LES CONTACTS INTERPERSONNELS DE 1984 À 2017

Envahisseurs pour certains, opportunités pour d’autres, les réseaux sociaux sont des outils efficaces contre l’ennui que les internautes se créent eux-mêmes.

On se rappelle du fameux roman de Georges Orwell !  Et si nous avions atteint la dystopie crainte par l’écrivain visionnaire ? Le monde d’aujourd’hui ? Un monde où l’on ne peut se passer de son téléphone portable à table, où le bruit des notifications est d’or et le silence… N’en parlons pas, celui-ci a déjà disparu. Un univers où tournoient émoticônes, selfies et trolls. Un monde presque irréel dans lequel on entre chaque jour abandonnant la personne bien réelle qui reste seule à vous regarder de l’autre côté de l’écran.

L’avenir interactif d’un monde interconnecté.

Le délaissement du monde au profit d’un monde virtuel !

Bien que l’avancée certaine des TIC (technologie de l’information et de la communication) ait amélioré l’instantanéité et la qualité des échanges, certains chercheurs affirment que la communication réelle a diminué au profit de la communication virtuelle où les expressions faciales sont remplacées par des émoticônes et où les photos sont agrémentées de filtres travestissant la réalité. Privé de connexion, l’utilisateur a l’impression d’être coupé du monde… L’isolement social, une dimension dramatique à ne pas prendre à la légère.

Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler. (B. Arcand)

Une peur de l’affrontement dans la réalité…

Interagir au travers de différents réseaux sociaux pourrait être perçu positivement si l’on invoque la notion d’engagement. Sur Facebook, des communautés se créent défendant ardûment diverses causes à coup de likes et partages. Or, il semble plus facile de donner son avis sur une plateforme, parfois anonymement, que de proposer un dialogue lors d’éventuels conflits qui ne peuvent se passer d’un investissement dans la relation interpersonnelle.

Les interactions sociales cessent. Référence à Bowling Alone. (Putnam, 1995)

Une alternative ? Un contrat avec son téléphone !

Si on ne fait donc rien, on continuera à vivre dans l’illusion du like comme approbation sociale. Mais, peut-on encore s’en sortir ? Imaginez :  s’émanciper de la domination de son Iphone et entretenir avec lui une relation saine et maîtrisée. Guy Birenbaum, auteur de l’ouvrage « Petit manuel pour dresser son smartphone » nous donne quelques conseils :

  • supprimer toutes notifications ;
  • regarder nos réseaux sociaux quand on le désire ;
  • essayer des vacances en NO PHONES ZONES.

Allez, on commence tout de suite… J’éteins l’écran.

 

A lire et écouter ailleurs : 

 

Sources :

A.D. (2017, septembre 24). Guy Birenbaum : le smartphone, « un incroyable outil de servitude volontaire ». Récupéré sur Europe 1: http://www.europe1.fr/technologies/guy-birenbaum-le-smartphone-un-incroyable-outil-de-servitude-volontaire-3444278

Arcand, B. (2017). Bernard Arcand. Récupéré sur Le Figaro: http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/bernard-arcand-5881.php

Caron, A., & Caronia, L. (2005). Culture mobile : les nouvelles pratiques de communication, Montréal, Presses universitaires de Montréal, Coll.

Dfeldmann. (2015). 1984 (roman). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

Dystopie. (2010). Récupéré sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie

Gagnon, A. (2015). Les conséquences des technologies de l’information et de la communcation (TIC) sur le fonctionnement social des jeunes adultes de 18 à 30 ans. Récupéré sur http://constellation.uqac.ca: http://constellation.uqac.ca/3001/1/Gagnon_uqac_0862N_10068.pdf

Putnam, R. D. (2000). Bowling Alone. Récupéré sur Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Bowling_Alone

 

Sources images :  photos personnelles

 

Auteure : Jenna Meister

Relecture : Régine Bucher, Carlène Hofmann et Nicolas Schmid

 

ATTENTATS ET RESEAUX SOCIAUX – POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE


Les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 marquèrent le début d’une série d’attentats djihadistes en Europe et dans le monde, faisant toujours plus de victimes. Les réseaux sociaux se sont alors imposés comme accompagnateurs de tels événements. Voyons cela…

 Paris, Bruxelles, Nice, la liste noire ne cesse de s’agrandir et à ces tragiques événements se joignent désormais inévitablement les réseaux sociaux. Dans une société  surconnectée telle que la nôtre, ils deviennent des outils cruciaux pour s’informer de manière quasi instantanée du déroulement des faits. Ils surpassent même les médias traditionnels et sont parfois alors conseillés par les autorités afin de dégorger les réseaux de télécommunication, comme ce fut le cas lors des attentats de Bruxelles.


Pourquoi on les aime

Mais alors, outre le fait qu’ils diffusent les informations de manière extrêmement rapide, parfois même plus que les réseaux traditionnels, que peuvent-ils bien nous apporter? Vous avez dû entendre parler du fameux « SafetyCheck ». Facebook l’a mis en place pour permettre de signaler d’un simple clic à ses amis que vous êtes en sécurité lors d’attentats terroristes. En plus de cela, l’activation de cette alerte nous informe désormais que quelque chose de grave est en train de se passer.

L’incroyable mouvement de soutien des Parisiens grâce à Twitter

Les hashtags pour leur part ont prouvé leur utilité lors des attentats de novembre 2015 à Paris. Ce soir-là, des centaines de tweets contenant le #PortesOuvertes offraient la possibilité aux personnes ne pouvant rentrer chez elles de se réfugier chez des locaux ouvrant généreusement les portes de leur foyer. Ils permirent également la diffusion en masse de tweets de proches désespérés et sans nouvelles des leurs, se terminant parfois sur d’heureuses retrouvailles.

« Dessins-hommages » se répandent par milliers sur la toile.

Les réseaux sociaux sont de plus le support idéal pour commémorer les disparus et leur rendre hommage. Ils permettent une propagation mondiale de messages de solidarité sous toutes formes. Il n’est ainsi plus nécessaire de présenter le hashtag #PrayForX qui est désormais automatiquement crée et adapté à la ville touchée. Les utilisateurs de Facebook ont également la possibilité de customiser leur photo de profil aux couleurs du pays, montrant ainsi leur soutien.

« comme si, avec la multiplication des attentats, chacun connaissait désormais la procédure à suivre » – Nicolas Vanderbiest


Pourquoi on en est plus vraiment sûr…

Attention, les réseaux sociaux ne sont pas toujours nos alliés. Le problème réside dans le contrôle et la modération du contenu partagé. Des images chocs portant atteintes à la dignité humaine sont ainsi à la portée de tous et provoquent chez certaines personnes un traumatisme certain. Il est également difficile de vérifier la véracité de tout ce qu’on peut y lire et voir, ainsi de fausses rumeurs se propagent parfois et ne font qu’aggraver la situation.

Lors des attentats de Nice et comme souvent, de fausses rumeurs se sont propagées.

Alors voilà, on se sent peut être encore partagé à leur égard, on vogue entre le devoir d’informer la population pour sa sécurité, l’obligation de respecter la liberté d’expression de chacun, et la responsabilité d’empêcher la diffusion d’images macabres par respect pour victimes et proches. Le débat reste ouvert…


A lire ailleurs:

Sources: 

(Sources des images: http://www.webdo.tn/2015/11/14/attentat-de-paris-porteouverte-lance-sur-twitter-pour-offrir-un-abri-aux-parisiens/http://www.nicematin.com/faits-divers/les-dessins-hommage-fleurissent-sur-les-reseaux-sociaux-apres-les-attaques-de-bruxelles-34325/http://www.bfmtv.com/societe/attentat-de-nice-ces-fausses-rumeurs-qui-circulent-1006501.html / http://thomerlasogne.over-blog.com/2015/11/hommage-aux-victimes-des-attentats-du-13-novembre-2015.html / http://www.purebreak.com/news/attentats-a-paris-les-dessins-en-hommage-aux-victimes/91602)

Auteure: Megan Marendaz

Relecture: Emmi Zoccolan

PIC SPEECH : LE NOUVEAU LANGAGE DES JEUNES

Le Pic Speech : quand les images et les émoticônes deviennent les nouveaux vecteurs préférés des générations Y et Z pour communiquer entre eux sur les réseaux sociaux.

Le discours par l’image

L’apparition des multiples réseaux sociaux ces dernières années a favorisé l’usage de l’image dans le discours. Le Pic speech, aussi nommé « image conversationnelle » par le sociologue André Gunthert, est devenu en peu de temps, le moyen de prédilection des jeunes pour communiquer entre eux.

Les nouvelles générations sont constamment connectées et baignent dès leur plus jeune âge dans cette culture de l’image. C’est pourquoi le Pic Speech est de nos jours le mode d’expression le plus spontané et naturel chez les jeunes.

L’image comme moyen d’expression

Les générations Y et Z tendent à se démarquer en utilisant une forme d’expression différente de celle de leurs parents. Elles combinent divers types de contenus comme des photos, du texte, des émoticônes, des vidéos ou encore des gifts. En effet, le Pic Speech est une façon plus créative de s’exprimer car il mélange l’écrit et l’image. Il permet aussi d’entretenir des relations et suscite la réaction.

Prendre des photos et les partager est une des activités préférées des nouvelles générations

Selon Thu Trinh-Bouvier, « le Pic speech leur permet d’investir de nouveaux espaces de liberté d’expression tout en répondant à leur quête d’autonomie et reflétant la construction de leur identité ».

Depuis l’apparition du smartphone et des applications phares comme Snapchat et Instagram, l’utilisation des images est encore plus remarquée. En effet, l’activité préférée des dernières générations consiste à prendre des photos et les partager sur les réseaux sociaux. Les adolescents envoient des dizaines de photos par jours à leurs amis. Ils photographient tout ce qu’ils font et partagent tout avec leur entourage. Sur les réseaux sociaux, il y a une mise en valeur de soi à travers des selfies. Ceux-ci peuvent être retouchés à l’aide de filtres, ce qui ouvre la porte à plus de créativité.

Les émoticônes comme vecteur d’émotion

Le Pic speech ce n’est pas uniquement communiquer à travers des images et des vidéos, mais aussi à travers des émoticônes. Ces dernières permettent une meilleure interprétation du message et partagent une émotion. Ils sont là pour décrire notre humeur ou notre état d’esprit et accompagne le texte. Comme le dit Thu Trinh-Bouvier, « un SMS sans émoticône est perçu comme violent, comme s’il y avait une tension, que la personne était contrariée ». Pour les jeunes, les images et les émoticônes sont alors le meilleur moyen pour partager leur vécu et leurs émotions.

A lire ailleurs :

Sources :

Auteure : Emmi Zoccolan

Relecture : Megan Marendaz

Influenceurs, un phénomène de mode ?

Devenir un influenceur sur les réseaux sociaux est devenu un phénomène de mode dans la société dans laquelle on vit. Les tutos sur « Comment devenir un influenceur » foisonnent et rendent encore plus accessible cette tendance. Ce phénomène attire de plus en plus de jeunes qui voient dans cette nouvelle forme de « célébrité » également un moyen de se faire de l’argent.

Le Marketing d’Influence Sociale (SIM)

Dans le domaine du marketing, cela fait des années qu’on se rend compte que la publicité traditionnelle ne fonctionne plus autant bien qu’avant, notamment en ce qui concerne les jeunes (Goldsmith and Clark, 2008). La faute à ces publicités intrusives, notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook ou YouTube, ce qui pousse les utilisateurs à s’en prévenir grâce à des logiciels comme Ad Block, qui permettent de passer les publicités ou simplement de les masquer. L’impact pour les marques est conséquent puisqu’ils ont de plus en plus de mal à atteindre des clients potentiels.

L’introduction d’influenceurs  a donc été vu comme une évidence. Les conseils de ces leaders d’opinion sur les réseaux sociaux à propos des produits ou autres ont eu un grand impact sur les attitudes, décisions et comportements de leurs followers. On écoute leurs conseils car on leur fait confiance.

En quelques années, on est passé de quelques influenceurs à un nombre qui ne fait que de s’accroître Le phénomène a pris une telle ampleur qu’on retrouve même des tutoriels dans de grands magazines de modes sur, par exemple, « Comment devenir un vrai influenceur sur Instagram » (ELLE, novembre 2017).

Cette tendance attire de plus en plus les jeunes, car comme cité par Sébastien Bouillet, cofondateur d’Influence4you, première agence française de contenu en ligne d’apparence éditoriale, « N’importe qui peut devenir influenceur. » (Le Temps, mai 2017).

Le bon cocktail permettant à chacun et chacune de devenir influenceur sur les réseaux sociaux est tout simplement un doux mélange de photos d’excellente qualité et d’une grande communauté.


Fake Influenceurs

Actuellement, les marques rémunèrent les influenceurs en fonction du nombre de followers ou du nombre de vues. Cette méthode de rémunération implique que plus le nombre de personnes qui nous suit est élevé, plus grand sera l’impact. L’hypothèse étant que si une personne est populaire et que beaucoup de personnes la suive, alors ce qu’elle pense doit forcément être une référence.

Rémunération sur les différents réseaux sociaux en fonction du nombre de followers.

On comprend donc mieux pourquoi ces jeunes se laissent tenter par l’achat de followers pour faire gonfler leurs profils et essayer de décrocher des contrats avec des marques.

D’après un étude menée par la SRF, entre 26% et 31% des followers d’influenceurs suisses n’existeraient pas (SRF, Octobre 2017).

Les conséquences principales pour les marques qui proposent des partenariats avec ces personnes sont la perte de crédibilité auprès de leurs clients, mais aussi la perte d’argent, car ils financent de faux influenceurs qui ont artificiellement gonflé leurs nombre de followers. L’impact que cela peut avoir sur l’image de la marque est immesurable.

Une solution, le micro-influenceur?

Lors de l’apparition des premiers influenceurs, les gens avaient confiance du fait de leur position de leaders d’opinion. Cependant, petit à petit, les followers ont commencé à se rendre compte que les personnes qu’elles suivaient ne donnaient pas simplement leur avis sur un produit ou une marque mais qu’elles étaient payées pour ça. Cela a commencé à remettre en question l’intégrité de ces personnes en lesquelles ils avaient confiance. Si on ajoute à cela une communauté qui comporte une majorité de faux comptes, cela ne fait qu’empirer les choses.

Pour retrouver cette sincérité et cette transparence, les entreprises ont trouvé une solution et se tournent de plus en plus vers le micro-influencing ou « magic middle » qui sont des « petits » influenceurs très spécialisés. Leurs interventions sont jugées plus spontanées et authentiques et sont d’autant plus apprécié et cela se remarque notamment du fait que leur communauté a un taux d’engagement plus élevé que pour de traditionnels influenceurs.

Une conclusion assez évidente que l’on peut en tirer est que malgré la société dans laquelle on vit, qui nous pousse à être de plus en plus actif sur les réseaux sociaux et cette pression qui poussent les jeunes vers la popularité, cela ne va pas forcément de pair avec une grande communauté, surtout quand celle-ci est majoritairement composée de faux compte. L’authenticité et la confiance sont deux valeurs qu’on oublie un peu trop à mon avis et qui sont inéluctablement le futur du Marketing d’Influence Sociale.

Sources:

(Source des images/vidéo : https://www.instagram.com/p/BcHhz9vDI9V/?hl=fr&taken-by=chiaraferragni / https://www.bloomberg.com/news/features/2016-11-30/confessions-of-an-instagram-influencer / https://brandandcelebrities.com/blog/quels-tarifs-pour-les-influenceurs-0317/ )

Auteur: Yaël Mento

Profite de ton divertissement car c’est un moment unique !

Combien de fois cela t’est-il arrivé d’aller à un spectacle, un concert, un événement où les gens s’amassent ? Difficile d’y voir quelque chose, et juste devant toi (bien-évidemment, pile dans ton champ de vision déjà très faible), un grand malin sort son Smartphone pour prendre une photo, un film et le « insérer nom de réseau social»-er ?

Alors oui, on le fait tous, mais pourquoi ?

Wendy Fonarow, professeure d’anthropologie, à Los Angeles (USA), s’est amusée, au second degré, à donner 10 raisons qui te poussent à sortir ton Smartphone en concert. Par exemple, il est vrai que regarder un concert à travers un écran devant soi n’est pas si mal finalement. Au moins, on n’a pas le risque de voir une image tronquée et montée par quelqu’un d’autre ! Ou encore, tu devras prouver à tout le monde que tu étais bien au concert non ? Le lendemain, quand tu te retrouveras au bar avec tes amis, il faudra bien leur montrer de la matière même si la qualité est exécrable…

Mais tu es innovant(e), et tu sais, par exemple, qu’en allant au Montreux Jazz, tu n’as pas besoin de sortir ton Smartphone car ils ont une super apps qui filme bien mieux que toi !

Je t’explique comment ça marche, tu télécharges l’apps, tu t’inscris avec ton adresse e-mail. Tu actives ton Bluetooth pendant le concert (allez, on t’autorise à le sortir juste pour ça) et dès qu’un moment te plait, tu appuies sur un bouton dans l’apps et ça t’enregistre les 30 dernières secondes du show qualité HD sur tes réseaux préférés.

Mais alors, tu suis ton « Event » avec ton Smartphone, à la main, et dès qu’un moment te plait, tu es dessus ?

Laurent Karila (2003), psychiatre, à Paris, dit que « les symptômes de l’usage abusif du Smartphone sont peu différents des addictions telles que la drogue, le sexe ou les jeux d’argent. »

C’est une utilisation excessive et l’envie d’utilisation du Smartphone qui nous rend addictif. Mais la faute vient-elle du Smartphone réellement ?
Lorsqu’on regarde un « facebook live » ou des vidéos « Event » de nos amis sur les réseaux sociaux, finalement, peu importe l’appareil utilisé, mais cette proposition postée sur les réseaux sociaux.

Esa Sirkkunen, professeur en sociologie et communication à Tampere (Finlande), vient donner « des niveaux de participations » à la participation dans les médias sociaux. Il y a deux types de motivations à participer dans les médias sociaux, que ce soit de façon individuelle ou communautaire.

A titre individuel, nous participons aux médias sociaux pour nous exprimer, agrandir notre capital social ou encore avoir des « feedbacks » de nos postes.

Au niveau communautaire, je pourrais partager ma vidéo sur un groupe. Ceux qui ne sont pas venus seraient ravis et me donneraient, peut-être, des conseils pour mieux filmer la prochaine fois. Vive la coopération des réseaux sociaux !

En fait, ai-je besoin de communiquer sur les réseaux sociaux ou ai-je, plutôt le désir de le faire… ?

Selon l’approche de Bishop, directeur de la technologie de l’information, chercheur et écrivain, à Swansea (Pays de Galles), si je suis en mode « partage », mais si ma communauté ne le valorise pas, alors, je suis bloqué et ma participation risque d’être impactée.

En effet, lorsque je poste une vidéo sur les réseaux sociaux, ma motivation est liée, par exemple, à un désir de faire partie d’une communauté. Mais je serais vite limité d’accomplir ce désir à cause d’autres éléments. Si j’hésite à le faire, c’est parce que mes amis ou les gens sur internet pourraient penser que ma vidéo est nulle car j’ai surement une croyance qui est différente de la communauté dans laquelle je voudrais intervenir. Cela va donc limiter ma capacité à agir concrètement.

Les réseaux sociaux, je connais et je maitrise. Je n’ai donc pas de soucis à me faire. J’ai la capacité d’utiliser mon Smartphone, d’agir et d’interagir. Cependant, les autres facteurs, tels que l’utilisation de mon browser ou encore la compréhension des textes que je vais mettre, pourraient me bloquer.

Il est vrai que je pourrais mettre des #Hashtags ou une description qui n’a aucun sens et les gens ne le comprendraient pas.

OUI, vouloir capturer l’instant unique d’un « Event » te pousse éventuellement à le partager sur les réseaux sociaux par la suite.

OUI, une image vaut 1000 mots.

OUI, tu sens un besoin de la faire.

Mais ton souvenir et ta façon de raconter ton expérience en valent beaucoup plus. TON Smartphone, ta vie, oui si tu veux… mais reste humain et vis (impératif avec s) plutôt TON « Event ».

Essaie de prendre en photo ou filmer dans la nuit le ciel étoilé, tu comprendras que tes propres yeux valent tous les Smartphones du monde.

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Crédits :

CUTS : http://www.montreuxjazzfestival.com/fr/content/partagez-vos-concerts-avec-des-videos-de-haute-qualite

Enquêtes sur l’addiction des jeunes aux smartphones : https://hal-uag.archives-ouvertes.fr/hal-01375819/document

10 reasons it’s ok to use your mobile at a gig : https://www.theguardian.com/music/musicblog/2013/sep/02/10-reasons-use-mobile-phone-gig

Sirkkunen, Esa, ’Vertaismedia haastaa perinteisen joukkoviestinnän [Peer media challenge traditional mass media]’, in Pekka Aula, Janne Matikainen & Mikko Villi (eds.), Verkkoviestintäkirja, Helsinki: Yliopistopaino 2006, pp. 137-158.

Bishop, Jonathan, ‘Increasing participation in online communities: A framework for human-computer interaction’, Computers in Human Behaviour 23, 2006, pp. 1881-1893.

GIF illustrations :

Concert GIF : http://giphy.com/gifs/concert-dYNuZhFM2teIE

Mobile GIF : http://giphy.com/gifs/mobile-10hKlBQSv1OtCU

Night GIF : http://giphy.com/gifs/night-stars-GC7C2Fi902BDG

Auteur : Gabriel Davalle

Le bad buzz sur les réseaux sociaux: le cas des Enfoirés

En février 2015, les Enfoirés ont sorti leur nouvelle chanson. Elle a directement engendré un bad buzz d’une ampleur assez importante. Cette présentation montre comment l’organisation a géré cette crise sur trois médias sociaux: Facebook, Twitter et Youtube, et comment le bad buzz a été dépassé.

[slideshare id=55499227&doc=badbuzzsurlesrseauxsociaux-151125100427-lva1-app6891]

 

Auteur: Anaïs Henry

LA PLATE-FORME DE STREAMING SOUNDCLOUD VA PROBABLEMENT DISPARAITRE

Actif depuis 2007, le réseau de streaming est sur le point de mettre la clé sous la porte, s’il ne trouve pas rapidement des moyens supplémentaires pour financer ses activités.

La pression des majors sur les sites de streaming

Ecouter de la musique, découvrir des morceaux et des artistes et partager ses propres créations n’a jamais été aussi simple et bon marché que depuis la création de sites comme Grooveshark, pionnier du genre, qui a récemment cédé aux pressions des maisons de disque et a annoncé sa fermeture le 29 avril 2015. Depuis 2007, le site n’a cessé d’être confronté aux attaques en justice des magnats de la musique, qui ont généralement refusé de négocier leurs droits, au détriment de la plate-forme.

 

grooveshark-rip
Comme Grooveshark, Soundcloud pourrait bientôt disparaître.

« Ils veulent construire une entreprise, pas passer leur temps à payer des avocats. C’est un jeu auquel personne ne veut jouer.»

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, voici une présentation de Soundcloud par ses fondateurs, Eric Wahlforss et Alexander Ljung :

http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs

175 millions d’utilisateurs uniques par mois, c’est le trafique dont jouit Soundcloud. Pas étonnant que les majors veuillent aussi en profiter, d’autant que leurs profits se sont effondrés depuis la création des sites de téléchargement et de streaming. Même si certaines d’entre elles parviennent à des compromis qui les satisfont, comme Warner, qui détient désormais 5% du capital de Soundcloud, d’autres, plus exigeantes, comme Sony et Universal, restent intransigeantes lorsqu’il s’agit de négocier leurs parts.

Afin de les combler et de rassurer les investisseurs, Soundcloud prévoit :

  • De devenir payant pour ses utilisateurs.
  • De profiter également des profits liés à la publicité sur ses pages.
  • De trouver rapidement des accords avec les majors.

Mais cette stratégie ne semble pas convaincre pleinement ni les investisseurs qui restent méfiants quant au dénouement des négociations, ni les majors, qui veulent s’assurer de profiter au maximunm des nouveaux moyens de consommation de la musique.

Un article du New York Times datant de décembre 2014, estime  que la valeur de la plate-forme sera de plus d’1.2 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2015. Néanmoins, on prévoit que si celle-ci ne parvient pas à combler ses besoins en investissements d’ici 4 à 5 mois, alors elle disparaîtra, comme son prédécesseur Grooveshark. Une tragédie pour les millions d’utilisateurs et les artistes « free-lance » qui, à l’instar de certains auteurs, voudraient bénéficier des multiples bénéfices de ces plateformes de partage. Sans compter que la pression des majors qui n’acceptent pas de compromis signifie peut-être que celles-ci veulent s’approprier l’industrie du streaming musical, sans accorder trop de place aux concurrents.

A lire ailleurs:

(Source image et vidéo :  http://geekguru.com.ar/adios-grooveshark-rip/ http://https://www.youtube.com/watch?v=2xhAJCCMlBs)

Sources :

Auteur : Valentin Favre

 

 

Facebook, Instagram, Twitter, … ces médias sociaux devenus les nouveaux marchés du travail

Justin Bieber et Island Records, Sananas et L’oréal Paris, Jen Selter et Nike,… voilà quelques exemples succes story réussies entre célèbres marques et inconnus. Leur point commun ; elles ont débutées sur les réseaux sociaux.


Si l’on en croit les principaux intéressés, lorsqu’ils ont commencé à publier leurs photos ou vidéos humoristiques, rien ne leurs prédisait un tel succès. Et pourtant certains se retrouvent aujourd’hui avec une communauté importante d’internautes qui les suit, diverses propositions d’entreprises et parfois même un nouvel emploi. Ces nouveaux médias sociaux sont devenus en quelques années une place où les internautes eux-mêmes créent et partagent du contenu et décident de ce qui est « hype » ou non. Une place où de nouveaux leaders se forment, mais également un marché où les entreprises semblent devoirs s’adapter à de nouveaux codes.

les réseaux sociaux ; tremplin vers la notoriété

On ne compte plus aujourd’hui le nombre de blogs dédiés à la beauté ou à la mode ou encore de vidéos de reprises personnalisées de chansons célèbres. Les réseaux comme B-Blog mettent à disposition des plateformes qui sont personnalisables. C’est de là que certains  tirent leurs épingles du jeu et réussissent à séduire, convaincre et fidéliser les internautes. Si bien tenté qu’ils en deviennent des sortes de gurus dont les internautes suivent les conseils.

Ces nouvelles têtes d’affiche lancent des tendances, popularisent un certain mode vie et de penser. Ils rallient toute une communauté autour de leurs talents qui sont relayés par les membres de celle-ci. Si l’on reprend l’approche de l’analyse structurale des réseaux sociaux, qui dit que dans un réseau d’individus, certains occupent des places plus fondamentales que d’autres. On peut dire que ces nouvelles icônes se placent autant en position d’intermédiaire (c’est-à-dire le contrôle de l’accès à l’information) ou de plaque tournante (la personne ayant le plus de contact). Ils sont donc bien placés pour influencer ce qui doit être vue comme important ou non ou ce dont on doit parler.

Les entreprises et ces nouveaux acteurs

Les nouveaux médias sociaux ont leurs propres codes auxquels les entreprises doivent adapter leur communication. Il n’est donc pas difficile de comprendre l’intérêt qu’elles peuvent porter à ces nouveaux leaders d’opinion. Ils réussissent à mobiliser l’attention de leurs internautes et donc de consommateurs potentiels Exemple Micah Gianneli, une blogeuse mode populaire sur Instagram, devenue modèle pour Mercedes-Benz. Ou  l’humoriste américain nommé King Bach aujourd’hui sous contrat avec Universal Studios. Ajoutons à la liste Felix Arvid Ulf Kjellberg, alias PewDiePie, qui possède sa propre compagnie dont les recettes ont atteint plus de 6 millions de dollars en 2014. Mais cela ne marche pas toujours, certains ont compris la nécessité de maintenir une certaine distance avec les entreprises pour garder la confiance des internautes. A l’image de Jerome Jarre, propulsé par Vine, devenu chroniqueur au Festival de Cannes pour Canal+ et qui a refusé un contrat publicité de 1 million de dollars.

La relation classique entreprise-consommateur semble bien avoir été remplacée par une version 2.0, où le consommateur participe d’avantage.

A lire ailleurs:

– Ces inconnus devenus célèbres grâce à instagram – Marie Claire

« Alex from Target », l’histoire d’un garçon devnu star du web en un jour

 

Sources:

    • BALAGUE C., Fayon D., Facebook, Twitter et les autres… Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise,Paris, Editions Pearson, 2010.
    • BOULLIER, D, « Les industries de l’attention : fidélisation, alerte ou immersion », Réseaux 2009/2 (n° 154), p. 231-246.
      DOI 10.3917/res.154.0231

      Source Image : http://www.benoit-grenier.com/wp-content/uploads/2008/05/2505107251_fe544bd0c2.jpg

      Source Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LtigWofNWZg

      Auteur: Amandine Bayizila