LES MÉDIAS SOCIAUX ET LE POIDS DU REGARD DES AUTRES

Véritable outil de communication, les médias sociaux ne sont pas sans risques et représenteraient même un danger pour l’estime de soi. Un sujet qui demande réflexion.

Le côté sombre des médias sociaux

Nous vivons dans un monde où le virtuel fait partie intégrante de notre quotidien, nous sommes constamment interconnectés, notamment grâce aux médias sociaux. Aujourd’hui, 39% de la population mondiale est active sur ces médias. Cet outil magique nous permet de communiquer de manière instantanée avec qui l’on veut, quand on le veut et partout dans le monde. Merveilleux, n’est-ce pas?

Pourtant, nous vivons aussi dans un monde où l’image de soi a pris une place prépondérante, où la valeur d’une personne se mesure à coups de « likes » et où l’on se compare sans cesse à une perfection inatteignable.

Les 14-18 ans sont les plus affectés

À l’âge où se construit notre identité personnelle, le regard des autres a toute son importance. Ce phénomène n’a rien de nouveau, nous sommes tous passés par l’adolescence, ce stade de notre vie où nous nous posions toutes sortes de questions : « qui suis-je? », « quelle est ma place dans ce monde? », « suis-je aimé? », etc. Alors qu’est-ce qui a changé?

Le fait d’être constamment confronté à un idéal: des photos magnifiques, des personnes au corps parfait, des endroits idylliques. Tout cela ne fait que de nous rappeler que, nous, nous sommes loin d’être parfaits. Pourtant ces photos ne reflètent qu’une petite partie de la réalité, souvent retouchées et améliorées grâce à des filtres ou autres artifices. Un détail essentiel qu’on a tendance à oublier…

 

Essena O’Neill, star d’Instagram, décide en 2015 de dévoiler au public les conditions dans lesquelles ses photos « parfaites » ont été prises.

L’apparence avant tout: sur les médias sociaux, c’est le visuel qui prime. En même temps, une photo permet difficilement de juger l’intelligence d’une personne, me direz-vous. Alors on se contente de « liker » ou pas, en se basant uniquement sur l’esthétique, donnant ainsi une importance démesurée à l’apparence physique.

« I let myself be defined by numbers. » Essena O’Neill

La méchanceté gratuite: les médias sociaux installent une certaine distance entre les interlocuteurs, on communique derrière son écran, parfois avec des gens qu’on ne connaît pas et qu’on n’a jamais rencontrés dans la vraie vie. Tout cela créé un détachement émotionnel qui amène parfois à un manque considérable d’empathie. On assiste alors à des commentaires virulents, des critiques, des insultes, et parfois même des menaces.

Des conséquences néfastes…

Une étude britannique a révélé que 70% des jeunes affirment avoir une mauvaise image de soi après avoir passé du temps sur Instagram. L’apparence prend une telle importance chez les jeunes, que 1/5 refusent d’aller à l’école un jour où ils ne se trouvent pas attirants.

Ce manque de confiance en soi a des conséquences inquiétantes: dépression, anxiété, malnutrition, mauvais résultats scolaires, … La liste est longue. Mais que faire pour remédier à cela?

…mais aussi des solutions!

Selon La Royal Society, il faudrait développer des algorithmes permettant d’identifier et de signaler les photos retouchées. Ceci afin d’insister sur le fait que cette perfection, à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés, n’est pas réelle.

Meaghan Ramsey, directrice du « Dove Self-Esteem Project », estime, quant à elle, que la solution réside dans la façon dont nous nous valorisons les uns les autres. Nous devrions cesser de mettre l’apparence physique au centre et commencer à valoriser davantage les actions, les efforts, les accomplissements de chacun.

« We need to start judging people by what they do, not what they look like. » Meaghan Ramsey

À lire/voir ailleurs:

(Sources images: https://blogs.letemps.ch/dr-jean-gabriel-jeannot/2017/10/12/la-depression-mieux-diagnostiquee-par-instagram-que-par-les-medecins/ / http://www.elc.edu.au/en/newsroom/details/elc-facebook-we-made-it-to-7500-likes/elc-news / http://www.elle.com/culture/news/a31635/essena-oneill-instagram-social-media-is-not-real-life/ / https://www.youtube.com/watch?v=gXlIAS-rI4E)

Sources:

Auteur: Calliope Immer

Relecture: Marie Schöpfer, Vivien Furrer 

LES CONTACTS INTERPERSONNELS DE 1984 À 2017

Envahisseurs pour certains, opportunités pour d’autres, les réseaux sociaux sont des outils efficaces contre l’ennui que les internautes se créent eux-mêmes.

On se rappelle du fameux roman de Georges Orwell !  Et si nous avions atteint la dystopie crainte par l’écrivain visionnaire ? Le monde d’aujourd’hui ? Un monde où l’on ne peut se passer de son téléphone portable à table, où le bruit des notifications est d’or et le silence… N’en parlons pas, celui-ci a déjà disparu. Un univers où tournoient émoticônes, selfies et trolls. Un monde presque irréel dans lequel on entre chaque jour abandonnant la personne bien réelle qui reste seule à vous regarder de l’autre côté de l’écran.

L’avenir interactif d’un monde interconnecté.

Le délaissement du monde au profit d’un monde virtuel !

Bien que l’avancée certaine des TIC (technologie de l’information et de la communication) ait amélioré l’instantanéité et la qualité des échanges, certains chercheurs affirment que la communication réelle a diminué au profit de la communication virtuelle où les expressions faciales sont remplacées par des émoticônes et où les photos sont agrémentées de filtres travestissant la réalité. Privé de connexion, l’utilisateur a l’impression d’être coupé du monde… L’isolement social, une dimension dramatique à ne pas prendre à la légère.

Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler. (B. Arcand)

Une peur de l’affrontement dans la réalité…

Interagir au travers de différents réseaux sociaux pourrait être perçu positivement si l’on invoque la notion d’engagement. Sur Facebook, des communautés se créent défendant ardûment diverses causes à coup de likes et partages. Or, il semble plus facile de donner son avis sur une plateforme, parfois anonymement, que de proposer un dialogue lors d’éventuels conflits qui ne peuvent se passer d’un investissement dans la relation interpersonnelle.

Les interactions sociales cessent. Référence à Bowling Alone. (Putnam, 1995)

Une alternative ? Un contrat avec son téléphone !

Si on ne fait donc rien, on continuera à vivre dans l’illusion du like comme approbation sociale. Mais, peut-on encore s’en sortir ? Imaginez :  s’émanciper de la domination de son Iphone et entretenir avec lui une relation saine et maîtrisée. Guy Birenbaum, auteur de l’ouvrage « Petit manuel pour dresser son smartphone » nous donne quelques conseils :

  • supprimer toutes notifications ;
  • regarder nos réseaux sociaux quand on le désire ;
  • essayer des vacances en NO PHONES ZONES.

Allez, on commence tout de suite… J’éteins l’écran.

 

A lire et écouter ailleurs : 

 

Sources :

A.D. (2017, septembre 24). Guy Birenbaum : le smartphone, « un incroyable outil de servitude volontaire ». Récupéré sur Europe 1: http://www.europe1.fr/technologies/guy-birenbaum-le-smartphone-un-incroyable-outil-de-servitude-volontaire-3444278

Arcand, B. (2017). Bernard Arcand. Récupéré sur Le Figaro: http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/bernard-arcand-5881.php

Caron, A., & Caronia, L. (2005). Culture mobile : les nouvelles pratiques de communication, Montréal, Presses universitaires de Montréal, Coll.

Dfeldmann. (2015). 1984 (roman). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

Dystopie. (2010). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie

Gagnon, A. (2015). Les conséquences des technologies de l’information et de la communcation (TIC) sur le fonctionnement social des jeunes adultes de 18 à 30 ans. Récupéré sur http://constellation.uqac.ca: http://constellation.uqac.ca/3001/1/Gagnon_uqac_0862N_10068.pdf

Putnam, R. D. (2000). Bowling Alone. Récupéré sur Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Bowling_Alone

 

Sources images :  photos personnelles

 

Auteure : Jenna Meister

Relecture : Régine Bucher, Carlène Hofmann et Nicolas Schmid

 

L’E-SPORT : LA COMMUNAUTE VIRTUELLE EN PLEIN ESSOR

L’e-sport, mot désignant la pratique d’un jeu vidéo sur Internet, possède une histoire riche mais relativement récente. Bénéficiant d’un intérêt médiatique sans précédent, il se situe à un moment clé de son existence. Coup de projecteur sur le phénomène culturel.

Le show d’une superstar mondiale ? Non. Une compétition d’e-sport !

Une ascension fulgurante 

L’e-sport s’est réellement développé à l’orée des années 2000 grâce à la démocratisation d’Internet qui a permis de rassembler virtuellement les joueurs de jeux vidéo. Le premier tournoi de grande ampleur a mis aux prises plus de 1900 participants en 1997 à Atlanta aux Etats-Unis. Dès lors, il s’est doté peu à peu des structures essentielles à sa pérennisation. Les premières associations ont vu le jour et d’autres compétitions ont été mises sur pied. Les types de jeux vidéo se sont aussi diversifiés.

300 milliards de minutes de jeu ont été visionnées en 2016 sur Twitch !

Suite à la crise économique de 2008 qui a aussi ébranlé le secteur, la création de Twitch.tv (2011) a donné un second souffle à l’e-sport. La plateforme permet le visionnage en streaming de jeux vidéo et de sport électronique. Les compétitions sont ainsi désormais diffusées dans le monde entier et l’e-sport gagne rapidement en popularité.

Du loisir aux possibilités de carrière

D’un point de vue personnel, l’e-sport permet aux joueurs de développer et d’affirmer leur identité numérique. Dans ce champ spécifique, chaque individu utilise ses ressources socio-culturelles et technologiques pour s’élever dans cet espace social distinct, lieu de luttes symboliques entre ses acteurs.

Gagner sa vie avec l’e-sport, c’est possible !

Les gamers ont surtout la possibilité désormais d’accomplir une véritable carrière professionnelle et d’assouvir leur soif de reconnaissance sociale. L’argent qui gravite dans ce champ entraîne aussi de plus en plus d’individus – principalement issus de la génération Y – à s’engager dans cette aventure. Ce qui était au départ considéré comme une simple passion devient une option de carrière envisageable.

Une industrie « sportive » à encadrer

L’industrie de l’e-sport pèsera bientôt plus d’un milliard de dollars. Les prize money des compétitions grandissent année après année et rivalisent presque avec ceux de certains événements sportifs traditionnels majeurs. Les grandes marques n’hésitent plus non plus à investir dans le secteur et les médias s’emparent aussi du phénomène – chaînes dédiées à l’e-sport, rubriques de sites Web, magazines spécialisés, etc.

Les grandes marques sont tombées sous le charme de l’e-sport.

L’e-sport doit toutefois veiller à ce que son incroyable ascension ne lui joue pas des tours. En effet, il rencontre certains problèmes d’intégrité au même titre que les sports « traditionnels » :

  • Dopage ;
  • matchs truqués ;
  • utilisation de dispositifs de triche.

Leur résolution doit être une priorité afin que la discipline maintienne sa cote de popularité et que le public garde confiance en celle-ci. Des efforts en ce sens sont déjà fournis avec en tête de liste la création de l’ESICEsports Integrity Coalition – en 2016. Celle-ci a déjà procédé à ses premiers bannissements de joueurs et son autorité commence à s’étendre. Le chemin reste toutefois encore parsemé d’embûches pour l’e-sport. Il manque enfin une instance dirigeante clairement identifiable nécessaire pour la pérennisation de la discipline. En vue d’une introduction aux Jeux Olympiques ?

La communauté des gamers pourrait ainsi avoir un impact considérable – un de plus pour le numérique – sur le monde réel. Affaire à suivre !

A voir ailleurs :

Sources :

  • Giel, T., Hallmann, K. (2017). Competitive sports or recreational activity ? Sport Management Review.
  • Rennie, P., Sylvester, R. (2017). The world’s fastest-growing sport : Maximizing the economic success of sport whilst balancing regulatory concerns and ensuring the protection of those involved. Gaming Law Review, 21(8), 625-629.
  • Seo, Y. (2016). Professionalized consumption and identity transformations in the field of eSports. Journal of Business Research, 69, 264-272.

Sites web :

(Source des images: https://cdn2.nextinpact.com/images/bd/wide-linked-media/4144.jpg / https://www.esportsdailynews.fr/wp-content/uploads/2017/03/Marques-Esport-Monde.jpg / combologo_474x356.png)

Auteur : Ludovic Cuany

Relecture : Vivien Furrer

CRYSTAL, MON PETIT PSYCHOLOGUE DE POCHE

À la convergence entre la psychologie, la technologie et la communication, l’application Crystal puise dans le big data des informations sur les utilisateurs du web afin d’en dévoiler le profil psychologique et de proposer un mode d’interaction adapté.

Quatre interlocuteurs, quatre personnalités, quatre manières de proposer un rendez-vous :

 

Dans cet exemple, les contacts sont de véritables personnes – y compris l’auteure de cet article – mais les e-mails sont rédigés par un logiciel.

Comment ça fonctionne ?

La superposition de toutes les traces laissées sur le web – consciemment ou non – constituent l’identité numérique.

L’application Crystal en extrait les informations accessibles dans les bases publiques de données pour les passer au crible d’un modèle psychologique éprouvé, le Myers Briggs Type Indicator. Le résultat de son analyse révèle pour chaque utilisateur du web :

  • un profil psychologique (parmi 16) ;
  • un mode d’interaction et un style de communication à adopter ;
  • une description du type de relation attendue entre la personne et soi-même.

Comment accéder aux résultats de Crystal ?

Moyennant un paiement pour les fonctionnalités les plus élaborées, les résultats de base de Crystal sont gratuits et accessibles de trois manières :

  • indiquer un nom ou une adresse e-mail dans la base de données de Crystal ;
  • importer ses contacts Google dans Crystal ;
  • télécharger l’extension Crystal du navigateur Chrome de Google qui fonctionne avec Gmail et LinkedIn.

Quelle fiabilité ?

La présence sur le web n’est pas la même pour tous. Crystal propose un indice de confiance se basant sur le volume d’informations collectées et la diversité des sources. Chacun peut affiner son propre profil en remplissant un test de personnalité sur le site de Crystal.

La peur du big data 

Les algorithmes qui exploitent le big data vont sans doute s’affuter à l’avenir, quant aux identités numériques, elles vont s’étoffer. Recrutement, marketing, management ; il est probable que des applications comme Crystal deviennent dans le futur d’indispensables béquilles.

Or, l’utilisation du big data par Crystal atteint un degré d’intrusion élevé, provoquant à la fois fascination et peur.

« People are extremely intrigued and creeped out at the same time. » Drew D’Agostino, fondateur de Crystal

Louise Merzeau, spécialiste de l’identité numérique, propose alors à l’utilisateur de se ré-approprier ses traces sur le web plutôt que de craindre leur utilisation.

« […] plutôt qu’exhorter l’utilisateur à protéger ses données apprenons-lui à leur affecter des finalités en fonction de ses attentes et des intérêts de sa communauté. » Louise Merzeau (2013)

Crystal, ou comment apprivoiser son identité numérique.


Références :

  • ERTZSCHEID, Olivier. « Qu’est-ce que l’identité numérique ? Enjeux, outils, méthodologies. » Nouvelle édition [en ligne]. Marseille : OpenEdition Press, 2013. http://books.openedition.org/oep/332 consulté le 3 décembre 2017
  • MERZEAU Louise. L’intelligence des traces. Intellectica – La revue de l’Association pour la Recherche sur les sciences de la Cognition (ARCo), Association pour la Recherche sur la Cognition, 2013, 1 (59), p.115-135. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01071211 consulté le 3 décembre 2017
  • https://www.crystalknows.com/ consulté le 3 décembre 2017

A lire ailleurs :

Source des images :

Auteure : Fabienne Bagnoud

Dans cet article, l’emploi du masculin pour désigner des personnes n’a d’autres fins que celle d’alléger le texte.

#FOLLOWMYDAY : UN VOYAGE A TRAVERS LE REGARD DES EMPLOYES DE SWISS

La compagnie aérienne SWISS propose à ses collaborateurs de documenter leurs voyages. Ou comment faire rêver les candidats : un véritable outil marque employeur.

Une campagne sur les médias sociaux

#Followmyday est une campagne sur les médias sociaux lancée par SWISS. Son principe ? Tour à tour, les employés documentent leur voyage à l’autre bout du monde sur la page web dédiée à ces reportages. Les internautes peuvent ainsi suivre le voyage d’Anastacia, agent de bord, à Chicago, ou encore celui de Simone, Editrice en ligne du SWISS Travel Guide, en Corse.

Peu visible sur Facebook, la campagne est toutefois bien présente sur le compte Instagram @flyswiss. Elle y laisse la parole à l’instagramer du mois, un collaborateur qui devient un ambassadeur de marque en prenant les rênes du compte officiel de SWISS et capturant les moments forts de ses voyages ainsi que de son métier auprès de la compagnie aérienne.

Léon, agent de bord et instagramer du mois d’octobre

Grâce à la campagne #followmyday, la communauté de SWISS peut ainsi découvrir de nouvelles destinations et dénicher de bonnes adresses au travers des récits de voyages des employés, illustrés notamment par des cartes interactives et de nombreuses photos. Et puis, entrevoir les coulisses de ces métiers de l’air doit sûrement en faire rêver plus d’un et susciter des vocations, non ?

Une entreprise modèle en qualité de marque employeur

La compagnie aérienne nationale SWISS a été élue meilleure marque employeur en 2016 lors de la remise des Employer Branding Awards, grâce à sa nouvelle promesse et son enseigne, l’avion Faces of Swiss dédié à ses 9’000 collaborateurs. La campagne #followmyday suit cette ligne de conduite et constitue là aussi un outil de marque employeur.

Le premier Boeing 777-300ER de SWISS dédié aux collaborateurs

Truly SWISS…where people matter

En effet, au travers de ses diverses actions, SWISS valorise les avantages de travailler pour la compagnie. Ses efforts lui permettent d’être attractive du point de vue des candidats potentiels ainsi que d’impliquer les employés et d’augmenter leur satisfaction, leur motivation. Cette campagne est également un moyen pour la compagnie de faire connaître ses collaborateurs et leurs métiers. Une belle valorisation de l’univers de travail chez SWISS!

A lire ailleurs:

(Source des images: https://followmyday.swiss.com/en / https://www.youtube.com/watch?v=nO3gMheaWMs / https://www.instagram.com/flyswiss/ / https://www.swiss.com/worldofswiss/fr/histoire/faces-of-swiss)

Auteur: Natacha Wicht

GenY vous dit de Just Do It

Les millénaires s’accordent beaucoup d’attention au fitness. Cela a créé une croissance énorme dans les applications de fitness et wellness. Je vais découvrir ce phénomène avec l’exemple de Nike.

Les enfants du millénaire, ou bien la génération Y, regroupe des individus nés approximativement entre les années 1980 et le milieu des années 1990. Ce sont les natifs du numérique, ayant grandi pendant l’explosion du web documentaire et du web social avec toutes ces nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness
Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness

Ils utilisent leur natel pour pratiquement tout – consommation du contenu, shopping, pour parler avec leurs amis, etc. Mais d’ailleurs, les millénaires accordent la plus de valeur à la famille et la santé. Ils sont la force motrice derrière de la croissance de 88% dans les applications liées au fitness et wellness. C’est une génération sur le pouce, avec un mode de vie actif, et qui apprécie les marques capables à s’adapter à cette cadence accélérée.

Sachant que la GenY accorde beaucoup de l’attention au contenu, il est important de le garder en tête, lorsqu’on essaye de connecter avec eux. La magie ce n’est que d’être présent online. Plus important c’est comment on est présent. Quel est le contenu? Est-ce qu’il s’engage? Les jeunes peuvent-ils faire confiance en ce qu’on leur propose? Peuvent-ils faire confiance en cette marque?  

Nike, dans leur top 10

Grâce à sa nature personnalisable, une des marques qui est définitivement dans la liste de favoris des millénaires est Nike. 40% des jeunes veulent être impliqués dans la co-création des marques mais également des produits. En jetant un coup d’oeil au site officiel de cet équipementier américain, on trouve les onglets “Homme”, “Femme”, “Garçon”, “Fille”, et “Personnaliser”. Ils ont toute une section dédiée à personnaliser leurs produits. Ce qui est extrêmement important pour les millénaires qui veulent que la marque reflète leur personnalité.

Même plus important que la personnalisation est la forte présence sur le web. 62% des millénaires sont plus loyaux aux marques avec la présence sur les réseaux sociaux qui s’engage directement avec les consommateurs. Ou bien avec les consom’acteurs, désignant un nouveau type de consommateur, un consumériste averti, qui n’accepte plus passivement les biens et les services qu’on lui propose. Ceci étant, ces millénaires s’attendent à avoir une relation authentique et réelle avec les marques qu’ils aiment, et pour qui, ils sont prêts à partager leurs réactions, soit positives, soit négatives.

social-media-marketing-nike-plus-21Nike est sans aucun doute en avance sur ses concurrents quand il s’agit de l’engagement social. Avec leur 27.3m de fans sur Facebook et 67.6m sur Instagram, et avec le contenu qui ne cesse pas d’être inédit, cool, et attractif, je pense que Nike est un exemple parfait à utiliser.

“Notre but ultime est celui de nous connecter avec le consommateur là où il se trouve. Nous comptons y arriver en délivrant le bon message à la bonne personne au bon moment, en incitant nos fans à participer et
à interagir avec nous de manière spontanée et directe.”  – Jesse Stollack, directeur du département digital chez Nike de 2010 jusqu’à 2014

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Nike crée une communication privilégiée avec ses consommateurs

Alors, quelles sont les stratégies sociales de Nike?

Selon Mikolaj Jan Piskorski, l’auteur de A Social Strategy: How We Profit From Social Media, on peut conclure les stratégies de Nike en trois points.

  1. Nike augmente la volonté de payer pour ses produits en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes et de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils connectent le produit aux plateformes sociales de Nike.
  2. Nike baisse ses coûts d’acquisition de clients en permettant aux gens de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils publient des mises à jour et des vidéos.
  3. Nike baisse son coût d’acquisition de données en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes quand ils courent beaucoup et soumettent des données de leurs trajets.

L’incorporation des médias sociaux dans l’activité physique et sportive est le futur pour l’industrie fitness. Les millénaires sont définitivement sur la ligne de départ de cette nouvelle tendance. Je ne sais pas pour vous, mais quant à moi, j’ai hâte de voir les étapes suivantes qui nous attendent. Mais pour le moment, il est temps de prendre mon sac de sport et aller au gym!

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Sources:

Sources des images: 

Auteure: Melani Kalev

Dénonciation ou manipulation: la vérité qui se cache derrière un compte Instagram à succès

Modèles, blogueurs, entraîneurs sportifs ou encore cuisiniers en herbe, les médias sociaux ont redéfini la notion de célébrité à travers la création d’influenceurs du Web. D’un autre côté on suit, on admire, on jalouse parfois même ces nouvelles idoles des générations Y et Z. Mais en réalité que se cache derrière ces Instafamous personae ?

« Etre populaire sur Instagram c’est à peu près la même chose que d’être riche au Monopoly » Glamour, France, août 2016

La vie que quelqu’un mène sur Instagram n’est pas aussi Instaperfect qu’elle peut sembler, voire même être réelle! Louise Delage en est le parfait exemple.

Cette jeune parisienne de 25 ans a fait ses débuts sur la plateforme en partageant des photos de son mode de vie luxueux. Allant de son look chic à ses vacances somptueuses ou encore en passant par des fêtes extravagantes, Louise Delage a obtenu en moins de deux mois sur son compte Instagram plus de 47’000 followers, tous prêts à la suivre dans ses aventures Instamagical.

Mais qui est Louise Delage ?

La jeune star Instragram est en réalité une contrefaçon ! « Louise » est une création de BETC Digital, une agence marketing parisienne qui a lancé, à l’aide du faux compte, une campagne d’aide à l’addiction intitulée « Like My Addiction ».

En effet, n’avez vous pas remarqué quelque chose d’étrange à propos de Louise ? Ne vous en faites pas, presque personne n’a distingué la supercherie : sur chacune des photos qui mettent en scène la somptueuse vie de Louise Delage, la it girl tient un verre d’alcool.

L’organisation qui se cache derrière ce faux compte a voulu sensibiliser les jeunes utilisateurs d’Instagram à propos de l’omniprésence d’alcool sur les réseaux sociaux et démontrer qu’il est difficile de remarquer l’addiction d’une personne. La campagne entendait faire comprendre aux internautes que sans même s’en rendre, via un simple like, ces derniers peuvent entretenir le comportement à risque d’une personne.

Le dernier poste sur le compte de Louise Delage, une vidéo, a valeur de dénouement : elle nous montre que cette jolie jeune femme est entourée d’alcool sur chacune des photos partagées. On peut donc dire qu’aucun abonné ne connaissait la vraie Louise…

Faux mouvements et manipulations

Manipulation communicationnelle ou dénonciation judicieuse, ce type de campagne de marketing viral est de plus en plus répandu. Allant de la création de faux comptes en ligne ou encore au camouflage intentionnel d’une personnalité ou d’une entreprise derrière un média social, ces faux mouvements sur Internet peuvent être contestés.

Cette nouvelle technique, intitulée l’astroturfing, s’effectue lorsque la source du message cache sa réelle identité et donc ainsi ses propres objectifs. Cette stratégie communicationnelle est réalisée en général par des organisations, des entreprises ou encore des parties politiques qui conçoivent une fausse identité et se cachent ainsi en organisant des campagnes afin d’influencer la société à son propre insu.

Le faux compte de « Louise » et les buts qu’il vise peuvent être débattus. Mais jusqu’où cela peut-il aller ? Une chose est sûre, les réseaux sociaux donnent un grand pouvoir en matière de manipulation qu’il ne faut pas négliger. Si les médias traditionnels, au cours de leur histoire, ont produit leur propre critique, aujourd’hui, l’un des enjeux du Web 2.0 est sans doute la fabrication, par les internautes eux-mêmes, d’un nouveau sens critique et d’une réflexivité qui soient en mesure de décoder la complexité des informations et des messages iconiques en ligne.

Sources

Vidéo

(Sources des images : https://www.instagram.com/louise.delage/?hl=enhttp://www.canvas8.com/signals/2016/09/28/louise-delage-hoax.html?navPath=LIBRARY–LATEST)

Auteur : Victoria Jaccoud.