« Nutella, parlons-en! »

« Nutella, parlons-en! » Ferrero aborde de front le sujet et répond aux accusations menées contre Nutella et l’utilisation de l’huile de palme dans sa recette. Une communication de crise qui s’appuie sur un lien de confiance établi entre les consommateurs et la marque, diva incontestée des goûters et des péchés mignons de millions de personnes dans le monde. Entre invitations au boycott et un front de défense qui s’érige « Touche pas à mon Nutella », focus sur un cas discuté qui a créé de fervents opposants. Sans doute ça reste une bonne leçon à tirer sur l’art de bien tartiner ses arguments

La question s’imposait pour Nutella déjà en 2012.

Notamment en France, où un amendement vise à augmenter de 300 % la taxe sur l’huile de palme. L’huile en question est mise à l’index pour son impact sur la santé et son incidence sur la déforestation de la planète. Utilisée dans de nombreux produits alimentaires, elle figure parmi un des composants principaux du Nutella.

Rapidement l’amendement est rebaptisé « amendement Nutella », du nom de la célèbre pâte à tartiner. Ferrero se retrouve ainsi débordée par un débat enflammé qui attaque le produit, le diabolise. Sur Youtube et Facebook le badbuzz s’enchaîne, les haters se soutiennent entre eux. La crise s’aggrave et prend sérieusement de l’ampleur. C‘est ainsi qui Ferrero décide de prendre position et de créer un site internet dédié « Nutella, parlons-en » ainsi qu’un fil sur Twitter.

Source:Youtube, Nutella France

Une communication bien ciblée puisque le Nutella est un produit très consommé par les jeunes générations, présentes massivement sur le Web et les réseaux sociaux.

« Le but du fabriquant est, plutôt que de modifier la recette du Nutella, de l’expliquer au consommateur« . L’idée de transparence et fiabilité est mise en avant.

Ferrero prend fait et cause pour expliquer et argumenter le choix de l’huile de palme dans sa recette, ce qui donne à Nutella son goût unique apprécié de génération en génération. Ferrero répond point par point aux critiques sur Facebook et aux commentaires des vidéos publiées sur son canal officiel Youtube. A preuve de l’efficacité de la riposte, certains internautes s’engagent même comme militants pour leur lovebrand, créant des pages « Touche pas à mon Nutella ! » ou « Défence Nutella » sur Twitter et Facebook. La stratégie employée par Ferrero représente ici un exemple assez bien réussi de gestion de communication de crise et des communautés en ligne. L’exposition médiatique a fait ressortir ses ennemis, mais aussi de nombreux alliés qui se sont battus de son côté.

Scandale!Nutella a changé sa recette

7 Novembre 2017. Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Nutella fait encore parler de lui mais cette fois ce n’est pas l’huile de palme qui est cité en cause. Les consommateurs, dévenus vigilants depuis, s’aperçoivent d’une petite modification de la recette. La portion de lait écrémé passe de 7,5% à 8,7%. La quantité de sucre est légèrement augmentée mais les matières graisses ont baissé. Donc un produit plus sucré mais moins gras. L’entreprise semble avoir appris de ses erreurs et fait un effort pour rendre son Nutella relativement plus sain. De quoi réjouir les plus gourmands.

Ferrero a volontairement voulu faire passer un message d’engagement et prise en compte de la santé de ses consommateurs? Quoique l’on pense, il faut admettre que Nutella a su très bien se tirer d’affaire. Son avenir s’annonce pas fait que de belles noisettes et de bon lait frais mais la génération « no Nutella » ne semble pas encore pour demain!

Source:Wikipedia

Autrice: Naima Desiderio


Références et liens utiles:

Profite de ton divertissement car c’est un moment unique !

Combien de fois cela t’est-il arrivé d’aller à un spectacle, un concert, un événement où les gens s’amassent ? Difficile d’y voir quelque chose, et juste devant toi (bien-évidemment, pile dans ton champ de vision déjà très faible), un grand malin sort son Smartphone pour prendre une photo, un film et le « insérer nom de réseau social»-er ?

Alors oui, on le fait tous, mais pourquoi ?

Wendy Fonarow, professeure d’anthropologie, à Los Angeles (USA), s’est amusée, au second degré, à donner 10 raisons qui te poussent à sortir ton Smartphone en concert. Par exemple, il est vrai que regarder un concert à travers un écran devant soi n’est pas si mal finalement. Au moins, on n’a pas le risque de voir une image tronquée et montée par quelqu’un d’autre ! Ou encore, tu devras prouver à tout le monde que tu étais bien au concert non ? Le lendemain, quand tu te retrouveras au bar avec tes amis, il faudra bien leur montrer de la matière même si la qualité est exécrable…

Mais tu es innovant(e), et tu sais, par exemple, qu’en allant au Montreux Jazz, tu n’as pas besoin de sortir ton Smartphone car ils ont une super apps qui filme bien mieux que toi !

Je t’explique comment ça marche, tu télécharges l’apps, tu t’inscris avec ton adresse e-mail. Tu actives ton Bluetooth pendant le concert (allez, on t’autorise à le sortir juste pour ça) et dès qu’un moment te plait, tu appuies sur un bouton dans l’apps et ça t’enregistre les 30 dernières secondes du show qualité HD sur tes réseaux préférés.

Mais alors, tu suis ton « Event » avec ton Smartphone, à la main, et dès qu’un moment te plait, tu es dessus ?

Laurent Karila (2003), psychiatre, à Paris, dit que « les symptômes de l’usage abusif du Smartphone sont peu différents des addictions telles que la drogue, le sexe ou les jeux d’argent. »

C’est une utilisation excessive et l’envie d’utilisation du Smartphone qui nous rend addictif. Mais la faute vient-elle du Smartphone réellement ?
Lorsqu’on regarde un « facebook live » ou des vidéos « Event » de nos amis sur les réseaux sociaux, finalement, peu importe l’appareil utilisé, mais cette proposition postée sur les réseaux sociaux.

Esa Sirkkunen, professeur en sociologie et communication à Tampere (Finlande), vient donner « des niveaux de participations » à la participation dans les médias sociaux. Il y a deux types de motivations à participer dans les médias sociaux, que ce soit de façon individuelle ou communautaire.

A titre individuel, nous participons aux médias sociaux pour nous exprimer, agrandir notre capital social ou encore avoir des « feedbacks » de nos postes.

Au niveau communautaire, je pourrais partager ma vidéo sur un groupe. Ceux qui ne sont pas venus seraient ravis et me donneraient, peut-être, des conseils pour mieux filmer la prochaine fois. Vive la coopération des réseaux sociaux !

En fait, ai-je besoin de communiquer sur les réseaux sociaux ou ai-je, plutôt le désir de le faire… ?

Selon l’approche de Bishop, directeur de la technologie de l’information, chercheur et écrivain, à Swansea (Pays de Galles), si je suis en mode « partage », mais si ma communauté ne le valorise pas, alors, je suis bloqué et ma participation risque d’être impactée.

En effet, lorsque je poste une vidéo sur les réseaux sociaux, ma motivation est liée, par exemple, à un désir de faire partie d’une communauté. Mais je serais vite limité d’accomplir ce désir à cause d’autres éléments. Si j’hésite à le faire, c’est parce que mes amis ou les gens sur internet pourraient penser que ma vidéo est nulle car j’ai surement une croyance qui est différente de la communauté dans laquelle je voudrais intervenir. Cela va donc limiter ma capacité à agir concrètement.

Les réseaux sociaux, je connais et je maitrise. Je n’ai donc pas de soucis à me faire. J’ai la capacité d’utiliser mon Smartphone, d’agir et d’interagir. Cependant, les autres facteurs, tels que l’utilisation de mon browser ou encore la compréhension des textes que je vais mettre, pourraient me bloquer.

Il est vrai que je pourrais mettre des #Hashtags ou une description qui n’a aucun sens et les gens ne le comprendraient pas.

OUI, vouloir capturer l’instant unique d’un « Event » te pousse éventuellement à le partager sur les réseaux sociaux par la suite.

OUI, une image vaut 1000 mots.

OUI, tu sens un besoin de la faire.

Mais ton souvenir et ta façon de raconter ton expérience en valent beaucoup plus. TON Smartphone, ta vie, oui si tu veux… mais reste humain et vis (impératif avec s) plutôt TON « Event ».

Essaie de prendre en photo ou filmer dans la nuit le ciel étoilé, tu comprendras que tes propres yeux valent tous les Smartphones du monde.

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Crédits :

CUTS : http://www.montreuxjazzfestival.com/fr/content/partagez-vos-concerts-avec-des-videos-de-haute-qualite

Enquêtes sur l’addiction des jeunes aux smartphones : https://hal-uag.archives-ouvertes.fr/hal-01375819/document

10 reasons it’s ok to use your mobile at a gig : https://www.theguardian.com/music/musicblog/2013/sep/02/10-reasons-use-mobile-phone-gig

Sirkkunen, Esa, ’Vertaismedia haastaa perinteisen joukkoviestinnän [Peer media challenge traditional mass media]’, in Pekka Aula, Janne Matikainen & Mikko Villi (eds.), Verkkoviestintäkirja, Helsinki: Yliopistopaino 2006, pp. 137-158.

Bishop, Jonathan, ‘Increasing participation in online communities: A framework for human-computer interaction’, Computers in Human Behaviour 23, 2006, pp. 1881-1893.

GIF illustrations :

Concert GIF : http://giphy.com/gifs/concert-dYNuZhFM2teIE

Mobile GIF : http://giphy.com/gifs/mobile-10hKlBQSv1OtCU

Night GIF : http://giphy.com/gifs/night-stars-GC7C2Fi902BDG

Auteur : Gabriel Davalle

Les Réseaux Sociaux – tous des clones en fin de compte ?

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Instagram, Twitter, Facebook et Snapchat – quatre des réseaux sociaux les plus populaires et importants pour les jeunes personnes en Suisse.[1] Est-ce que vous arrivez à vous imaginer votre quotidien sans ces réseaux sociaux ? Sans entrer en interaction avec vos amis, sans vous laisser inspirer par des bloggeurs ou juste passer le temps à découvrir ?

En même temps, ces réseaux sociaux se ressemblent de plus en plus par rapport à leurs fonctions et leur utilité. Comme nous l’avons déjà vu par rapport aux médias traditionnels, il y a aussi dans ce domaine des réseaux sociaux une certaine convergence non négligeable. Voici les différentes étapes les plus importantes pour démontrer cela :

Commençons par Facebook, LE réseau social depuis 2004 – et après plus de 10 ans toujours increvable. 1,71 milliards personnes utilisent Facebook en 2016.[2] Il faut s’imaginer les possibilités d’interactions que nous avons avec cette masse de personne qui utilisent activement Facebook actuellement. Pendant que chaque utilisateur (que ce soit un individu ou une entreprise) peut créer son propre « mur » et se défouler sur celui-ci en mettant des photos et des vidéos (propres ou partagées) et en philosophant sur tout et n’importe quoi, Facebook nous permet également de créer un réseau avec les autres internautes.

Facebook semble avoir milles fonctions, dont certaines sont évidentes et d’autres sont plus cachées, mais il existe une « nouvelle » fonction depuis juin 2013 : l’Hashtag. En fait, ce n’est pas une nouvelle fonction, car déjà auparavant l’on pouvait très bien décorer ses photos et vidéos par des Hashtags. Mais depuis ce jour de juin en 2013, ces Hashtags sont cliquables. Mais attendez… ne connaissons-nous pas ce principe depuis un moment sur un autre réseau social ? Mais oui ! Parlons donc de Twitter, apparu en 2006, donc deux ans après Facebook.

Ces Hashtags (pour y arriver il suffit de mettre le fameux croisillon avant la #notion), sont de mots-clés qui ont comme fonction de rassembler des déclarations sur un certain sujet. En cliquant sur un Hashtag sur Twitter, nous arrivons à trouver toutes les déclarations qui ont été faites par rapport à ce mot-clé. Sur Facebook il se passe la même chose, mais dans un cadre beaucoup plus restreint : Nous voyons que des contributions que nos amis ont aimées ou publiées eux-mêmes. Aimer… Le fameux « Like » sur Facebook existe aussi sur Twitter. À l’aide d’un petit cœur, nous pouvons déclarer notre accord. Ce petit cœur que nous retrouvons également sur Instagram.

Depuis 2010, Instagram nous permet d’uploader des photos et des petites vidéos vers le net. Les Hashtags sont ici également un phénomène important. Si l’on n’a pas privatisé son compte, TOUT LE MONDE a accès aux photos et vidéos de notre mur. Donc si vous aimeriez être connu : ouvrez votre compte, déclarez vos photos avec le plus de Hashtags possibles et prenez plaisir du fait que Madame ou Monsieur X à l’autre bout du monde se fait une image de vous par le biais de vos photos. Et si vous-mêmes faites partie des gens qui adorent découvrir et soudainement vous voyez par exemple votre homme ou femme de rêve : depuis 2013 nous avons la possibilité de passer des messages privés sur Instagram ! Comme déjà sur Facebook…

Le dernier coup par rapport à la copie des fonctions d’autres réseaux sociaux vient également d’Instagram : les fameux « Stories » de Snapchat ont trouvé leur chemin vers le concurrent. Depuis cet été, nous avons la possibilité de créer une « Slideshow » avec différentes photos et vidéos – et celle-ci sera effacée après 24h.[3] À l’aide de divers outils, nous pouvons, comme sur Snapchat, mettre un commentaire, des cœurs colorés ou des caractères rigolos. D’ailleurs, Snapchat a été fondé un an après Instagram, donc en 2011. Pourtant les fameux filtres comme Gingham, Juno, Valencia ou Lo-Fi font aussi partie de Snapchat – même si les filtres sur Snapchat vont plutôt dans une direction rigolote et drôle.

Les fonctions partagées – ou plutôt copiées – dans les différents réseaux sociaux sont nombreuses. Je vous ai présenté une petite quantité de ces centaines de fonctions. Pourtant, la personne qui connaît toutes les fonctions de tous les réseaux sociaux a soit beaucoup de temps, soit un immense intérêt. Pour moi personnellement cela devient fatiguant. Avec chaque actualisation, je dois m’adapter à des nouveautés (dont je n’ai la plupart du temps nullement besoin, mais que je retrouve sous d’autres forme sur un autre réseau social).

Imaginons-nous l’idée d’un seul réseau social qui réunirait toutes les possibilités d’Instagram, Twitter, Facebook et Snapchat. Qui nous permettrait de faire tous ce que l’on peut jusqu’à présent : entrer en interaction (en public ou en privé), nous rendre plus beaux en appliquant des filtres avant d’uploader des photos vers la toile, de liker les publications des autres, trouver des bijoux de publication et en discuter en communauté au travers des Hashtags et de suivre des personnes qui mettent en avant la partie chouette de leur vie par des Slideshows. Un méga-réseau social avec le nom : InsTwiSnapBook.

 

 

[1] MCSCHINDLER.COM. Social Media in der Schweiz: Neue Zahlen für 2016. URL: https://www.mcschindler.com/2016/06/06/social-media-in-der-schweiz-neue-zahlen-fuer-2016/ (Consulté le 18 octobre 2016)

[2] STATISTA. Anzahl der monatlich aktiven Facebook Nutzer weltweit vom 3.Quartal 2008 bis zum 2. Quartali 2016 (in Millionen). URL : https://de.statista.com/statistik/daten/studie/37545/umfrage/anzahl-der-aktiven-nutzer-von-facebook/ (Consulté le 18 octobre 2016)

[3] WELT. „Instasnap“ führt zurück ins echte Leben. URL: https://www.welt.de/vermischtes/article157496912/Instasnap-fuehrt-zurueck-ins-echte-Leben.html (Consulté le 19 octobre 2016)

Présentation du DAT de Nestlé en images

Voici quelques clichés de la préstentation de M. Abdel-Samie  mercredi 22 avril.

Merci Florence pour les photos!

Merci à lui pour sa présentation et ses réponses très instructives, et à tous les étudiants présents pour leurs questions très intéressantes et leur participation! Retrouvez quelques autres photos et tweets avec le hashtag #NestleDAT sur twitter, avec les commentaires de @Jackotro et @Kheenro

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Une semaine intensive et enrichissante

La semaine passée, une vingtaine d’étudiants ont assisté au cours bloc « Innovation and new media : Business and public challenges» donné par le professeur Eli M. Noam, venu exprès de la Columbia University de New York.

Durant cette semaine, les étudiants ont abordé les principes économiques de base tels que le marché de l’information et des médias, la demande, la production, le management technologique, les ressources humaines, la distribution, la protection intellectuelle et ce qu’est une stratégie, dans toute sorte d’industrie. Ils ont pu discuter de différents exemples comme Sony, Disney, Hollywood, Bertelsmann ou encore General Electric.

C’était une semaine intensive, intéressante et enrichissante, qui s’est terminée avec la conclusion suivante :

« The best strategy isn’t to find the best course, but to build the best ship, because it will find it’s way one day or another and move in the right direction. Or like Darwin said: it is important to be able to adapt and to be flexible. The company is the strategy».

 Au nom de la communauté Mabucom, nous aimerions remercier tous les étudiants d’avoir assisté à ce cours et d’avoir participé au #Hashtag Project.

 Nous vous souhaitons une bonne semaine et à bientôt.

 

Mirja Heiter

Photo groupe Noam