« Nutella, parlons-en! »

« Nutella, parlons-en! » Ferrero aborde de front le sujet et répond aux accusations menées contre Nutella et l’utilisation de l’huile de palme dans sa recette. Une communication de crise qui s’appuie sur un lien de confiance établi entre les consommateurs et la marque, diva incontestée des goûters et des péchés mignons de millions de personnes dans le monde. Entre invitations au boycott et un front de défense qui s’érige « Touche pas à mon Nutella », focus sur un cas discuté qui a créé de fervents opposants. Sans doute ça reste une bonne leçon à tirer sur l’art de bien tartiner ses arguments

La question s’imposait pour Nutella déjà en 2012.

Notamment en France, où un amendement vise à augmenter de 300 % la taxe sur l’huile de palme. L’huile en question est mise à l’index pour son impact sur la santé et son incidence sur la déforestation de la planète. Utilisée dans de nombreux produits alimentaires, elle figure parmi un des composants principaux du Nutella.

Rapidement l’amendement est rebaptisé « amendement Nutella », du nom de la célèbre pâte à tartiner. Ferrero se retrouve ainsi débordée par un débat enflammé qui attaque le produit, le diabolise. Sur Youtube et Facebook le badbuzz s’enchaîne, les haters se soutiennent entre eux. La crise s’aggrave et prend sérieusement de l’ampleur. C‘est ainsi qui Ferrero décide de prendre position et de créer un site internet dédié « Nutella, parlons-en » ainsi qu’un fil sur Twitter.

Source:Youtube, Nutella France

Une communication bien ciblée puisque le Nutella est un produit très consommé par les jeunes générations, présentes massivement sur le Web et les réseaux sociaux.

« Le but du fabriquant est, plutôt que de modifier la recette du Nutella, de l’expliquer au consommateur« . L’idée de transparence et fiabilité est mise en avant.

Ferrero prend fait et cause pour expliquer et argumenter le choix de l’huile de palme dans sa recette, ce qui donne à Nutella son goût unique apprécié de génération en génération. Ferrero répond point par point aux critiques sur Facebook et aux commentaires des vidéos publiées sur son canal officiel Youtube. A preuve de l’efficacité de la riposte, certains internautes s’engagent même comme militants pour leur lovebrand, créant des pages « Touche pas à mon Nutella ! » ou « Défence Nutella » sur Twitter et Facebook. La stratégie employée par Ferrero représente ici un exemple assez bien réussi de gestion de communication de crise et des communautés en ligne. L’exposition médiatique a fait ressortir ses ennemis, mais aussi de nombreux alliés qui se sont battus de son côté.

Scandale!Nutella a changé sa recette

7 Novembre 2017. Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Nutella fait encore parler de lui mais cette fois ce n’est pas l’huile de palme qui est cité en cause. Les consommateurs, dévenus vigilants depuis, s’aperçoivent d’une petite modification de la recette. La portion de lait écrémé passe de 7,5% à 8,7%. La quantité de sucre est légèrement augmentée mais les matières graisses ont baissé. Donc un produit plus sucré mais moins gras. L’entreprise semble avoir appris de ses erreurs et fait un effort pour rendre son Nutella relativement plus sain. De quoi réjouir les plus gourmands.

Ferrero a volontairement voulu faire passer un message d’engagement et prise en compte de la santé de ses consommateurs? Quoique l’on pense, il faut admettre que Nutella a su très bien se tirer d’affaire. Son avenir s’annonce pas fait que de belles noisettes et de bon lait frais mais la génération « no Nutella » ne semble pas encore pour demain!

Source:Wikipedia

Autrice: Naima Desiderio


Références et liens utiles:

TWITTER ET FOOTBALL : LES CLUBS SUISSES ONT SUIVI LE MOUVEMENT

Le sport professionnel n’échappe pas à la révolution numérique. Conscients de l’importance d’une communication directe et moderne, les clubs ont investi les médias sociaux. Exemple avec le foot suisse.

Impossible désormais de faire sans. Les médias sociaux sont devenus indispensables pour les clubs sportifs professionnels. Le constat est évidemment aussi valable pour le football suisse. Les pensionnaires de Super League, la première division du pays, ont ainsi tous leur compte sur Facebook, Instagram et Twitter.

Des clubs plus pressés que d’autres

Si les médias sociaux ont fait leur apparition au milieu des années 2000, les clubs suisses les ont adoptés plus tard. Et concernant Twitter, certains ont été plus pressés que d’autres. Le FC Bâle fait office de pionnier en Super League. Son compte a été mis en ligne en mars 2009, suivi par celui du FC Zurich (avril 2009). Le FC Saint-Gall est apparu sur ce média social en octobre 2013, tandis que le Lausanne-Sport ne l’a fait qu’en juin 2014.

Les usages principaux sont les mêmes pour les dix comptes de Super League. Les clubs donnent notamment des informations. Elles concernent les compositions d’équipes, la billetterie, l’horaire des matches ou le lieu du prochain camp d’entraînement. A l’exemple du FC Sion:

Les clubs questionnent également leurs fans, par l’intermédiaire de sondages ou en organisant, par exemple, l’élection du joueur du mois. Enfin, ils commentent en direct des parties ou des conférences de presse, grâce au live-tweet ou à des vidéos. Le FC Saint-Gall accompagne lui ses goals d’une très courte vidéo, différente selon le buteur:

Twitter parfois préféré à Facebook

Parmi les médias sociaux, Twitter se démarque notamment par sa spontanéité et son format court. Parfois, le nombre de « followers » d’un club dépasse celui des « j’aime » sur Facebook. En Suisse, aucun club de l’élite n’est concerné. Ce phénomène peut, par contre, être observé en France (Ligue 1) avec les comptes du Toulouse FC ou de l’En Avant de Guingamp.

Le compte Twitter le plus suivi du football suisse, celui de Bâle, comptait plus de 113’000 abonnés au début du mois de décembre 2017. Le club rhénan demande volontiers l’avis de ses fans:

Grâce aux médias sociaux, les clubs peuvent donc identifier la communauté de leurs fans et échanger avec eux. Ils ont aussi les moyens de saisir leurs besoins et envies. En contrepartie, ils proposent des concours ainsi que la possibilité d’entrer brièvement dans l’intimité du groupe professionnel. La proximité entre l’équipe et ses supporters s’en trouve grandie. Les clubs suisses l’ont désormais tous compris.

A lire ailleurs :

(Source de l’image: https://www.fcb.ch/de-CH/Fans/Social-Media)

(Source des tweets : https://twitter.com/FCSion /
https://twitter.com/FCSG_1879 / https://twitter.com/FC_Basel)

Auteur : Maxime Meyer

Relecture: Célia Rütsche

L’E-SPORT : LA COMMUNAUTE VIRTUELLE EN PLEIN ESSOR

L’e-sport, mot désignant la pratique d’un jeu vidéo sur Internet, possède une histoire riche mais relativement récente. Bénéficiant d’un intérêt médiatique sans précédent, il se situe à un moment clé de son existence. Coup de projecteur sur le phénomène culturel.

Le show d’une superstar mondiale ? Non. Une compétition d’e-sport !

Une ascension fulgurante 

L’e-sport s’est réellement développé à l’orée des années 2000 grâce à la démocratisation d’Internet qui a permis de rassembler virtuellement les joueurs de jeux vidéo. Le premier tournoi de grande ampleur a mis aux prises plus de 1900 participants en 1997 à Atlanta aux Etats-Unis. Dès lors, il s’est doté peu à peu des structures essentielles à sa pérennisation. Les premières associations ont vu le jour et d’autres compétitions ont été mises sur pied. Les types de jeux vidéo se sont aussi diversifiés.

300 milliards de minutes de jeu ont été visionnées en 2016 sur Twitch !

Suite à la crise économique de 2008 qui a aussi ébranlé le secteur, la création de Twitch.tv (2011) a donné un second souffle à l’e-sport. La plateforme permet le visionnage en streaming de jeux vidéo et de sport électronique. Les compétitions sont ainsi désormais diffusées dans le monde entier et l’e-sport gagne rapidement en popularité.

Du loisir aux possibilités de carrière

D’un point de vue personnel, l’e-sport permet aux joueurs de développer et d’affirmer leur identité numérique. Dans ce champ spécifique, chaque individu utilise ses ressources socio-culturelles et technologiques pour s’élever dans cet espace social distinct, lieu de luttes symboliques entre ses acteurs.

Gagner sa vie avec l’e-sport, c’est possible !

Les gamers ont surtout la possibilité désormais d’accomplir une véritable carrière professionnelle et d’assouvir leur soif de reconnaissance sociale. L’argent qui gravite dans ce champ entraîne aussi de plus en plus d’individus – principalement issus de la génération Y – à s’engager dans cette aventure. Ce qui était au départ considéré comme une simple passion devient une option de carrière envisageable.

Une industrie « sportive » à encadrer

L’industrie de l’e-sport pèsera bientôt plus d’un milliard de dollars. Les prize money des compétitions grandissent année après année et rivalisent presque avec ceux de certains événements sportifs traditionnels majeurs. Les grandes marques n’hésitent plus non plus à investir dans le secteur et les médias s’emparent aussi du phénomène – chaînes dédiées à l’e-sport, rubriques de sites Web, magazines spécialisés, etc.

Les grandes marques sont tombées sous le charme de l’e-sport.

L’e-sport doit toutefois veiller à ce que son incroyable ascension ne lui joue pas des tours. En effet, il rencontre certains problèmes d’intégrité au même titre que les sports « traditionnels » :

  • Dopage ;
  • matchs truqués ;
  • utilisation de dispositifs de triche.

Leur résolution doit être une priorité afin que la discipline maintienne sa cote de popularité et que le public garde confiance en celle-ci. Des efforts en ce sens sont déjà fournis avec en tête de liste la création de l’ESICEsports Integrity Coalition – en 2016. Celle-ci a déjà procédé à ses premiers bannissements de joueurs et son autorité commence à s’étendre. Le chemin reste toutefois encore parsemé d’embûches pour l’e-sport. Il manque enfin une instance dirigeante clairement identifiable nécessaire pour la pérennisation de la discipline. En vue d’une introduction aux Jeux Olympiques ?

La communauté des gamers pourrait ainsi avoir un impact considérable – un de plus pour le numérique – sur le monde réel. Affaire à suivre !

A voir ailleurs :

Sources :

  • Giel, T., Hallmann, K. (2017). Competitive sports or recreational activity ? Sport Management Review.
  • Rennie, P., Sylvester, R. (2017). The world’s fastest-growing sport : Maximizing the economic success of sport whilst balancing regulatory concerns and ensuring the protection of those involved. Gaming Law Review, 21(8), 625-629.
  • Seo, Y. (2016). Professionalized consumption and identity transformations in the field of eSports. Journal of Business Research, 69, 264-272.

Sites web :

(Source des images: https://cdn2.nextinpact.com/images/bd/wide-linked-media/4144.jpg / https://www.esportsdailynews.fr/wp-content/uploads/2017/03/Marques-Esport-Monde.jpg / combologo_474x356.png)

Auteur : Ludovic Cuany

Relecture : Vivien Furrer

Influenceurs, un phénomène de mode ?

Devenir un influenceur sur les réseaux sociaux est devenu un phénomène de mode dans la société dans laquelle on vit. Les tutos sur « Comment devenir un influenceur » foisonnent et rendent encore plus accessible cette tendance. Ce phénomène attire de plus en plus de jeunes qui voient dans cette nouvelle forme de « célébrité » également un moyen de se faire de l’argent.

Le Marketing d’Influence Sociale (SIM)

Dans le domaine du marketing, cela fait des années qu’on se rend compte que la publicité traditionnelle ne fonctionne plus autant bien qu’avant, notamment en ce qui concerne les jeunes (Goldsmith and Clark, 2008). La faute à ces publicités intrusives, notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook ou YouTube, ce qui pousse les utilisateurs à s’en prévenir grâce à des logiciels comme Ad Block, qui permettent de passer les publicités ou simplement de les masquer. L’impact pour les marques est conséquent puisqu’ils ont de plus en plus de mal à atteindre des clients potentiels.

L’introduction d’influenceurs  a donc été vu comme une évidence. Les conseils de ces leaders d’opinion sur les réseaux sociaux à propos des produits ou autres ont eu un grand impact sur les attitudes, décisions et comportements de leurs followers. On écoute leurs conseils car on leur fait confiance.

En quelques années, on est passé de quelques influenceurs à un nombre qui ne fait que de s’accroître Le phénomène a pris une telle ampleur qu’on retrouve même des tutoriels dans de grands magazines de modes sur, par exemple, « Comment devenir un vrai influenceur sur Instagram » (ELLE, novembre 2017).

Cette tendance attire de plus en plus les jeunes, car comme cité par Sébastien Bouillet, cofondateur d’Influence4you, première agence française de contenu en ligne d’apparence éditoriale, « N’importe qui peut devenir influenceur. » (Le Temps, mai 2017).

Le bon cocktail permettant à chacun et chacune de devenir influenceur sur les réseaux sociaux est tout simplement un doux mélange de photos d’excellente qualité et d’une grande communauté.


Fake Influenceurs

Actuellement, les marques rémunèrent les influenceurs en fonction du nombre de followers ou du nombre de vues. Cette méthode de rémunération implique que plus le nombre de personnes qui nous suit est élevé, plus grand sera l’impact. L’hypothèse étant que si une personne est populaire et que beaucoup de personnes la suive, alors ce qu’elle pense doit forcément être une référence.

Rémunération sur les différents réseaux sociaux en fonction du nombre de followers.

On comprend donc mieux pourquoi ces jeunes se laissent tenter par l’achat de followers pour faire gonfler leurs profils et essayer de décrocher des contrats avec des marques.

D’après un étude menée par la SRF, entre 26% et 31% des followers d’influenceurs suisses n’existeraient pas (SRF, Octobre 2017).

Les conséquences principales pour les marques qui proposent des partenariats avec ces personnes sont la perte de crédibilité auprès de leurs clients, mais aussi la perte d’argent, car ils financent de faux influenceurs qui ont artificiellement gonflé leurs nombre de followers. L’impact que cela peut avoir sur l’image de la marque est immesurable.

Une solution, le micro-influenceur?

Lors de l’apparition des premiers influenceurs, les gens avaient confiance du fait de leur position de leaders d’opinion. Cependant, petit à petit, les followers ont commencé à se rendre compte que les personnes qu’elles suivaient ne donnaient pas simplement leur avis sur un produit ou une marque mais qu’elles étaient payées pour ça. Cela a commencé à remettre en question l’intégrité de ces personnes en lesquelles ils avaient confiance. Si on ajoute à cela une communauté qui comporte une majorité de faux comptes, cela ne fait qu’empirer les choses.

Pour retrouver cette sincérité et cette transparence, les entreprises ont trouvé une solution et se tournent de plus en plus vers le micro-influencing ou « magic middle » qui sont des « petits » influenceurs très spécialisés. Leurs interventions sont jugées plus spontanées et authentiques et sont d’autant plus apprécié et cela se remarque notamment du fait que leur communauté a un taux d’engagement plus élevé que pour de traditionnels influenceurs.

Une conclusion assez évidente que l’on peut en tirer est que malgré la société dans laquelle on vit, qui nous pousse à être de plus en plus actif sur les réseaux sociaux et cette pression qui poussent les jeunes vers la popularité, cela ne va pas forcément de pair avec une grande communauté, surtout quand celle-ci est majoritairement composée de faux compte. L’authenticité et la confiance sont deux valeurs qu’on oublie un peu trop à mon avis et qui sont inéluctablement le futur du Marketing d’Influence Sociale.

Sources:

(Source des images/vidéo : https://www.instagram.com/p/BcHhz9vDI9V/?hl=fr&taken-by=chiaraferragni / https://www.bloomberg.com/news/features/2016-11-30/confessions-of-an-instagram-influencer / https://brandandcelebrities.com/blog/quels-tarifs-pour-les-influenceurs-0317/ )

Auteur: Yaël Mento

Profite de ton divertissement car c’est un moment unique !

Combien de fois cela t’est-il arrivé d’aller à un spectacle, un concert, un événement où les gens s’amassent ? Difficile d’y voir quelque chose, et juste devant toi (bien-évidemment, pile dans ton champ de vision déjà très faible), un grand malin sort son Smartphone pour prendre une photo, un film et le « insérer nom de réseau social»-er ?

Alors oui, on le fait tous, mais pourquoi ?

Wendy Fonarow, professeure d’anthropologie, à Los Angeles (USA), s’est amusée, au second degré, à donner 10 raisons qui te poussent à sortir ton Smartphone en concert. Par exemple, il est vrai que regarder un concert à travers un écran devant soi n’est pas si mal finalement. Au moins, on n’a pas le risque de voir une image tronquée et montée par quelqu’un d’autre ! Ou encore, tu devras prouver à tout le monde que tu étais bien au concert non ? Le lendemain, quand tu te retrouveras au bar avec tes amis, il faudra bien leur montrer de la matière même si la qualité est exécrable…

Mais tu es innovant(e), et tu sais, par exemple, qu’en allant au Montreux Jazz, tu n’as pas besoin de sortir ton Smartphone car ils ont une super apps qui filme bien mieux que toi !

Je t’explique comment ça marche, tu télécharges l’apps, tu t’inscris avec ton adresse e-mail. Tu actives ton Bluetooth pendant le concert (allez, on t’autorise à le sortir juste pour ça) et dès qu’un moment te plait, tu appuies sur un bouton dans l’apps et ça t’enregistre les 30 dernières secondes du show qualité HD sur tes réseaux préférés.

Mais alors, tu suis ton « Event » avec ton Smartphone, à la main, et dès qu’un moment te plait, tu es dessus ?

Laurent Karila (2003), psychiatre, à Paris, dit que « les symptômes de l’usage abusif du Smartphone sont peu différents des addictions telles que la drogue, le sexe ou les jeux d’argent. »

C’est une utilisation excessive et l’envie d’utilisation du Smartphone qui nous rend addictif. Mais la faute vient-elle du Smartphone réellement ?
Lorsqu’on regarde un « facebook live » ou des vidéos « Event » de nos amis sur les réseaux sociaux, finalement, peu importe l’appareil utilisé, mais cette proposition postée sur les réseaux sociaux.

Esa Sirkkunen, professeur en sociologie et communication à Tampere (Finlande), vient donner « des niveaux de participations » à la participation dans les médias sociaux. Il y a deux types de motivations à participer dans les médias sociaux, que ce soit de façon individuelle ou communautaire.

A titre individuel, nous participons aux médias sociaux pour nous exprimer, agrandir notre capital social ou encore avoir des « feedbacks » de nos postes.

Au niveau communautaire, je pourrais partager ma vidéo sur un groupe. Ceux qui ne sont pas venus seraient ravis et me donneraient, peut-être, des conseils pour mieux filmer la prochaine fois. Vive la coopération des réseaux sociaux !

En fait, ai-je besoin de communiquer sur les réseaux sociaux ou ai-je, plutôt le désir de le faire… ?

Selon l’approche de Bishop, directeur de la technologie de l’information, chercheur et écrivain, à Swansea (Pays de Galles), si je suis en mode « partage », mais si ma communauté ne le valorise pas, alors, je suis bloqué et ma participation risque d’être impactée.

En effet, lorsque je poste une vidéo sur les réseaux sociaux, ma motivation est liée, par exemple, à un désir de faire partie d’une communauté. Mais je serais vite limité d’accomplir ce désir à cause d’autres éléments. Si j’hésite à le faire, c’est parce que mes amis ou les gens sur internet pourraient penser que ma vidéo est nulle car j’ai surement une croyance qui est différente de la communauté dans laquelle je voudrais intervenir. Cela va donc limiter ma capacité à agir concrètement.

Les réseaux sociaux, je connais et je maitrise. Je n’ai donc pas de soucis à me faire. J’ai la capacité d’utiliser mon Smartphone, d’agir et d’interagir. Cependant, les autres facteurs, tels que l’utilisation de mon browser ou encore la compréhension des textes que je vais mettre, pourraient me bloquer.

Il est vrai que je pourrais mettre des #Hashtags ou une description qui n’a aucun sens et les gens ne le comprendraient pas.

OUI, vouloir capturer l’instant unique d’un « Event » te pousse éventuellement à le partager sur les réseaux sociaux par la suite.

OUI, une image vaut 1000 mots.

OUI, tu sens un besoin de la faire.

Mais ton souvenir et ta façon de raconter ton expérience en valent beaucoup plus. TON Smartphone, ta vie, oui si tu veux… mais reste humain et vis (impératif avec s) plutôt TON « Event ».

Essaie de prendre en photo ou filmer dans la nuit le ciel étoilé, tu comprendras que tes propres yeux valent tous les Smartphones du monde.

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Crédits :

CUTS : http://www.montreuxjazzfestival.com/fr/content/partagez-vos-concerts-avec-des-videos-de-haute-qualite

Enquêtes sur l’addiction des jeunes aux smartphones : https://hal-uag.archives-ouvertes.fr/hal-01375819/document

10 reasons it’s ok to use your mobile at a gig : https://www.theguardian.com/music/musicblog/2013/sep/02/10-reasons-use-mobile-phone-gig

Sirkkunen, Esa, ’Vertaismedia haastaa perinteisen joukkoviestinnän [Peer media challenge traditional mass media]’, in Pekka Aula, Janne Matikainen & Mikko Villi (eds.), Verkkoviestintäkirja, Helsinki: Yliopistopaino 2006, pp. 137-158.

Bishop, Jonathan, ‘Increasing participation in online communities: A framework for human-computer interaction’, Computers in Human Behaviour 23, 2006, pp. 1881-1893.

GIF illustrations :

Concert GIF : http://giphy.com/gifs/concert-dYNuZhFM2teIE

Mobile GIF : http://giphy.com/gifs/mobile-10hKlBQSv1OtCU

Night GIF : http://giphy.com/gifs/night-stars-GC7C2Fi902BDG

Auteur : Gabriel Davalle

Les Réseaux Sociaux – tous des clones en fin de compte ?

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Instagram, Twitter, Facebook et Snapchat – quatre des réseaux sociaux les plus populaires et importants pour les jeunes personnes en Suisse.[1] Est-ce que vous arrivez à vous imaginer votre quotidien sans ces réseaux sociaux ? Sans entrer en interaction avec vos amis, sans vous laisser inspirer par des bloggeurs ou juste passer le temps à découvrir ?

En même temps, ces réseaux sociaux se ressemblent de plus en plus par rapport à leurs fonctions et leur utilité. Comme nous l’avons déjà vu par rapport aux médias traditionnels, il y a aussi dans ce domaine des réseaux sociaux une certaine convergence non négligeable. Voici les différentes étapes les plus importantes pour démontrer cela :

Commençons par Facebook, LE réseau social depuis 2004 – et après plus de 10 ans toujours increvable. 1,71 milliards personnes utilisent Facebook en 2016.[2] Il faut s’imaginer les possibilités d’interactions que nous avons avec cette masse de personne qui utilisent activement Facebook actuellement. Pendant que chaque utilisateur (que ce soit un individu ou une entreprise) peut créer son propre « mur » et se défouler sur celui-ci en mettant des photos et des vidéos (propres ou partagées) et en philosophant sur tout et n’importe quoi, Facebook nous permet également de créer un réseau avec les autres internautes.

Facebook semble avoir milles fonctions, dont certaines sont évidentes et d’autres sont plus cachées, mais il existe une « nouvelle » fonction depuis juin 2013 : l’Hashtag. En fait, ce n’est pas une nouvelle fonction, car déjà auparavant l’on pouvait très bien décorer ses photos et vidéos par des Hashtags. Mais depuis ce jour de juin en 2013, ces Hashtags sont cliquables. Mais attendez… ne connaissons-nous pas ce principe depuis un moment sur un autre réseau social ? Mais oui ! Parlons donc de Twitter, apparu en 2006, donc deux ans après Facebook.

Ces Hashtags (pour y arriver il suffit de mettre le fameux croisillon avant la #notion), sont de mots-clés qui ont comme fonction de rassembler des déclarations sur un certain sujet. En cliquant sur un Hashtag sur Twitter, nous arrivons à trouver toutes les déclarations qui ont été faites par rapport à ce mot-clé. Sur Facebook il se passe la même chose, mais dans un cadre beaucoup plus restreint : Nous voyons que des contributions que nos amis ont aimées ou publiées eux-mêmes. Aimer… Le fameux « Like » sur Facebook existe aussi sur Twitter. À l’aide d’un petit cœur, nous pouvons déclarer notre accord. Ce petit cœur que nous retrouvons également sur Instagram.

Depuis 2010, Instagram nous permet d’uploader des photos et des petites vidéos vers le net. Les Hashtags sont ici également un phénomène important. Si l’on n’a pas privatisé son compte, TOUT LE MONDE a accès aux photos et vidéos de notre mur. Donc si vous aimeriez être connu : ouvrez votre compte, déclarez vos photos avec le plus de Hashtags possibles et prenez plaisir du fait que Madame ou Monsieur X à l’autre bout du monde se fait une image de vous par le biais de vos photos. Et si vous-mêmes faites partie des gens qui adorent découvrir et soudainement vous voyez par exemple votre homme ou femme de rêve : depuis 2013 nous avons la possibilité de passer des messages privés sur Instagram ! Comme déjà sur Facebook…

Le dernier coup par rapport à la copie des fonctions d’autres réseaux sociaux vient également d’Instagram : les fameux « Stories » de Snapchat ont trouvé leur chemin vers le concurrent. Depuis cet été, nous avons la possibilité de créer une « Slideshow » avec différentes photos et vidéos – et celle-ci sera effacée après 24h.[3] À l’aide de divers outils, nous pouvons, comme sur Snapchat, mettre un commentaire, des cœurs colorés ou des caractères rigolos. D’ailleurs, Snapchat a été fondé un an après Instagram, donc en 2011. Pourtant les fameux filtres comme Gingham, Juno, Valencia ou Lo-Fi font aussi partie de Snapchat – même si les filtres sur Snapchat vont plutôt dans une direction rigolote et drôle.

Les fonctions partagées – ou plutôt copiées – dans les différents réseaux sociaux sont nombreuses. Je vous ai présenté une petite quantité de ces centaines de fonctions. Pourtant, la personne qui connaît toutes les fonctions de tous les réseaux sociaux a soit beaucoup de temps, soit un immense intérêt. Pour moi personnellement cela devient fatiguant. Avec chaque actualisation, je dois m’adapter à des nouveautés (dont je n’ai la plupart du temps nullement besoin, mais que je retrouve sous d’autres forme sur un autre réseau social).

Imaginons-nous l’idée d’un seul réseau social qui réunirait toutes les possibilités d’Instagram, Twitter, Facebook et Snapchat. Qui nous permettrait de faire tous ce que l’on peut jusqu’à présent : entrer en interaction (en public ou en privé), nous rendre plus beaux en appliquant des filtres avant d’uploader des photos vers la toile, de liker les publications des autres, trouver des bijoux de publication et en discuter en communauté au travers des Hashtags et de suivre des personnes qui mettent en avant la partie chouette de leur vie par des Slideshows. Un méga-réseau social avec le nom : InsTwiSnapBook.

 

 

[1] MCSCHINDLER.COM. Social Media in der Schweiz: Neue Zahlen für 2016. URL: https://www.mcschindler.com/2016/06/06/social-media-in-der-schweiz-neue-zahlen-fuer-2016/ (Consulté le 18 octobre 2016)

[2] STATISTA. Anzahl der monatlich aktiven Facebook Nutzer weltweit vom 3.Quartal 2008 bis zum 2. Quartali 2016 (in Millionen). URL : https://de.statista.com/statistik/daten/studie/37545/umfrage/anzahl-der-aktiven-nutzer-von-facebook/ (Consulté le 18 octobre 2016)

[3] WELT. „Instasnap“ führt zurück ins echte Leben. URL: https://www.welt.de/vermischtes/article157496912/Instasnap-fuehrt-zurueck-ins-echte-Leben.html (Consulté le 19 octobre 2016)

Trolls: Quand les utilisateurs prennent la parole


« PC VS MAC », « Théorie du complot », « Religion VS Politique », etc. vous connaissez ces thèmes qui provoquent des discussions interminables et qui n’ont rien à voir avec le sujet de base? C’est souvent l’action bruyante des polémiqueurs du net, aussi appelés trolls. Ils parcourent les espaces de discussions en semant des appâts – nommés trollings – dans l’espoir que quelqu’un tombe dans le piège.

Dans la famille troll je demande le Père

Un troll, pour vous donner une définition simple, c’est celui qui crée des controverses. Non pas pour nourrir le débat public ou pour que vous vous endormiez moins bête à la fin de la journée, mais juste pour … Mais au fait pourquoi le troll fait-il ce qu’il fait? Pour comprendre, il faut tout d’abord observer l’arbre généalogique des trolls. On a d’un côté les trolls inconscients. Ce sont en fait d’innocents internautes, comme vous et moi, qui ont le malheur de poser une question considérée comme bête, au mauvais endroit et au mauvais moment. Conséquence immédiate c’est une explication ou une remise à l’ordre faite par la communauté.

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L’anatomie d’un troll des forums

De l’autre côté on a le troll conscient. Il représente la bête noire crainte par tous les community managers. En effet l’ère des réseaux sociaux sonne l’heure de la participation active en ligne, où les utilisateurs ont enfin la parole, mais crée également un terrain de jeu propice – de la taille de Disneyland Paris –
à ces adeptes de la provocation. Ils ont pour habitude d’attaquer, critiquer, nuire aussi bien aux marques, qu’aux personnes publiques. Leur stratégie est simple; encourager la polémique par des provocations. Ce qui a le don d’énerver les internautes, qui entrent pieds joints dans une discussion stérile qui n’aboutit en général à rien.  Le résultat le sujet initial de la conversation est relayé au second plan.

Lorsque la controverse enfle, il existe quelques techniques pour les community managers pour limiter la catastrophe:

  • Don’t feed the troll: l’adage parle de lui-même, ne RÉ-PON-DEZ pas! Mangez votre clavier plutôt que d’entrer dans le jeu du troll et de finir par vous en mordre les doigts ;
  • Argumentez et raisonnez-les: si vous avez du temps et la foi, tentez votre chance ;
  • Effacez les commentaires et blacklistez-les: personne ne vous en voudra de claquer la porte au droit à la liberté d’expression et tutti quanti. Mais attention au possible effet Streisand.

La voix du peuple

Certes, les trolls ont une mauvaise image, mais ils font tout de même parti du faible pourcentage d’internautes qui commentent et donnent leur avis. Leur manière de participer répond peut être à un simple désir de socialisation ou encore de créativité. Ou alors c’est peut-être le désir de vengeance qui s’exprime, ce qui expliquerait la volonté de perturber. Car c’est bien connu l’agressivité des membres des communautés en ligne est bien plus grande que celle des communautés traditionnelles.

Egalement, il devient difficile de débattre à l’aide d’argument – non moins valable – tel que l’argument féministe – sans que l’on crie au troll. En effet, il est d’ordinaire de piéger les trolls en leur démontrant l’absurdité de leur argumentation. Pour cela on dit qu’ils ont atteint le « point Godwin ». La loi Godwin dit que « plus une discussion en ligne dure longtemps plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1″¹.

Enfin, il faut l’admettre que les débats provoqués par les trolls permettent aux internautes de – si on peut se permettre – développer leur rhétorique.

Le troll corporate

Si les internautes s’en sortent avec une bonne migraine ou une crampe aux zygomatiques les organisations, elles, peuvent voir leur image de marque en prendre un coup ou au contraire gagner en visibilité.  Motiver les utilisateurs à interagir et à s’impliquer dans les médias sociaux d’une organisation dépend de différents désirs, valeurs, objectifs et autres de l’internaute. Les trolls sont donc des publicitaires des organisations avec une incertitude quant aux résultats et effets sur les parties prenantes. Alors pourquoi ne pas se stroller soi-même et donc de s’assurer  des performances positives?

Rappelez-vous l’adage qui disait de ne surtout pas nourrir le troll, il en existe un autre qui dit  » You have to feed the beef »². Ceci signifie qu’en plus de faire attention à ne pas alimenter le troll, il faut aussi donner à manger aux médias et autres leaders d’opinion. Quoi de mieux alors pour l’organisation que de :

« Become the troll » – Nicolas Vandesbiest

C’est ici que l’on va pouvoir voir tous les talentueux communicants. Il n’y a rien de nouveau, rien à dire, mais ils vont tout de même trouver le moyen de faire la une.

A lire ailleurs:

  • Blog L’Express http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/12/24/cest_une_question_que_nous/

Sources:

  • SUPLY, Laurent. Définition: Troll [en ligne]. URL: http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/12/24/cest_une_question_que_nous/
  • ²VANDERBIEST, Nicolas. La théorie de l’artefact de communication [en ligne]. URL:  http://www.reputatiolab.com/2014/07/theorie-lartefact-communication/
  • VANDERBIEST, Nicolas. La typologie de profils auxquels le community manager peut faire face [en ligne]. URL:  http://www.reputatiolab.com/2013/08/la-typologie-des-profils-auxquels-le-community-manager-peut-faire-face/
  • Wikipédia. Troll (Internet) [en ligne]. URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet)
  • ¹Wikipédia. Loi de Godwin [en ligne]. URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

(Sources des images: https://media.licdn.com/mpr/mpr/p/2/005/078/212/3c36c7f.jpg / https://spreaditout.files.wordpress.com/2015/02/internet-troll-by-woody-hearn.jpg)

Vidéo:

  • https://www.youtube.com/watch?v=_KHEkR5yb9A

Auteur: Amandine Bayizila

LE CROWDSOURCING, UN NOUVEAU BUSINESS « COMMUNAUTAIRE »?

Le crowdsourcing est une plateforme par laquelle on sollicite la participation des foules au développement d’un produit ou d’une idée, par exemple. Mais il peut aussi être un moyen détourné de faire de grosses économies en profitant de la foule créative.

La vache de Galton

 Selon James Surowiecki dans son livre de 2004 «La sagesse des foules», les savoirs et les intuitions des individus mis en commun créent une sorte d’intelligence universelle. Il cite notamment les observations de Galton qui comprend, lors d’un concours bovin, que les estimations de chacun mises en commun se rapprochent au fur et à mesure du poids réel de la bête. Il faut comprendre par là que l’étendue des apports individuels sur un sujet amène progressivement à une construction objective de la réalité. C’est ce phénomène que l’on peut observer sur une plateforme du type de Wikipédia, car les définitions proposées sont une mise en commun du savoir individuel.

Le business du crowdsourcing

Mais le crowdsourcing n’est pas uniquement un moyen de développer une intelligence universelle, il est également devenu une source de revenus pour des entreprises issues du Web 2.0. Ainsi, des organisations comme Eyeka en France utilisent le crowdsourcing pour développer la communication des différentes sociétés qui la mandatent.

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François Pétavy, CEO de Eyeka

Notre métier, c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…

Son organisation est simple : une marque passe une commande relative à un produit. Ensuite, le site met en ligne un concours auquel tout le monde peut participer. Des primes variables sont ensuite décernées aux meilleurs projets. Par ce système, la marque dépense jusqu’à 4 fois moins que lorsqu’elle mandate une agence de publicité conventionnelle.

http://https://www.youtube.com/watch?v=b1Ecx_UinYw

Comme le dit le fondateur de Eyeka, François Petavy : « Les créatifs ne sont pas chez nous, ils sont tout autour de la planète, dans 150 pays, notre métier c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…. ». On ne fornit pas réellement un travail au sens traitionnel, les gens choisissent ce qu’ils font et il n’y a pas de direction donnée ni d’obligations. Les créatifs participent donc de bon coeur et l’argent est une récompense annexe.

Il faut comprendre qu’il y a plusieurs types de sollicitations qui poussent les internautes à être créatifs sur internet. D’après les travaux de Kaufmann (2011), on a effectivement constaté qu’il existe deux types de motivations à la création de contenu dans ces structures :

  • La motivation intrinsèque : L’acte dépend d’un désir interne ( accroître ses compétences, faire partie d’une communauté, etc…).
  • La motivation extrinsèque : L’individu participe en visant un but extérieur, comme recevoir de l’argent, par exemple.

Ce système permet de faire économiser de grosses sommes à des multinationales comme Coca-Cola, qui figurent déjà parmi les clients d’Eyeka. Il pourrait à terme supplanter les agences de publicité traditionnelles et donc l’ensemble des créatifs pourrait se retrouver à travailler de longues heures en risquant de n’être jamais rémunéré. Ces derniers vont donc avoir du pain sur la planche, à moins que la motivation intrinsèque ne suffise à faire vivre…

A lire ailleurs :

Sources :

(Source des images : http://crowdcommunity.de/wp-content/uploads/2014/07/Crowdsourcing_1-520×245.png http://www.cityam.com/sites/default/files/styles/medium/public/profiles/photos/francoispetavy.jpg)

Auteur : Valentin Favre

 

LA PLATE-FORME DE STREAMING SOUNDCLOUD VA PROBABLEMENT DISPARAITRE

Actif depuis 2007, le réseau de streaming est sur le point de mettre la clé sous la porte, s’il ne trouve pas rapidement des moyens supplémentaires pour financer ses activités.

La pression des majors sur les sites de streaming

Ecouter de la musique, découvrir des morceaux et des artistes et partager ses propres créations n’a jamais été aussi simple et bon marché que depuis la création de sites comme Grooveshark, pionnier du genre, qui a récemment cédé aux pressions des maisons de disque et a annoncé sa fermeture le 29 avril 2015. Depuis 2007, le site n’a cessé d’être confronté aux attaques en justice des magnats de la musique, qui ont généralement refusé de négocier leurs droits, au détriment de la plate-forme.

 

grooveshark-rip
Comme Grooveshark, Soundcloud pourrait bientôt disparaître.

« Ils veulent construire une entreprise, pas passer leur temps à payer des avocats. C’est un jeu auquel personne ne veut jouer.»

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, voici une présentation de Soundcloud par ses fondateurs, Eric Wahlforss et Alexander Ljung :

http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs

175 millions d’utilisateurs uniques par mois, c’est le trafique dont jouit Soundcloud. Pas étonnant que les majors veuillent aussi en profiter, d’autant que leurs profits se sont effondrés depuis la création des sites de téléchargement et de streaming. Même si certaines d’entre elles parviennent à des compromis qui les satisfont, comme Warner, qui détient désormais 5% du capital de Soundcloud, d’autres, plus exigeantes, comme Sony et Universal, restent intransigeantes lorsqu’il s’agit de négocier leurs parts.

Afin de les combler et de rassurer les investisseurs, Soundcloud prévoit :

  • De devenir payant pour ses utilisateurs.
  • De profiter également des profits liés à la publicité sur ses pages.
  • De trouver rapidement des accords avec les majors.

Mais cette stratégie ne semble pas convaincre pleinement ni les investisseurs qui restent méfiants quant au dénouement des négociations, ni les majors, qui veulent s’assurer de profiter au maximunm des nouveaux moyens de consommation de la musique.

Un article du New York Times datant de décembre 2014, estime  que la valeur de la plate-forme sera de plus d’1.2 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2015. Néanmoins, on prévoit que si celle-ci ne parvient pas à combler ses besoins en investissements d’ici 4 à 5 mois, alors elle disparaîtra, comme son prédécesseur Grooveshark. Une tragédie pour les millions d’utilisateurs et les artistes « free-lance » qui, à l’instar de certains auteurs, voudraient bénéficier des multiples bénéfices de ces plateformes de partage. Sans compter que la pression des majors qui n’acceptent pas de compromis signifie peut-être que celles-ci veulent s’approprier l’industrie du streaming musical, sans accorder trop de place aux concurrents.

A lire ailleurs:

(Source image et vidéo :  http://geekguru.com.ar/adios-grooveshark-rip/ http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs)

Sources :

Auteur : Valentin Favre

 

 

Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila