Faire son shopping sur Instagram : un nouvel enjeu pour les marques

Instagram a annoncé début novembre 2016 une nouvelle fonctionnalité en test au sein de son application : identifier des produits de marques sur les publications. La possibilité de faire son shopping en un clic sur Instagram risque de changer la donne.

Depuis ses débuts, fin 2010, jusqu’aujourd’hui, Instagram s’est imposé comme l’un des ténors des réseaux sociaux. A ce jour, le réseau possède plus de 500 millions d’utilisateurs actifs qui partagent plus de 95 millions de photos et vidéos par jour. Simple plateforme de partage de photos à ses débuts, Instagram permet aujourd’hui de chatter, de partager des Stories à l’instar de Snapchat ou encore de créer des live tel Periscope ou Facebook.

Non rassasié, le réseau social tout-terrain compte s’attaquer à un nouveau domaine : le shopping en ligne. Pour l’instant en test aux Etats-Unis et sur la plateforme mobile iOS, la fonctionnalité pourrait s’étendre à l’international si les tests s’avèrent concluants.

De l’identification à l’achat

Exemple de fonctionnement avec la marque Kate Spade.
Mock-up de la fonctionnalité avec la marque Kate Spade.

La fonctionnalité en test fait apparaitre une icône « Tap to view » (« cliquer pour voir ») en bas à gauche de la photo ou vidéo. A travers un nouveau système d’identification de produits, limité à cinq par publication, cette action permettra aux utilisateurs d’identifier certaines marques. Ainsi, il sera possible de voir d’autres photos liées à l’identification et redirigera aussi vers le site de l’entreprise taguée, le tout sans quitter l’application Instagram. Bien entendu, il sera possible de cliquer sur un lien « Shop now » (« acheter ») qui permettra de voir le produit en question directement sur le site du vendeur.

Voici en vidéo comment cette fonctionnalité apparaitra sur Instagram :

Une fonctionnalité quasiment adoptée…

Ce qui est encore difficile à prévoir, c’est l’impact que cette nouvelle fonctionnalité aura auprès des utilisateurs. Pourtant, il existe actuellement, et ce depuis l’introduction des identifications sur Instagram, une pratique quasi similaire sur le réseau social. Les passionné(e)s de mode n’hésitent pas d’eux-mêmes à tagger plusieurs marques sur leurs propres publications. Ceci afin de permettre d’informer simplement aux followers quelles sont les marques qu’ils portent. Pratique, car l’identification est localisée sur la photo et permet ainsi de savoir quelle est la marque pour chaque vêtement. Bien que la fonctionnalité est limitée aux publications postées par les marques, rien ne nous dit qu’elle ne s’étendra pas aux utilisateurs dans le futur, si ce n’est aux déjà aux « Influenceurs ».

L'identification des profils de marques, une pratique déjà existante
L’identification des profils de marques: une pratique déjà existante chez les Instagrammers

…sur un réseau social très orienté Mode

Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages.

Instagram est un réseau social prolifique pour les marques de mode. Selon l’étude FeedFashion, 45% des Instagrammers suivent une marque de mode ou un(e) fashionista. Ces derniers consultant près de 15 fois par jour la plateforme mobile.

Les photos sur Instagram sont perçues comme étant 2.8x plus imaginatives et 2x plus créatives que sur toute autre plateforme, toujours selon une étude réalisée par la plateforme en 2015. Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages. Il ne reste plus qu’à convertir l’envie pour un produit en un « clic pour acheter » et c’est là que la nouvelle fonctionnalité devient une opportunité pour les marques.

Une opportunité pour les marques

Le shopping sur mobile devient de plus en plus important. En effet, le smartphone tend à remplacer et non plus suppléer l’usage d’un ordinateur. Selon eMarketer, 61% du temps passé sur le sites marchands se passe sur un mobile. Pourtant, en 2015 et aux Etats-Unis, il n’y a eu que 16% d’achats réalisés sur mobile contre 84% sur un ordinateur de bureau. La nouveauté annoncée par Instagram se présente ainsi comme une opportunité pour les marques d’inverser la tendance.

A l’heure actuelle, près de 50% des entreprises américaines sont présentes sur Instagram et les prévisions annoncent près de 71% pour l’année 2017. Pour la phase de test, la filiale de Facebook collabore avec vingt marques et distributeurs américains tels que Macy’s, Warby Parker, Abercrombie & Fitch ou encore JackThreads. Le responsable marketing de ce dernier précise que « ce test va changer l’échelle de ce que nous, les commerçants, sommes capables de proposer sur mobile ». Il continue en soulignant que « nos clients pourront acheter facilement depuis leurs fils de publication sur les réseaux sociaux, nous permettant d’atteindre les gens là où ils recherchent des nouveautés ».

Pouvoir vendre ses produits grâce à Instagram ne remplacera pas les applications mobiles ou les sites web déjà existants des marques pour autant. Ce sera un outil supplémentaire dans la stratégie marketing comme l’indique Dave Gilboa, co-CEO de Warby Parker. Mais ce serait dommage pour une marque de se priver d’une telle exposition.

Sources:

Shopping Coming to Instagram
Instagram Statistics
Instagram sees shopping as the next step in its evolution

Image d’en-tête: Miguel Medina/ Getty Images/ AFP

Auteur: Khaled Sid Ahmed

La vérité troublante d’un profil Instagram

À l’ère où les médias sociaux prennent de plus en plus de parts de marché dans le domaine de la publicité. Les sociétés ont recours à des stratagèmes déroutants pour atteindre leur public cible.

La publicité sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sur le web ont bousculé les modèles traditionnels de marketing. Aujourd’hui la plupart des entreprises se posent la question suivante : comment communiquer efficacement dans un monde où les individus sont des acteurs impliqués dans l’échange d’information et d’opinions ?

Sous l’effet de la révolution du numérique, il est de plus en plus difficile de transmettre un message à un public cible. Alors que certaines marques (mode, luxe et technologie) captent des flux considérables sur les réseaux sociaux, d’autres ne savent plus comment faire pour attirer l’attention. La communication à travers les communautés virtuelles peut-être une des solutions à cette problématique.

Le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux

On sait aujourd’hui que les informations sur les médias sociaux peuvent se diffuser très rapidement. La chercheuse Mercanti-Guerin (2010), compare les réseaux sociaux à des phénomènes anciens comme le bouche-à-oreille remis au goût du jour par Internet via le Buzz. Les plateformes sociales permettent de partager sa vie et d’observer celle des autres, il est également possible de se divertir, d’interagir avec des communautés et de partager des informations qui peuvent être utiles à d’autres internautes.

Ainsi, les médias sociaux recensent les avis, conseils et expériences sur l’utilisation d’un produit ou d’un service publié par des individus lambda, car ces informations sont jugées plus crédibles par les internautes que les conseils émis par les stars qui sont souvent corrompues par les marques. C’est ce qui a fait le succès de nombreux influenceurs aujourd’hui, des individus neutres partageant leurs opinions et expériences de vie auprès de communautés virtuelles. Un expert du domaine a défini cinq critères de succès pour devenir un influenceur sur la toile :

  • Avoir une vraie connexion avec le lectorat ;
  • Avoir une personnalité originale et authentique ;
  • Écrire avec passion ;
  • Démontrer son expertise et son autorité ;
  • Être digne de confiance.

C’est peut-être le mélange de ces ingrédients qui a fait le succès du profil Instagram de la Parisienne Louise Delage cet été.

Une personne inventée de A à Z

Le 1er août 2016, les utilisateurs du réseau social Instagram ont découvert une jolie Parisienne de 25 ans : Louise Delage. Elle publiait fréquemment des photos de ces activités au soleil, dans une piscine, dans les rues de Paris, en terrasse ou encore en soirée mondaine avec ces amis. De plus, elle connaît les bons hashtags pour attirer de plus en plus d’abonnés.

louisedelage

Photo de Louise Delage sur Instagram

Les « likes » se sont progressivement accumulées jusqu’à obtenir 7’500 abonnés et plus de 50’000 «j’aime» en septembre 2016. Elle est rapidement suivie par des influenceurs du réseau social, de la blogueuse Lisa Gachet (Make My Lemonade) à l’actrice Juliette Binoche. Mais qui est-elle vraiment ? Une nouvelle influenceuse qui a su mettre en pratique les critères cités précédemment? Non enfaite Louise Delage n’existe tout simplement pas.

Des effets décevants

Le compte Instagram Louise Delage est une campagne (gratuite) de sensibilisation pour le fonds Actions Addictions qui lutte contre les dépendances. Si l’on regarde de plus près les photos postées par la belle Parisienne, un élément commun ressort : l’alcool. Une bouteille ou un verre étaient présents sur chacun de ses clichés. Le but de l’association était de démontrer que la consommation d’alcool peut devenir invisible dans un monde où « bien paraître » signifie souvent avoir un verre à la main.

Mais c’est un demi-succès pour l’association. Les effets de la campagne ne sont apparemment pas à la hauteur du buzz généré. En tout cas, c’est ce qu’affirme Stéphane Xiberras, président de l’agence de communication BETC qui a mis en place cette campagne:

“On pensait que davantage d’abonnés se rendraient compte du comportement de Louise. Mais peu d’entre eux ont détecté le piège – parmi lesquels un journaliste, évidemment. Finalement, la majorité a seulement vu une fille mignonne et pas du tout une fille esseulée, qui n’est en fait pas du tout heureuse et qui a un sérieux problème d’alcoolisme”.

Au final, il aura fallu un photographe et un mannequin pour générer 500 000 vues et 140 articles sans investir un seul euro dans un plan média. L’idée de créer une communauté virtuelle autour de la jeune fille pour toucher un maximum de personne est bien plus intéressante financièrement comparé à une publicité sponsorisée sur les réseaux sociaux.

Cette vidéo est le dernier post publié sur le profil Instagram de Louise Delage. Le but est d’informer les internautes que l’addiction à l’alcool peut  devenir invisible aux yeux de nos proches.

A lire ailleurs :

Références :

(Source des images: http://images.atelier.net/sites/default/files/imagecache/scale_crop_587_310/articles/418700/atelier-reseau-social.jpg, https://www.instagram.com/p/BKmCU8VhEc5/?taken-by=louise.delage)

(Source de la vidéo: https://youtu.be/4PJcJcy89oY)

 Auteur: Myriam Schaffter
Relecture : Aleandro Nassisi, Loïc Jeanneret

Le crowdsourcing compétitif : l’exemple d’eYeka.

Depuis quelques années déjà, le crowdsourcing se fraye un chemin dans la jungle du Web 2.0. Innovante, fun et créative, la plateforme eYeka est un exemple concret de crowdsourcing compétitif.

Qu’est-ce que le crowdsourcing compétitif?

Le terme de crowdsourcing est la contraction de crowd qui signifie la foule et sourcing qui signifie l’approvisionnement. Apparu pour la première fois en 2006 avec l’auteur James Howe, le crowdsourcing peut être défini comme le recours à une communauté externe à l’entreprise afin de bénéficier d’un savoir-faire nouveau pour réaliser des projets sous forme de compétition.

 Qu’est-ce qu’eYeka ?

eYeka est une plateforme de co-création qui regroupe 320’000 créateurs prêts à offrir leurs services à une marque. Les marques proposent des projets rémunérés sous forme de concours à l’ensemble de la communauté.

eYeka propose un crowdsourcing principalement axé autour du marketing. On se trouve à mi-chemin entre le marketing participatif et le crowdsourcing. Les marques peuvent demander des projets purement marketing comme la création de publicités ou de packaging. Mais certaines vont plus loin et intègrent complètement la notion de crowdsourcing en demandant aux créateurs des projets sur la conception totale d’un nouveau produit.

La page d'accueil de la plateforme eYeka.
La page d’accueil de la plateforme eYeka.

Le fonctionnement est simple : le créateur choisit un projet sur lequel il veut travailler et soumet son projet à eYeka. La plateforme s’occupe ensuite de transmettre les idées réalisables à la marque.

Quelles motivations pour les internautes ?

Pour qu’une plateforme de crowdsourcing fonctionne, il faut inciter la participation et donner des motivations aux créateurs. Avec eYeka, on peut citer 5 motivations principales :

  • Rémunération
  • Reconnaissance individuelle
  • Appartenance à une communauté
  • Perspectives professionnelles
  • Développer des compétences

A noter que les récompenses futures, comme les perspectives professionnelles ou les motivations sociales en général comptent beaucoup pour les créateurs.

« Thanks to eYeka I worked with Shazam and opened my own agency ! » Créateur ayant gagné un concours sur eYeka, ce qui lui a permis de développer ses compétences professionnelles.

 Quels bénéfices pour les marques ?

L’avantage de ces plateformes de crowdsourcing réside dans son fonctionnement à double sens. Le créateur obtient des récompenses matérielles ou non matérielles selon les motivations, mais la marque profite aussi d’avantages. Cette grande communauté de créateurs permet aux marques d’obtenir des idées nouvelles et originales. Les marques profitent d’une créativité quasi sans limites. Le temps d’exécution est également écourté grâce au nombre important de participants. Et finalement, les coûts peuvent être réduits grâce à cette méthode.

Malgré les critiques, les plateformes de crowdsourcing continuent d’attirer les internautes intéressés par leur communauté. Il y a également un travail de fidélisation avec les créateurs déjà participants. Les plateformes comme eYeka doivent donner l’envie de participer et d’entrer en compétition avec d’autres créateurs. Il faut alors montrer aux participants les bénéfices de leur travail et leur rappeler que c’est fun, mais aussi que c’est utile pour développer leurs compétences et mettre en avant leur esprit créatif.

A lire ailleurs:

Sources :

(Sources des images: http://stantonallen.co.uk/wp-content/uploads/2014/05/Crowdsource-image.jpg, www.fr.eyeka.com)

Auteur : Camille Bielmann

LE CROWDSOURCING, UN NOUVEAU BUSINESS « COMMUNAUTAIRE »?

Le crowdsourcing est une plateforme par laquelle on sollicite la participation des foules au développement d’un produit ou d’une idée, par exemple. Mais il peut aussi être un moyen détourné de faire de grosses économies en profitant de la foule créative.

La vache de Galton

 Selon James Surowiecki dans son livre de 2004 «La sagesse des foules», les savoirs et les intuitions des individus mis en commun créent une sorte d’intelligence universelle. Il cite notamment les observations de Galton qui comprend, lors d’un concours bovin, que les estimations de chacun mises en commun se rapprochent au fur et à mesure du poids réel de la bête. Il faut comprendre par là que l’étendue des apports individuels sur un sujet amène progressivement à une construction objective de la réalité. C’est ce phénomène que l’on peut observer sur une plateforme du type de Wikipédia, car les définitions proposées sont une mise en commun du savoir individuel.

Le business du crowdsourcing

Mais le crowdsourcing n’est pas uniquement un moyen de développer une intelligence universelle, il est également devenu une source de revenus pour des entreprises issues du Web 2.0. Ainsi, des organisations comme Eyeka en France utilisent le crowdsourcing pour développer la communication des différentes sociétés qui la mandatent.

francoispetavy
François Pétavy, CEO de Eyeka

Notre métier, c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…

Son organisation est simple : une marque passe une commande relative à un produit. Ensuite, le site met en ligne un concours auquel tout le monde peut participer. Des primes variables sont ensuite décernées aux meilleurs projets. Par ce système, la marque dépense jusqu’à 4 fois moins que lorsqu’elle mandate une agence de publicité conventionnelle.

Comme le dit le fondateur de Eyeka, François Petavy : « Les créatifs ne sont pas chez nous, ils sont tout autour de la planète, dans 150 pays, notre métier c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…. ». On ne fornit pas réellement un travail au sens traitionnel, les gens choisissent ce qu’ils font et il n’y a pas de direction donnée ni d’obligations. Les créatifs participent donc de bon coeur et l’argent est une récompense annexe.

Il faut comprendre qu’il y a plusieurs types de sollicitations qui poussent les internautes à être créatifs sur internet. D’après les travaux de Kaufmann (2011), on a effectivement constaté qu’il existe deux types de motivations à la création de contenu dans ces structures :

  • La motivation intrinsèque : L’acte dépend d’un désir interne ( accroître ses compétences, faire partie d’une communauté, etc…).
  • La motivation extrinsèque : L’individu participe en visant un but extérieur, comme recevoir de l’argent, par exemple.

Ce système permet de faire économiser de grosses sommes à des multinationales comme Coca-Cola, qui figurent déjà parmi les clients d’Eyeka. Il pourrait à terme supplanter les agences de publicité traditionnelles et donc l’ensemble des créatifs pourrait se retrouver à travailler de longues heures en risquant de n’être jamais rémunéré. Ces derniers vont donc avoir du pain sur la planche, à moins que la motivation intrinsèque ne suffise à faire vivre…

A lire ailleurs :

Sources :

(Source des images : http://crowdcommunity.de/wp-content/uploads/2014/07/Crowdsourcing_1-520×245.png http://www.cityam.com/sites/default/files/styles/medium/public/profiles/photos/francoispetavy.jpg)

Auteur : Valentin Favre

 

Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila

La communication à travers les communautés: l’exemple de GoPro

Les communautés en ligne permettent de partager du contenu et des expériences vécues. La marque GoPro a su tirer profit de sa communauté en ligne pour communiquer.

Pour l’histoire, le terme « communautés en ligne » trouve déjà son origine en 1993, dans un ouvrage de Howard Rheingold. Il s’agit de regroupements de personnes qui interagissent les unes avec les autres pour partager du contenu, mais surtout partager leur vécu. A travers les communautés, l’identité de chacun se dévoile plus facilement à travers les expériences personnelles.  L’individu va créer de manière volontaire ou involontaire du contenu.

L’exemple de GoPro

Dans le cas de GoPro, l’individu créé et partage volontairement du contenu, et la marque dispose de ce contenu à des fins promotionnelles. L’exemple de GoPro montre bien l’ampleur et l’importance que jouent les médias sociaux dans sa communication. La renommée de la marque évolue parallèlement aux réseaux sociaux. A ses débuts, la marque se fait connaître par le bouche-à-oreille et par des sportifs de haut niveau qui en sont les premiers utilisateurs. C’est eux-mêmes qui décident de partager leurs vidéos sur le Net. La plateforme Youtube est un tremplin géant pour la marque qui bénéficie d’une très grande visibilité.

La chaîne YouTube de GoPro qui compte plus de 3 millions d'abonnés.
La chaîne YouTube de GoPro qui compte plus de 3 millions d’abonnés.

GoPro sait comment bénéficier de cette visibilité pleinement. La marque utilise le contenu des internautes pour sa propre communication, surtout pour promouvoir ses produits. C’est toute sa stratégie marketing qui est basée sur le contenu des internautes.

Quels bénéfices pour la marque et pour l’internaute?

La marque bénéficie d’une publicité gratuite. Cela lui permet de réduire ses coûts et d’augmenter son chiffre d’affaire. Par exemple, grâce à la diffusion de masse par les médias sociaux, l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire entre deux versions de ses caméras. Le community manager joue un rôle important: c’est lui qui repère les vidéos sur YouTube filmées avec une GoPro et qui décide de la publier sur la chaîne de la marque.

Au départ utilisée uniquement par des sportifs de haut niveau, la GoPro s’étend aujourd’hui à un public plus large. La communication orientée vers les médias sociaux et les communautés en ligne permet de toucher un large public.

L’internaute joue un rôle majeur dans la communication, il devient vecteur d’un message. Il occupe une place centrale dans la stratégie marketing de la marque. Il ne touche aucune rémunération. C’est la reconnaissance et l’appartenance à une communauté qui l’intéresse. Les internautes se retrouvent autour du message « Be a hero » qui est transmis par la communauté. En plus d’être un vecteur, l’internaute est un ambassadeur de la marque.

A lire ailleurs:

How GoPro Does Content Marketing Like a Pro.

Sources:

 

(Source des images: https://www.youtube.com/user/GoProCamera / https://commons.wikimedia.org/wiki/File:GoPro_logo.svg)

Auteur: Camille Bielmann