LES CONTACTS INTERPERSONNELS DE 1984 À 2017

Envahisseurs pour certains, opportunités pour d’autres, les réseaux sociaux sont des outils efficaces contre l’ennui que les internautes se créent eux-mêmes.

On se rappelle du fameux roman de Georges Orwell !  Et si nous avions atteint la dystopie crainte par l’écrivain visionnaire ? Le monde d’aujourd’hui ? Un monde où l’on ne peut se passer de son téléphone portable à table, où le bruit des notifications est d’or et le silence… N’en parlons pas, celui-ci a déjà disparu. Un univers où tournoient émoticônes, selfies et trolls. Un monde presque irréel dans lequel on entre chaque jour abandonnant la personne bien réelle qui reste seule à vous regarder de l’autre côté de l’écran.

L’avenir interactif d’un monde interconnecté.

Le délaissement du monde au profit d’un monde virtuel !

Bien que l’avancée certaine des TIC (technologie de l’information et de la communication) ait amélioré l’instantanéité et la qualité des échanges, certains chercheurs affirment que la communication réelle a diminué au profit de la communication virtuelle où les expressions faciales sont remplacées par des émoticônes et où les photos sont agrémentées de filtres travestissant la réalité. Privé de connexion, l’utilisateur a l’impression d’être coupé du monde… L’isolement social, une dimension dramatique à ne pas prendre à la légère.

Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler. (B. Arcand)

Une peur de l’affrontement dans la réalité…

Interagir au travers de différents réseaux sociaux pourrait être perçu positivement si l’on invoque la notion d’engagement. Sur Facebook, des communautés se créent défendant ardûment diverses causes à coup de likes et partages. Or, il semble plus facile de donner son avis sur une plateforme, parfois anonymement, que de proposer un dialogue lors d’éventuels conflits qui ne peuvent se passer d’un investissement dans la relation interpersonnelle.

Les interactions sociales cessent. Référence à Bowling Alone. (Putnam, 1995)

Une alternative ? Un contrat avec son téléphone !

Si on ne fait donc rien, on continuera à vivre dans l’illusion du like comme approbation sociale. Mais, peut-on encore s’en sortir ? Imaginez :  s’émanciper de la domination de son Iphone et entretenir avec lui une relation saine et maîtrisée. Guy Birenbaum, auteur de l’ouvrage « Petit manuel pour dresser son smartphone » nous donne quelques conseils :

  • supprimer toutes notifications ;
  • regarder nos réseaux sociaux quand on le désire ;
  • essayer des vacances en NO PHONES ZONES.

Allez, on commence tout de suite… J’éteins l’écran.

 

A lire et écouter ailleurs : 

 

Sources :

A.D. (2017, septembre 24). Guy Birenbaum : le smartphone, « un incroyable outil de servitude volontaire ». Récupéré sur Europe 1: http://www.europe1.fr/technologies/guy-birenbaum-le-smartphone-un-incroyable-outil-de-servitude-volontaire-3444278

Arcand, B. (2017). Bernard Arcand. Récupéré sur Le Figaro: http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/bernard-arcand-5881.php

Caron, A., & Caronia, L. (2005). Culture mobile : les nouvelles pratiques de communication, Montréal, Presses universitaires de Montréal, Coll.

Dfeldmann. (2015). 1984 (roman). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

Dystopie. (2010). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie

Gagnon, A. (2015). Les conséquences des technologies de l’information et de la communcation (TIC) sur le fonctionnement social des jeunes adultes de 18 à 30 ans. Récupéré sur http://constellation.uqac.ca: http://constellation.uqac.ca/3001/1/Gagnon_uqac_0862N_10068.pdf

Putnam, R. D. (2000). Bowling Alone. Récupéré sur Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Bowling_Alone

 

Sources images :  photos personnelles

 

Auteure : Jenna Meister

Relecture : Régine Bucher, Carlène Hofmann et Nicolas Schmid

 

LE BUSINESS DES INSTAGRAMEURS

Créé pour partager des photos, Instagram connaît aujourd’hui une croissance plus rapide que Facebook. Les marques se sont emparées de ce support à des fins publicitaires. Tour d’horizon d’un phénomène qui séduit de plus en plus.

Instagram, le média social qui a la cote

Lancée en 2010, l’application Instagram ne cesse de prendre de l’ampleur. Son audience a doublé en seulement deux ans et elle compte aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement! Le rachat d’Instagram par Facebook en 2012 n’est sans doute pas étranger à cette forte croissante.

En offrant la possibilité à ses membres de diffuser des photos et de les modifier avec des filtres, Instagram a permis aux gens de s’exprimer à travers des images. Lors de sa création, ce média social avait comme buts la créativité et le partage de photographies. Mais avec le temps, les usages d’Instagram ont changé! Aujourd’hui, 25 millions de marques sont présentes sur Instagram.

« Instagram has become the home for visual storytelling for everyone from celebrities, newsrooms and brands, to teens, musicians and anyone with a creative passion. »

Autre chiffre qui interpelle : 80% des utilisateurs d’Instagram suivent des marques!

infographie pofil type d'instagrameur
Profil type d’un instagrameur, selon l’agence Kindai

Influenceur, un nouveau business model?

L’omniprésence des médias sociaux dans nos vies a considérablement modifié les comportements de communication et d’achat. Nous sommes passés du rôle de consommateur au rôle de « consom’acteur » et les marques en profitent!

De nombreuses marques passent par des influenceurs pour faire parler de leurs produits, car ces pratiques sont peu coûteuses et permettent un ciblage bien précis. Les instagrameurs acceptent volontiers ces partenariats, car poster une simple photo d’un produit leur fera gagner de l’argent ou des produits de la marque en question. Selon le nombre d’abonnés que les influenceurs ont, cela peut leur rapporter gros!

Des plateformes, comme Octoly, proposent même de faire le lien entre les influenceurs et les marques au travers d’un catalogue en ligne avec des produits qu’il suffit de sélectionner pour les recevoir à la maison. Les influenceurs n’ont plus qu’à donner leur avis concernant ces produits sur Instagram et ils peuvent ensuite les garder.

Au départ conçu pour exprimer sa créativité et partager des photos avec ses proches, Instagram est devenu aujourd’hui un business à part entière, que les marques ne se sont pas privées d’envahir. Instagram aura-t-il encore longtemps la cote ou les internautes se lasseront-ils des contenus sponsorisés et publicités qui volent la vedette aux photos de vacances et de moments entre proches?

A lire ailleurs :

(Source des images : https://instagram-press.com/brand-assets/ / https://www.blogdumoderateur.com/utilisateurs-influenceurs-instagram/)

Auteur: Célia Rütsche

Relecture: Maxime Meyer

FACEBOOK: LE MONDE DES MORTS

Que devient notre profil Facebook après la mort? Comment gérer les profils des défunts? Le cofondateur du site, Mark Zuckerberg, a dû mettre en place un système pour faire face à ces problèmes.

Toujours plus de morts

Facebook est le troisième site web le plus utilisé au monde après Google et Youtube, avec environ 2 milliards d’utilisateurs. Toutefois, le réseau social n’est pas uniquement utilisé par des personnes vivantes, mais également par celles qui ont quitté ce monde.

« Sur Facebook, les morts et les vivants coexistent dans le même espace. Les défunts restent dans vos listes d’amis, au même titre que les autres. » Patrick Stoke, professeur en  philosophe à l’université de Deakin

Il y en a qui en profitent…

Tôt ou tard, presque tout le monde aura dans ses amis de Facebook au moins une personne qui est décédée et dont le profil est encore en ligne. Cela deviendra presque normal d’aller visiter son profil pour se rappeler, à travers les photos, vidéos et commentaires présents sur sa page, les beaux moments passés avec elle. Ces profils errants deviendront alors des sortes de tombeaux numériques donnant l’impression que la personne est encore vivante, qu’elle ne nous a pas quittée.

Des comptes (presque) impossibles à supprimer…

La présence d’autant de morts sur Facebook est due au fait que la suppression du compte n’est pas facile, et ceci pour deux raisons :

  • psychologiquement : effacer tous les contenus crées par la personne décédée (commentaires, photos etc.) peut s’avérer très douloureux parce que cela donne l’impression de la voir mourir une deuxième fois ;
  • techniquement: pour supprimer définitivement un compte il faut passer par plusieurs étapes qui impliquent des aspects administratifs.

…et des solutions peu satisfaisantes

Les responsables de Facebook ont mis en place deux systèmes pour faciliter les démarches concernant la suppression, ou le maintien, d’un compte qui n’est plus actif.

En 2009, la modalité « commémoration » a été crée pour permettre aux proches de garder le profil et l’utiliser comme de lieu de recueillement pour les connaissances du défunt. Cependant, pour avoir un compte de commémoration, il faut justifier la mort de la personne avec un certificat de décès, lequel doit être envoyé à Facebook et approuvé par les responsables. Le problème ? Beaucoup de personnes s’inscrivent sur le site avec des faux noms et ceci peut causer des problèmes au niveau de l’approbation.

Pour résoudre ce problème, depuis 2005 Facebook propose aux utilisateurs de nommer un « légataire » du compte commémoratif, c’est-à-dire une personne responsable du compte en cas de décès. La marge de manœuvre du légataire est très limitée puisqu’il peut uniquement accepter de nouveaux amis, mettre à jour l’image de profil ou demander la suppression du compte.

Une identité immortelle

Le fait de désigner une personne responsable de notre compte Facebook peut paraitre comme un « testament numérique » qui nous permet de continuer à vivre même après notre mort physique. Notre identité devient alors immortelle, comme si nôtre âme était encore dans ce profil qui nous fait office de corps.

« Le Web représente en quelque sorte une allégorie de l’au-delà, on ne peut pas le toucher, ni le matérialiser. C’est un espace illimité, qui rend immortel : nous y survivrons tous après notre mort. Il y aura des traces. » Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans le numérique

Une question se pose alors : pourquoi vouloir continuer à exister ? On dirait presque que les gens ont peur d’être oubliés, qu’ils refusent d’être mis dans la « boite à souvenirs » et décident alors de continuer à vivre à travers une identité numérique qui ne peut (presque) jamais disparaitre.

Mais est-il vraiment correct pour nos proches de s’occuper de nous malgré le fait qu’on n’est plus là ?  Est-ce que ceci pourrait avoir un impact négatif sur leur deuil? Et en ce qui concerne notre vie privée ? Il ne faut pas oublier qu’une partie de ce qu’on était serait dévoilée sans scrupules à la personne qu’on a désigné comme responsable de notre profil . Il faut alors très bien la choisir.

Ce sont des questions que chacun de nous devrait se poser avant de décider de devenir immortel.

Sources

(Sources des images: http://nextplz.fr/smartphone-apps/content/2058998-qui-gerera-votre-facebook-apres-votre-mort / https://www.opnminded.com/2015/02/17/choisir-legataire-facebook-apres-sa-mort.html )

Auteur : Leah Szkielko

Relecture: Marie Schöpfer

CRYSTAL, MON PETIT PSYCHOLOGUE DE POCHE

À la convergence entre la psychologie, la technologie et la communication, l’application Crystal puise dans le big data des informations sur les utilisateurs du web afin d’en dévoiler le profil psychologique et de proposer un mode d’interaction adapté.

Quatre interlocuteurs, quatre personnalités, quatre manières de proposer un rendez-vous :

 

Dans cet exemple, les contacts sont de véritables personnes – y compris l’auteure de cet article – mais les e-mails sont rédigés par un logiciel.

Comment ça fonctionne ?

La superposition de toutes les traces laissées sur le web – consciemment ou non – constituent l’identité numérique.

L’application Crystal en extrait les informations accessibles dans les bases publiques de données pour les passer au crible d’un modèle psychologique éprouvé, le Myers Briggs Type Indicator. Le résultat de son analyse révèle pour chaque utilisateur du web :

  • un profil psychologique (parmi 16) ;
  • un mode d’interaction et un style de communication à adopter ;
  • une description du type de relation attendue entre la personne et soi-même.

Comment accéder aux résultats de Crystal ?

Moyennant un paiement pour les fonctionnalités les plus élaborées, les résultats de base de Crystal sont gratuits et accessibles de trois manières :

  • indiquer un nom ou une adresse e-mail dans la base de données de Crystal ;
  • importer ses contacts Google dans Crystal ;
  • télécharger l’extension Crystal du navigateur Chrome de Google qui fonctionne avec Gmail et LinkedIn.

Quelle fiabilité ?

La présence sur le web n’est pas la même pour tous. Crystal propose un indice de confiance se basant sur le volume d’informations collectées et la diversité des sources. Chacun peut affiner son propre profil en remplissant un test de personnalité sur le site de Crystal.

La peur du big data 

Les algorithmes qui exploitent le big data vont sans doute s’affuter à l’avenir, quant aux identités numériques, elles vont s’étoffer. Recrutement, marketing, management ; il est probable que des applications comme Crystal deviennent dans le futur d’indispensables béquilles.

Or, l’utilisation du big data par Crystal atteint un degré d’intrusion élevé, provoquant à la fois fascination et peur.

« People are extremely intrigued and creeped out at the same time. » Drew D’Agostino, fondateur de Crystal

Louise Merzeau, spécialiste de l’identité numérique, propose alors à l’utilisateur de se ré-approprier ses traces sur le web plutôt que de craindre leur utilisation.

« […] plutôt qu’exhorter l’utilisateur à protéger ses données apprenons-lui à leur affecter des finalités en fonction de ses attentes et des intérêts de sa communauté. » Louise Merzeau (2013)

Crystal, ou comment apprivoiser son identité numérique.


Références :

  • ERTZSCHEID, Olivier. « Qu’est-ce que l’identité numérique ? Enjeux, outils, méthodologies. » Nouvelle édition [en ligne]. Marseille : OpenEdition Press, 2013. http://books.openedition.org/oep/332 consulté le 3 décembre 2017
  • MERZEAU Louise. L’intelligence des traces. Intellectica – La revue de l’Association pour la Recherche sur les sciences de la Cognition (ARCo), Association pour la Recherche sur la Cognition, 2013, 1 (59), p.115-135. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01071211 consulté le 3 décembre 2017
  • https://www.crystalknows.com/ consulté le 3 décembre 2017

A lire ailleurs :

Source des images :

Auteure : Fabienne Bagnoud

Dans cet article, l’emploi du masculin pour désigner des personnes n’a d’autres fins que celle d’alléger le texte.

#FOLLOWMYDAY : UN VOYAGE A TRAVERS LE REGARD DES EMPLOYES DE SWISS

La compagnie aérienne SWISS propose à ses collaborateurs de documenter leurs voyages. Ou comment faire rêver les candidats : un véritable outil marque employeur.

Une campagne sur les médias sociaux

#Followmyday est une campagne sur les médias sociaux lancée par SWISS. Son principe ? Tour à tour, les employés documentent leur voyage à l’autre bout du monde sur la page web dédiée à ces reportages. Les internautes peuvent ainsi suivre le voyage d’Anastacia, agent de bord, à Chicago, ou encore celui de Simone, Editrice en ligne du SWISS Travel Guide, en Corse.

Peu visible sur Facebook, la campagne est toutefois bien présente sur le compte Instagram @flyswiss. Elle y laisse la parole à l’instagramer du mois, un collaborateur qui devient un ambassadeur de marque en prenant les rênes du compte officiel de SWISS et capturant les moments forts de ses voyages ainsi que de son métier auprès de la compagnie aérienne.

Léon, agent de bord et instagramer du mois d’octobre

Grâce à la campagne #followmyday, la communauté de SWISS peut ainsi découvrir de nouvelles destinations et dénicher de bonnes adresses au travers des récits de voyages des employés, illustrés notamment par des cartes interactives et de nombreuses photos. Et puis, entrevoir les coulisses de ces métiers de l’air doit sûrement en faire rêver plus d’un et susciter des vocations, non ?

Une entreprise modèle en qualité de marque employeur

La compagnie aérienne nationale SWISS a été élue meilleure marque employeur en 2016 lors de la remise des Employer Branding Awards, grâce à sa nouvelle promesse et son enseigne, l’avion Faces of Swiss dédié à ses 9’000 collaborateurs. La campagne #followmyday suit cette ligne de conduite et constitue là aussi un outil de marque employeur.

Le premier Boeing 777-300ER de SWISS dédié aux collaborateurs

Truly SWISS…where people matter

En effet, au travers de ses diverses actions, SWISS valorise les avantages de travailler pour la compagnie. Ses efforts lui permettent d’être attractive du point de vue des candidats potentiels ainsi que d’impliquer les employés et d’augmenter leur satisfaction, leur motivation. Cette campagne est également un moyen pour la compagnie de faire connaître ses collaborateurs et leurs métiers. Une belle valorisation de l’univers de travail chez SWISS!

A lire ailleurs:

(Source des images: https://followmyday.swiss.com/en / https://www.youtube.com/watch?v=nO3gMheaWMs / https://www.instagram.com/flyswiss/ / https://www.swiss.com/worldofswiss/fr/histoire/faces-of-swiss)

Auteur: Natacha Wicht

GenY vous dit de Just Do It

Les millénaires s’accordent beaucoup d’attention au fitness. Cela a créé une croissance énorme dans les applications de fitness et wellness. Je vais découvrir ce phénomène avec l’exemple de Nike.

Les enfants du millénaire, ou bien la génération Y, regroupe des individus nés approximativement entre les années 1980 et le milieu des années 1990. Ce sont les natifs du numérique, ayant grandi pendant l’explosion du web documentaire et du web social avec toutes ces nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness
Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness

Ils utilisent leur natel pour pratiquement tout – consommation du contenu, shopping, pour parler avec leurs amis, etc. Mais d’ailleurs, les millénaires accordent la plus de valeur à la famille et la santé. Ils sont la force motrice derrière de la croissance de 88% dans les applications liées au fitness et wellness. C’est une génération sur le pouce, avec un mode de vie actif, et qui apprécie les marques capables à s’adapter à cette cadence accélérée.

Sachant que la GenY accorde beaucoup de l’attention au contenu, il est important de le garder en tête, lorsqu’on essaye de connecter avec eux. La magie ce n’est que d’être présent online. Plus important c’est comment on est présent. Quel est le contenu? Est-ce qu’il s’engage? Les jeunes peuvent-ils faire confiance en ce qu’on leur propose? Peuvent-ils faire confiance en cette marque?  

Nike, dans leur top 10

Grâce à sa nature personnalisable, une des marques qui est définitivement dans la liste de favoris des millénaires est Nike. 40% des jeunes veulent être impliqués dans la co-création des marques mais également des produits. En jetant un coup d’oeil au site officiel de cet équipementier américain, on trouve les onglets “Homme”, “Femme”, “Garçon”, “Fille”, et “Personnaliser”. Ils ont toute une section dédiée à personnaliser leurs produits. Ce qui est extrêmement important pour les millénaires qui veulent que la marque reflète leur personnalité.

Même plus important que la personnalisation est la forte présence sur le web. 62% des millénaires sont plus loyaux aux marques avec la présence sur les réseaux sociaux qui s’engage directement avec les consommateurs. Ou bien avec les consom’acteurs, désignant un nouveau type de consommateur, un consumériste averti, qui n’accepte plus passivement les biens et les services qu’on lui propose. Ceci étant, ces millénaires s’attendent à avoir une relation authentique et réelle avec les marques qu’ils aiment, et pour qui, ils sont prêts à partager leurs réactions, soit positives, soit négatives.

social-media-marketing-nike-plus-21Nike est sans aucun doute en avance sur ses concurrents quand il s’agit de l’engagement social. Avec leur 27.3m de fans sur Facebook et 67.6m sur Instagram, et avec le contenu qui ne cesse pas d’être inédit, cool, et attractif, je pense que Nike est un exemple parfait à utiliser.

“Notre but ultime est celui de nous connecter avec le consommateur là où il se trouve. Nous comptons y arriver en délivrant le bon message à la bonne personne au bon moment, en incitant nos fans à participer et
à interagir avec nous de manière spontanée et directe.”  – Jesse Stollack, directeur du département digital chez Nike de 2010 jusqu’à 2014

nike
Nike crée une communication privilégiée avec ses consommateurs

Alors, quelles sont les stratégies sociales de Nike?

Selon Mikolaj Jan Piskorski, l’auteur de A Social Strategy: How We Profit From Social Media, on peut conclure les stratégies de Nike en trois points.

  1. Nike augmente la volonté de payer pour ses produits en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes et de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils connectent le produit aux plateformes sociales de Nike.
  2. Nike baisse ses coûts d’acquisition de clients en permettant aux gens de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils publient des mises à jour et des vidéos.
  3. Nike baisse son coût d’acquisition de données en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes quand ils courent beaucoup et soumettent des données de leurs trajets.

L’incorporation des médias sociaux dans l’activité physique et sportive est le futur pour l’industrie fitness. Les millénaires sont définitivement sur la ligne de départ de cette nouvelle tendance. Je ne sais pas pour vous, mais quant à moi, j’ai hâte de voir les étapes suivantes qui nous attendent. Mais pour le moment, il est temps de prendre mon sac de sport et aller au gym!

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Sources:

Sources des images: 

Auteure: Melani Kalev

Les régimes amaigrissants online: à l’heure où smartphones et ordinateurs prennent la place des coachs alimentaires

Grâce aux avancées technologiques, suivre un régime devient accessible à tous.

Calculer son activité physique journalière, compter ses calories, établir un bilan de son état de santé ou encore faire un programme personnalisé d’amincissement n’a jamais été aussi simple grâce aux nouveaux outils numériques mis à disposition sur les smartphones et plateformes internet.
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