Acheter un mètre carré d’un immeuble? – Yes we can

Vous n’avez pas les moyens mais souhaitez investir dans l’immobilier ? Devenez copropriétaire! Acquérir une part d’immeuble, ne serait-ce que quelques mètres carrés, est aujourd’hui possible grâce aux startups de la ProTech qui proposent une vision novatrice du marché de l’immobilier de plus en plus prisée.

Après la Foodtech, la Healthtech, la Fintech, ou encore l’Insurtech, la folie des Tech poursuit son expansion. Les Proptechs, de la combinaison grammaticale des termes Property et Technology, présentent de nouveaux modèles de copropriétés pour les immeubles de placement et les financements participatifs d’hypothèques. Ces startups participent à la démocratisation de l’investissement dans l’immobilier en proposant l’acquisition d’une part d’immeuble au travers d’un dépôt initial modeste.

CrowdHousing – l’investissement immobilier du futur?

A ce jour, de nombreuses plateformes qui s’appuient sur le crowdfunding ou la technologie blockchain pour la tokenisation – soit la création de la représentation numérique d’un actif sur une blockchain  (définition de Blockchain France) proposent d’investir de petites sommes dans l’immobilier, ce qui permet non seulement d’acquérir une part d’un immeuble, mais aussi de rendre le marché de l’immobilier accessible à tous. Ces startups novatrices ciblent les investisseurs qui ne désirent pas directement détenir des biens, à défaut de moyens ou d’expertise, mais qui demeurent attirés par l’immobilier.

« Ce bien est découpé en parts d’un montant fixe et les détenteurs de ces parts deviennent copropriétaires en direct de l’immeuble acheté, le nom de chacun d’entre eux figurant au registre foncier » – Dan Amar, fondateur de Foxstone à Genève

Cela représente de nouvelles solutions pour les investisseurs qui souhaitent bénéficier des rendements alléchants de ce secteur, où les performances des opérations de crowdfunding sont plutôt prometteuses. Le rendement distribué aux investisseurs est estimé entre 4.5 et 7%.

Qu’en est-il de la Suisse?

Voici aujourd’hui plusieurs années que les plateformes de crowdfunding bouleversent le paysage du marché suisse de l’immobilier. Crowdhouse, ImmoYou, Foxstone ou encore CROWDLI permettent depuis quelques années d’accéder à la copropriété de biens immobiliers en Suisse. Vu le grand nombre de petits investisseurs à la recherche de solutions, le secteur connaît une croissance vertigineuse dès ses débuts. Selon Raiffeisen Economic Research, le volume investit dans la copropriété immobilière par ces nouvelles solutions aurait triplé, passant de CHF 32 mio en 2016 à CHF 116 mio en 2017.

Crowdhouse.ch – le plus grand écosystème immobilier numérique de Suisse

Crowdhouse compte à ce jour plus de 20’000 utilisateurs, plus de 100 immeubles de rendement d’une valeur estimée à CHF 800 mio, couronnés de succès par le biais de la plateforme, et un rendement moyen des capitaux propres de 6,4% depuis 2015. Le milliard est a porté de main et est attendu dans le courant de cette année.

Implantée à Zurich, Crowdhouse est le leader suisse du secteur. Son objectif est de mettre le marché suisse de l’immobilier au goût du jour. Fondée par  Robert Plantak, Ruedi Baer et Ardian Gjeloshi en 2015, elle tire avantage des dernières technologies pour offrir de nouvelles possibilités en matière de participation, financement, gestion et transaction immobiliers.

Au cours des deux dernières années, l’entreprise s’est transformée en profondeur. Elle a non seulement revisité et travaillé intensivement à l’expansion de son site internet où elle présente désormais l’ensemble de ses produits sous un même toit, mais a aussi développé sa propre gamme de produits.

Sources

Images

 

Auteure: Alexandra Dürr

Terre des hommes et les FabLab pour les réfugiés

Terre des hommes a mis en place des FabLab ouverts aux réfugiés en Grèce, au Burkina Faso, en Ukraine et à Gaza. Ces espaces d’innovation offrent la possibilité de créer des projets, à l’aide des outils numériques mis à disposition. Les participants ont, également, la possibilité de développer leurs compétences.

Qu’est-ce que c’est un FabLab?

Les FabLab sont nés aux États-Unis, en 1998, sous l’impulsion de Neil Gerhenfeld professeur du MIT et ils font partie du mouvement mondial «Do It Yourself» (faites-le vous-même), une philosophie qui prône la création autonome plutôt que l’achat. Il s’agit d’ateliers conçus pour être ouverts, partagés et collaboratifs. Leur objectif est de proposer un espace physique, rassemblant des outils numériques (découpes laser, imprimantes 3D, etc.) dont l’usage est commun, afin de permettre à un individu de créer et d’inventer. Ils permettent ainsi de concevoir, de prototyper, de fabriquer et de tester des objets les plus divers.

Le projet de Terre des hommes

Terre des hommes (Tdh) a créé son premier FabLab humanitaire destiné à la population de réfugiés en Grèce en 2017. Le projet a été réalisé en collaboration avec l’organisme Global Humanitarian Lab  (GHL), ce dernier est un partenariat intersectoriel regroupant des organisations humanitaires de premier plan qui travaillent ensemble pour relever des défis communs. Ensuite, le projet a été reproduit dans des autres contextes comme le Burkina Faso, l’Ukraine et à Gaza.

 

Les objectifs du projet

Les FabLab ont deux fonctions principales. La première est mettre à disposition des locaux équipés des technologies numériques, qui rendent possible la création de projets. Concernant la deuxième, le but est de créer des espaces qui ont une fonction éducative et qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences numériques. Le rôle des FabLab est d’offrir un espace de collaboration ouvert et des fournir aux jeunes les connaissances de base pour la réalisation de projets. En outre, des ateliers sont organisés régulièrement pour permettre aux réfugiés d’améliorer leur créativité et leurs compétences.

Une exception des FabLab créés, par Terre des hommes, est que les participants sont plus jeunes que prévu. Principalement, enfants de 10 a 12 ans plutôt qu’adolescents. Yazan, jeune réfugié, de 18 ans explique :

 

« Je rêve de devenir concepteur automobile. Le personnel de Tdh m’a fait connaître le FabLab, où je crée maintenant un modèle de voiture. Cette imprimante 3D pourra l’imprimer en 39 heures. »

 

Ces FabLab sont plus qu’un simple espace d’innovation, le savoir-faire qui y est acquis peut contribuer largement à la capacité de trouver un emploi et de créer un futur pour ces enfants.

 

Sources :

  • https://www.tdh.ch/fr/projets/fablab-espace-innovation-refugies
  • https://globalhumanitarianlab.org
  • https://theconversation.com/les-fab-lab-au-coeur-des-defis-numeriques-en-afrique-96391

Auteure : Melita Bonetti

 

 

 

TripAdvisor: un tiers des avis sont faux

Une enquête du Times a relevé qu’un tiers des commentaires et avis sur TripAdvisor ont été achetés par des hôtels et des restaurant pour améliorer leur note globale.

D’après le Times, plusieurs sites webs offrent la possibilité d’acheter des bonnes critiques pour quelques livres. Il serait donc possible d’acheter une dizaine d’avis positifs pour £69, par exemple. Une opération d’infiltration menée par le journal a permis d’obtenir un grand nombre de demandes de plusieurs restaurateurs ou hôteliers sollicitant une aide pour améliorer leur classement sur TripAdvisor.

La moyenne des fausses critiques est de 32.9%”

Au moyen d’un algorithme, Fakespot.com relève que les restaurants et hôtels les mieux classés en Grande-Bretagne sont notés par un grand nombre de faux comptes créés par des employés. Le fondateur de Fakespot, Saoud Khalifah, déclare au Times: “TripAdvisor a d’énormes problèmes. D’après notre base de données, la moyenne des fausses critiques est de 32,9%. Pour les chambres d’hôtes, ce pourcentage atteint 41,9 %” [traduction libre]. Ce problème est également confirmé par nombreux consommateurs, qui affirment que les fausses critiques trompent l’achat de biens et de services surévalués par rapport à la réalité.

TripAdvisor nie les allégations de l’enquête

La plateforme touristique nie catégoriquement les allégations formulées par le journal: “Nous rejetons en totalité les conclusions inexactes et trompeuses présentées par le Times.” TripAdvisor dénonce que les méthodes employées par Fakespot ne sont pas fiables et ne permettent pas de repérer les fausses revues. Malgré ces affirmations, Fakespot reste sur sa position et déclare disposer de tous les moyens techniques nécessaires pour détecter les fausses critiques, et que des millions d’utilisateurs des sites tels que Amazon, TripAdvisor ou l’App Store d’Apple leur font confiance.

Néanmoins, les fausses critiques restent une véritable menace pour des plateformes comme TripAdvisor, dont le contenu est principalement généré par les utilisateurs. S’ils ne peuvent pas faire confiance aux critiques, la plateforme s’écroule.

Auteure: Mariele van der Tas

Sources:

https://www.foxnews.com/tech/one-in-three-tripadvisor-reviews-are-fake-with-venues-buying-glowing-reviews-investigation-finds

https://www.dailymail.co.uk/news/article-6197373/One-three-TripAdvisor-reviews-fake-claims-Fakespot-website.html

https://www.thetimes.co.uk/article/hotel-and-caf-cheats-are-caught-trying-to-buy-tripadvisor-stars-027fbcwc8

https://www.thesun.co.uk/news/7321574/tripadvisor-reviews-fake-hotel-restaurant-ratings/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/tripadvisor-faut-il-vraiment-se-fier-a-ses-avis-1288308

https://www.europe1.fr/societe/face-a-des-sites-comme-tripadvisor-les-guides-gastronomiques-ont-ils-encore-un-avenir-3843446

Réussir sa campagne de crowdfunding – L’exploit de QoQa

La méthode du financement participatif ou crowdfunding est de plus en plus utilisée, notamment grâce à ses possibilités de propagation sur les réseaux sociaux. Il est donc nécessaire de ne pas négliger une certaine marche à suivre lors de la création d’une campagne de financement participatif qui servira à se démarquer des autres, comme QoQa a su le faire. 

Les étapes faisant d’un projet de crowdfunding un succès

Une campagne de crowdfunding efficace.

Voici les étapes à ne pas manquer lors de la réalisation d’une campagne de crowdfunding, afin que celle-ci soit la plus efficace possible et pour qu’elle se démarque de ses concurrentes de plus en plus nombreuses. En effet, en Suisse particulièrement, les plateformes de financements participatifs ont levéprès de 28 millions de francs en 2015 et devraient atteindre les 400 millions en 2017 (Institut des services financiers).

Premièrement, la plateforme de création de campagnes de crowdfunding doit être choisie avec soin. En effet, il en existe de nombreuses, proposant des options diverses et variées. Il convient donc de choisir celle qui sera la mieux adaptée à l’objectif. Deuxièmement, le public doit être également choisi et ciblé avec précision, il faut le comprendre et aller avec ses envies et besoins.

De plus, Le pitch est primordial au crowdfunding. Il faut miser sur le « pourquoi » et construire une histoire, un scénario autour du produit ou du projet, tout en misant sur sa valeur ajoutée.

Il faut aussi prévoir des goodies ou des cadeaux de toutes sortes pour remercier les donateurs et pour créer un sentiment d’appartenance avec une communauté autour du nouveau projet. Plus le don est élevé, plus ces « récompenses » doivent être alléchantes.

Finalement, les premiers jours du lancement du projet sont essentiels. Si les dons sont rapides et conséquents, cela créera une sorte de pression sociale, ou du moins une envie de participer également à ce projet et donc de faire partie d’une communauté.

 «Un lancement, c’est avant tout une équipe qui croit dans son projet, qui s’investit à 100% et qui croche durant les premières semaines.» – Pascal Meyer, fondateur de QoQa.

QoQa et son crowdfunding qui se démarque

Financement participatif pour le « PiQasso ».

Un exemple peu commun mais qui a eu un succès fou de crowdfunding fut organisé par QoQa, un site d’e-commerce suisse qui chaque jour propose des offres sur des produits, bons, et autres pendant un temps limité. Ils ont proposé à leur communauté d’acheter

 

une toile de Pablo Picasso. En 48h, 25’000 personnes ont donné 50frs à ce projet et la toile fut acquérie. Celle-ci leur appartient donc à tous et toutes, ils peuvent ainsi décider sur son avenir (déménagement, vente, événements, etc.)

Voici ci-dessous, la vidéo du lancement de la campagne qui a fait tant parlé d’elle. Cette communication réunie tous les points mentionnés ci-dessus et est donc à l’image de son succès.

Sources:

Auteure: Mathilde Moser 

Explosive success!

How a card game contradicted all pessimistic statistics and raised 8,7 million of dollars on Kickstarter

It is probably not very motivating to create a crowdfunding campaign knowing the odds are against you. Numbers from last April, analysed by Statista, shows the success chances of a project funded on Kickstarter is as low as 37% and, by consequence, the probability of failing as high as 63%.

Those numbers, however, don’t mean as much to the cartoonist Matthew Inman, the creative director Shane Small and the ex-chief design officer at Xbox, Elan Lee. They are the creators of a game called “Exploding Kittens”, a major success phenomenon in crowdfunding.

The card game involves strategy and funny characters, giving special powers to each player. The aim is to use whatever resource is available to avoid getting the “exploding kitten card”, which is hidden somewhere in the deck of cards. If a player draws from the pile a card with an explosive cat on it, “they die” and have to leave the game.

In 2015 the game idea was proposed on Kickstarter, aiming to collect 10’000 dollars. After 20 minutes the value was already achieved. But the support, and money given for the project, continued to grow. In two hours, they received 1’000% the initial goal, after seven hours 10’000% and in only two days the value collected was already 20’000% the initial request. The campaign finally finished after one month, when Exploding Kittens had received 8,782 millions of dollars, coming from almost 220 thousand investors –also called « backers ».

In a interview given to CNBC, Elan Lee, explained the idea came from seen his nephews “just staring at the TV, not talking and not laughing”. The aim of the card game was to provide an “old-fashioned experience” gathering people and allowing them to have fun together, rather than alone staring at “pixels on the screen.”

“Every card in the game is designed to make someone you’re playing with entertaining, they’re just mechanisms to unlock the entertainment value in the people you’re sitting down with”, said Lee.

In spite of been loved by its investors, the game was also criticized by cat lovers. In the same interview, the co-creator Matthew Inman says the game is actually “pro-cat”, since the kittens are “accidentally blowing themselves up”, and, therefore, the object of the game isn’t to get them to blow up but to save them. In any case, the company started contributing to animal causes and to sell cat collars that alert people if a cat has escaped.

How not to fail

Despite Exploding Kittens huge success, the elevated rate of failing projects in crowdfunding are still scary for the project developers that haven’t launched their idea yet. Mark Pecota, the CEO of Lauchboom and author of the book “Hacking Kickstarter 2.0” lists the top 3 reasons why a crowdfunding campaigns may be unsuccessful:

  1. Not building a community before you launch: according to the author, the marketing process of a campaign should start before its launch, since Kickstarter’s traffic is not enough to push the projects.
  2. Missing the messaging: when the product developer can’t explain his message or communicate the value of the product/idea.
  3. Not getting through the “valley of death”: meaning the launch of the idea works, but the rhythm of investments starts to slow down quite rapidly and may result with the interruption of investments. What makes it very important to have a good strategy around digital advertising and PR to keep the interest.

While there is a list of ‘basic rules’ to avoid main mistakes when asking for crowdfunding, there seems to exist as well a ‘basic recipe for success’ that is just as much possible to replicate. Following the same steps as their first time, the creators of Exploding Kittens came up with following crowdfunding hits: “Throw Throw Burrito”, that had $2,5 million given by backers and “Bears vs Babies”, with $3,2 million coming from crowdfunding campaigns. 

Sources:
https://www.businessinsider.com/exploding-kittens-kickstarter-card-game?r=US&IR=T
https://www.statista.com/statistics/235405/kickstarter-project-funding-success-rate/
https://www.cnbc.com/2016/09/28/how-exploding-kittens-blew-up-into-a-fortune.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploding_Kittens
https://learn.launchboom.com/why-63-5-of-all-kickstarter-campaigns-fail-c4c740886d96

Author: Julia Cunha B. S.

PLAY, EXPERIMENT, INNOVATE FASTER THAN THE STORM

« Play. Experiment. Innovate. Join the ultimate innovation competition to disrupt the future of beauty ».

Ce slogan élaboré par L’Oréal contient les principes mêmes du hackathon. 

Tout d’abord la notion de jeu qui est à considérer à part entière. Cette caractéristique ludique est une motivation intrinsèque de l’innovateur. Vient ensuite le facteur expérimentation, car tout étudiant sera confronté à expérimenter son projet et à remédier aux difficultés rencontrées. Sans oublier l’activité d’innovation, objectif principal de tout concours hackathon. Le terme employé dans la seconde phrase est très intéressant. L’Oréal attend des innovations disruptives dans son mode « outside-in » d’open innovation.

« Open what…? »

L’open innovation est un paradigme qui suppose que les entreprises peuvent et devraient utiliser des idées externes ainsi que des idées internes, les voies de commercialisation internes comme externes, lorsqu’ils cherchent à faire progresser leur technologie (Chesbrough, 2006, p. 1). Outre la conception du «nouveau paradigme», Chesbrough insiste également sur le fait que les efforts de commercialisation doivent être alignés sur le le modèle économique de l’entreprise. “Open Innovation combines internal and external ideas into architectures and systems whose requirements are defined by a business model.” (Chesbrough, 2003, p. 24). Il en résulte une collaboration active entre différentes organisations et le partage de propriétés intellectuelles.

Les avantages sont nombreux, notamment en matière de réduction des coûts de R&D et d’opérations, mais également en matière de réduction des risques par le fait que le marché transmet ses besoins. De plus, le potentiel buzz viral est non négligeable lors des hackathons.

« Hacka… what…? »

Le terme hackathon en anglais signifie marathon de programmation. Il s’agit d’un événement où la foule d’individus vient s’engager à créer et lancer des solutions dans le but de résoudre le problème communiqué. Celle-ci est au bénéfice de l’open data distribuée lors des hackathons. Ils sont consolidés avec des prix monétaires pour les gagnants (Johnson&Robinson, 2014). Naturellement les motivations des participants sont également intrinsèques comme le fait qu’il y ait un réseau de professionnels, un financement pour approfondir ses connaissances, sans oublier la valorisation par autrui, la reconnaissance avec les « rewards » ainsi que la mise en visibilité pour le gagnant. 

Qui dit gagnant, dit innovation disruptive

Clayton Christensen, professeur à Harvard Business School, publie en 1997 « The innovator’s Dilemna », ouvrage dans lequel il développe la théorie de la « Disruptive Innovation ». Les innovations disruptives sont rendues possibles car elles démarrent dans deux types de marché négligés par les opérateurs historiques. 

Les disrupteurs commencent par attirer les consommateurs bas de gamme ou non desservis, puis migrent vers le marché grand public. Dans le cas des nouveaux marchés, les perturbateurs créent une demande où aucune n’existait. Plus simplement, ils trouvent un moyen de transformer les non consommateurs en consommateurs. La théorie de la disruption distingue les innovations disruptives de ce que l’on appelle les «innovations durables». Ces dernières améliorent les bons produits aux yeux des clients actuels d’un opérateur. Ces améliorations peuvent être des avancées incrémentales ou des avancées majeures, mais elles permettent toutes aux entreprises de vendre davantage de produits à leurs clients les plus rentables.

« Invent the futur skincare experience for health-conscious consumers »

Telle est la mission 2019. Une expérience disruptive, durable et équitable peut être attendue, si l’on se réfère aux valeurs mêmes du groupe L’Oréal.

Rien de mieux que ce trailer afin de s’immerger dans le monde innovant de L’Oréal Brandstorm.

https://youtu.be/-Pcpe0WK6Iw

Vous l’aurez compris, L’Oréal Brandstorm, c’est plus de 34’000 étudiants, provenant de 65 pays, avec plus de 80 heures de e-learning, ayant pour résultat plus de 8’000 innovations.

Comme tout hackathon, L’Oréal Brandstorm comporte des règles à respecter ainsi que des critères d’évaluation à ne pas négliger. À chaque étape, les projets seront évalués sur un total de 100 points, en fonction des critères pondérés suivants:

  • Innovant 30%
  • Utile 30%
  • Réalisable 20%
  • Evolutif 20%

Cette année, un prix ultime a été annoncé. En effet, l’équipe gagnante aura la chance de donner vie à son idée en rejoignant un programme d’immersion de trois mois à la STATION F à Paris, le plus grand campus de start-ups au monde.

Nous ne sommes jamais trop jeunes pour innover. Alors à votre marque, prêt, INNOVEZ!

Bibliographie:

Chesbrough, H., (2003). Open Innovation: The New Imperative for Creating and Profiting from Technology. Harvard Business School Press, Boston.

Chesbrough, H., (2006). Open innovation: a new paradigm for understanding industrial innovation. In: Chesbrough, H., Vanhaverbeke, W., West, J. (Eds.), Open Innovation: Researching a New Paradigm. Oxford University Press, Oxford, pp. 1–12.

Christensen, C. M., (1997). The Innovator’s Dilemma: When New Technologies Cause Great Firms to Fail. Boston, MA: Harvard Business School Press.

Johnson P. & Robinson P., (2014). Civic Hackathons, Innovation, Procurement, or Civic Engagement? Review of Policy Research.

Sources:

https://beautytmr.com/how-hackathons-empower-interns-to-innovate-aaccb349fa95

https://brandstorm.loreal.com/en/challenges/challenge?lang=en

https://hbr.org/2015/12/what-is-disruptive-innovation

https://stationf.co/fr/

Pour aller plus loin:

https://twitter.com/hashtag/brandstorm

 

Auteur: Elodie Sogan

Relecture: Fabiola von Mühlenen

 

 

Crowdfunding : toujours un avantage ? Application au secteur médical

Le crowdfunding est une technique de plus en plus utilisée par les entreprises et les start-up dans différents domaines pour financer des projets. Un secteur qui profite beaucoup de cette pratique est la medicine, mais il y a beaucoup de débats sur la réelle utilité du crowdfunding dans ce secteur, car des conséquences négatives peuvent se vérifier.

Qu’est-ce que le Crowdfunding ?

Aussi appelé financement participatif, il correspond au fait de proposer un projet en vue de le financer par une foule d’internautes. Il s’agit d’un appel ouvert, principalement via Internet, pour financer, sous forme de don, l’échange d’un futur produit, de récompenses ou de projets.
Le défi reste celui de convaincre les gens à financer le projet, c’est-à-dire donner des motivations valides pour qu’ils aient envie de s’engager dans le projet et faire en sort qu’il puisse avoir du succès.

Avantages dans le secteur médical

Dans le secteur médical, cette pratique est de plus en plus utilisée pour financer surtout des thérapies qui ne sont pas remboursées par les caisses maladie. Les avantages ? Grâce au financement participatif, des gens fortement malades peuvent se curer. Un exemple est une femme Argovienne de 37 ans, qui en 2017 a été atteinte d’une sclérose en plaque fulgurante. Elle est allée à Moscou pour y subir une transplantation de cellules souches, une thérapie non reconnue en Suisse, qui coûte 50’000 francs. Pour la financer elle et son mari ont décidé de placer un appel aux dons sur le principal site européen de financement participatif, leetchi.com. Grâce au soutien de certains médias, elle est réussie à récolter la somme nécessaire et est partie pour Mouscou.

Un autre cas est celui de Keryan, un enfant de 2 ans handicapé par une paralysie partielle des 4 membres. Ses parents ont réussi à récolter 33’000 euros pour faire opérer leur fils chez un spécialiste aux Etats-Unis.

Leetchi est en fait une plateforme qui permet de collecter et gérer de l’argent facilement. En fait, sur ce site les gens peuvent soutenir des causes ou des projets dans différents domaines, dont celui médical.

En voyant ces cas, il y a l’impression que le Crowdfunding soit une pratique très utile dans le secteur médical, car permet d’aider des gens fortement malades à se curer lorsque la caisse maladie ne paie pas le traitement.

Mais quelle est l’opinion des médecins ?

Selon des médecins, il faut faire attention à cette pratique car elle présente beaucoup de risques pour la santé. En fait, les thérapies soutenues via le Crowdfunding sont souvent non reconnues en Suisse parce qu’elles sont retenues dangereuses, comme par exemple les traitements à base de cellules souches. Dans ce cas donc, à travers le Crowdfunding, les chercheurs profitent des gens qui sont en détresse par rapport à leur maladie pour tester des nouveaux médicaments. A ce propos il y a deux questions qui se posent: les sites de financement participatif devraient-ils limiter les types de soins pour lesquels les personnes peuvent collecter des fonds ? Les responsables d’une campagne devraient-ils être tenus de révéler aux bailleurs de fonds potentiels qu’un traitement n’est pas prouvé ?

Actuellement ces questions sont encore ouvertes et sont à l’origine de différents débats et études.

 

Veronica Paiva

Sources

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953617305166
https://www.rts.ch/info/economie/8528687-le-financement-participatif-pour-payer-un-traitement-medical-inaccessible.html
https://www.statnews.com/2018/10/23/medical-crowdfunding-for-unproven-treatments/

 

 

Un effet boule de neige mal géré ? Facebook strikes again !

Les attentats de Christchurch, survenus vendredi 15 mars 2019, orchestrés par un terroriste d’extrême droite remettent en question les valeurs et les comportements de Facebook ainsi que d’autres réseaux sociaux.

Rappel des faits
Le 15 mars 2019, à 13h40, heure locale, l’extrémiste de droite Brenton Tarrant débute son attaque dans deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Son acte raciste aura fait 50 morts, lors de la prière du vendredi.

Evénement tragique, les caméras se tournent vers les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram qui ont laissé les vidéos de la tuerie de masse accessible à tous.
Brenton Tarrant, auteur de la fusillade, portait une caméra portable sur son torse, dans le but de filmer ses exploits et diffuser en direct sur Facebook la vidéo du massacre qu’il était en train de commettre, par le biais de l’application LIVE4.

Digne d’un épisode de la dystopie « Black Mirror », la vidéo, longue de 17 minutes, est rapidement devenue virale. Celle-ci a fait le tour de monde, et a pu être visionnée par des milliers d’internautes. Premièrement sur Facebook, elle s’est ensuite répandue et a été partagée sur Twitter, Youtube, WhatsApp et Instagram.

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern attend des explications de Facebook et d’autres réseaux sociaux n’ayant pas réagi face à la diffusion de la vidéo.

Le Premier ministre australien Scott Morrison parle même de « coopération » de la part des réseaux sociaux avec la fusillade de vendredi. « …donc il y a des discussions très concrètes à avoir au sujet des capacités des réseaux sociaux ».
Le manque de réaction de la part de Facebook est vu pour certain comme un consentement aux actes haineux de l’extrémiste australien.

Mais qui est donc le fautif ?
La consultante au Counter Extremism Project, Lucinda Creighton, affirme que « la diffusion en direct de cette tuerie illustre de manière gravissime la manière dont des groupes ou des individus extrémistes peuvent exploiter ces plateformes ou réseaux sociaux ».

« Les extrémistes chercheront toujours des moyens d’utiliser des outils de communication pour diffuser leurs idéologies haineuses ». « Les plateformes ne peuvent pas empêcher cela, mais elles pourraient faire beaucoup plus pour empêcher que de tels contenus s’installent et se diffusent ».

Les modérateurs de Facebook affirment avoir supprimé la vidéo de 29 minutes après sa publication. Seulement 200 personnes auraient visionné la vidéo en Live, le reste des internautes y aurait eu accès grâce aux partages de celle-ci (soit un total de 1,5 millions de partages).

La question de l’éthique et la capacité des internautes à utiliser les réseaux responsablement a également été soulevée. Les images, similaires à un jeu vidéo, ont pu être mal interprétées et sorties de leur contexte principal.

Limite de leurs capacités ?
Il est habituellement reconnu que les réseaux sociaux ont un pouvoir indéniable sur ce qui peut être ou ne peut pas être visible. Cependant, cette fusillade et ce partage de vidéo remettent en question leur impérialisme. Comme évoqué par LIVE4 « Le flux n’est pas analysé, stocké ou traité par LIVE4, nous n’avons aucun moyen (même si nous le souhaitons) de regarder ces diffusions en direct au moment où elles se déroulent ou une fois qu’elles sont terminées ».
La responsabilité des contenus diffusés « incombe entièrement et uniquement à la personne à l’origine de ce stream »

La question se pose: devons nous restreindre la liberté des internautes ou celles des réseaux sociaux ?

Le 25 mars 2019 le CFCM (Le Conseil français du culte musulman) a porté plainte contre Facebook France et Youtube France pour « diffusion de message à caractère violent incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

L’affaire est toujours en cours…

 

Fiona Perrissol

Webographie:

https://www.france24.com/fr/20190317-attentat-christchurch-facebook-affirme-supprime-million-videos-massacredernière consultation le 23.03.2019

https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/attaque-terroriste-en-nouvelle-zelande-les-reseaux-sociaux-pointes-du-doigts-810947.html dernière consultation le 25.03.2019

 

ibelieveinyou.ch – le site de crowdfunding au taux de succès incroyable

I believe in you (IBIY), la plateforme de financement participatif suisse pour projets sportifs, indique avoir le taux de réussite le plus élevé du monde dans ce domaine. Quelles sont les raisons de ce succès ?

Un taux de réussite de 90%

Créée en 2013 par les athlètes olympiques Fabian Kauter et Mike Kurt avec le spécialiste en ligne Philipp Furrer, la plateforme IBIY a pour objectif de financer des projets sportifs. N’importe qui peut y initier un projet dans le domaine du sport, qu’il s’agisse d’amateurs, de clubs ou de professionnels, par exemple pour financer du nouveau matériel d’entraînement ou des frais de voyage pour se rendre à un tournoi.

Le crowdfunding d’IBIY correspond au modèle basé sur la contrepartie. Les contributeurs soutiennent les projets par des dons financiers et reçoivent en échange des contreparties. Par rapport à la collecte de fonds, IBIY suit la règle du « tout ou rien » selon laquelle l’argent donné est uniquement collecté si le montant fixé comme objectif est atteint.

IBIY se réjouit d’un grand succès qui lui a permis de s’établir aussi en dehors de la Suisse, notamment en Autriche et en Norvège. Jusqu’à aujourd’hui, 13 millions de CHF ont été récoltés et ont ainsi financé 1750 projets. Depuis déjà quelques années, environ 90% des projets publiés sur ibelieveinyou.ch sont financés avec succès. Ce chiffre représente un taux de réussite très élevé, surtout en comparaison avec d’autres sites de crowdfunding appartenant au type de don contre contrepartie, par exemple 35% sur Kickstarter et de 12% sur Indiegogo de 2014 à 2019.

Les raisons d’un tel succès

La plateforme est soutenue par plusieurs partenaires, principalement ALDI SUISSE et PostFinance, qui contribuent à une partie des projets. PostFinance par exemple offre 200 francs aux 30 premiers projets du mois à collecter la moitié du montant souhaité. Les initiateurs profitent aussi beaucoup de l’aide de l’équipe d’IBIY. Après qu’un projet soit approuvé et publié sur la plateforme, celle-ci conseille activement et personnellement l’initiateur tout au long de sa campagne de crowdfunding afin que celle-ci soit réussie. IBIY met aussi en évidence des projets sélectionnés sur sa première page et en partage certains sur ses comptes Twitter, Facebook et YouTube.

Comme la plateforme fut créée par deux sportifs, elle a été établie directement dans une communauté du domaine du sport. Actuellement, cette communauté est composée d’environ 80’000 personnes qui ont contribué à des projets, dont certaines même à plus de 50 projets différents. Cette communauté sportive permet ainsi de profiter directement du soutien de ses membres, même sans les connaître personnellement. En général, les initiateurs de projets de crowdfunding dépendent surtout du soutien du premier et deuxième cercle de financement participatif étant constitués de connaissances. Mais dans ce cas, la communauté sportive permet plus facilement de sortir de ces cercles en tant que contributeurs au projet.

La plupart de ces raisons peuvent être liées au fait que la plateforme sert seulement à financer des projets dans le domaine du sport. Le site indique que tous les membres de l’équipe derrière la plateforme sont également des sportifs et donc particulièrement motivés à aider les initiateurs à réaliser leurs projets. Leurs conseils et le soutien des partenaires ainsi que de la communauté jouent donc un rôle majeur dans le financement réussi des projets. Comparé aux autres plateformes avec des taux de succès plus faibles qui peuvent être utilisées pour financer des projets très variés, c’est justement cette spécificité qui semble permettre qu’une communauté aussi forte ait pu se former autour de la plateforme et contribue ainsi à un taux de succès aussi élevé.

Sources :

Onnée, S., & Renault, S. (2013). Le financement participatif : atouts, risques et conditions de succès. Gestion, 38(3), 54‑65.

https://www.ibelieveinyou.ch/

https://www.thecrowdfundingcenter.com/data/platforms

https://community.ulule.com/topics/-trois-cercles-financement-communautaire-crowdfund-7788/

https://www.aargauerzeitung.ch/sport/kanute-mike-kurt-entwickelt-die-crowdfunding-plattform-i-believe-in-you-mit-rasantem-tempo-132004726

https://www.bilanz.ch/lifestyle/schweizer-plattform-digitalisiert-sport-sponsoring-und-expandiert

(Sources des images : https://www.swiss-sailing.ch/fr/departements/cruising/news/detail/article/swiss-sailing-partenariat-avec-i-believe-in-you/)

(Sources des vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=AL76bMG1yVU)

Auteur : Caroline Guerry

Lego Ideas: Innovation et l’intérêt de la marque par le crowdsourcing

Lego, en collaboration avec le système CUUSSO au Japon, a créé une communauté en ligne en 2008, qui compte maintenant près d’un million de membres. Lego utilise le crowdsourcing à la fois pour sélectionner de nouvelles idées de produits et pour fournir à ses plus fidèles supporters un moyen de partager leurs créations. L’initiative stimule ainsi l’innovation en impliquant avec succès la communauté des utilisateurs de Lego, ce qui permet de générer de nouvelles idées de produits.

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Lego est l’une des marques les plus reconnaissables au monde et est en affaires depuis 85 ans. Cela étant, bien que le Groupe Lego ait une longue histoire, ce n’est pas une entreprise coincée dans le passé. Ces dernières années, l’entreprise a lancé sa plate-forme Lego Ideas Platform, qui donne la parole à ses plus grands fans pour l’avenir de leur jeu. Elle a permis aux fans de créer ainsi que de voter sur des projets que Lego a ensuite mis sur le marché en tant que produits officiels.

La plateforme Lego CUUSOO permet aux utilisateurs de rejoindre une communauté en ligne de près d’un million de fans. Après être devenus membres de la communauté, les utilisateurs peuvent soumettre leurs propres idées, généralement une photo d’un modèle qu’ils ont construit en utilisant leurs propres Lego et une courte description. Ils peuvent également choisir de « soutenir » et voter les idées qui ont été publiées par les autres membres de la communauté.  Si une idée recueille 10 000 adhérents, elle est évaluée par le Lego Review Board et peut être transformée en un véritable Lego destiné à être vendu au public. Une fois la phase de production commencée, Lego affine le produit en concevant le modèle final, les instructions de construction, les matériaux de marketing et l’emballage. En général, le processus dure 6 mois, mais cela peut varier en fonction de la complexité du produit.

Comment Lego encourage-t-il la participation ?

 L’encouragement le plus tangible consiste en la rémunération du créateur. En effet, lorsque une idée est lancée avec succès sur le marché, le créateur de l’idée a droit à 1% du chiffre d’affaires du produit,  ainsi qu’à des exemplaires du produit  final Lego et à un crédit sous la forme d’une bio dans tous les ensembles Lego vendus.  Les utilisateurs gagnent également des points et des badges pour l’affichage sur la plateforme Lego Ideas.

Moins de 1 % des idées font l’objet d’un examen officiel. Néanmoins, la communauté est toujours motivée à créer des idées pour des raisons moins palpables. Le simple fait de pouvoir montrer sa propre idée aux autres membres de la communauté et de recevoir des éloges de leur part est une grande motivation pour les participants.

Parmi les deux exemples de succès commerciaux de CUSOO, nous pouvons mentionner un modèle de l’engin spatial japonais Hayabusa et une série de décors basés sur le jeu Minecraft, qui ont connu un grand succès.

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Création de valeur

La plate-forme parvient à créer de la valeur en combinant le grand nombre d’idées de produits supplémentaires qu’elle produit et le sentiment accru d’appréciation de la marque qui résulte des interactions entre les membres de la communauté.

Lego Ideas crée de la valeur, des avantages, tant pour l’entreprise que pour ses utilisateurs. La recherche d’idées permet à Lego de trouver de nouvelles idées de produits pratiquement sans coût financier. Le mécanisme de vote de la plateforme permet également à Lego de déterminer s’il existe une demande claire pour un produit parmi les utilisateurs clés en éliminant les coûts de marketing.

La plateforme permet à Lego de recueillir beaucoup de données sur les types d’idées qui sont publiées et qui recueillent plus de soutien, et de les utiliser ensuite pour le développement de produits.

De plus, l’expérience positive de la communauté est susceptible d’amener de nombreux membres de la communauté à consacrer plus de temps et d’argent aux produits Lego. Cette approche d’innovation ouverte au stade de la conception du produit est considérée comme l’un des facteurs clés du succès de la marque Lego.

Du côté des participants, la plateforme permet aux fans de Lego de participer à  un forum dans lequel ils peuvent publier leurs idées et contribuer à la mission plus large de Lego qui consiste à « inspirer et développer les constructeurs de demain ». Les utilisateurs peuvent non seulement obtenir la reconnaissance d’un public de leurs pairs pour leurs idées, mais aussi bénéficier financièrement d’un produit à succès lancé sur le marché.

Défis

Le principal défi pour Lego Ideas est de maintenir la qualité du produit, caractère pour lequel l’entreprise est renommée. La qualité des idées sur la plateforme est contrôlée par des directives strictes adaptées aux valeurs de la marque qui ne portent pas atteinte à la propriété intellectuelle de tiers. De plus, le mécanisme de vote sert à faire émerger de bonnes idées et seules celles qui dépassent 10 000 votes sur un an continueront à faire partie du processus de révision. Enfin, le processus Lego Review offre une fonction de filtrage final pour rejeter les idées qui ne correspondent pas aux valeurs de la marque ou au public cible.

 

Auteur : Selim Süglün

Relecture : Cyrill Burri

Sources :

https://digit.hbs.org/submission/lego-ideas-crowdsourcing-the-next-big-hit/

https://digit.hbs.org/submission/building-together-how-lego-leverages-crowdsourcing-to-sustain-both-innovation-and-brand-love/

https://www.viima.com/blog/16-examples-of-open-innovation-what-can-we-learn-from-them

Images :

https://digit.hbs.org/submission/lego-ideas-crowdsourcing-the-next-big-hit/

https://ideas.lego.com/#all