Instagram: le nid des fausses identités!

Pour les chercheurs Wiszniewski et Coyne tout individu porte un « masque » lors de ses interactions sociales et cache une partie de sa véritable identité. De nos jours, ce phénomène fait pleinement ses preuves sur Instagram.

C’est fini avec l’identité unique qu’on retrouve sur nos cartes d’identités, avec le web 2.0 une nouvelle identité s’est créée, l’identité virtuelle. Cette identité construite autour des « j’aime »,  des commentaires, représente plutôt la perception que les autres ont de nous. Sans autre, c’est un phénomène qui touche surtout la jeune génération qui attribuent une importance particulière à leur image.

La « mise en scène de soi » sur Instagram

La « mise en scène de la vie quotidienne » a été analysée bien avant les réseaux sociaux par le sociologue américain Erving Goffman (1922 – 1982). D’après lui, « l’acteur  est la personne en représentation. Elle doit donner une expression d’elle même qui produit une impression pour le public ». Par conséquent, « la façade c’est l’attitude de l’acteur, adaptée à  la situation dans laquelle il interagit (comme un masque). »

Cette théâtralisation du quotidien s’accentue sur les réseaux sociaux, où la jeune génération essaye de mettre en scène que les meilleurs moments, afin de créer l’illusion d’une vie parfaite.  Des jolies photos de filles « mannequins », « healthy », des voyages aux quatre coins du monde, du luxe, des smoothies bourrés des vitamines, des jambes bronzées sur une plage ensoleillée…..mais ne soyez pas jaloux, car derrière cette vie parfaite se cache une fausse réalité.

« La beauté numérique pourrait se définir par le fait de tricher tout le temps » Fabienne Kraemer

 

 

 

 

 

« La perfection n’est qu’une question d’angle de prise de vue. Aucune femme ne devrait se fixer des normes pour elle-même en fonction de ce qu’elle voit sur les réseaux sociaux », Chessie King

Un mouvement récent pousse les stars d’Instagram de dévoiler la vraie façade de cette vie parfaite. C’est le cas de Chessie King. Cette jeune instagrameuse, âgée de 24 ans, essaye de montrer aux internautes l’illusion optique qui se cache derrière les plus belles photos. Dans ces photos « Instagram&Reality », la star d’Instagram met en évidence les fausses réalités dans lesquelles on croit chaque jour.

Et si on parlait du fameux #nofilter?

Le plus populaire hashtag sur Instagram « #nofilter » permet à  ces utilisateurs de dire que leur photo n’est pas retouchée et qu’elle reflète la vérité. Cependant, on se pose de nouveau la question si c’est vraiment le cas. Un jeune sud-africain, sur le pseudonyme « Matthew Rycroft » , a publié le 29 octobre 2015, un vidéo sur Youtube qui nous fait réfléchir à ce sujet:

Est-ce qu’on est prêt à devenir « moches »?

Comme il le dit le directeur artistique de la maison « Diesel », Nicola Formichetti, en 2017 « , être unique est beaucoup plus beau qu’être parfait. Il faut changer sa manière de voir les choses, transformer le négatif en positif, surmonter les obstacles et les craintes ».  C’est pourquoi de plus en plus des agences de mode, par exemple, préfèrent se débarrasser de ces clichés universels de beauté et misent plutôt sur l’originalité en recrutant des personnes handicapées, transgenres ou aux physiques diversifiés. C’est le réveil de la conscience qui sonne ou c’est juste un bruit?

Sources:

Qu’est ce que l’identité numérique?

http://www.oai13.com/webphoto/filter-fakers-la-police-du-filtre-sur-instagram/

https://media-animation.be/La-presentation-de-soi-dans-les.html

https://www.airofmelty.fr/les-millennials-generation-nofilter-quel-impact-pour-les-marques-a625203.html

http://classroom.synonym.com/filter-mean-instagram-16623.html

Sources d’images: Instagram

 

Auteur: Daud Tatiana

 

 

LES MÉDIAS SOCIAUX ET LE POIDS DU REGARD DES AUTRES

Véritable outil de communication, les médias sociaux ne sont pas sans risques et représenteraient même un danger pour l’estime de soi. Un sujet qui demande réflexion.

Le côté sombre des médias sociaux

Nous vivons dans un monde où le virtuel fait partie intégrante de notre quotidien, nous sommes constamment interconnectés, notamment grâce aux médias sociaux. Aujourd’hui, 39% de la population mondiale est active sur ces médias. Cet outil magique nous permet de communiquer de manière instantanée avec qui l’on veut, quand on le veut et partout dans le monde. Merveilleux, n’est-ce pas?

Pourtant, nous vivons aussi dans un monde où l’image de soi a pris une place prépondérante, où la valeur d’une personne se mesure à coups de « likes » et où l’on se compare sans cesse à une perfection inatteignable.

Les 14-18 ans sont les plus affectés

À l’âge où se construit notre identité personnelle, le regard des autres a toute son importance. Ce phénomène n’a rien de nouveau, nous sommes tous passés par l’adolescence, ce stade de notre vie où nous nous posions toutes sortes de questions : « qui suis-je? », « quelle est ma place dans ce monde? », « suis-je aimé? », etc. Alors qu’est-ce qui a changé?

Le fait d’être constamment confronté à un idéal: des photos magnifiques, des personnes au corps parfait, des endroits idylliques. Tout cela ne fait que de nous rappeler que, nous, nous sommes loin d’être parfaits. Pourtant ces photos ne reflètent qu’une petite partie de la réalité, souvent retouchées et améliorées grâce à des filtres ou autres artifices. Un détail essentiel qu’on a tendance à oublier…

 

Essena O’Neill, star d’Instagram, décide en 2015 de dévoiler au public les conditions dans lesquelles ses photos « parfaites » ont été prises.

L’apparence avant tout: sur les médias sociaux, c’est le visuel qui prime. En même temps, une photo permet difficilement de juger l’intelligence d’une personne, me direz-vous. Alors on se contente de « liker » ou pas, en se basant uniquement sur l’esthétique, donnant ainsi une importance démesurée à l’apparence physique.

« I let myself be defined by numbers. » Essena O’Neill

La méchanceté gratuite: les médias sociaux installent une certaine distance entre les interlocuteurs, on communique derrière son écran, parfois avec des gens qu’on ne connaît pas et qu’on n’a jamais rencontrés dans la vraie vie. Tout cela créé un détachement émotionnel qui amène parfois à un manque considérable d’empathie. On assiste alors à des commentaires virulents, des critiques, des insultes, et parfois même des menaces.

Des conséquences néfastes…

Une étude britannique a révélé que 70% des jeunes affirment avoir une mauvaise image de soi après avoir passé du temps sur Instagram. L’apparence prend une telle importance chez les jeunes, que 1/5 refusent d’aller à l’école un jour où ils ne se trouvent pas attirants.

Ce manque de confiance en soi a des conséquences inquiétantes: dépression, anxiété, malnutrition, mauvais résultats scolaires, … La liste est longue. Mais que faire pour remédier à cela?

…mais aussi des solutions!

Selon La Royal Society, il faudrait développer des algorithmes permettant d’identifier et de signaler les photos retouchées. Ceci afin d’insister sur le fait que cette perfection, à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés, n’est pas réelle.

Meaghan Ramsey, directrice du « Dove Self-Esteem Project », estime, quant à elle, que la solution réside dans la façon dont nous nous valorisons les uns les autres. Nous devrions cesser de mettre l’apparence physique au centre et commencer à valoriser davantage les actions, les efforts, les accomplissements de chacun.

« We need to start judging people by what they do, not what they look like. » Meaghan Ramsey

À lire/voir ailleurs:

(Sources images: https://blogs.letemps.ch/dr-jean-gabriel-jeannot/2017/10/12/la-depression-mieux-diagnostiquee-par-instagram-que-par-les-medecins/ / http://www.elc.edu.au/en/newsroom/details/elc-facebook-we-made-it-to-7500-likes/elc-news / http://www.elle.com/culture/news/a31635/essena-oneill-instagram-social-media-is-not-real-life/ / https://www.youtube.com/watch?v=gXlIAS-rI4E)

Sources:

Auteur: Calliope Immer

Relecture: Marie Schöpfer, Vivien Furrer 

« Nutella, parlons-en! »

« Nutella, parlons-en! » Ferrero aborde de front le sujet et répond aux accusations menées contre Nutella et l’utilisation de l’huile de palme dans sa recette. Une communication de crise qui s’appuie sur un lien de confiance établi entre les consommateurs et la marque, diva incontestée des goûters et des péchés mignons de millions de personnes dans le monde. Entre invitations au boycott et un front de défense qui s’érige « Touche pas à mon Nutella », focus sur un cas discuté qui a créé de fervents opposants. Sans doute ça reste une bonne leçon à tirer sur l’art de bien tartiner ses arguments

La question s’imposait pour Nutella déjà en 2012.

Notamment en France, où un amendement vise à augmenter de 300 % la taxe sur l’huile de palme. L’huile en question est mise à l’index pour son impact sur la santé et son incidence sur la déforestation de la planète. Utilisée dans de nombreux produits alimentaires, elle figure parmi un des composants principaux du Nutella.

Rapidement l’amendement est rebaptisé « amendement Nutella », du nom de la célèbre pâte à tartiner. Ferrero se retrouve ainsi débordée par un débat enflammé qui attaque le produit, le diabolise. Sur Youtube et Facebook le badbuzz s’enchaîne, les haters se soutiennent entre eux. La crise s’aggrave et prend sérieusement de l’ampleur. C‘est ainsi qui Ferrero décide de prendre position et de créer un site internet dédié « Nutella, parlons-en » ainsi qu’un fil sur Twitter.

Source:Youtube, Nutella France

Une communication bien ciblée puisque le Nutella est un produit très consommé par les jeunes générations, présentes massivement sur le Web et les réseaux sociaux.

« Le but du fabriquant est, plutôt que de modifier la recette du Nutella, de l’expliquer au consommateur« . L’idée de transparence et fiabilité est mise en avant.

Ferrero prend fait et cause pour expliquer et argumenter le choix de l’huile de palme dans sa recette, ce qui donne à Nutella son goût unique apprécié de génération en génération. Ferrero répond point par point aux critiques sur Facebook et aux commentaires des vidéos publiées sur son canal officiel Youtube. A preuve de l’efficacité de la riposte, certains internautes s’engagent même comme militants pour leur lovebrand, créant des pages « Touche pas à mon Nutella ! » ou « Défence Nutella » sur Twitter et Facebook. La stratégie employée par Ferrero représente ici un exemple assez bien réussi de gestion de communication de crise et des communautés en ligne. L’exposition médiatique a fait ressortir ses ennemis, mais aussi de nombreux alliés qui se sont battus de son côté.

Scandale!Nutella a changé sa recette

7 Novembre 2017. Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Nutella fait encore parler de lui mais cette fois ce n’est pas l’huile de palme qui est cité en cause. Les consommateurs, dévenus vigilants depuis, s’aperçoivent d’une petite modification de la recette. La portion de lait écrémé passe de 7,5% à 8,7%. La quantité de sucre est légèrement augmentée mais les matières graisses ont baissé. Donc un produit plus sucré mais moins gras. L’entreprise semble avoir appris de ses erreurs et fait un effort pour rendre son Nutella relativement plus sain. De quoi réjouir les plus gourmands.

Ferrero a volontairement voulu faire passer un message d’engagement et prise en compte de la santé de ses consommateurs? Quoique l’on pense, il faut admettre que Nutella a su très bien se tirer d’affaire. Son avenir s’annonce pas fait que de belles noisettes et de bon lait frais mais la génération « no Nutella » ne semble pas encore pour demain!

Source:Wikipedia

Autrice: Naima Desiderio


Références et liens utiles:

TWITTER ET FOOTBALL : LES CLUBS SUISSES ONT SUIVI LE MOUVEMENT

Le sport professionnel n’échappe pas à la révolution numérique. Conscients de l’importance d’une communication directe et moderne, les clubs ont investi les médias sociaux. Exemple avec le foot suisse.

Impossible désormais de faire sans. Les médias sociaux sont devenus indispensables pour les clubs sportifs professionnels. Le constat est évidemment aussi valable pour le football suisse. Les pensionnaires de Super League, la première division du pays, ont ainsi tous leur compte sur Facebook, Instagram et Twitter.

Des clubs plus pressés que d’autres

Si les médias sociaux ont fait leur apparition au milieu des années 2000, les clubs suisses les ont adoptés plus tard. Et concernant Twitter, certains ont été plus pressés que d’autres. Le FC Bâle fait office de pionnier en Super League. Son compte a été mis en ligne en mars 2009, suivi par celui du FC Zurich (avril 2009). Le FC Saint-Gall est apparu sur ce média social en octobre 2013, tandis que le Lausanne-Sport ne l’a fait qu’en juin 2014.

Les usages principaux sont les mêmes pour les dix comptes de Super League. Les clubs donnent notamment des informations. Elles concernent les compositions d’équipes, la billetterie, l’horaire des matches ou le lieu du prochain camp d’entraînement. A l’exemple du FC Sion:

Les clubs questionnent également leurs fans, par l’intermédiaire de sondages ou en organisant, par exemple, l’élection du joueur du mois. Enfin, ils commentent en direct des parties ou des conférences de presse, grâce au live-tweet ou à des vidéos. Le FC Saint-Gall accompagne lui ses goals d’une très courte vidéo, différente selon le buteur:

Twitter parfois préféré à Facebook

Parmi les médias sociaux, Twitter se démarque notamment par sa spontanéité et son format court. Parfois, le nombre de « followers » d’un club dépasse celui des « j’aime » sur Facebook. En Suisse, aucun club de l’élite n’est concerné. Ce phénomène peut, par contre, être observé en France (Ligue 1) avec les comptes du Toulouse FC ou de l’En Avant de Guingamp.

Le compte Twitter le plus suivi du football suisse, celui de Bâle, comptait plus de 113’000 abonnés au début du mois de décembre 2017. Le club rhénan demande volontiers l’avis de ses fans:

Grâce aux médias sociaux, les clubs peuvent donc identifier la communauté de leurs fans et échanger avec eux. Ils ont aussi les moyens de saisir leurs besoins et envies. En contrepartie, ils proposent des concours ainsi que la possibilité d’entrer brièvement dans l’intimité du groupe professionnel. La proximité entre l’équipe et ses supporters s’en trouve grandie. Les clubs suisses l’ont désormais tous compris.

A lire ailleurs :

(Source de l’image: https://www.fcb.ch/de-CH/Fans/Social-Media)

(Source des tweets : https://twitter.com/FCSion /
https://twitter.com/FCSG_1879 / https://twitter.com/FC_Basel)

Auteur : Maxime Meyer

Relecture: Célia Rütsche

LE BUSINESS DES INSTAGRAMEURS

Créé pour partager des photos, Instagram connaît aujourd’hui une croissance plus rapide que Facebook. Les marques se sont emparées de ce support à des fins publicitaires. Tour d’horizon d’un phénomène qui séduit de plus en plus.

Instagram, le média social qui a la cote

Lancée en 2010, l’application Instagram ne cesse de prendre de l’ampleur. Son audience a doublé en seulement deux ans et elle compte aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement! Le rachat d’Instagram par Facebook en 2012 n’est sans doute pas étranger à cette forte croissante.

En offrant la possibilité à ses membres de diffuser des photos et de les modifier avec des filtres, Instagram a permis aux gens de s’exprimer à travers des images. Lors de sa création, ce média social avait comme buts la créativité et le partage de photographies. Mais avec le temps, les usages d’Instagram ont changé! Aujourd’hui, 25 millions de marques sont présentes sur Instagram.

« Instagram has become the home for visual storytelling for everyone from celebrities, newsrooms and brands, to teens, musicians and anyone with a creative passion. »

Autre chiffre qui interpelle : 80% des utilisateurs d’Instagram suivent des marques!

infographie pofil type d'instagrameur
Profil type d’un instagrameur, selon l’agence Kindai

Influenceur, un nouveau business model?

L’omniprésence des médias sociaux dans nos vies a considérablement modifié les comportements de communication et d’achat. Nous sommes passés du rôle de consommateur au rôle de « consom’acteur » et les marques en profitent!

De nombreuses marques passent par des influenceurs pour faire parler de leurs produits, car ces pratiques sont peu coûteuses et permettent un ciblage bien précis. Les instagrameurs acceptent volontiers ces partenariats, car poster une simple photo d’un produit leur fera gagner de l’argent ou des produits de la marque en question. Selon le nombre d’abonnés que les influenceurs ont, cela peut leur rapporter gros!

Des plateformes, comme Octoly, proposent même de faire le lien entre les influenceurs et les marques au travers d’un catalogue en ligne avec des produits qu’il suffit de sélectionner pour les recevoir à la maison. Les influenceurs n’ont plus qu’à donner leur avis concernant ces produits sur Instagram et ils peuvent ensuite les garder.

Au départ conçu pour exprimer sa créativité et partager des photos avec ses proches, Instagram est devenu aujourd’hui un business à part entière, que les marques ne se sont pas privées d’envahir. Instagram aura-t-il encore longtemps la cote ou les internautes se lasseront-ils des contenus sponsorisés et publicités qui volent la vedette aux photos de vacances et de moments entre proches?

A lire ailleurs :

(Source des images : https://instagram-press.com/brand-assets/ / https://www.blogdumoderateur.com/utilisateurs-influenceurs-instagram/)

Auteur: Célia Rütsche

Relecture: Maxime Meyer

FACEBOOK: LE MONDE DES MORTS

Que devient notre profil Facebook après la mort? Comment gérer les profils des défunts? Le cofondateur du site, Mark Zuckerberg, a dû mettre en place un système pour faire face à ces problèmes.

Toujours plus de morts

Facebook est le troisième site web le plus utilisé au monde après Google et Youtube, avec environ 2 milliards d’utilisateurs. Toutefois, le réseau social n’est pas uniquement utilisé par des personnes vivantes, mais également par celles qui ont quitté ce monde.

« Sur Facebook, les morts et les vivants coexistent dans le même espace. Les défunts restent dans vos listes d’amis, au même titre que les autres. » Patrick Stoke, professeur en  philosophe à l’université de Deakin

Il y en a qui en profitent…

Tôt ou tard, presque tout le monde aura dans ses amis de Facebook au moins une personne qui est décédée et dont le profil est encore en ligne. Cela deviendra presque normal d’aller visiter son profil pour se rappeler, à travers les photos, vidéos et commentaires présents sur sa page, les beaux moments passés avec elle. Ces profils errants deviendront alors des sortes de tombeaux numériques donnant l’impression que la personne est encore vivante, qu’elle ne nous a pas quittée.

Des comptes (presque) impossibles à supprimer…

La présence d’autant de morts sur Facebook est due au fait que la suppression du compte n’est pas facile, et ceci pour deux raisons :

  • psychologiquement : effacer tous les contenus crées par la personne décédée (commentaires, photos etc.) peut s’avérer très douloureux parce que cela donne l’impression de la voir mourir une deuxième fois ;
  • techniquement: pour supprimer définitivement un compte il faut passer par plusieurs étapes qui impliquent des aspects administratifs.

…et des solutions peu satisfaisantes

Les responsables de Facebook ont mis en place deux systèmes pour faciliter les démarches concernant la suppression, ou le maintien, d’un compte qui n’est plus actif.

En 2009, la modalité « commémoration » a été crée pour permettre aux proches de garder le profil et l’utiliser comme de lieu de recueillement pour les connaissances du défunt. Cependant, pour avoir un compte de commémoration, il faut justifier la mort de la personne avec un certificat de décès, lequel doit être envoyé à Facebook et approuvé par les responsables. Le problème ? Beaucoup de personnes s’inscrivent sur le site avec des faux noms et ceci peut causer des problèmes au niveau de l’approbation.

Pour résoudre ce problème, depuis 2005 Facebook propose aux utilisateurs de nommer un « légataire » du compte commémoratif, c’est-à-dire une personne responsable du compte en cas de décès. La marge de manœuvre du légataire est très limitée puisqu’il peut uniquement accepter de nouveaux amis, mettre à jour l’image de profil ou demander la suppression du compte.

Une identité immortelle

Le fait de désigner une personne responsable de notre compte Facebook peut paraitre comme un « testament numérique » qui nous permet de continuer à vivre même après notre mort physique. Notre identité devient alors immortelle, comme si nôtre âme était encore dans ce profil qui nous fait office de corps.

« Le Web représente en quelque sorte une allégorie de l’au-delà, on ne peut pas le toucher, ni le matérialiser. C’est un espace illimité, qui rend immortel : nous y survivrons tous après notre mort. Il y aura des traces. » Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans le numérique

Une question se pose alors : pourquoi vouloir continuer à exister ? On dirait presque que les gens ont peur d’être oubliés, qu’ils refusent d’être mis dans la « boite à souvenirs » et décident alors de continuer à vivre à travers une identité numérique qui ne peut (presque) jamais disparaitre.

Mais est-il vraiment correct pour nos proches de s’occuper de nous malgré le fait qu’on n’est plus là ?  Est-ce que ceci pourrait avoir un impact négatif sur leur deuil? Et en ce qui concerne notre vie privée ? Il ne faut pas oublier qu’une partie de ce qu’on était serait dévoilée sans scrupules à la personne qu’on a désigné comme responsable de notre profil . Il faut alors très bien la choisir.

Ce sont des questions que chacun de nous devrait se poser avant de décider de devenir immortel.

Sources

(Sources des images: http://nextplz.fr/smartphone-apps/content/2058998-qui-gerera-votre-facebook-apres-votre-mort / https://www.opnminded.com/2015/02/17/choisir-legataire-facebook-apres-sa-mort.html )

Auteur : Leah Szkielko

Relecture: Marie Schöpfer

#FOLLOWMYDAY : UN VOYAGE A TRAVERS LE REGARD DES EMPLOYES DE SWISS

La compagnie aérienne SWISS propose à ses collaborateurs de documenter leurs voyages. Ou comment faire rêver les candidats : un véritable outil marque employeur.

Une campagne sur les médias sociaux

#Followmyday est une campagne sur les médias sociaux lancée par SWISS. Son principe ? Tour à tour, les employés documentent leur voyage à l’autre bout du monde sur la page web dédiée à ces reportages. Les internautes peuvent ainsi suivre le voyage d’Anastacia, agent de bord, à Chicago, ou encore celui de Simone, Editrice en ligne du SWISS Travel Guide, en Corse.

Peu visible sur Facebook, la campagne est toutefois bien présente sur le compte Instagram @flyswiss. Elle y laisse la parole à l’instagramer du mois, un collaborateur qui devient un ambassadeur de marque en prenant les rênes du compte officiel de SWISS et capturant les moments forts de ses voyages ainsi que de son métier auprès de la compagnie aérienne.

Léon, agent de bord et instagramer du mois d’octobre

Grâce à la campagne #followmyday, la communauté de SWISS peut ainsi découvrir de nouvelles destinations et dénicher de bonnes adresses au travers des récits de voyages des employés, illustrés notamment par des cartes interactives et de nombreuses photos. Et puis, entrevoir les coulisses de ces métiers de l’air doit sûrement en faire rêver plus d’un et susciter des vocations, non ?

Une entreprise modèle en qualité de marque employeur

La compagnie aérienne nationale SWISS a été élue meilleure marque employeur en 2016 lors de la remise des Employer Branding Awards, grâce à sa nouvelle promesse et son enseigne, l’avion Faces of Swiss dédié à ses 9’000 collaborateurs. La campagne #followmyday suit cette ligne de conduite et constitue là aussi un outil de marque employeur.

Le premier Boeing 777-300ER de SWISS dédié aux collaborateurs

Truly SWISS…where people matter

En effet, au travers de ses diverses actions, SWISS valorise les avantages de travailler pour la compagnie. Ses efforts lui permettent d’être attractive du point de vue des candidats potentiels ainsi que d’impliquer les employés et d’augmenter leur satisfaction, leur motivation. Cette campagne est également un moyen pour la compagnie de faire connaître ses collaborateurs et leurs métiers. Une belle valorisation de l’univers de travail chez SWISS!

A lire ailleurs:

(Source des images: https://followmyday.swiss.com/en / https://www.youtube.com/watch?v=nO3gMheaWMs / https://www.instagram.com/flyswiss/ / https://www.swiss.com/worldofswiss/fr/histoire/faces-of-swiss)

Auteur: Natacha Wicht