’à la presse. Aujourd’hui, grâce aux publicités sur Facebook et Instagram, les actions d’influenceurs marketing permettent un retour sur investissement non négligeable. La manière de s’informer a drastiquement changé, faisant des influenceurs des nouveaux leaders d’opinion à la fois authentiques, accessibles, en qui l’on peut avoir confiance et qui nous inspirent. Ces ingrédients créent une recette parfaite pour orienter l’opinion des individus.  

Quel futur ? 

De nombreuses personnes souhaitent se lancer dans ce monde sans en connaître réellement les risques. Ce « métier » qui semble idyllique et facile peut s’avérer compliqué et contrairement à ce que l’on croit, difficile d’accès. Aujourd’hui, il existe des milliers d’influenceurs proposant les mêmes idées, c’est pourquoi il est de plus en plus difficile de se démarquer et gagner des followers. Il est certain que dans les années futures, cette activité se développera et se transformera. Mais comment les influenceurs évolueront-ils ? 

Une nouvelle concurrence est déjà présente sur le marché : des influenceurs en image de synthèse. Leur ressemblance avec les véritables influenceurs humains est troublante, tant psychologiquement qu’en apparence. Les avantages de ces influenceurs 3.0 ne manquent pas. En dévoilant leurs moments de bonheur mais aussi de faiblesses et de doutes, ils sont encore plus proches de leur communauté, une facette humaine encore plus réelle qui séduit les internautes. Ajoutons également leurs multiples compétences : possibilité de se dupliquer, de parler toutes les langues, de ne jamais être malade, ni de vieillir. Outre ces côtés positifs, c’est aussi financièrement que ces robots influenceurs deviennent de réels concurrents. En se passant des influenceurs humains, les marques pourraient être amenées à créer chacune leur propre influenceur virtuel. Alors les influenceurs vont-ils bientôt faire face au chômage de masse ?

Camille Bressan

Storytelling: Comment faire une publicité qui marque les esprits?

Pourquoi est-ce que nous retenons si facilement les publicités créées par Apple, Coca-Cola ou encore IKEA. Ces marques n’ont pas l’air d’avoir de similarités. Et pourtant leurs publicités s’ancrent dans l’esprit des téléspectateurs. Mais quel est leur secret ?

Et si leur secret était simplement que toutes ces marques utilisent la méthode de Storytelling. Le storytelling qu’est-ce que c’est ? Le storytelling aussi appelé communication narrative est selon Sébastien Durant :

« [..] technique qui consiste à propager l’histoire ou les histoires, vraies ou vraisemblables, des personnes morales ou physiques » (Durand, 2011).

La technique du Storytelling se base sur la rhétorique classique. Cette dernière confère au récit toute sa force. Nous soulignerons que l’aspect centrale du Storytelling, qui capte l’attention des spectateurs, sont les émotions. En effet, les émotions permettent une meilleure mémorisation du récit et elles nourrissent également l’imagination (Durand, 2011).

En quoi le Storytelling peut être profitable dans une communication d’entreprise ?

Comme nous venons de le mettre en évidence, la force du Storytelling s’inscrit dans le domaine des émotions. Mais pourquoi ? Selon Fuchs, la force des émotions permettent aux histoires de plus s’ancrer dans la mémoire des personnes que de simples faits (Fuchs, 2009). Les informations narratives ont également cette force de persuasion que d’autres n’ont pas. En effet, elles ont la puissance de former et changer les attitudes et opinions (Mühlmann, Nagl, Schreder, Mayr ;2014).

Le Storytelling est très efficace dans le domaine des relations publiques car il enrobe les informations importantes de l’entreprise de manière narrative ( Ettl-Huber, 2014). Selon le domaine des sciences des médias et de la communication, la valeur d’une information augmente si elle est « emballée » dans une histoire mémorable (Ettl-Huber, 2014).

La magie de Noël de Coca-Cola :

Et si l’on vous racontait le récit d’un Noël. Un Noël magique rempli d’amour et de gentillesse, un Noël où la magie est partout autour de vous. Cela vous toucherait-il ? C’est exactement sur ce créneau qu’a parié la marque de soda, la plus connue au monde.

Le premier film publicitaire de Coca-Cola pour Noël est apparu en 1931. Nous ajouterons que la marque de soda a également participé à développer la figure du Père Noël. A travers ces court-métrages, Coca-Cola a créé de véritables scénarios cinématographiques autour de l’esprit de Noël.

Par exemple, en décembre 2014 Coca-Cola a sorti la campagne Faites des heureux. L’histoire, les effets vidéo, la musique ainsi que les lumières racontent un vrai compte de Noël et font ressentir des émotions aux téléspectateurs.

Cette campagne a été un réel succès car elle a réussi à éloigner les consommateurs du produit et les plonger dans l’esprit de Noël.

Auteur: Chloé Vuille-Dit-Bille

Sources:

http://mrscom.iscom-digital.com/2017/04/06/coca-cola-storytelling-strategie-marketing/

https://www.dailymotion.com/video/x2enygo

http://mrscom.iscom-digital.com/2017/04/06/coca-cola-storytelling-strategie-marketing/

Durand, Sébastien (2011): Storytelling – Réenchantez votre communication! Paris: Dunod.

Fuchs, Werner (2009): Warum das Hirn Geschichten liebt. Mit den Erkenntnissen der Neurowissenschaft zu zielgruppenorientiertem Marketing. München: Deutscher Taschenbuch Verlag.

Mühlmann, Kay/ Nagl, Manuel/ Schreder, Günther/ Mayr, Eva (2014): Von Helden und Schurken – Ein sozio-kognives Modell zu Wirkungen und Narrationen in Organisationen.

Ettl-Huber, Silvia (2014): Storypotenziale, Stories und Storytelling in der Organisationskommunikation. Dans: Ettl-Huber, Silvia (Hrsg.): Storytelling in der Organisationskommunikation. Theoretische und empirische Befunde. Wiesbaden: Springer VS.

Trump et Twitter: les dessous d’une relation compliquée

Quand les gazouillis cèdent leur place aux croassements…

Les relations entre Trump et Twitter sont désormais en demi-teintes. En cause : les nouvelles règles d’utilisation instaurées par le réseau social. Alors qu’en 2017, lors d’une interview sur Fox News Donald Trump déclarait « Je pense que je ne serais peut-être pas là sans Twitter« , il accuse désormais le réseau social de censure et de partialité.

Des relations « compliquées » dès l’investiture de Trump

Si le réseau social à l’oiseau bleu a joué un rôle déterminant dans l’accession de Trump à la Maison-Blanche, ce dernier a sans aucun doute offert à Twitter une visibilité sans précédent. En 2016,  le réseau social était en proie à de graves difficultés financières et peinait à attirer et fidéliser de nouveaux utilisateurs. L’élection de Trump a été une véritable aubaine pour l’entreprise. Dès son investiture, le dirigeant américain a fait de la plateforme de micro-blogging son principal vecteur de communication, contribuant ainsi indirectement à la promotion du site. Pourtant, l’activité effrénée de Trump sur Twitter dès son investiture a mis le réseau social dans une position délicate.

Le président n’a jamais respecté les codes qui prévalaient jusque-là dans la communication politique. Il use impunément  de son compte personnel @realDonaldTrump pour y poster des propos vulgaires,  outranciers, agressifs, voire menaçants  à l’encontre des médias,  d’autres dirigeants ou de toute personne qui le dérange. Plusieurs voix se sont élevées à maintes reprises sur le continent américain et dans les pays outre- Atlantique pour demander à Twitter de suspendre le compte personnel du président arguant que ses violences verbales enfreignent les règles d’utilisation du réseau.  Le réseau social ne peut prendre une telle décision sous peine d’être accusé de censure. Il faut attendre jusqu’en 2019 pour que les cofondateurs prennent des mesures visant les messages des hommes politiques qui enfreignent les règles de plateforme.

Twitter durcit sa politique d’utilisation … Trump s’insurge …

Le 27 juin de cette année, les responsables du réseau social à l’oiseau bleu décident de masquer momentanément les tweets émanant de responsables politiques incitant à la violence et à la haine. Les messages concernés sont précédés d’un avertissement qui expliquent que leur contenu viole les règles de plateforme mais qu’ils sont quand même diffusés dans « l’intérêt public ».

Le 30 octobre dernier, Twitter annonce le bannissement de toute politique sur son réseau. Jack Dorsey, cofondateur du site explique cette décision en ces termes «Nous pensons que la portée d’un message politique doit se mériter pas s’acheter». Pour le PDG de l’entreprise, l’enjeu d’une telle mesure est la crédibilité du  réseau social  très critiqués pour ne pas avoir bloqué des campagnes de manipulation russes lors de l’élection américaine de 2016.

« Bien que la publicité sur Internet soit incroyablement puissante et très efficace pour les annonceurs commerciaux, ce pouvoir comporte des risques importants pour la politique, où il peut être utilisé pour influencer les votes et affecter la vie de millions de personnes. »

Jack Dorsey, co-fondateur et PDG de Twitter

Face à ces décisions, Donald Trump lance de nombreuses attaques contre son réseau social favori, l’accusant de censure et de partialité en faveur de ses adversaires démocrates. Visé par une procédure de destitution en pleine campagne pour un second mandat présidentiel, Donald Trump use et abuse pourtant plus que jamais de son compte Twitter pour se défendre.

Dès lors, on peut se demander si, malgré ses accusations à l’encontre de la plateforme à l’oiseau bleu, Trump va à nouveau faire de celle-ci son arme essentielle pour sa réélection ?
Si tel était le cas, on ne peut s’empêcher de repenser aux propos d’Evan Williams, cofondateur de Twitter, tenus quatre mois après l’investiture du dirigeant américain « S’il s’avère qu’il n’aurait pas été président sans Twitter, alors oui, je suis désolé ». Apparemment, le réseau social a décider de miser sur l’impartialité.

Auteure: Alexanne Sénéchaud

Sources:

La digitalisation du luxe : du défi à l’innovation

http://www.mbadmb.com/la-digitalisation-de-la-mode-de-luxe/

Le secteur du luxe a longtemps hésité à se digitaliser, préférant les canaux traditionnels aux numériques. Toutefois, les maisons de luxe ont saisi le potentiel du numérique et tirent aujourd’hui profit de leur digitalisation, allant même jusqu’à innover les pratiques du luxe. 

Le défi de la digitalisation 

La digitalisation du luxe s’est faite assez tardivement. Il y a une vingtaine d’années encore, les maisons de luxe snobaient les nouveaux canaux numériques ; elles leur accordaient peu d’importance et peu de légitimité. D’autre part, allier l’exclusivité du luxe et l’exposition de la digitalisation relevait du défi. Cela demandait de repenser les stratégies digitales, afin de préserver l’image élitiste du luxe dans la masse numérique. 

L’ère du numérique

Le challenge de la digitalisation s’est pourtant imposé comme nécessaire pour s’adapter aux évolutions sociétales et plus particulièrement aux nouveaux comportements d’achat. Aujourd’hui, environ 80% des ventes sont influencées par les médias sociaux ; parmi ces derniers, Instagram, qui représente par ailleurs une importante plateforme pour le marketing visuel. Il fallait donc être en mesure de répondre aux besoins d’une clientèle toujours plus connectée, comme les générations Y et Z qui achètent le plus souvent en ligne. 

http://www.mbadmb.com/la-digitalisation-de-la-mode-de-luxe/

L’ « expérience client » améliorée

Le secteur du luxe a également pris conscience des opportunités et du potientiel d’innovation de la digitalisation. Le digital contribue par exemple à améliorer l’expérience du client avant, pendant et après l’achat. Grâce à la collecte de données, il facilite aussi la personnalisation et permet de satisfaire le client au mieux lors de sa prochaine commande.

Aujourd’hui, LVMH fait d’ailleurs appel à des start-up qui accompagnent le secteur du luxe dans la digitalisation et l’innovation . « Fitle », une start-up sélectionnée par « La Maison des startups » de  LVMH, permet aux clients de choisir la bonne taille de vêtement, grâce à des algorithmes prédictifs. Ainsi, on pourrait observer 30% de retour de marchandise en moins.

« L’installation de notre logiciel permet 14 % d’augmentation du taux de conversion, 30 % de retours en moins et un panier moyen supérieur de 5 % » Laure Bievelez, CMO de Fitle

https://www.lvmh.fr/actualites-documents/actualites/lvmh-x-vivatech-2019-la-technologie-au-service-de-lexperience-client/

Le luxe et les médias sociaux 

Enfin, à travers la digitalisation, la démocratisation du luxe a permis d’une part d’élargir la clientèle et d’autre part d’établir une relation au client d’autant plus forte et durable. Les intermédiaires digitaux comme les médias sociaux voire les influenceurs garantissent en effet une plus grande proximité au client. Celui-ci est notamment sollicité à interagir avec la marque par ses hashtags voire ses avis. 

Sources :

  • http://www.mbadmb.com/la-digitalisation-de-la-mode-de-luxe/
  • https://www.lvmh.fr/actualites-documents/actualites/lvmh-x-vivatech-2019-la-technologie-au-service-de-lexperience-client/
  • https://www.aquavpc.com/luxe-et-digital-comment-associer-rarete-et-medias-de-masse/
  • https://www.digital-instore.fr/comment-les-marques-de-luxe-peuvent-elles-creer-une-strategie-de-digitalisation-progressive/
  • https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0600699137233-ces-pepites-qui-accompagnent-la-digitalisation-du-luxe-327104.php

Selin Varli

La nouvelle cryptomonnaie de Facebook, « Libra », a-t-elle un avenir?

Vendredi 11 octobre 2019 : De grandes multinationales comme Visa, Mastercard ou encore eBay ont annoncé qu’elles mettaient fin à une future collaboration dans le projet Libra. Avec l’opposition des régulateurs qui ne cesse de croître, le projet de monnaie numérique de Facebook fait face à un nouveau coup dur. Sera-t-il toujours prévu dans le courant du deuxième semestre de l’année prochaine ?

Le projet de monnaie numérique lancé par le célèbre réseau social Facebook ne séduit plus autant et doit faire face à la défection d’un grand nombre de ses plus grands partisans. Des groupes comme Visa et Mastercard, des émetteurs de carte bancaire, ou encore Ebay,  une plateforme de commerce en ligne, ont annoncé officiellement qu’ils se retiraient du consortium.

«Nous allons continuer à évaluer la situation et nous prendrons notre décision ultime en fonction d’un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l’association à répondre de façon entièrement satisfaisante à toutes les attentes des régulateurs.»

Un des portes-paroles de la société Visa.

Qu’est-ce que la libra ?

La libra est le terme choisi pour désigner la future cryptomonnaie du géant californien. Elle sera indexée à un panier de devises stables, qui sera composé plus précisément de 50% pour le dollar, 18% l’euro, 14% le yen 11% la livre sterling et 7% le dollar singapourien.  Son objectif sera de « développer une devise et une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes ». Et tout cela, depuis Genève, la capital de la finance durable.

A l’origine, un consortium de vingt-huit grandes entreprises et ONG…

Les internautes pourront envoyer la cryptomonnaie à l’autre bout du monde en quelques secondes comme il est déjà possible de procéder actuellement à des transferts d’argent à travers des applications comme Pumpkin ou Lydia. Pour faire cela, le réseau social va mettre en place une application prénommée « Calibra », qui offrira la possibilité en un simple clic sur le portable d’acheter de vendre et de stocker les libras. De plus, elle permettra de régler des achats chez les commerçants partenaires tel que Spotify et Uber. Et en principe sans frais… ou presque ! Car, en effet, on imagine mal Mark Zuckerberg ne retirer aucun profit de ses 2,7 milliards d’utilisateurs des plateformes du groupe (Facebook, Messenger, WhatsApp et Instagram).

L’Europe est divisée

Une forte pression est appliquée sur le réseau social et ses partenaires, qui ont des doutes sur les éventuelles menaces de la cryptomonnaie. La réputation de Facebook du au récents scandales concernant la protection des données à caractère personnelles joue actuellement en leur défaveur…

Tout comme les sénateurs américains, la Commission européenne a demandé des informations supplémentaires à Facebook à travers un questionnaire. Chargé des services financiers de la Commission, Valdis Dombrovskis pose ces nombreuses questions afin d’y voir plus clair dans les enjeux du projet de la société américaine et avant tout sur l’éventuel besoin de mettre en place un cadre juridique pour cette future cryptomonnaie. L’instauration d’un cadre serait une condition sine qua non pour lancer une cryptomonnaie stable selon le G7, qui s’est réuni dernièrement à Washington.

Les Européens, quant à eux, restent constamment sur leur garde. Citons par exemple la France, qui mène l’opposition. Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire affirme que « la souveraineté monétaire des principales économies européennes » sont mis en péril. Lors d’une conférence sur les monnaies numériques à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il a rajouté que « nous ne pouvons pas autoriser le développement de la libra sur le sol européen ». Avec l’Italie et l’Allemagne comme alliés, les français organisent un ensemble d’initiatives afin d’empêcher clairement l’existence de cette monnaie.

Le ministre soutient que « nous n’accepterons pas qu’une entreprise multinationale privée ait la même puissance, la même puissance monétaire que les États souverains qui sont soumis au contrôle démocratique; […] c’est-à-dire au contrôle du peuple». Ils veulent avant tout préserver l’autonomie des Etats et ils voient surtout ce projet non comme une alternative aux monnaies existantes mais plutôt une manière de faire un maximum de profit dans le domaine des services de paiement.

Le sort de la cryptomonnaie sur le continent européen s’annonce compliqué. En effet, la capital de la Belgique craint qu’un simple laisser-passer dans l’un des 28 pays membres de l’Union offre une brèche au géant Facebook. En d’autres termes, cela permettrait à « l’internet de l’argent » de s’installer de manière globale sur le Vieux continent avec ses avantages… mais également avec ses nombreuses lacunes. C’est pourquoi il est important avant tout d’évaluer les risques : l’instabilité de la devise numérique, le blanchiment d’argent, le financement illicite, l’évasion fiscale, la protection des consommateurs, etc. Cette monnaie doit encore répondre à de nombreuses « questions légitimes » et donner toutes les « garanties nécessaires ».

Quel est l’avis des régulateurs ?

« Il est encore trop tôt pour se prononcer.»

Afin de convaincre les plus sceptiques des régulateurs et des gouverneurs, Facebook n’a pas hésité à faire le tour du globe. La Suisse n’y échappe pas non plus, mais aucune des grandes institutions comme la Banque nationale suisse (BNS) ou l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) n’ont affirmé l’exactitude des propos concernant ce projet. La banque centrale helvétique considère que « il est encore trop tôt pour se prononcer». Néanmoins, elle prétend accompagner « avec la plus grande attention les développements dans le domaine de la fintech afin d’identifier précocement les plus importants pour son mandat, notamment celui d’assurer le bon fonctionnement des systèmes de paiement sans numéraire». La Finma, quant à elle, suit de près le sujet de cette monnaie à travers les médias mais ne nous dit rien. Pour le moment, aucune information n’a filtré si une requête pour obtenir une licence a été faite ou même tout simplement si elle leur est indispensable.

«Le voyage sera long et difficile.»

Maintenant, il faut observer si les personnes adhèrent à cette nouvelle monnaie et si elle compte rivaliser avec les circuits bancaires traditionnels. L’association libra ne fait pas, à ce jour, l’objet d’un examen en particulier. Par contre, les partenaires, c’est-à-dire les fournisseurs de services liés à la cryptomonnaie, qui ont une interaction avec les consommateurs, auront l’obligation de suivre la législation des pays dans lequels ils opéreront. Dante Disparate, le porte-parole de l’association, a affirmé lors d’une interview à Genève qu’il fallait «de l’audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra».

Quoi qu’il en soit, Facebook devra faire preuve de beaucoup de patience et d’agilité pour mener à bien son projet. Ce ne sont pas les opposants qui manquent. Quant à l’éventuelle réussite du projet du géant californien, l’avenir nous le dira !

Auteur: José GOMES DA COSTA

Sources :

https://www.tdg.ch/high-tech/defections-cascade-libra/story/19438946

https://www.tdg.ch/economie/argentfinances/fronts-durcissent-libra-facebook/story/17679599

https://www.letemps.ch/economie/fonctionnera-libra-nouvelle-monnaie-facebook

https://www.tdg.ch/lematindimanche/libra-systeme-paiement-rapide-quasiment-gratuit/story/16635395

https://www.letemps.ch/economie/facebook-veut-sauver-libra

https://www.tdg.ch/economie/europeens-veulent-libra/story/11062355

https://www.letemps.ch/economie/lassociation-libra-officiellement-mise-pied-geneve

https://www.20minutes.fr/high-tech/2631495-20191018-libra-europeens-veulent-imposer-veto-monnaie-numerique-facebook 

Lausanne 2020

En janvier 2020 débuteront les Jeux Olympiques pour les jeunes du monde entier en Suisse et les compétitions se dérouleront du 9 au 22 janvier 2020. Les JOJ ont recherché plus de 3’000 volontaires venant du monde entier pour apporter leur support et faire de ces Jeux des moments exceptionnels et inoubliables.

MY VISION IS TO POSITION THESE YOG AS A NEW PROJECT FOR YOUNG PEOPLE, A PROJECT WHICH RELIES ON YOUNG PEOPLE. GAMES THAT ARE ORGANISED WITH, BY AND FOR YOUNG PEOPLE.

Ian Logan, Director General of Lausanne 2020

Les JOJ se dérouleront en Suisse et dans le Jura français, et un certain nombre de villes seront animées par les compétitions ou par les cérémonies d’ouverture et de clôture. De plus, St Moritz et Lausanne accueilleront un village des athlètes pour les athlètes, qui leur procurera un logement et des formations.

Selon Ian Logan, patron des JOJ, être bénévole est une expérience unique et enrichissante. L’évènement est exceptionnel et rare. Les organisateurs doivent trouver des gens prêts à tout lâcher, que ce soit travail ou étude, durant 14 jours. De nos jours, il est de plus en plus rare de trouver des jeunes prêts à donner leur support sans rien attendre en retour. Mais il est impressionnant et réjouissant de voir à quel point il reste des gens prêts à collaborer lors de grandes manifestations, surtout dans un petit pays comme la Suisse.

Lausanne 2020 – The Spirit of the Games

Les JOJ sont un événement intergénérationnel, c’est-à-dire qu’il nécessite plusieurs générations pour son organisation et sa logistique. Comme partout, l’expérience des « moins » jeunes est tout aussi précieuse que la force et la motivation des « jeunes ».

Au final, cette expérience apportera beaucoup à toute personne impliquée dans cet événement, que ce soit au niveau humain ou professionnelle. Chacun repartira avec des souvenirs les plus beaux les uns que les autres, et cela est magique.

Auteure: Carole Fournier

Sources:

https://www.lausanne2020.sport/fr/les-jeux

https://www.olympic.org/news/ian-logan-the-yog-2020-are-with-young-people-for-young-people-and-by-young-people

https://www.region-du-leman.ch/fr/Z10386/les-jeux-olympiques-de-la-jeunesse-lausanne-2020

Deepfakes : quand un visage prend la place d’un autre

Le deepfake, cette nouvelle forme d’intelligence artificielle, ouvre de nouvelles portes à la manipulation d’images vidéo. Grâce à des copies presque parfaites de visages, le deepfake posent de nouveaux enjeux au sein d’une société continuellement confrontée à des contenus audiovisuels.

Barack Obama qui insulte le président Donald Trump, Mark Zuckerberg qui avoue manipuler la communauté Facebook ou encore Taylor Swift dans des vidéos un peu olé-olé ? Possible, mais pas réel, grâce à l’utilisation du deepfake. S’il était de coutume de dire qu’il ne faut « croire que ce que l’on voit », les citoyens ne peuvent désormais plus se fier à cet adage. Des algorithmes de plus en plus performants permettent d’incruster, de manière extrêmement réaliste, des visages dans une vidéo pour laquelle les personnes concernées n’ont pas tourné.

Le deepfake, c’est quoi ?

Le terme deepfake provient de la contraction des termes anglais « deeplearning » et « fake ». Il désigne un trucage vidéo réalisé par une intelligence artificielle (IA). Le trucage opéré par un deepfake consiste à incruster un visage sur un autre dans une vidéo, reproduisant dans le même temps les expressions faciales du visage originel de l’extrait. Le deepfake permet donc d’insérer dans une vidéo une personne n’en faisant initialement pas partie.

Comment ça marche ?

Le deepfake fonctionne sur le principe d’un algorithme capable d’incruster un visage sur une vidéo en reproduisant des mimiques et expressions. L’algorithme doit en premier lieu reconnaître les visages à interchanger grâce à la reconnaissance faciale. Il sera ensuite apte à encoder le visage originel et à reconstruire par-dessus lui-ci le visage à incruster. La réussite de cette opération dépend de la qualité de la base de données, composée de vidéos, fournie à l’algorithme. De nombreuses applications et programmes permettent de créer des deepfakes ; DeepFaceLab, ZAO, FaceSwap.

Entre obscénité et parodie

La plupart des deepfakes sont à caractère pornographique. Ainsi, de nombreux trucages vidéo montrent des stars telles qu’Emma Watson, Ariana Grande ou Scarlett Johanson s’adonner à des activités sexuelles. Les célébrités sont les personnes les plus touchées par cette nouvelle technologie. Régulièrement, des personnalités politiques sont également mises en scène dans des discours absurdes ou grossiers. Le deepfake peut néanmoins être utilisé à des fins plus humoristiques, comme dans des parodies.

Il est important d’acquérir des repères en histoire du visuel pour regarder et identifier ce que l’on a sous les yeux. Forger des techniques d’analyse des images, comprendre la façon dont elles se fabriquent

Laurent Gervereau, président de L’Institut des Images

Quel avenir pour le deepfake ?

Le développement technologique permet aujourd’hui de réaliser des trucages et des effets générés par IA de plus en plus réalistes. Le deepfake en est un parfait exemple. Cependant, cette technologie encourage la propagation de fake news et représente une violation du droit à l’image. Devant des algorithmes de plus en plus performants, il est nécessaire de mettre en place des solutions pour détecter ces trucages vidéo d’un nouveau genre, mais également d’encourager les citoyens à être attentifs aux fake news et plus critique vis-à-vis des contenus auxquels ils sont exposés. Les trucages vidéo plus vrais que nature représentent donc une opportunité d’apprendre aux citoyens l’importance de la perplexité et de la remise en question face à une myriade de contenus audiovisuels.

Auteure: Audrey Hess

Sources:

https://medium.com/meetech/ia-deepfake-comment-lindustrie-du-x-a-remodel%C3%A9-notre-rapport-au-r%C3%A9el-99d2065d143d

https://fr.tuto.com/blog/2019/09/deepfake.htm

http://www.leparisien.fr/high-tech/deepfakes-l-image-a-toujours-ete-instrumentalisee-25-10-2019-8180157.php

https://www.geoado.com/actus/deepfakes-quand-les-videos-mentent/

https://nabpilot.org/wp-content/uploads/2019/10/deepfake.jpg

https://uploads.guim.co.uk/2019/06/19/trump_fallon_side.gif

After greenwashing, blue-washing?

Companies blue-wash their image

No, we are not talking about jeans again, but about the UN global compact. Everyone is recently talking about the term « Blue-washing ». But what exactly is it?

Many companies associate themselves with the United Nations global compact. They use the blue « UN global compact » sign in order to demonstrate sustainable corporate governance. Although, those exact same companies are also sued for actions like : Child labor, slavery and corruption.

« Blue-washing is the human rights equivalent of greenwashing »

Sarvahitey

The original idea of ​​the Global compact is based on decades of cooperation between the United Nations and the private sector. It is a policy initiative for companies which want to align their operations with ten internationally accepted principles in the fields of:

  • Human rights
  • Labour standards
  • Environment
  • Anti- Corruption

The blue sign is used as a marketing strategy

Easy to sign and litte to show for it

For example, the multinational company Nestlé is a participant of the UN global compact. This swiss company writes in their mission statement and on their website that they respect the 10 principles of the compact. Although, this food and beverages company has had many law suits for child labor in their cocoa supply-chain.

« Our own Corporate Business Principles incorporate the 10 UNGC Principles and we reflect the basic concepts of fairness, honesty and respect for people and the environment in our business actions. »

Nestlé / Global Website
Nestlé sued for perpetuating child labor

Nestlé, H&M, L’Oréal and all of the many other companies who only use the Global compact as a marketing strategy think they will earn more public acceptance. In spite of this fact, blue-washing has been the cause of a lot of criticism. However, until now there are no real sanctions for the companies which blue-wash their image.

Sources:

https://www.compliance-manager.net/fachartikel/der-stakeholder-schaut-zu-800899191

https://www.globalcitizen.org/de/content/the-child-labor-lawsuit-against-nestle-what-you-ne/

https://globalcompact.se/3-may-gothenburg-practical-introduction-to-the-ten-principles-of-un-global-compact/

https://www.vis.bayern.de/konsum/allgemeines/greenwashing.html

https://wirtschaftsrecht-news.de/tag/blue-washing/

https://www.globalcitizen.org/de/content/the-child-labor-lawsuit-against-nestle-what-you-ne/

https://www.confectionerynews.com/Article/2018/02/13/Nestle-sued-again-over-child-labor-in-cocoa-supply-chain

Author: Milena Zosso

Huddersfield Town & Paddy Power : Un maillot Bad Buzz pour la bonne cause !



Les maillots de football représentent bien plus qu’une simple équipe. Elle peut symboliser une ville, une région, une tradition, une histoire ainsi que ses supporteurs à travers les générations. Par conséquent, tout le monde y est très attaché et le club ne peut pas en disposer à sa guise sans s’attirer les foudres de ses supporteurs les plus fidèles et conservateurs.

A la suite d’une mauvaise saison 2018/2019 d’Huddersfield Town en Premier League anglaise, les Terriers ont été relégués dans l’antichambre de l’élite au grand désarroi de ses fans… Cette nouvelle saison 2019/2020 commença tristement lors de la pré-saison avec la présentation des nouveaux maillots qui créa une vive polémique. En effet, on y retrouvait un sponsor Paddy Power qui traversait le maillot de haut en bas diagonalement… du jamais vu. Tandis que sur le maillot extérieur, 110 logo Paddy Power ornaient le sommet du tricot afin de rendre hommage aux 110 ans historique du club.

Bad Buzz viral sur Twitter jusqu’aux oreilles de la presse.

Cette appropriation du maillot par le sponsor principal fit bondir les fans. Le tweet de présentation du Home Kit généra plus 1’400 retweet et 3’700 like. Beaucoup de personnes s’indignaient de ce choix marketing et d’autres préféraient détourner cet ensemble afin de le décrédibiliser. Même les médias (RMC Sport, 20 minutes, Sport bible et The Drum) ont relié ce buzz tellement il est devenu important.

Selon Jack Pitt-Brooke, ce maillot est le pire de l’histoire. Parmi le plus de milliers de personnes qui ont interagi avec tweet nombreux doivent partager ce point de vue.
Le sponsoring Paddy Power a été détourné et comparé à l’écharpe des concours de beauté.

Save Our Shirt!

Paddy Power et Huddersfield Town ont feinté tout le monde. Deux jours après, la présentation du maillot les deux entreprises ont présenté les véritables maillots où n’apparaissent aucun sponsor à l’exception de l’équipementier Umbro. Cette campagne a été très bénéfique pour les deux entités qui ont énormément fait parler d’elles (en bien et en mal) sur les médias sociaux pour au final proposer un maillot sobre qui rappelle le football dans ses belles années où le jeu primait sur le business.

«Les sponsors ont un rôle à jouer dans le football, mais le maillot devrait être sacré. Nous appelons donc aujourd’hui d’autres sponsors à rejoindre la campagne Save Our Shirt et à donner quelque chose en retour aux fans. En tant que sponsor, nous connaissons notre place, et ce n’est pas sur le maillot.»

Victor Corcoran directeur marketing de Paddy Power

Sources :

  • https://rmcsport.bfmtv.com/football/huddersfield-devoile-un-maillot-avec-un-gigantesque-sponsor-1732459.html
  • https://www.20minutes.fr/sport/2567591-20190719-premier-league-coup-pub-huddersfield-presente-nouveau-maillot-moche-mieux-satisfaire-fans-ensuite
  • https://www.sportbible.com/football/kit-reactions-huddersfield-release-outrageous-home-kit-and-their-fans-are-furious-20190717?source=facebook&fbclid=IwAR3qoy11xKFffgV1TGJgTQLPFANVyIkBS5-d_Hy8YKzgCjI5TXyJ9lPv4CM?source=twitter
  • https://www.thedrum.com/news/2019/07/19/paddy-power-reveals-huddersfield-kit-fake-and-pushes-rivals-unsponsor-shirts
  • https://www.independent.co.uk/sport/football/football-league/huddersfield-town-paddy-power-kit-stunt-fa-fined-a9093296.html
  • https://www.examinerlive.co.uk/news/business/huddersfield-towns-fake-shirt-stunt-16639706
  • https://www.sportbuzzbusiness.fr/sponsoring-paddy-power-soffre-le-maillot-dhuddersfield-town-et-decide-de-ne-pas-afficher-son-logo.html

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Auteur : Esteban Crespo