Le marketing derrière Google Maps et ses méthodes

Lorsque tu utilises Google, tu passes un pacte. Tu peux utiliser gratuitement des services tels que Gmail, Google Drive, YouTube et Google Maps. En échange, tu acceptes de partager des informations sur toi, des informations que Google peut partager avec les annonceurs afin que leurs publicités soient plus ciblées et efficaces.

Google utilise différentes méthodes pour se renseigner sur toi et pour collecter des données, mais peu savent que Google Maps est également un outil marketing très puissant pour Google.

Un exemple : l’historique des trajets. Lorsqu’il est activé, il permet à Google de savoir où tu as été et durant combien de temps. Il recueille des données sur ton trajet pour aller au travail, sur le magasin dans lequel tu fais tes courses et à quelle fréquence tu pars en vacances.
Il suit chaque étape, connaît ta routine quotidienne 
et peut la reconstruire à tout moment. Pour voir si tu as été suivi et comment arrêter l’enregistrement de l’historique des trajets, clique sur ce lien

chaque mouvement est suivi

Google peut utiliser ces données pour te donner des suggestions de produits et de services de manière directe, mais aussi de manière indirecte en «manipulant» ton planificateur d’itinéraire, suggère Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

 «La prochaine fois que vous utiliserez l’option Google Planificateur d’itinéraire, vérifiez si votre ami obtiendra la même suggestion d’itinéraire.» – Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

«Cela pourrait ne pas fonctionner sur de longues distances, mais cela pourrait affecter la façon dont il vous guide à travers le centre d’une ville. Il a été prouvé par des tests que l’itinéraire varie. Le planificateur d’itinéraire vous envoie à travers les rues qui ont des magasins, ce qui couvre mieux vos intérêts. Cela nous aide, mais en même temps, cela montre que nos données sont constamment utilisées pour le marketing», explique-t-il. 

…directement aux choses que nous aimons !

Avec cette option, Google Maps offre d’excellentes opportunités pour le marketing local, mais encourage également les utilisateurs à participer à travers la communauté Local Guides, via un système de récompense basé sur des points. Plus tu écris de commentaires et plus tu publies des photos d’un lieu, plus tu gagnes de points. Les points débloqueront différents avantages tels que plus d’espace de stockage sur Google Drive et 75% de réduction sur les locations dans la boutique de films Google Play. La mise à jour la plus récente comprend un in-store tour de photos et de vidéos en magasin.

Google promeut cet outil comme un moyen de partager les origines de ta communauté avec les autres et pour les aider à vivre une expérience locale. C’est également un outil de marketing très précieux pour Google car il peut découvrir ce que les gens recherchent, ce que les gens veulent et prendre des décisions basées sur ces découvertes. Ceci est bien sûr extrêmement utile à une grande entreprise comme Google.

Comme la phrase célèbre de Milton Friedman, prix Nobel d’économie le dit :“il n’y a pas de repas gratuit”.

Auteure : Yanina Iskhakova
Relecture : Joëlle Simonet et Loïc Zen-Ruffinen

Plus sur le programme de guide local :

Google Maps is testing video reviews with Local Guides: https://www.theverge.com/tech/2017/9/14/16307696/google-maps-video-reviews-local-guides

Google Maps updates its Local Guides program with a new points system and more levels: https://techcrunch.com/2017/06/13/google-maps-updates-it-local-guides-program-with-a-new-points-system-and-more-levels/

Local Guides Program Terms and Conditions: https://maps.google.com/localguides/rules

Sources :

How Google collects data about you and the Internet: http://royal.pingdom.com/2010/01/08/how-google-collects-data-about-you-and-the-internet/

Gally Websolutions GmbH: https://www.facebook.com/GallyWebsolutionsGmbH/videos/1493057207397841/

The Ultimate Guide to Google Maps Marketing http://www.wordstream.com/blog/ws/2015/12/03/google-maps-marketing

15 useful Google Maps tips and tricks you need to know about: https://www.digitaltrends.com/mobile/google-maps-tips-tricks/3/

Is Google tracking you? Find out here: https://www.cnet.com/how-to/how-to-delete-and-disable-your-google-location-history/ 

Des bonnes actions, on en parle !

A l’heure où la société prend conscience des enjeux autant écologiques que sociaux, les entreprises font, aujourd’hui, face à des consommateurs qui ne laissent rien passer : tout acte peu éthique de la part d’une entreprise est dénoncé. Le marketing orienté vers le développement durable et la responsabilité sociale en général est donc d’actualité.

Instagram est un média social lancé en 2010 avec sa plateforme créée pour le partage d’images et de vidéos. L’application, ayant plus 600 millions d’utilisateurs actifs par mois, profite d’une incroyable popularité et les entreprises l’ont bien compris. En effet, les chiffres démontrent que l’engagement sur Instagram est 6 fois plus fort que sur Facebook. De plus, 46% des utilisateurs français suivraient des comptes de marques.

Instagram est 6 fois plus engageant que Facebook.

Ces informations encouragent la participation des entreprises à Instagram. Ces dernières doivent toutefois faire attention car la nouvelle aire du marketing a sonné. Grâce à l’importance des médias sociaux, l’individu devient à la fois auteur et évaluateur et prend ainsi du pouvoir. L’utilisateur peut exprimer son appréciation et peut aussi réagir en écrivant un commentaire ou en faisant sa propre publication. C’est ainsi que des entreprises se sont souvent vues critiquées sur leurs actions. La responsabilité sociale étant un sujet plus que d’actualité, les internautes n’hésitent plus à bannir toute action peu éthique puisqu’il est si facile de le faire.

On observe donc toujours plus de contenu créé par les entreprises promouvant leurs bonnes actions sociales ou encourageant à agir pour une certaine cause. A en croire que le nouveau marketing est fait de plus de responsabilité sociale. Sur Instagram, plus encore que sur les autres réseaux sociaux, l’image est reine. C’est avec l’image que les entreprises réussissent à communiquer de la manière la plus efficace : elles mettent en scène leurs actions et peuvent montrer facilement un côté plus humain tout en illustrant leur marque.

Action critiquable ? Oui et non. Deux aspects divergent dans cette pratique de marketing. Le premier est plutôt négatif : une entreprise promouvant ses bonnes actions peut paraitre manipulatrice ou mensongère, peut-être cherche-t-elle à se racheter d’une précédente crise ? La question éthique se pose donc. Le deuxième aspect est plus positif car une entreprise communique à sa communauté un bon exemple à suivre. Si une personne suit le compte Instagram d’une marque, c’est habituellement parce qu’elle l’apprécie. De voir qu’elle agit en faveur d’une certaine cause incite ses followers à en faire de même. Avancerait-on vers un marketing plus bienveillant ?

Ce que l’on peut dire c’est que les entités sont mises sous une pression croissante par rapport à la transparence de leurs actions et que le futur d’Instagram est très prometteur. Cela nous mène à penser que les entreprises font donc un bon investissement à soigner leurs comptes Instagram et le contenu qu’ils y publient.

 

Sources:

  • https://blog.digimind.com/fr/tendances/instagram-30-chiffres-2017-a-connaitre-en-france-et-dans-le-monde/
  • https://www.forrester.com/search?tmtxt=instagram+and+brands&searchOption=0&source=typed
  • https://www.forbes.com/2009/11/20/corporate-social-responsibility-leadership-citizenship-marketing.html#504de1f27950
  • Asdourian Bruno, Cours « Communication Multimédia (I): médias sociaux et Community management », Université de Fribourg.
  • Amey Patrick, Cours « Innovations, nouveaux médias, nouveaux usages », Université de Fribourg.

Sources images: 

  • http://www.instagram.com
  • http://www.blog.manageflitter.com

Influenceurs, un phénomène de mode ?

Devenir un influenceur sur les réseaux sociaux est devenu un phénomène de mode dans la société dans laquelle on vit. Les tutos sur « Comment devenir un influenceur » foisonnent et rendent encore plus accessible cette tendance. Ce phénomène attire de plus en plus de jeunes qui voient dans cette nouvelle forme de « célébrité » également un moyen de se faire de l’argent.

Le Marketing d’Influence Sociale (SIM)

Dans le domaine du marketing, cela fait des années qu’on se rend compte que la publicité traditionnelle ne fonctionne plus autant bien qu’avant, notamment en ce qui concerne les jeunes (Goldsmith and Clark, 2008). La faute à ces publicités intrusives, notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook ou YouTube, ce qui pousse les utilisateurs à s’en prévenir grâce à des logiciels comme Ad Block, qui permettent de passer les publicités ou simplement de les masquer. L’impact pour les marques est conséquent puisqu’ils ont de plus en plus de mal à atteindre des clients potentiels.

L’introduction d’influenceurs  a donc été vu comme une évidence. Les conseils de ces leaders d’opinion sur les réseaux sociaux à propos des produits ou autres ont eu un grand impact sur les attitudes, décisions et comportements de leurs followers. On écoute leurs conseils car on leur fait confiance.

En quelques années, on est passé de quelques influenceurs à un nombre qui ne fait que de s’accroître Le phénomène a pris une telle ampleur qu’on retrouve même des tutoriels dans de grands magazines de modes sur, par exemple, « Comment devenir un vrai influenceur sur Instagram » (ELLE, novembre 2017).

Cette tendance attire de plus en plus les jeunes, car comme cité par Sébastien Bouillet, cofondateur d’Influence4you, première agence française de contenu en ligne d’apparence éditoriale, « N’importe qui peut devenir influenceur. » (Le Temps, mai 2017).

Le bon cocktail permettant à chacun et chacune de devenir influenceur sur les réseaux sociaux est tout simplement un doux mélange de photos d’excellente qualité et d’une grande communauté.


Fake Influenceurs

Actuellement, les marques rémunèrent les influenceurs en fonction du nombre de followers ou du nombre de vues. Cette méthode de rémunération implique que plus le nombre de personnes qui nous suit est élevé, plus grand sera l’impact. L’hypothèse étant que si une personne est populaire et que beaucoup de personnes la suive, alors ce qu’elle pense doit forcément être une référence.

Rémunération sur les différents réseaux sociaux en fonction du nombre de followers.

On comprend donc mieux pourquoi ces jeunes se laissent tenter par l’achat de followers pour faire gonfler leurs profils et essayer de décrocher des contrats avec des marques.

D’après un étude menée par la SRF, entre 26% et 31% des followers d’influenceurs suisses n’existeraient pas (SRF, Octobre 2017).

Les conséquences principales pour les marques qui proposent des partenariats avec ces personnes sont la perte de crédibilité auprès de leurs clients, mais aussi la perte d’argent, car ils financent de faux influenceurs qui ont artificiellement gonflé leurs nombre de followers. L’impact que cela peut avoir sur l’image de la marque est immesurable.

Une solution, le micro-influenceur?

Lors de l’apparition des premiers influenceurs, les gens avaient confiance du fait de leur position de leaders d’opinion. Cependant, petit à petit, les followers ont commencé à se rendre compte que les personnes qu’elles suivaient ne donnaient pas simplement leur avis sur un produit ou une marque mais qu’elles étaient payées pour ça. Cela a commencé à remettre en question l’intégrité de ces personnes en lesquelles ils avaient confiance. Si on ajoute à cela une communauté qui comporte une majorité de faux comptes, cela ne fait qu’empirer les choses.

Pour retrouver cette sincérité et cette transparence, les entreprises ont trouvé une solution et se tournent de plus en plus vers le micro-influencing ou « magic middle » qui sont des « petits » influenceurs très spécialisés. Leurs interventions sont jugées plus spontanées et authentiques et sont d’autant plus apprécié et cela se remarque notamment du fait que leur communauté a un taux d’engagement plus élevé que pour de traditionnels influenceurs.

Une conclusion assez évidente que l’on peut en tirer est que malgré la société dans laquelle on vit, qui nous pousse à être de plus en plus actif sur les réseaux sociaux et cette pression qui poussent les jeunes vers la popularité, cela ne va pas forcément de pair avec une grande communauté, surtout quand celle-ci est majoritairement composée de faux compte. L’authenticité et la confiance sont deux valeurs qu’on oublie un peu trop à mon avis et qui sont inéluctablement le futur du Marketing d’Influence Sociale.

Sources:

(Source des images/vidéo : https://www.instagram.com/p/BcHhz9vDI9V/?hl=fr&taken-by=chiaraferragni / https://www.bloomberg.com/news/features/2016-11-30/confessions-of-an-instagram-influencer / https://brandandcelebrities.com/blog/quels-tarifs-pour-les-influenceurs-0317/ )

Auteur: Yaël Mento

Faire son shopping sur Instagram : un nouvel enjeu pour les marques

Instagram a annoncé début novembre 2016 une nouvelle fonctionnalité en test au sein de son application : identifier des produits de marques sur les publications. La possibilité de faire son shopping en un clic sur Instagram risque de changer la donne.

Depuis ses débuts, fin 2010, jusqu’aujourd’hui, Instagram s’est imposé comme l’un des ténors des réseaux sociaux. A ce jour, le réseau possède plus de 500 millions d’utilisateurs actifs qui partagent plus de 95 millions de photos et vidéos par jour. Simple plateforme de partage de photos à ses débuts, Instagram permet aujourd’hui de chatter, de partager des Stories à l’instar de Snapchat ou encore de créer des live tel Periscope ou Facebook.

Non rassasié, le réseau social tout-terrain compte s’attaquer à un nouveau domaine : le shopping en ligne. Pour l’instant en test aux Etats-Unis et sur la plateforme mobile iOS, la fonctionnalité pourrait s’étendre à l’international si les tests s’avèrent concluants.

De l’identification à l’achat

Exemple de fonctionnement avec la marque Kate Spade.
Mock-up de la fonctionnalité avec la marque Kate Spade.

La fonctionnalité en test fait apparaitre une icône « Tap to view » (« cliquer pour voir ») en bas à gauche de la photo ou vidéo. A travers un nouveau système d’identification de produits, limité à cinq par publication, cette action permettra aux utilisateurs d’identifier certaines marques. Ainsi, il sera possible de voir d’autres photos liées à l’identification et redirigera aussi vers le site de l’entreprise taguée, le tout sans quitter l’application Instagram. Bien entendu, il sera possible de cliquer sur un lien « Shop now » (« acheter ») qui permettra de voir le produit en question directement sur le site du vendeur.

Voici en vidéo comment cette fonctionnalité apparaitra sur Instagram :

Une fonctionnalité quasiment adoptée…

Ce qui est encore difficile à prévoir, c’est l’impact que cette nouvelle fonctionnalité aura auprès des utilisateurs. Pourtant, il existe actuellement, et ce depuis l’introduction des identifications sur Instagram, une pratique quasi similaire sur le réseau social. Les passionné(e)s de mode n’hésitent pas d’eux-mêmes à tagger plusieurs marques sur leurs propres publications. Ceci afin de permettre d’informer simplement aux followers quelles sont les marques qu’ils portent. Pratique, car l’identification est localisée sur la photo et permet ainsi de savoir quelle est la marque pour chaque vêtement. Bien que la fonctionnalité est limitée aux publications postées par les marques, rien ne nous dit qu’elle ne s’étendra pas aux utilisateurs dans le futur, si ce n’est aux déjà aux « Influenceurs ».

L'identification des profils de marques, une pratique déjà existante
L’identification des profils de marques: une pratique déjà existante chez les Instagrammers

…sur un réseau social très orienté Mode

Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages.

Instagram est un réseau social prolifique pour les marques de mode. Selon l’étude FeedFashion, 45% des Instagrammers suivent une marque de mode ou un(e) fashionista. Ces derniers consultant près de 15 fois par jour la plateforme mobile.

Les photos sur Instagram sont perçues comme étant 2.8x plus imaginatives et 2x plus créatives que sur toute autre plateforme, toujours selon une étude réalisée par la plateforme en 2015. Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages. Il ne reste plus qu’à convertir l’envie pour un produit en un « clic pour acheter » et c’est là que la nouvelle fonctionnalité devient une opportunité pour les marques.

Une opportunité pour les marques

Le shopping sur mobile devient de plus en plus important. En effet, le smartphone tend à remplacer et non plus suppléer l’usage d’un ordinateur. Selon eMarketer, 61% du temps passé sur le sites marchands se passe sur un mobile. Pourtant, en 2015 et aux Etats-Unis, il n’y a eu que 16% d’achats réalisés sur mobile contre 84% sur un ordinateur de bureau. La nouveauté annoncée par Instagram se présente ainsi comme une opportunité pour les marques d’inverser la tendance.

A l’heure actuelle, près de 50% des entreprises américaines sont présentes sur Instagram et les prévisions annoncent près de 71% pour l’année 2017. Pour la phase de test, la filiale de Facebook collabore avec vingt marques et distributeurs américains tels que Macy’s, Warby Parker, Abercrombie & Fitch ou encore JackThreads. Le responsable marketing de ce dernier précise que « ce test va changer l’échelle de ce que nous, les commerçants, sommes capables de proposer sur mobile ». Il continue en soulignant que « nos clients pourront acheter facilement depuis leurs fils de publication sur les réseaux sociaux, nous permettant d’atteindre les gens là où ils recherchent des nouveautés ».

Pouvoir vendre ses produits grâce à Instagram ne remplacera pas les applications mobiles ou les sites web déjà existants des marques pour autant. Ce sera un outil supplémentaire dans la stratégie marketing comme l’indique Dave Gilboa, co-CEO de Warby Parker. Mais ce serait dommage pour une marque de se priver d’une telle exposition.

Sources:

Shopping Coming to Instagram
Instagram Statistics
Instagram sees shopping as the next step in its evolution

Image d’en-tête: Miguel Medina/ Getty Images/ AFP

Auteur: Khaled Sid Ahmed

La vérité troublante d’un profil Instagram

À l’ère où les médias sociaux prennent de plus en plus de parts de marché dans le domaine de la publicité. Les sociétés ont recours à des stratagèmes déroutants pour atteindre leur public cible.

La publicité sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sur le web ont bousculé les modèles traditionnels de marketing. Aujourd’hui la plupart des entreprises se posent la question suivante : comment communiquer efficacement dans un monde où les individus sont des acteurs impliqués dans l’échange d’information et d’opinions ?

Sous l’effet de la révolution du numérique, il est de plus en plus difficile de transmettre un message à un public cible. Alors que certaines marques (mode, luxe et technologie) captent des flux considérables sur les réseaux sociaux, d’autres ne savent plus comment faire pour attirer l’attention. La communication à travers les communautés virtuelles peut-être une des solutions à cette problématique.

Le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux

On sait aujourd’hui que les informations sur les médias sociaux peuvent se diffuser très rapidement. La chercheuse Mercanti-Guerin (2010), compare les réseaux sociaux à des phénomènes anciens comme le bouche-à-oreille remis au goût du jour par Internet via le Buzz. Les plateformes sociales permettent de partager sa vie et d’observer celle des autres, il est également possible de se divertir, d’interagir avec des communautés et de partager des informations qui peuvent être utiles à d’autres internautes.

Ainsi, les médias sociaux recensent les avis, conseils et expériences sur l’utilisation d’un produit ou d’un service publié par des individus lambda, car ces informations sont jugées plus crédibles par les internautes que les conseils émis par les stars qui sont souvent corrompues par les marques. C’est ce qui a fait le succès de nombreux influenceurs aujourd’hui, des individus neutres partageant leurs opinions et expériences de vie auprès de communautés virtuelles. Un expert du domaine a défini cinq critères de succès pour devenir un influenceur sur la toile :

  • Avoir une vraie connexion avec le lectorat ;
  • Avoir une personnalité originale et authentique ;
  • Écrire avec passion ;
  • Démontrer son expertise et son autorité ;
  • Être digne de confiance.

C’est peut-être le mélange de ces ingrédients qui a fait le succès du profil Instagram de la Parisienne Louise Delage cet été.

Une personne inventée de A à Z

Le 1er août 2016, les utilisateurs du réseau social Instagram ont découvert une jolie Parisienne de 25 ans : Louise Delage. Elle publiait fréquemment des photos de ces activités au soleil, dans une piscine, dans les rues de Paris, en terrasse ou encore en soirée mondaine avec ces amis. De plus, elle connaît les bons hashtags pour attirer de plus en plus d’abonnés.

louisedelage

Photo de Louise Delage sur Instagram

Les « likes » se sont progressivement accumulées jusqu’à obtenir 7’500 abonnés et plus de 50’000 «j’aime» en septembre 2016. Elle est rapidement suivie par des influenceurs du réseau social, de la blogueuse Lisa Gachet (Make My Lemonade) à l’actrice Juliette Binoche. Mais qui est-elle vraiment ? Une nouvelle influenceuse qui a su mettre en pratique les critères cités précédemment? Non enfaite Louise Delage n’existe tout simplement pas.

Des effets décevants

Le compte Instagram Louise Delage est une campagne (gratuite) de sensibilisation pour le fonds Actions Addictions qui lutte contre les dépendances. Si l’on regarde de plus près les photos postées par la belle Parisienne, un élément commun ressort : l’alcool. Une bouteille ou un verre étaient présents sur chacun de ses clichés. Le but de l’association était de démontrer que la consommation d’alcool peut devenir invisible dans un monde où « bien paraître » signifie souvent avoir un verre à la main.

Mais c’est un demi-succès pour l’association. Les effets de la campagne ne sont apparemment pas à la hauteur du buzz généré. En tout cas, c’est ce qu’affirme Stéphane Xiberras, président de l’agence de communication BETC qui a mis en place cette campagne:

“On pensait que davantage d’abonnés se rendraient compte du comportement de Louise. Mais peu d’entre eux ont détecté le piège – parmi lesquels un journaliste, évidemment. Finalement, la majorité a seulement vu une fille mignonne et pas du tout une fille esseulée, qui n’est en fait pas du tout heureuse et qui a un sérieux problème d’alcoolisme”.

Au final, il aura fallu un photographe et un mannequin pour générer 500 000 vues et 140 articles sans investir un seul euro dans un plan média. L’idée de créer une communauté virtuelle autour de la jeune fille pour toucher un maximum de personne est bien plus intéressante financièrement comparé à une publicité sponsorisée sur les réseaux sociaux.

Cette vidéo est le dernier post publié sur le profil Instagram de Louise Delage. Le but est d’informer les internautes que l’addiction à l’alcool peut  devenir invisible aux yeux de nos proches.

A lire ailleurs :

Références :

(Source des images: http://images.atelier.net/sites/default/files/imagecache/scale_crop_587_310/articles/418700/atelier-reseau-social.jpg, https://www.instagram.com/p/BKmCU8VhEc5/?taken-by=louise.delage)

(Source de la vidéo: https://youtu.be/4PJcJcy89oY)

 Auteur: Myriam Schaffter
Relecture : Aleandro Nassisi, Loïc Jeanneret

Le crowdsourcing compétitif : l’exemple d’eYeka.

Depuis quelques années déjà, le crowdsourcing se fraye un chemin dans la jungle du Web 2.0. Innovante, fun et créative, la plateforme eYeka est un exemple concret de crowdsourcing compétitif.

Qu’est-ce que le crowdsourcing compétitif?

Le terme de crowdsourcing est la contraction de crowd qui signifie la foule et sourcing qui signifie l’approvisionnement. Apparu pour la première fois en 2006 avec l’auteur James Howe, le crowdsourcing peut être défini comme le recours à une communauté externe à l’entreprise afin de bénéficier d’un savoir-faire nouveau pour réaliser des projets sous forme de compétition.

 Qu’est-ce qu’eYeka ?

eYeka est une plateforme de co-création qui regroupe 320’000 créateurs prêts à offrir leurs services à une marque. Les marques proposent des projets rémunérés sous forme de concours à l’ensemble de la communauté.

eYeka propose un crowdsourcing principalement axé autour du marketing. On se trouve à mi-chemin entre le marketing participatif et le crowdsourcing. Les marques peuvent demander des projets purement marketing comme la création de publicités ou de packaging. Mais certaines vont plus loin et intègrent complètement la notion de crowdsourcing en demandant aux créateurs des projets sur la conception totale d’un nouveau produit.

La page d'accueil de la plateforme eYeka.
La page d’accueil de la plateforme eYeka.

Le fonctionnement est simple : le créateur choisit un projet sur lequel il veut travailler et soumet son projet à eYeka. La plateforme s’occupe ensuite de transmettre les idées réalisables à la marque.

Quelles motivations pour les internautes ?

Pour qu’une plateforme de crowdsourcing fonctionne, il faut inciter la participation et donner des motivations aux créateurs. Avec eYeka, on peut citer 5 motivations principales :

  • Rémunération
  • Reconnaissance individuelle
  • Appartenance à une communauté
  • Perspectives professionnelles
  • Développer des compétences

A noter que les récompenses futures, comme les perspectives professionnelles ou les motivations sociales en général comptent beaucoup pour les créateurs.

« Thanks to eYeka I worked with Shazam and opened my own agency ! » Créateur ayant gagné un concours sur eYeka, ce qui lui a permis de développer ses compétences professionnelles.

 Quels bénéfices pour les marques ?

L’avantage de ces plateformes de crowdsourcing réside dans son fonctionnement à double sens. Le créateur obtient des récompenses matérielles ou non matérielles selon les motivations, mais la marque profite aussi d’avantages. Cette grande communauté de créateurs permet aux marques d’obtenir des idées nouvelles et originales. Les marques profitent d’une créativité quasi sans limites. Le temps d’exécution est également écourté grâce au nombre important de participants. Et finalement, les coûts peuvent être réduits grâce à cette méthode.

Malgré les critiques, les plateformes de crowdsourcing continuent d’attirer les internautes intéressés par leur communauté. Il y a également un travail de fidélisation avec les créateurs déjà participants. Les plateformes comme eYeka doivent donner l’envie de participer et d’entrer en compétition avec d’autres créateurs. Il faut alors montrer aux participants les bénéfices de leur travail et leur rappeler que c’est fun, mais aussi que c’est utile pour développer leurs compétences et mettre en avant leur esprit créatif.

A lire ailleurs:

Sources :

(Sources des images: http://stantonallen.co.uk/wp-content/uploads/2014/05/Crowdsource-image.jpg, www.fr.eyeka.com)

Auteur : Camille Bielmann

LE CROWDSOURCING, UN NOUVEAU BUSINESS « COMMUNAUTAIRE »?

Le crowdsourcing est une plateforme par laquelle on sollicite la participation des foules au développement d’un produit ou d’une idée, par exemple. Mais il peut aussi être un moyen détourné de faire de grosses économies en profitant de la foule créative.

La vache de Galton

 Selon James Surowiecki dans son livre de 2004 «La sagesse des foules», les savoirs et les intuitions des individus mis en commun créent une sorte d’intelligence universelle. Il cite notamment les observations de Galton qui comprend, lors d’un concours bovin, que les estimations de chacun mises en commun se rapprochent au fur et à mesure du poids réel de la bête. Il faut comprendre par là que l’étendue des apports individuels sur un sujet amène progressivement à une construction objective de la réalité. C’est ce phénomène que l’on peut observer sur une plateforme du type de Wikipédia, car les définitions proposées sont une mise en commun du savoir individuel.

Le business du crowdsourcing

Mais le crowdsourcing n’est pas uniquement un moyen de développer une intelligence universelle, il est également devenu une source de revenus pour des entreprises issues du Web 2.0. Ainsi, des organisations comme Eyeka en France utilisent le crowdsourcing pour développer la communication des différentes sociétés qui la mandatent.

francoispetavy
François Pétavy, CEO de Eyeka

Notre métier, c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…

Son organisation est simple : une marque passe une commande relative à un produit. Ensuite, le site met en ligne un concours auquel tout le monde peut participer. Des primes variables sont ensuite décernées aux meilleurs projets. Par ce système, la marque dépense jusqu’à 4 fois moins que lorsqu’elle mandate une agence de publicité conventionnelle.

Comme le dit le fondateur de Eyeka, François Petavy : « Les créatifs ne sont pas chez nous, ils sont tout autour de la planète, dans 150 pays, notre métier c’est d’animer une communauté de gens qui ont du plaisir à creer, imaginer, se faire plaisir(…) jouer créativement avec les marques…. ». On ne fornit pas réellement un travail au sens traitionnel, les gens choisissent ce qu’ils font et il n’y a pas de direction donnée ni d’obligations. Les créatifs participent donc de bon coeur et l’argent est une récompense annexe.

Il faut comprendre qu’il y a plusieurs types de sollicitations qui poussent les internautes à être créatifs sur internet. D’après les travaux de Kaufmann (2011), on a effectivement constaté qu’il existe deux types de motivations à la création de contenu dans ces structures :

  • La motivation intrinsèque : L’acte dépend d’un désir interne ( accroître ses compétences, faire partie d’une communauté, etc…).
  • La motivation extrinsèque : L’individu participe en visant un but extérieur, comme recevoir de l’argent, par exemple.

Ce système permet de faire économiser de grosses sommes à des multinationales comme Coca-Cola, qui figurent déjà parmi les clients d’Eyeka. Il pourrait à terme supplanter les agences de publicité traditionnelles et donc l’ensemble des créatifs pourrait se retrouver à travailler de longues heures en risquant de n’être jamais rémunéré. Ces derniers vont donc avoir du pain sur la planche, à moins que la motivation intrinsèque ne suffise à faire vivre…

A lire ailleurs :

Sources :

(Source des images : http://crowdcommunity.de/wp-content/uploads/2014/07/Crowdsourcing_1-520×245.png http://www.cityam.com/sites/default/files/styles/medium/public/profiles/photos/francoispetavy.jpg)

Auteur : Valentin Favre