Attirer un nouveau public grâce aux concours Facebook

 

En cette période de fêtes, nous voyons tous les jours passer une multitude de concours sur nos murs Facebook. Cadeaux, gâteaux, sapins de Noël, tout semble être un bon prétexte pour attirer les likes. Est-ce qu’il serait temps pour vous de lancer votre propre concours? Et quels sont les pièges à éviter? 

Par quoi commencer

Si vous voulez vous lancer dans la création de votre concours, il vous faudra d’abord définir des lots à gagner. Combien, comment, quand? Evidemment, cela ne doit pas ruiner votre commerce, alors ne voyez pas trop grand pour commencer.

Ensuite, vous devrez décider de la forme du concours. Est-ce qu’il faudra que les participants se content de liker le statut, répondent à des questions, fassent des propositions innovantes, partagent leurs propres photos/vidéos? Ou est-ce que votre concours sortira du cadre de Facebook pour les amener sur votre propre site internet?
Si vous souhaitez être créatif, tout est possible. Mais dans tous les cas, la forme du concours doit être expliqué précisément et cadrer avec la thématique de votre entreprise.

Rappelez-vous toujours de votre but…
Cela peut être d’attirer un grand nombre de nouvelles personnes sur votre page.
D’encourager l’achat de votre dernier produit
Ou simplement de vous faire mieux connaître dans la région dans laquelle vous vous trouvez.
Donnez un sens à votre concours et les gens le suivront, c’est vous qui dictez les règles, au sens propre comme au figuré.

Conseils simples et efficaces

Sur Facebook, il est plus sûr de s’en tenir aux basiques.
Votre concours doit d’abord attraper l’attention des personnes qui parcourent leur fil, pour cela il est important d’insérer une image.

Comme dit précédemment, restez dans votre domaine. Si vous tenez un café branché, cela ne servira probablement à rien d’offrir une nouvelle perceuse. Ou en tout cas cela n’intéressera pas directement les gens concernés par votre commerce.

Pour se démarquer des dizaines d’autres concours, il est toujours intéressant de faire réfléchir un peu les internautes. Donnez leur l’opportunité de créer le nom d’un de vos nouveau produits ou de faire des retours constructifs sur votre activité et vous pourrez utiliser ce concours afin d’atteindre d’autres buts qu’une notoriété numérique.

Petit exemple d’un commerce lausannois spécialisé en cupcakes et gâteaux. Leur dernier concours (à gauche) a attiré uniquement 5 likes en 24h, c’est évidemment très peu. Mais non seulement, il n’est pas relié directement à leur thème principal et en plus il demande une action plus compliquée (poster une photo thématique avec un hashtag correspondant).
Tandis qu’un concours un peu plus ancien (à droite), très thématique et auquel il fallait uniquement répondre à une question simple a provoqué plusieurs centaines de commentaires, mais aussi de nombreux likes.

Ce qu’il faut éviter

Eviter de surcharger votre concours avec multiples demandes, par exemple:

« Like le post, partage-le sur ta page en public et sur le mur de tes parents, tag 18 amis et crée-nous un nouveau concept publicitaire. »

Evidemment, le trait est un peu surchargé, mais c’est un réel danger. Il est possible d’être attiré par cette manière de faire, parce que cela donne l’impression que le post a une viralité très intéressante. En réalité, il n’attirera pas forcément les personnes adéquates et intéressé par vos produits.

Il faut également être attentif au respect des règles de Facebook. Il est  pour le moment interdit de demander des partages, publics ou non, de votre concours pour valider une participation. Mais il semblerait que la plateforme soit assez souple, ou que personne ne signale les concours en question, car c’est encore un élément qui est très demandé. C’est donc à éviter si vous souhaitez être prudent.

Pourquoi ça marche?

Au-delà du fait que les gens aiment gagner des objets ou expériences gratuitement. Les mécanismes des concours reposent sur des concepts de communication bien connus, tels que le processus de la « longue traîne » développé par Anderson qui décrit le fait qu’avec une base de véritables fans, l’information se propage bien plus loin.

Ou encore la communication engageante qui enseigne que quand nous incitons quelqu’un à manifester son engagement pour un projet par une participation visible, son intérêt réel pour ce sujet augmente.

Dans tous les cas, j’espère que ces conseils vous seront un jour utiles pour la création de votre propre concours Facebook et que vous aurez évité quelques écueils en chemin.

Caroline Vultier

Sources:

Asdourian B., Badillo P.-Y., Bourgeois D. (2010), Perspectives des nouveaux champs de la communication des organisations, Les Cahiers du numérique, vol. 6, p.167-180

https://www.blogdumoderateur.com/jeu-concours-facebook-regles/

https://www.valeriedemont.ch/les-bonnes-pratiques-pour-vos-concours-facebook/

(Sources des images:
https://www.facebook.com
https://www.facebook.com/cuppins/ )

Influencers, personal brand equity et KPIs.

Depuis l’arrivée du web 2.0, la question de comment mesurer « l’influence » d’un influencer est devenu de plus en plus pertinente. Dans peu de temps les montants versés aux vedettes sur Instagram et compagnie ont explosé et les dépenses globales sont estimé à environ trois milliards d’Euros (seulement sur Instagram) en 2017. Mais avec l’apparition des faux profils, des clicks payés et des bots, l’utilisation d’autres indicateurs que les KPI (key performance indicators) pour évaluer le potentiel d’un influencer, semble devenir de plus en plus incontournable pour assurer la survie de ce modèle d’affaires.

Qu’est-ce un influencer?

Un influencer c’est donc une personne qui arrive à donner aux auditeurs l’impression d’être com compétent dans un certain domaine. Il est confiant en soi et il arrive à se distinguer de sa concurrence en choisissant une niche ou un champs d’expertise dans lequel ses opinions vont influencer les décisions d’achat de son audience. Une réputation positive, une grande popularité, un grand réseau de contacts et l’influence sur les opinions de ses auditeurs dans so champs d’expertise sont ses caractéristiques clés.

Le succès des influencers en marketing

Puisque l’efficacité du eWOM (e- word of mouth) a été prouvé dans de nombreuses études de marché, la progression rapide des influencers n’était pas vraiment surprenante. Le fait que pendant longtemps, le product placement sur les réseaux sociaux n’était que peu ou pas du tout réglementé, représentait un grand avantage pour les jeunes stars des plateformes numériques vis-à-vis à d’autres marques personnelles, comme des athlètes par exemple. Ces circonstances étaient pendant longtemps accompagnés d’une grande confiance, surtout chez un public cible jeune, dans les recommandations des influencers sur les réseaux sociaux. Une étude en 2017 a montré qu’environ un tiers des personnes au-dessus de 14 ans considéraient les recommandations d’un influencer plus fiables qu’une annonce dans un journal ou une publicité dans la télévision.

Scepticisme et dangers liés à l’utilisation des influencers

buy instagram followers image
Il existent de nombreux sites d’internets sur lesquels on peut acheter des followers sur les différents réseaux sociaux

Avec l’apparition de faux profils, de profils clonés, de clicks achetés et des chatbots russes, les insécurités liées à l’utilisation des influencer sont devenus de plus en plus importants et certains disent même qu’après le boom énorme sur les derniers 5 ans, le marché des influencers est aujourd’hui en déclin depuis l’été passé. Trouver des méthodes qualitatives pour déterminer la valeur de marque d’un influencer et les associations qui sont liés à son activité en ligne, semble donc être la seule manière pour réduire les insécurités liées aux partenariats avec les marques personnelles des influencers sur les réseaux sociaux.

Les KPI et autres indicateurs courants pour évaluer un influencer

La major partie des réseaux sociaux donnent aux utilisateurs la possibilité d’avoir des informations clés sur la performance de leur profil. Les indicateurs les plus pertinents et les plus utilisés sont :

  • engagement des followers (commentaires, mentions j’aime, rediffusion, etc.);
  • portée (nombre d’amis, followers ou subscribers);
  • croissance organique de followers (pour lutter contre les faux profils).

Autres indicateurs courants:

  • portfolio des activités en ligne;
  • démographie de l’audience;
  • qualité du contenu
  • fréquence de communication
  • coût et durée du contrat
  • conversions
  • prix des autres produits/services mentionnés sur le profil
  • bénéfice réciproque pour l’influencer
  • utilisation de messages persuasifs
  • similarités avec la marque
  • authenticité

On remarque rapidement que la plupart de ces indicateurs sont des indicateurs quantitatifs plutôt que qualitatifs. Ces indicateurs sont donc très limités dans leur capacité d’évaluer des valeurs associées à u profil en ligne, comme par exemple la crédibilité ou l’honnêteté.

L’influencer en tant que marque personnelle

Puisque on peut considérer que les influencers sont des marques personnelles – c’est d’ailleurs le cas pour toute sorte de personne présent sur les réseaux sociaux –, on peut déterminer la valeur de marque de ces marques personnelles avec les mêmes modèles que l’on utilise pour déterminer la valeur de marque d’une marque traditionnelle. Il y a de nombreux modèles en marketing pour mesurer une valeur de marque y compris les convictions et emotions qui y sont associés. Les modèles le plus répandus sont probablement celles de Aaker, en particulier les « brand equity ten » qui englobent une liste exhaustive de dimensions qui sont fréquemment utilisés pour déterminer les valeurs associées à une marque. L’utilisation de cette approche pour mesurer la valeur de marque d’un influencer afin de déterminer son potentiel de persuasion d’une manière plus qualitative, permettrait peut-être de réduire les insécurités liées à l’évaluation des investissements dans les partenariats avec des influencers.

Sources:

Aaker, D. A. (1991) Managing brand equity : capitalizing on the value of a brand name / David A. Aaker, Managing brand equity : capitalizing on the value of a brand name. New York [etc.] : The Free Press.

Bendle, Neil T; Farris, Paul W; Pfeifer, Phillip E; Reibstein, D. J. (2016) Marketing metrics : the manager’s guide to measuring marketing performance / Neil T. Bendle… [et al.]. 3rd. ed.., Marketing metrics : the manager’s guide to measuring marketing performance. 3rd. ed.. Edited by A. Neidlinger. New Jersey: Upper Saddle River, N.J. : Pearson.

Dholakiya, P. (2017) 10 Ways to Strategically Evaluate the Potential of an Influencer for Your Brand How to Pick the Right Influencers for Your Brand, Small Business Trends. Available at: https://smallbiztrends.com/2017/04/pick-the-right-influencers.html (Accessed: 5 December 2018).

Gontek, F. and Nguyen, T. (2018) Warum der Influencer-Hype bald vorbei sein könnte, Spiegel Online. Available at: http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/influencer-experten-sehen-ende-des-hypes-a-1240430.html (Accessed: 5 December 2018).

Siegert, G. et al. (2015) ‘Handbook of media branding’, Handbook of Media Branding, pp. 1–401. doi: 10.1007/978-3-319-18236-0.

Stone, S. (2018) 5 Metrics for Evaluating Influencers and Predicting ROI That Most Brands Aren’t Using, Social Media Today. Available at: https://www.socialmediatoday.com/news/5-metrics-for-evaluating-influencers-and-predicting-roi-that-most-brands-ar/526387/ (Accessed: 5 December 2018).

(Source de l’image: http://fanowers.com/wp-content/uploads/2016/01/buy-instagram-followers.jpg)

Auteur: Matteo Di Biase.

The billionaire market of smart homes

By bringing solutions to innovate in the control and command of home devices, tech companies are surfing in a new, profitable and fast growing market.

A battle between tech giants to get inside your house

Making homes smarter is a growing trend. Being able to turn on the TV with a hand gesture, the lights off by a voice command or getting images and messages from your doorbell are just some of the several possibilities of home solutions already available in the market.

Amazon invested $1 bi to buy ‘Ring’ a smart doorbell

« We’re still in the early days. It’s going to be even more convenient, even more simple, even more magical than what you see today », said Dave Limp, head of Amazon’s devices and services.

Last April, Amazon invested 1 billion dollars to buy ‘Ring’, a company that produces special doorbells. The equipment offers security cameras connected to the owners smartphones and sends alerts anytime there is a movement close to the house. Using a special app, it is possible to speak through the doorbell and even start an alarm to scare possible robbers.

Massive investments in the smart home area are justified by a visible user interest in those solutions. Only in 2017, this market reached 35,7 billions of dollars and it is expected to grow up to 150 billions by 2023.

And because it is such a lucrative market, the competition between developers has also intensified. According to a report published by the Boston Consulting Group, the most aggressive investors in smart-home technologies nowadays are Amazon, Samsung, and Google. On top of the users wishes are: security and safety systems, followed by audiovisual, smart energy and lighting.

When it comes to smart speakers, for example, Amazon is the leader, with 70% of this market share. Google comes second with 24% and Apple in third place, with 6%. Specialists evaluate that those companies have one thing in common: the fact they recognized smart speakers and digital assistants as a control point for the smart-home ecosystem. Those equipment tend to connect all the other gadgets in a house, working as a central command for other functionalities. It means that once a user decides for a system, he will invest in different gadgets accessed by this technology.

But of course, new technologies are susceptible to errors and hackers may always come up with a joke to show the flaws in the system. Last march, the home assistant from Amazon, called Alexa, scared many customers by starting to laugh without any command.

Technological problems and risks

It seems very clear that the development of the smart home industry is focused on making life as easy and practical as possible. Also, that there is an intense competition between big tech companies and high investments in this field. It should be everyday more common having robots to vacuum the house in a specific date and time, smart assistants to ring an alarm in the morning and read the daily activities from the online personal calendar. It is possible though, that users still have to face similar problems and concerns about their privacy and data collection as experienced during the use of those big technological platforms. Non mentioning the risks of further hackers invasions in the system, that may have worse effects than the scary laugh given by Alexa.

Sources:
https://www.compelo.com/smart-device-trends-2019/
https://www.bcg.com/publications/2018/mapping-smart-home-market.aspx
https://www.cnet.com/news/amazon-key-and-ring-may-become-your-new-smart-home-bffs/
https://www.theverge.com/circuitbreaker/2018/3/7/17092334/amazon-alexa-devices-strange-laughter
https://www.androidauthority.com/what-is-a-smart-home-806483/
https://www.youtube.com/watch?v=hIEIGDsbKqY

Author: Julia Cunha B. S.

Emissions TV et Twitter : vers une nouvelle forme de débat ?

Il est de plus en plus courant de débattre le contenu d’une émission de télévision en direct sur Twitter. Le média social permet un échange instantané d’opinions entre téléspectateurs.

Twitter : nouveau lieu d’échange d’idées ?

Aujourd’hui, les médias sociaux nous permettent d’exprimer nos opinions de manière instantanée et celles-ci sont alors largement diffusées en ligne dans le monde entier.

« L’utilisateur de Twitter est ainsi présent parmi un réseau d’acteurs sociaux en ligne. Il est amené à rendre visible son point de vue à d’autres internautes et notamment aux médias traditionnels », Asdourian et al.

Twitter nous offre la possibilité de réagir au contenu présenté dans une émission pendant que nous la regardons et la création de mots-dièses, ou encore hashtags, nous garantit que nos Tweets seront visibles par n’importe quel internaute qui ferait une recherche d’après ce mot-clé. C’est ainsi une communauté en ligne qui se crée, ce qui permet parfois des débats d’idées, entre des gens qui ne se connaissent pas et qui écrivent depuis leurs salons respectifs.

Quotidien et ses internautes

Considérons l’émission française Quotidien, diffusée en direct sur TMC et dont la vision humoristique et satirique sur l’actualité l’a rendue très populaire, en particulier auprès d’un public jeune et connecté.

Nombreux spectateurs de cette émission la regardent leur smartphone à la main et la commentent en direct sur Twitter. Ce sont alors des dizaines de Tweets à la minute qui sont publiés avec le #quotidien tous les soirs. A l’image de l’émission, ses spectateurs font souvent preuve d’humour dans leurs Tweets.

Réaction d’une internaute au discours de l’invité Xavier Niel le 04.12

L’émission poste elle aussi régulièrement des Tweets depuis son compte officiel, y compris pendant l’émission, et les internautes y réagissent en commentant ou en repostant les Tweets.

Cette publication du 04.12 compte 263 Retweets et 306 Commentaires en moins de 24 heures

La forme de Twitter permet de réagir immédiatement à un contenu, comme dans un débat et la distance entre l’utilisateur et le média social encourage les internautes à exprimer librement leur pensée.

Twitter offre donc non seulement aux internautes et spectateurs d’une émission un réseau, au sein duquel ils peuvent débattre de sujets qui les intéressent, mais permet également aux médias traditionnels, tels que Quotidien, de dialoguer avec leur public. Il est désormais facile et rapide pour les journalistes d’obtenir des réactions au sujet d’une émission ou d’un reportage. Par ailleurs, cela permet de voir le niveau d’engagement du public, ce qui est une mesure différente de celle de l’audience.

 

Sources :

Asdourian, B., et al. (2015). Participation journalistique sur Twitter. Injonctions à la participation et formes d’intervention numériques: le cas de la Radio Télévision Suisse. Studies in Communication Sciences, http://dx.doi.org/10.1016/j.scoms.2015.09.001

Etter, M. (2014). Broadcasting, reacting, engaging–three strategies for CSR communication in Twitter. Journal of Communication Management, 18(4), 322-342.

http://www.twitter.com

(Sources des images : https://twitter.com/grey_estelle?lang=fr / https://twitter.com/Qofficiel?lang=fr)

 

Auteure : Marie Racine

Relecture : Caroline Vultier

Les podcasts : la plateforme idéale pour la publicité ?

Autour des podcasts se forment des communautés d’auditeurs fidèles et prêts à écouter la publicité présentée, rendant le placement de celle-ci sur cette plateforme si efficace.

Une communauté d’auditeurs dévoués

Avec plus de 500’000 podcasts actifs au niveau mondial et 73 millions de personnes qui les écoutent chaque semaine aux USA en 2018, la popularité des podcasts continue à augmenter. Ces auditeurs consomment en moyenne sept émissions par semaine et 80% d’entre eux indiquent écouter une émission dans sa totalité ou presque, ce qui constitue un engagement élevé de la part des auditeurs.

Comme ces auditeurs écoutent en moyenne des podcasts pendant 6h37 par semaine, ils passent régulièrement du temps à écouter les mêmes animateurs et établissent ainsi une relation de confiance avec eux. Ceci suggère qu’il s’agit d’auditeurs attentifs, non seulement à l’émission elle-même, mais aussi aux publicités intégrées, puisque 69% des auditeurs aux USA indiquent avoir découvert de nouveaux produits et services en ayant écouté des podcasts. Les auditeurs forment ainsi autour d’un podcast une communauté attentive, engagée et fidèle qui fait confiance à ses animateurs.

Une publicité efficiente

Les publicités dans les podcasts ont souvent une longueur d’environ 30 secondes et sont placées au début, au milieu ou à la fin de l’émission. Contrairement à YouTube, il n’y a pas de bouton « Skip Ad » pour les podcasts. La possibilité de sauter la publicité n’existant pas, beaucoup d’auditeurs ne vont pas essayer de la sauter manuellement par peur de rater une partie de l’émission. Ceci permet aussi d’atteindre la partie de la population qui évite la majorité de la publicité, entre autres avec le bouton sur YouTube ou avec des bloqueurs de publicités en ligne.

Le fait que les animateurs font souvent eux-mêmes la publicité leur permet d’adapter celle-ci pour qu’elle corresponde à leur émission, par exemple en la présentant avec humour, en chanson ou du point de vue d’un personnage de la série analysée comme dans le podcast Gilmore Guys. Ceci résonne plus avec les auditeurs que si la publicité était faite par l’annonceur. Les auditeurs sont ainsi prêts à écouter ces publicités attentivement et il est donc plus probable que ces dernières aient un effet sur l’usager.

La popularité croissante des podcasts, les communautés d’auditeurs fidèles par leurs habitudes d’écoute et la façon dont les publicités sont présentées qui les rendent plus résonnantes, comportent de nombreux avantages en faveur du placement de publicité dans les podcasts. Ceci est donc une option efficace à envisager pour les annonceurs.

À lire ailleurs :

Le succès du Podcast
The Benefits of Podcast Advertising Over Other Mediums
How Podcasts Are Building Community

(Sources : https://blog.arcoptimizer.com/le-podcasting-continue-de-croitre-en-popularite-et-en-monetisation-2/ / https://www.podcastinsights.com/podcast-statistics/ / https://www.upwork.com/hiring/for-clients/8-reasons-podcast-ads-should-be-in-your-2018-marketing-plan/ / http://www.midroll.com/7-reasons-why-you-should-choose-podcast-ads/)

(Sources des images : https://www.apple.com/chde/itunes/podcasts/)

Auteur : Caroline Guerry

Taxation des GAFA: une bataille qui sera gagnée?

L’imposition fiscale des GAFA est un thème beaucoup débattu au sein de l’UE ces derniers jours. Plusieurs pays européens demandent une taxation plus lourde sur les géants du numérique. Cependant, la bataille est loin d’être gagnée.

GAFA est l’acronyme des multinationales numériques Google, Apple, Facebook et Amazon. Ces derniers jours, au sein du Parlement européen, la discussion sur le projet de taxation des géants du Net est au coeur des préoccupations de l’Union Européenne.

Ce projet de taxation a été proposé par la France initialement et ensuite par Allemagne, Espagne et Italie. Plusieurs autres pays comme Autriche, Grèce, Bulgarie, Slovénie et Lettonie ont également rallié cette cause.

Est-ce que tous les pays sont d’accord?

Irlande, Pays Bas, Malte et Chypre ne sont pas favorable du tout à ce nouveau projet d’imposition fiscale. En effet, ces pays n’ont aucun intérêt à avoir des taxations sur les GAFA, car ces multinationales sont situées sur leur territoire. La raison? Ils ont des impôts plus avantageuses et plus faibles par rapport aux autres pays européens. En plus, ils gagnent en terme des recettes fiscales au niveau d’emplois et impôts générés de cette présence étrangère. L’introduction d’une taxe égalitaire pour tous les pays européens réduirait considérablement l’attractivité de ces paradis fiscaux.

Quel taux d’imposition?

La première étape de la Commission européenne sera de taxer le 3% des chiffres d’affaires générer par chaque activité numérique. Cette taxe n’affectera que les groupes avec un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros. Enfin, la taxation visera les recettes publicitaires des groupes tirées des données de leur utilisateurs et les revenus générés de la mise en relation des internautes pour un service donné.

 

« Comment peut-on accepter que des millions de consommateurs européens donnent gratuitement leur données sans qu’il y ait au passage une taxe? » Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances

L’objectif? Un accord au plus tard au début 2019

Bruno Le Maire, Ministre français de l’Économie et des Finances, espère arriver à un accord entre les pays et à une réforme touchant la fiscalité au début de l’année 2019. La France veut, en effet, accélérer les délais de taxation de GAFA dans la perspective d’arriver à une harmonisation du régime fiscal et concurrentiel au sein de l’Union Européenne. Cette taxe pourrait rapporter environ 5 milliards d’euros par an.

Il est clair que les défis à relever dans les prochains mois seront nombreuses, mais ce qui est certain, c’est que les GAFA ne vont pas rester sans réagir face à ces  dispositions. La guerre de la taxation des GAFA ne fait que commencer.

 

Sources:

Pourquoi taxer davantage les GAFA va être (très) compliqué. https://www.europe1.fr/economie/pourquoi-taxer-davantage-les-gafa-va-etre-tres-complique-3439643

Devante le Parlement européen, Le Maire plaide fermement pour une taxe sur les GAFA. http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/10/21/32001-20181021ARTFIG00081-pour-taxer-les-gafa-l-allemagne-favorable-a-un-impot-minimum-mondial.php

Bruxelles menace les géants d’Internet d’une nouvelle taxe de 3% sur les revenus numériques. https://www.letemps.ch/economie/bruxelles-menace-geants-dinternet-dune-nouvelle-taxe-3-revenus-numeriques

(Sources des vidéos: https://twitter.com/BrunoLeMaire/)

(Sources des images:https://www.it-finanzmagazin.de/digitale-identitaet-teil-4-rechtssicher-68859/gafa-730/)

 

Auteure: Melita Bonetti

Nation Branding dans les Médias Sociaux : Que fait la Suisse ?

Avec l’essor des technologies de la communication et de l’information, les médias sociaux sont devenues des canaux importants pour la communication stratégiques des organisations – et également des États. Facebook, Twitter et co. Sont utilisé de plus en plus comme un outil pour augmenter l’efficacité de la diplomatie publique et pour renforcer l’image du pays à l’étrangère.

Rester compétitif dans le monde globalisé

Le concept de Nation Branding est le processus « by which a nation’s images can be created, monitored, evaluated and proactively managed in order to improve or enhance the country’s reputation among a target international audience (cf. Fan, 2010: 6) ». Dans le contexte de la globalisation économique et politique il devient de plus en plus important pour les nations de renforcer leur image et leur réputation afin de rester compétitif.

« Présence Suisse » est actif sur plusieurs canaux de médias sociaux.

Aujourd’hui les plateformes numériques sont désormais une partie intégrante des activités de Nation Branding. Le grand avantage de ces canaux est qu’ils permettent de pratiquer une communication directe et ciblée avec les différents groupes visées et de renforcer les messages communicationnels. En outre, ils fournissent l’outil pour la communication interactive et dialogique, c’est-à-dire le type idéal selon le modèle de Grunig & Hunt (1984).

Selon la « Stratégie de communication internationale 2016-2019 » du conseil fédérale, la présence de la Suisse sur les plateformes numériques est relativement faible par rapport aux pays comparables:

Avec une présence plus forte, notamment par ces représenations à l’étranger la Suisse peut augmenter l’efficacité e la diplomatie publique et elle peut renforcer son image de pays innovant.

« Présence Suisse » est l’organe officiel responsable de promouvoir l’image de la Suisse à l’étranger. Dans celle position, ils sont également chargé de la mise en oeuvre de la stratégie du conseil fédéral. Concrètement, afin de réaliser les objectifs d’une communication internationale, Présence Suisse a reçu la tâche de développer et compiler des contenus et des messages pour les médias sociaux.

Happy Lilly: la vache qui incarne les valeurs suisses

Pour remplir ces obligations, Présence Suisse est représenté par deux différents  charactères ou acteurs sur les réseaux sociaux. D’un côté ils communiquent comme « House of Switzerland ». Ici, ils utilisent une communication plus formelle, avec des informations plus approfondis sur des sujets divers. La mission de l’House of Switzerland est décrit comme « Tradition, innovation, politique, sport, culture: la Suisse. Compte géré par Présence Suisse, @eda_dfae. We tweet in english on @HofSwitzerland. » Le House of Switzerland communique en français et en anglais et il est présent sur les médias sociaux suivants :

  • Twitter, anglais; @hofswitzerland
  • Twitter, français ; @suisse 
  • Facebook, anglais; @houseofswitzerland
  • Youtube et Flickr: House of Switzerland
  • Instagram, anglais; Houseofswitzerland

    Happy Lilly nous montre la Suisse

De l’autre côté, Presence Suisse a crée la vache « Happy Lilly » comme acteur sur les réseaux sociaux. Happy Lilly est une petite vache en bois, qui représente les valeurs fondamentales de la suisse – elle est« moderne, dynamique tout en restant attachée aux traditions ». En termes de communication il s’agit plutôt d’une communication informelle, qui s’adresse au public (international) à travers des sujets simples et agréables. Sa communication est personnalisée et vise à établir une relation intime avec l’utilisateur. Happy Lilly communique en anglais sur un compte Twitter (@happylilly) et Facebook (@happylillyswiterland). Ses mots de bienvenue sur Twitter sont les suivants: « Nice to meet you! I’m Happy Lilly and I’m a Swiss ambassador! Swissness around the world with #HappyLilly. » Avec l’intégration de l’hashtag #HappyLilly, Présence Suisse favorise l’’interactivité. Les internautes sont invités à participer à l’histoire et à créer leur propre contenue de sur les aventures de la vache.

A lire ailleurs :

Auteur : Rabea Besch