Garantir un taux de lecture de +90% de son message reste une réalité du monde numérique d’aujourd’hui !

Grâce au marketing digital et à l’évolution rapide du monde numérique, de nombreuses façons de promouvoir son entreprise ou son produit ont émergées ces dernières années. Vous avez certainement déjà entendu parler des fameux canaux tels que les courriels, les bannières publicitaires, Google Adwords et les campagnes publicitaires sur Facebook. 

Une vérité accepté aujourd’hui par une majorité des marketeurs est que le format mobile est devenu plus important que n’importe quel autre format. 92% de la population suisse détenant un téléphone intelligent (smartphone) selon SMSup.

Un deuxième constat est que la quantité d’informations publicitaires a fortement augmentée et nous devons au quotidien filtrer les informations qui nous sont utiles des autres, en moyenne 1’200 selon l’agence My Media. Il devient donc très important de pouvoir atteindre un public de manière très ciblée, qui sera donc plus réceptif à notre message.

Qu’est-ce que le SMS Marketing ?

Le SMS marketing ou marketing par sms consiste à envoyer des campagnes promotionnelles ou des messages transactionnels via des messages texte (Short Message Service). Ces messages sont essentiellement destinés à communiquer des offres limitées dans le temps, des alertes ou des notifications à des clients qui ont consenti à les recevoir.

Mais alors, pourquoi utiliser le sms dans notre communication marketing ? Le marketing par SMS vous offre l’opportunité idéale de vous connecter avec vos clients sur les appareils qu’ils transportent avec eux toute la journée, tous les jours. Les clients envoient des SMS, alors pourquoi pas vous ?

L’avantage du SMS par rapport à d’autres plateforme est qu’il n’est pas perçu par ses utilisateurs primairement comme un canal de communication publicitaire, mais comme un moyen de communication avec son réseau. Utiliser de la bonne manière, il permet donc de pénétrer dans la sphère privée de son récepteur, ce qui lui confère l’avantage d’avoir un taux de lecture plus élevé.

Pour quel secteur le SMS marketing peut être adapté ? 

Les SMS professionnels peut être utile pour tout type de secteur d’activité qui souhaite échanger avec ses clients de manière rapide et efficace

Voici quelques exemples d’utilisation : 

  • Dans le secteur d’hôtel et restauration vous pouvez rappeler à vos clients leurs réservations ;
  • Les grandes entreprises peuvent communiquer leurs actualités et nouveaux produits ;
  • Les commercent peuvent rappeler leurs rendez-vous et offrir des offres de vente incitative (upselling) ou croisée (cross selling) ; 
  • Les sites e-commerces peuvent relancer les clients pour réduire les paniers abandonnés ; 
  • Pour partager les informations importantes d’un évènement ; 
  • Diffuser les informations officielles, gouvernemental ou autres (comme durant la crise sanitaire en Suisse avec les SMS d’avertissement de cas contact) ;

SMS Marketing connecte les marques et leurs clients…

…d’une manière personnelle

Le portable est la première chose que la plupart des gens recherchent lorsqu’ils se réveillent, ce qui montre que les clients ont une relation très personnelle avec leurs téléphones. Le SMS marketing permet aux entreprises de communiquer avec leurs clients plus facilement, de manière plus intime

…d’une manière simple mais efficace

Il est très simple d’envoyer un SMS. Mais l’astuce est d’avoir une conversation engageante lorsqu’elle est limitée à environ 160 caractères à la fois.  Les statistiques montrent que 52% de clients qui ont reçoivent les sms professionnels se rendent sur le site web. Ensuite, 43% de clients effectue un achat en ligne après avoir reçu un SMS professionnel.

Dans une étude de My Media résumée ci-dessous, il est démontré que le taux de mémorisation à une publicité sur divers canaux communs au monde de la publicité est bien inférieur au taux de conversion d’un SMS.

Graphical user interface

Description automatically generated
Bêta de mémorisation, évaluation de My Media

…d’une manière très ciblée

Étonnamment, la majorité des consommateurs sont très réceptif à interagir avec les entreprises par SMS, tout comme ils le sont avec leur famille et leurs amis. Si votre offre est pertinente et rédigée spécifiquement pour le client, vous êtes sûr d’établir un lien. Pourtant personne ne veut que son téléphone soit inondé de textes indésirables, il est donc préférable de ne pas abuser de ce canal de communication, mais de l’utiliser comme soutien d’autres canaux plus répandus.

En résumé, on peut dire qu’il est possible de garantir un taux de lecture supérieur à 90%. Cependant cela demande une forte élaboration stratégique incluant un choix minutieux du message et du canal utilisé. Pour cela le SMS marketing est un canal tout désigné qui permet d’atteindre ce but.

Jonas Renggli, Managing Partner @ Be Creative

Les raisons pour lesquelles le SMS marketing doit être privilégié par rapport au canal de la newsletter…

  • Taux d’ouverture élevés : Les taux d’ouverture des SMS peuvent atteindre 98% dans les 15 minutes suivant la livraison, ce qui en fait un canal de marketing direct viable – SMSup
  • L’engagement des clients : Les clients bénéficient de traitements exclusifs, et une copie marketing par SMS bien conçue peut les faire se sentir spéciaux.
  • Exposition de la marque : Selon des études, 45% des consommateurs répondent aux messages texte de marque.
  • Fidélité à la marque : Des efforts de marketing par SMS en masse bien planifiés stimulent l’engagement des clients et la fidélité à la marque.

Pour conclure, une campagne de marketing SMS bien planifiée et correctement exécutée peut aider à rapprocher votre entreprise de vos clients, car dès qu’un SMS est reçu, il attire l’attention de l’utilisateur. Surtout le marketing SMS est très efficace si vous souhaitez une connexion immédiate avec vos clients.

LinkedIn – burnout or career maker?

Sure, LinkedIn helps you connect with potential employers or interesting people in the professional world… but isn’t LinkedIn just another platform for self-promotion and -profiling? In the end, do we really benefit from using LinkedIn?

Endless pressure to succeed

Recently, one notices more and more posts like the one shown in the above picture. The reason for such posts lies in the incentives of LinkedIn. One is encouraged to present oneself as a brand as well as possible. Only this leads to a dynamic that knows no bounds. This is what the following list of points says, which LinkedIn increasingly demands of us:

  • Diplomas
  • Skills
  • Commitments
  • learnings
  • posting personal challenges
  • insights
  • commenting regularly on other posts
  • etc.

All this in order to continue to look interesting to the LinkedIn world (1). This dynamic can put social pressure on participating people, which is not unproblematic in times of #mentalhealth debates. Digitalisation makes it possible to do more tasks in the same amount of time. Studies such as the Job Stress Index 2020 show (2) that we feel more and more stressed these days; around 30% of those in employment feel emotionally exhausted. The fact that permanent stress can lead to burnout or depression, as the USZ states on its website, is no longer a secret (3). Younger people are particularly at risk, as they do not yet have sufficient strategies for coping with stress. Simply staying away from LinkedIn altogether is not easy either. Because as a student, it is often suggested that one should create a profile in order to be able to present oneself optimally in the professional world and to eventually find a top employer.

Conscious use as a solution

Boycotting does not change LinkedIn. Because these developments are not LinkedIn’s fault. It is us, the people, who make LinkedIn what it is today. And if we want to change the LinkedIn world, we have to actively engage in it and stand up for more honest authenticity in the network. Just like Ghandi says…


«Be yourself the change you wish to see in this world.»
Mahatma Gandhi

Perhaps with the creation of a new hashtag like #realinkedIn? Other platforms also struggle with the problem that certain dynamics or topics take on a life of their own or hate debates sometimes arise. The internet is not a lawless space. But since the path of censorship cannot be the right one, it is all the more important not to leave the field to the loud voices and populists among us. After all, we all want the same thing: for people to take us as we really are, without having to pretend. Now it is in the hands of reasonable people to implement this in the digital space as well. We can be curious to see what the further developments will be. Because a platform with nothing but superhumans is no use to employers either…

What are your experiences with LinkedIn?

More on this topic:

Sources:
(1) https://www.zeit.de/digital/internet/2020-10/linkedin-soziales-netzwerk-jobs-kontakte-karriere/komplettansicht
(2) https://gesundheitsfoerderung.ch/betriebliches-gesundheitsmanagement/grundlagen-und-studien/job-stress-index.html
(3) https://www.usz.ch/krankheit/stress/


Hashtivisme

Le Hashtivisme est la contraction du mot hashtag et activisme. C’est donc de l’activisme sur les médias sociaux grâce au hashtag . Il permet de se battre, de défendre, de montrer son engagement envers une cause ainsi que d’augmenter la sensibilisation du public.


Les débuts

Le hashtag date de 2007. Il a été utilisé dans le but de pouvoir retrouver tous les messages liés à un sujet en particulier, et ce facilement.

La première utilisation du hashtag

L’activisme n’est pas nouveau, il existait bien avant l’apparition du hashtag et des médias sociaux, mais le Hashtivisme permet de s’adapter au monde actuel qui est de plus en plus connecté.


Hashtivisme, les bienfaits !

Le Hashtivisme permet de montrer son engagement envers une cause mais aussi de faire connaître au plus grand nombre les préoccupations et les problèmes mondiaux et sociétaux. Ça va même plus loin, car le Hashtivisme permet de réclamer justice. On a vu ces dernières années l’impact que pouvez avoir certains hashtags comme #BlackLivesMatters, #MeToo, #HeForShe, #ClimateChangeIsReal etc.

Juste en regardant l’image ci-dessus, on se rend compte du nombre de tweets lié au hashtag #BlackLivesMatter et par là de l’impact impressionnant d’un seul petit hashtag. Cela touche et sensibilise énormément de monde avec un seul petit caractère (#) au départ.


Infographic showing 390M Tweets about Black Lives Matter since 5/25

Le Hashtivisme a aussi le pouvoir de changer les choses par exemple pour #MeToo, des hommes puissants ont perdu leur emploi ou poste important. Il est vrai que la justice n’est pas toujours rendue suite à ces campagnes de hashtag, cependant, il y a quand même une évolution, une prise de conscience qui débouche sur une prise de parole, du soutien, un certain engagement.

Bien entendu que le Hashtivisme peut être utilisé de différentes manières et peut donc aussi aller à contre sens de ce qui est souhaité.


Les dérives

L’utilisation de Hashtivisme permet aussi au détracteur d’utiliser les hashtags d’une cause pour exprimer leur opposition à une opinion inverse tout en ayant une visibilité forte, c’est ce qu’on appelle du Hashjacking.

En outre, il est possible d’utiliser un hashtag pour opprimer ou harceler, comme par exemple récemment en France, avec le Hashtag #Anti2010, qui a pris énormément d’ampleur avec plus de 40 millions de hashtag sur TikTok et qui a pour but de harceler des collégiens car ils sont nés en 2010. Ça a provoqué une montée de haine envers les 2010 mais aussi énormément de peur auprès de ces jeunes. Donc avec un simple hashtag on peut faire beaucoup de bien comme de mal.

Pourquoi un hashtag anti 2010?

Conclusion

Comme dit précédemment, l’activisme n’est pas nouveau mais l’utilisation des médias sociaux et surtout du hashtag a permis de toucher les gens en plus grand nombre et plus rapidement.

Ce petit caractère, d’abord introduit pour trier les « tweets » par sujet, a maintenant son propre pouvoir. « 

CafeBabel

Suite à de le Hashtivisme , il n’y a pas toujours eu de suite judiciaire , mais cela a permis de réunir, de sensibiliser, d’aider et de libérer la parole. De plus, avec l’utilisation des médias sociaux, on peut toucher des gens des quatre coins du monde autour d’un seul et même sujet. Et même si des dérives existent comme pour tout, le Hashtivisme a permis beaucoup de bienfaits et permettra encore de nombreux bienfaits.


Sources


Relecture par Valérie Maye

Le « Slacktivisme » : Où comment militer depuis son salon

Le « Slacktivisme » est un phénomène qui s’est développé avec l’avènement des médias sociaux. Pourtant, cette mobilisation purement digitale a essuyé quelques critiques et est souvent considérée par ces détracteurs comme une forme de participation dite paresseuse.

Une mobilisation en un clic  

Le « slackivisme » est un mot-valise pour qualifier la participation citoyenne sur Internet comme un « militantisme paresseux ». Défini par les Nations Unies comme le fait de « support a cause by performing simple measures [… ] not truly engaged or devoted to making a change » (Cf. UNAIDS Outlook Report, July 2010 : 143).  

Pour soutenir une cause, ces « slacktivistes » vont modifier leur photo de profil sur les médias sociaux, signer une pétition ou encore retweeter des publications. Dans son article sur « Les mutations du débat public en ligne », en 2019, Romain Badouar, Chercheur au Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM), analysait ce phénomène :

« Les likes sur Facebook, les retweets sur Twitter ou les signatures sur les plateformes de pétitions correspondent à des formes de participation très peu contraignantes, où une opinion peut être exprimée en un clic », Romain Badouar

Quelques exemples de « slackivisme » : 

En 2020, à l’initiative du mouvement #blackouttuesday, des millions de personnes avaient publié un carré noir comme nouvelle photo de profil.
Suite aux attentats du 13 novembre 2015, nombreux sont les utilisateurs de Facebook qui ont utilisé le filtre bleu-blanc-rouge en soutien aux victimes du terrorisme.

Le « Slacktivisme » : une réelle utilité ?

Ce militantisme, jugé par beaucoup comme un activisme de salon, a fait énormément débat ces dernières années. L’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama sous-entendait que cette mobilisation sur les médias sociaux n’était pas suffisante : 

« That’s not activism. That’s not bringing about change. If all you’re doing is casting stones, you’re probably not going to get that far », Barack Obama

Ces détracteurs arguent souvent sur l’inefficacité de cette pratique. L’instantanéité, la vulgarisation des publications impliquent un fort engagement des utilisateurs, mais qui se traduit rapidement par un désengagement. Pourtant, plusieurs récentes études semblent indiquer que le « slackivisme » contribue efficacement à la diffusion d’idées peu connues. Si chacun apporte sa pierre à l’édifice en partageant ces revendications, il est alors possible de créer un consensus à l’échelle mondiale sur des problématiques sociétales.

« Clicktivism has a major effect in terms of offering movements an alternative pathway to the public », Freelon, professeur à l’Université de Caroline du Nord

« Ce que montrent les études, par contre, c’est qu’en exposant les personnes à ce genre de couverture, par exemple au racisme systémique ou au profilage racial, ça finit par influencer leur raisonnement. Ça permet aussi de changer, à long terme, les structures et les institutions », Rémy-Paulin Twahirwa, doctorant en sociologie.

Finalement, qu’on milite depuis notre salon ou dans la rue, le plus important est de se battre pour des valeurs qui nous tiennent à cœur.

Auteure : CHANONY Marion

Sources :

https://www.lapresse.ca/societe/2020-06-03/slacktivisme-militantisme-paresseux-ou-utile
https://www.citizenlab.co/blog/civic-engagement/slacktivism/
https://www.bbc.com/future/article/20200915-the-subtle-ways-that-clicktivism-shapes-the-world
https://www.lecho.be/economie-politique/international/general/le-slacktivisme-revolution-numerique-ou-mobilisation-de-canape/10286147.html
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-slacktivisme-ce-concept-qui-pourrait-relancer-la-participation-des-jeunes-aux-elections_fr_60b7938de4b001ebd46cab16
https://start.lesechos.fr/innovations-startups/tech-futur/changeorg-qui-se-cache-derriere-le-numero-1-de-la-petition-1175090
https://www.erudit.org/fr/revues/documentation/2018-v64-n4-documentation04730/1061790ar/

Images : 

https://www.slate.fr/story/110155/polemiques-filtre-bleu-blanc-rouge-facebook
https://parismatch.be/actualites/societe/391039/pourquoi-tout-le-monde-est-en-train-de-remplacer-sa-photo-de-profil-par-du-noir-sur-facebook

Twitch: a new way of crowdfunding?

Both online chess games and Chess channels on Twitch have experienced a massive development during the lock-down due to the Covid-19 pandemic. TV show success “The Queen’s Gambit” increased the popularity of these channels after its release on the 23rd of October 2020. The questions you may ask? What is a Twitch channel? Why would people watch it? How would they benefit from watching a channel dedicated to a topic like chess? We will answer these questions with the example of WFM (Women Fide Master) Anna Cramling Bellon’s Twitch channel, to which I have subscribed.

WFM Anna Cramling playing some chess games against her father, Grand Master Juan Bellon. Those games were broadcasted live on Twitch before being available on YouTube.

A mix between chess, fun, and a welcoming community, but also a way to support creators

A Twitch channel is an online service allowing a streamer to live broadcast content and interact with his viewers, or even play with (or against) them. We can classify it in both “User-generated content” and the subcategory “Viewer-generated content.”

We can sort the viewers into three categories, according to their commitment to the channel :

  • The viewer, or passive watcher,
  • The follower, who can write on the chat,
  • The subscriber, who, in this chess channel, can be granted privileges during a stream, as challenging Anna Cramling herself on a chess game or playing in her team during a subscribers’ battle (people have to write their name in the challenge queue in her Discord server when this possibility is available) or having their game analyzed during dedicated sessions.

Black pieces to play. Can you find the moves to win this game? The solution is displayed at the end of the article. All the moves White pieces have to play are forced.

Twitch offers to streamers who start having success the possibility to become Twitch affiliates, and therefore, opening the possibility to get subscribers and donations through virtual money called “Bit” people can purchase with real currencies. Successful affiliate streamers can apply to become Twitch partners and receiving revenues from advertisement. Subscription fees are equally shared (50/50) between Twitch and the affiliate or the partner. The streamer earns a monetary counterpart from Twitch for every Bit he receives. Subscription can either be concluded for a month, three months, or six months. The basic subscription fee costs 4.99$.

Unlike the traditional crowdfunding website that fixes a monetary objective to reach in an amount of time, Twitch offers another way to finance online broadcasting: the subscription and the support through Bits and advertisement. As long as the channel is going on, the project is going on as well. It means the creator has to offer content that gives incentives to subscribers to carry on their subscriptions and renew them. Anyone can be a subscriber on a Twitch-affiliated or partnered channel as long as the subscriber decides to subscribe himself. A viewer/follower can receive a subscription from another subscriber, and therefore be a subscriber for a given period. At the end of the period, he can either chose to subscribe or be a viewer/follower again. Some of the subscribers are like mécènes, donating several subscriptions each month because they want to help to increase the community created by the streamer. The streamer can display tools and weblinks on his Twitch homepage. Some of these tools can be links related to socials media. Other weblinks redirect to a PayPal or Patreon webpage, to offer a donation. Twitch is a new possibility of crowdfunding for online broadcasting.

Julien D. vs WFM Anna Cramling, 2021, simul game
White pieces to play. Find the two critical moves that will grant the white player a full piece advantage. Black player’s answer to white player’s first move is nearly forced. The solution is displayed at the end of the article.

A chess streamer is playing chess during his stream but also manages to have other games streamed as well, or performing other live activities like cooking or baking a pizza during a live stream. The chess streamer also has to interact with his community during the streams, like organizing online tournaments for them, commentating or analyzing chess games, teaching masterclasses about openings, or invite his/her subscribers to challenge him/her on chess.com or lichess.org (sometimes, the viewers are invited to challenge him/her as well). Interactions between the streamer and his community are frequent.

Most of the chess streamers are Chess Masters, so basically, any viewer can have the possibility to play a game against a Chess Master. One of the best ways for a Chess Master and streamer to play against his community is to organize a simul, allowing him to play up to 20 different boards online simultaneously, and giving, therefore, his opponents more time to think. Playing against a strong opponent like a Chess Master is an enjoyable experience.

A focus on WFM Anna Cramling’s channel: being an active subscriber

 I have learned chess at the age of 10 and playing chess games occasionally, but not competitively, and never in a club. From time to time, I also watched Twitch content not related to chess, but videogames of my teenagehood, and even created a Twitch account to share tips about them.

When I felt the second University lock-down was imminent, I started to play chess online and discovered I needed some tips if I wanted to progress and enjoy playing some chess games, without losing them all. I began to watch chess-stream online before the « Queen’s Gambit » was released. Anna Cramling’s channel was the most interesting of those channels. She answers most of the questions raised in the chat, and she is willing to help her community to improve at chess. She is also trying to give any active member a place in the community (this was maybe easier with 200 subscribers then than now with more than 1’000 subscribers and nearly 150’000 followers). Needless to say that a subscriber can either be active and participate during the stream or watch passively.

The quality of the content given to the subscribers is a key to the chess streamer’s success. The second key is the interactions with the subscribers. For instance, Anna Cramling may ask her subscribers to challenge her on a chess game during her streaming session. I have answered this call several times and even managed to win a game in a simul and draw another game. I have lost several games against her, but each loss was a lesson taught, improving my chess level. She also organized subscribers’ battles against another chess streamer and tournaments for her whole community.

The streamer can also organize some chess games between subscribers with the same ELO rating. She is broadcasting them live on her channel, commentating on them, and finally analyzing them. Sometimes Anna Cramling’s mother, Grand Master Pia Cramling, joins the stream for commentating and analyzing.

Subscribers can also submit games in Anna Cramling’s Discord server in the “Eloguesser” section. She analyses these games during Eloguesser sessions:

She is also broadcasting sessions of chess puzzle solving with her community, commentating on chess games during the stream, and sometimes is broadcasting funny cooking streams or streaming other video games. Interactions can also be like answering most of the questions raised live in chat (sometimes, others members do it as well), trading jokes, wits, and wordplays, speaking about daily life, trading tips, or life-hacks. Members of the community can also interact with each other in the chat and with the streamer.

Those examples displayed above demonstrate how a chess-streamer can empower his/her community, offering its members various ways of participating, as well as funny moments. It is the responsibility of the community member to accept or decline this empowerment by his degree of participation. An active subscriber will help the project behind the channel. He will also benefit from it more than a passive viewer.

References:

https://www.twitch.tv/annacramling

https://www.youtube.com/c/AnnaCramling

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Cramling_Bellon

https://en.wikipedia.org/wiki/FIDE_titles

https://rmcsport.bfmtv.com/societe/echecs-streaming-les-nouvelles-reines-du-jeu-de-la-dame_GN-202105260187.html

https://affiliate.twitch.tv/fr-fr/

https://help.twitch.tv/s/article/joining-the-affiliate-program?language=fr

https://help.twitch.tv/s/article/partner-program-overview?language=fr

Solving the chess puzzles :
1. If you have found 1. Bf3+ (giving a check) and then 2. Ke2 (this move is forced for White pieces); Qd2# or Qd3# for Black, giving the White King a checkmate, congratulations, you have won the game!

2. If you have found 1. Qxd4; Nxd4 and then 2. Rad1 (Rooke placed on a1 moving to d1), congratulations, you are guaranteed to capture either the Knight placed on d4 or the Bishop placed on d7 with your Rooke placed on d1. Rf1 is well placed and shouldn’t be moved during this sequence. Anna Cramling resigned nine moves later.

Finstagram, le faux compte Instagram qui raconte la vérité

Les comptes Finstagram sont la nouvelle tendance sur les réseaux sociaux, particulièrement aux USA. Très à la mode chez les adolescents, il s’agit d’un compte Instagram secret qui a pour objectif de présenter des clichés beaucoup plus réels et représentatifs de la vie de l’utilisateur de ce compte.

Un compte Instagram caché qui ne dévoile aucun élément de votre véritable identité et qui n’accorde aucune importance au filtre que vous choisirez, c’est tout à fait possible. Il vous suffit de vous créer un compte Finstagram. Mais qu’est-ce que c’est ? Selon le Urban Dictionnary, il s’agit « d’un mélange entre les mots « fake » et « Instagram ». Des gens, généralement des filles, créent un second compte Instagram, en plus de leur vrai Instagram, dit Ringstagram, sur lequel ils postent n’importe quelles photos ou vidéos. Ce sont généralement des photos ou vidéos drôles ou embarrassantes. Seuls vos amis les plus proches suivent ce compte. » Ne totalisant généralement pas plus de 100-200 abonnés, votre compte Finsta vous permettra de révéler votre True Self.

Les codes d’Instagram brisés

Ce concept peut paraitre déboussolant au premier abord, puisqu’il prend le contre-pied de tout ce qu’on connait au sujet des réseaux sociaux. Généralement, ces plateformes, et plus particulièrement Instagram, sont des lieux d’exposition de sa vie sous son meilleur jour. Les filtres permettent de retoucher les photos pour avoir un « feed » uni et cohérent, déformant souvent la réalité pour présenter une image de soi idéale. Considéré comme l’alter ego d’Instagram, Finstagram brise les codes de conduite du célèbre réseau social. En effet, un compte Finsta a pour objectif non pas de récolter un maximum de likes et de followers, mais de mettre en avant des portraits plus authentiques et représentatifs de la réalité, allant même jusqu’à poster des clichés gênants, sans peur d’être jugé ou de se sentir ridicule vis-à-vis de sa communauté. Par exemple, il est considéré comme un faux pas sur Instagram de publier plus d’une photo par jour. Chez Finsta, pas d’inquiétude à avoir, vous pourrez poster une rafale de photos sans risquer de déplaire à votre communauté.


Une photo postée sur Instagram (à gauche) et une photo postée sur le compte Finstagram (à droite). (Source : Kombini)

Un retour à l’anonymat

Alors que le but premier des réseaux sociaux est d’y afficher sa vie privée sans limites, Finstagram permet un retour à un compte privé et personnel. Et bien que le nom de cette nouvelle tendance suggère le contraire, Finsta est en réalité le vrai Instagram, puisqu’il représente le véritable quotidien, sans retouche. Mais alors, pourquoi créer un compte Finsta à coté de son compte Instagram ? De nombreux médias d’influence se sont approchés de la génération des millenials pour leur demander la raison de la création de ce compte. Bien que certains évoquent un désir de cacher certaines de leurs activités à leur famille, la plus grande majorité des jeunes interrogés soulèvent un besoin d’anonymat et en font des utilisations plus légères, comme simplement le fait de partager des photos amusantes d’eux-mêmes, des clichés ratés, des memes, des captures d’écran ou simplement des photos qui n’obtiendraient pas beaucoup de likes sur Instagram.

Une double vie loin des projecteurs

Cette tendance est également largement adoptée par les célébrités, qui sont les plus exposées à ces jugements des clichés postés sur les réseaux sociaux. Cela leur permet de partager leur vie privée avec leurs amis et proches, sans prendre en considération leurs retouches maquillages et l’avis de leurs followers.

Une chose est sûre, la société connectée dans laquelle nous vivons porte à toujours présenter notre meilleure version de nous-même. Cette tendance au Finsta permet alors à l’utilisateur de prendre un peu de distance avec cette pression imposée par les réseaux sociaux, qui poussent sans arrêt à la perfection esthétique. Alors, pourquoi pas se laisser porter par la tendance et créer vous aussi un faux compte Instagram, où vous pourrez être en réalité vous-même ?

Source : Slate


Webographie

http://www.slate.fr/story/106837/finstagram

«Finstagram»: le nouveau phénomène sur Instagram

https://www.letemps.ch/opinions/finstagram-lalter-ego-dinstagram

https://arts.konbini.com/photo/finstagram-compte-secret-millennials-etre-eux-memes

« Réels » et « Spotlight » : ou comment les réseaux sociaux essayent de contrer TikTok

Depuis son lancement en Chine en 2016, TikTok continue son ascension et s’accapare de plus en plus de parts de marché. Grâce à son concept innovant de vidéos créatives, TikTok séduit toujours plus d’utilisateurs. Face à cette montée en puissance, ses concurrents directs comme Instragram et Snapchat, ont réagi.

Pour rappel, le fonctionnement de TikTok est simple. Il permet de créer de courtes vidéos à l’aide de filtres et de bande sons. Ce concept de créativité sans limite est le point central de cette plateforme et ce qui fait son succès. De plus, les paramètres de l’application permettent à n’importe qui possédant un smartphone de se lancer et de créer de nouvelles tendances. Le succès ne s’est pas fait attendre et aujourd’hui, TikTok réunit plus de 600 millions d’utilisateurs, parfois au détriment des autres réseaux sociaux. En effet, ce petit nouveau est venu concurrencer les géants déjà présents depuis de nombreuses années comme Facebook, Instagram, et Snapchat.

Voyant l’engouement pour TikTok prendre de plus en plus d’ampleur, Instagram et Snapchat se sont empressés d’imiter le concept de TikTok et de l’ajouter sur leur propre plateforme. Ainsi sont nés les « Réels » et « Spotlight » (« En avant » en français) configurés exactement de la même façon que les vidéos TikTok, jusqu’à imiter la position des boutons tactiles comme le « like » ou l’option « partager ».

Comme nous pouvons le voir sur les trois images ci-dessus (de gauche à droite : Snapchat, TikTok et Instragram), la configuration des plateformes est quasiment identique et fonctionne de la même façon : courtes vidéos souvent avec une bande son qui défilent de haut en bas en fonction d’un algorithme qui cible vos préférences.

Cette façon d’imiter le nouveau réseau à la mode n’est pas nouvelle. En effet, Instagram et Facebook avaient déjà copié les « stories » de chez Snapchat ainsi que les photos instantanées qui se suppriment immédiatement après leur ouverture. Cela avait permis de concurrencer les innovations de Snapchat qui en a fait les frais et est aujourd’hui de moins en moins utilisé.

Mais est-ce que cela va suffire pour freiner la tendance TikTok ? Pas sûr, car le public visé n’est pas vraiment le même. En effet, les adolescents sont les principaux utilisateurs de TikTok alors que les utilisateurs d’Instagram sont plutôt de jeunes adultes et que ceux de Facebook sont encore plus âgés. Même si Snapchat s’adresse au même public, le réseau est en perte de vitesse depuis quelques années au profit d’Instagram.

Au final, au lieu de se concurrencer en se différenciant, tous les réseaux vont finir par se ressembler. Innover au lieu de copier, ne serait peut-être pas une mauvaise idée…

Sources

https://www.oberlo.com/blog/tiktok-statistics#:~:text=Here’s%20a%20summary%20of%20the,million%20monthly%20active%20users%20worldwide.&text=62%20percent%20of%20TikTok%20users%20in%20the%20US%20are%20between,the%20app’s%20total%20global%20downloads.

https://www.firstpost.com/tech/news-analysis/snapchat-spotlight-a-new-tiktok-and-instagram-reels-like-feature-announced-in-india-9424751.html

https://www.news18.com/news/tech/snapchats-tiktok-and-instagram-reel-rival-spotlight-now-available-in-india-how-to-use-3540389.html

https://www.blogdumoderateur.com/reels-instagram-copie-tiktok/

https://www.oberlo.fr/blog/chiffres-reseaux-sociaux#:~:text=Les%20derni%C3%A8res%20statistiques%20r%C3%A9seaux%20sociaux,monde%20utilise%20les%20r%C3%A9seaux%20sociaux.

« La bataille des Josh » – quand un meme viral se tranforme en une action caritative collective

Josh Swain ne savait pas que le tweet qu’il avait posté pour rire le 24 avril 2020 allait engendrer un grand rassemblement et une collecte de fond à but caritatif. Retour sur la création de cet événement inattendu et surprenant…

Problème logistique et confinement

Vous est-il déjà arrivé de devoir choisir un nom d’utilisateur pour créer un compte sur un réseau social, mais que celui que vous vouliez soit déjà pris ? Et de devoir faire preuve d’originalité, en y ajoutant des chiffres, lettres, symboles pour en trouver un disponible ?
C’est ce qui est arrivé à Josh Swain, qui voulait renommer son compte twitter « joshswain », sans aucun autres artifices. Il en a eu marre de ne pas être en mesure de le faire, et a décidé de lancer un défi à tous les Josh Swain qu’il a trouvés sur Facebook, en les ajoutant dans un groupe : ils devront se retrouver, pile un an après dans un lieu précis ; celui qui gagne la bataille, pourra garder le nom « Josh Swain », et les autres devront y renoncer…

Conversation du groupe Facebook entre les Josh Swain, et l’appel à « la bataille »

De meme à réalité

Sans le savoir, Josh Swain venait de créer un meme viral : retweeté plus de 21’000 fois et liké presque 65’000 fois, ce tweet a buzzé non seulement sur Twitter, mais à également fait le tour de plusieurs plateformes sociales, telles qu’Instagram, Facebook ou encore Reddit – et est ainsi devenu viral.

Cependant, la longévité d’un tweet n’est en général que de 18 minutes, et de plusieurs jours voire semaines lorqu’il est viral. Mais dans ce cas présent, des dizaines de personnes ne l’ont pas oublié, attendant la bataille avec impatience, et ont fait ressurgir le tweet quelques semaines avant l’événement – créant de nouveau un engouement important.

Josh Swain ne pouvait donc plus faire machine arrière. C’est pourquoi, après avoir changé la localisation, de quelques kilomètres, qu’il avait d’origine mis au hasard pile au milieu des États-Unis, à Lincoln, au Nebraska (et qui donnait dans une propriété privé), il a confirmé la création de l’évènement et invité tous les Josh Swain des États-Unis -uniquement, Covid oblige- à se réunir et défendre leur nom.

La Bataille des Josh

Le 24 avril 2021, plus de 100 Josh se sont réunis ; au final, seulement deux vrais Josh Swain, l’organisateur venant d’Arizona, et un autre venant d’Omaha, se sont retrouvés.

Ils ont défendu leur honneur par un fameux « papier, caillou, ciseau » – remporté par l’organisateur.

Mais les centaines d’autres Josh ont tout de même tenu à élire le détenteur officiel de ce prénom, entre autre car plusieurs dizaines de supporters étaient venus les encourager.

Supporter brandissant des affiches quelque peu humoristiques et ironiques pour soutenir les Josh

C’est pourquoi ils se sont tout de même affrontés à l’aide de frites de piscine – bien évidemment inoffensives- certains étant même déguisés, ou portant leurs protections de football américain.

Extrait vidéo de la bataille des Josh

Après une longue bataille acharnée, c’est finalement le « Little Josh », ou Josh Suprême, comme il est désormais renommé, qui a gagné ce titre, en plus d’une couronne en papier de chez Burger King trop grande et une ceinture en papier maché du championnat du monde de « All Elite Wrestling ».

Le grand vainqueur de cette journée et le détenteur légitime du prénom « Josh ».

Une autre bataille, pleine de sens

Cependant, ceci n’a pas été la première victoire de Little Josh. Lorsqu’il avait deux ans, il a combattu une maladie dans l’Hôpital et le Centre Médical pour enfant d’Omaha.

Cet hôpital, c’est celui pour lequel l’organisateur a décidé de créer une récolte de fond. En effet, Josh Swain d’Arizona voulait donner un sens plus profond à cette bataille. Il a demandé à tous les participants d’emmener de la nourriture non-périssable, afin d’en faire don à une banque alimentaire de la région, en plus de partager sur les réseaux sociaux la cagnotte créée pour l’hôpital. Au total, il aura récolté plus de 90kg de nourriture, et pas moins de $14’465 dollars pour l’hôpital.

La puissance des réseaux sociaux et de la collaboration

Josh Swain, en créant ce tweet « grâce » à l’ennui qui le submergeait dû au confinement, en pleine pandémie mondiale, n’aurait jamais pu ne serait-ce qu’une seconde penser que cet évènement prendrait des proportions aussi grandes. Mais il s’en est vite rendu compte, et a décidé de transformer cette farce en une belle action :

« It is not often that someone has the opportunity to have the attention and focus of a large number of people, and so I thought it would be a great idea to use this attention to donate to a worthy cause in the state in which the « battle » is taking place, The Children’s Hospital & Medical Center (…)

Please consider donating to this worthy cause and showing the world how an exercise in absurdity can turn into something beautiful. « 

Description du crowdfounding créé par Josh Swain

Par ce geste, il a voulu montrer toute la grandeur et la puissance d’Internet, et a même créé de l’espoir : si un simple meme humoristique peut engendrer de telles actions, d’autres meme ou actions sur Internet, plus travaillées et réfléchies, pourraient être le fruit de grands changements. Cela prouve qu’en collaborant, ensemble, peu importe nos liens, il est possible d’accomplir de grandes choses.

Sources

Transformation monétaire : En route vers l’or digital ?

Le secteur de la technologie bat son plein et avance à une vitesse grand V laissant sur la touche beaucoup d’acteurs qui ne souhaitent ou n’arrivent plus à suivre. Car soit on suit la nouvelle tendance, soit on la subi. Voici le dilemme auquel sont confrontées certaines institutions financières aujourd’hui. De nouvelles méthodes de paiement numériques deviennent de plus en plus attractives au détriment de l’argent cash. La ruée vers les crypto-monnaies en est l’exemple. Mais en quoi la communication digitale joue-t-elle un rôle dans la ruée vers l’or virtuel ?

L’arrivée des Crypto-monnaies

En 2008, le monde vivait l’une de ces pires crises financières de son histoire: la crise des subprimes. Ce n’est qu’en ripostant à un système bancaire jugé défectueux que la toute première crypto-monnaie, le Bitcoin, fit son apparition. Créé en 2009 par Satoshi Nakamoto, ce dernier utilise un système de paiement électronique peer-to-peer pour faire fonctionner sa monnaie virtuelle. En d’autres termes, ce nouveau système de réseau permet des paiements en ligne directs d’une partie à l’autre sans passer par une institution financière.

Système de paiement électronique « peer-to-peer » sans passer par une banque

C’est un franc succès depuis sa création. Aujourd’hui, la capitalisation boursière du Bitcoin a atteint près de $1’200 milliards et il vous faut débourser près de $55’000 pour acquérir UN seul Bitcoin. Alors qu’il valait encore « seulement » $20’000 à la mi-décembre 2020 et $4’000 en mars 2020. Du jamais vue ! Suite à ce succès et à cet engouement pour les crypto-monnaies, la famille des monnaies virtuelles ne cesse de s’agrandir et on en dénombre plus de 1’000 de nos jours. Cela pousse carrément certains acteurs de différentes places financières mondiales telles que les banques centrales à devoir se « moderniser » et penser à proposer une monnaie complètement numérique.

« Dans notre scénario prospectif, la libra* deviendra une réalité en 2020, poussant plusieurs États à lancer leur propre monnaie électronique publique »

Sebastien Ruche dans Le Temps

* nom de la monnaie numérique en cours d’élaboration par Facebook

La puissance de la communication digitale

De nos jours, certaines crypto-monnaies telles que le Bitcoin ou l’Ethereum sont considérées comme étant un bon moyen de diversifier son portefeuille d’actifs ou simplement une autre alternative à l’argent liquide. Certains investisseurs prétendent même que le bitcoin évolue quasiment de manière similaire au cours de l’once d’or et qu’en plus de protéger contre l’inflation, il serait devenu une valeur de référence. Ceci pourrait expliquer son évolution croissante de ces dernières années. Mais est-ce réellement à cause de ces facteurs que l’on achète du Bitcoin? Ou est-ce simplement un effet de mode poussée par l’influence de certaines personnalités à travers les médias sociaux?

En tout cas, lorsque Elon Musk parle de certaines de ces crypto-monnaies dans ces tweets et déclarations publiques, le prix de ces dernières prends l’ascenseur, voir même utilise une fusée de SpaceX pour atteindre la lune ! Autrement dit, le deuxième homme le plus riche de la planète se permet de faire la pluie et le beau temps sur les marchés financiers!

Un premier exemple que nous pouvons mentionner est lorsque Elon Musk a affiché son enthousiasme envers la monnaie virtuelle sur Twitter. Ce jour-là, il fit grimper de 20 % le cours du Bitcoin simplement pour avoir ajouté le mot « Bitcoin » à sa biographie Twitter. On peut donc constater une réelle force de persuasion ainsi que toute la puissance de Twitter comme canal de communication.

Elon Musk et son attrait pour le Bitcoin

Puis, quelques temps plus tard, il tweet :

« Détenir des bitcoins est légèrement plus avantageux que de détenir de l’argent liquide traditionnel, mais que cette petite différence en fait un meilleur actif à détenir.»

Elon Musk, 20 décembre 2020
Un Tweet de Elon Musk

Depuis, il utilise souvent ce canal de communication pour afficher son attrait envers la monnaie virtuelle, ce qui explique son ascension fulgurante de ces derniers mois. En mars 2021, il a pris beaucoup de détracteurs de court puisqu’il a annoncé que dorénavant il sera possible d’acheter une voiture électrique Tesla avec des Bitcoins. Ce simple Tweet a fait grimper le prix du Bitcoin qui a pris près de 5% ce jour-là.

Un autre Tweet de Elon Musk

Mais le fantasque patron de Space X et de Tesla ne s’arrête pas ici, car il a un deuxième pécher mignon qui se nomme « Dogecoin », qui lui aussi est une crypto-monnaie. Cependant, cette dernière étant nouvelle dans la famille des crypto-monnaies et ayant un prix nettement plus accessible que le Bitcoin, son cours en bourse a littéralement explosé depuis les nombreuses communications du multimilliardaire la concernant. Plus précisément, il lui a fait prendre plus de 14’000% pour atteindre un pic de $0,75 le 10 mai 2021 alors qu’il n’était évalué uniquement à $0,005 en janvier 2021.

Tweet de Elon Musk sur le Dogecoin
Encore un autre Tweet de Elon Musk montrant tout son enthousiasme pour le Dogecoin

Hélas, Elon Musk n’est pas le seul à s’exprimer de la sorte. Nombreux sont ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour communiquer et appliquer leur influence sur leurs millions de followers. Mais alors jusqu’où cette influence peut-elle nous emmener ? N’est-il pas dangereux, qu’une seule personne puisse avoir une telle influence sur une entière communauté ? Dans tous les cas, une chose est sûre c’est que ces influenceurs ont bien compris que les réseaux sociaux sont devenus un canal de communication ultra puissant qui leur permettent d’utiliser leur pouvoir de persuasion, pouvant avoir un impact planétaire, et ce simplement en quelques clics. Mais ces diverses interventions de la part de personnes d’influences ne devraient-elles pas être mieux règlementées ? Seul l’avenir nous le dira.

Auteur : Gianni Ventura

Sources :

https://siecledigital.fr/2020/11/02/mnbc-tout-savoir-monnaie-numerique/

https://www.allnews.ch/content/points-de-vue/monnaie-num%C3%A9rique-des-banques-centrales-la-monnaie-du-xxie-si%C3%A8cle

https://www.cafedelabourse.com/actualites/monnaies-numeriques-banques-centrales

http://www.obsfin.ch/wp-content/uploads/Document/2019-Rapport_CBDC_Suisse_FR.pdf

https://www.iris-france.org/152857-lenjeu-reel-de-la-digitalisation-monetaire-face-a-lexuberance-des-cryptomonnaies/

https://economic-research.bnpparibas.com/Views/DisplayPublication.aspx?type=document&IdPdf=38755

https://www.societe-informatique-de-france.fr/wp-content/uploads/2014/10/1024-4-delahaye.pdf

https://hpi.de/fileadmin/user_upload/hpi/dokumente/publikationen/technische_berichte/tbhpi124.pdf

https://medium.com/blockchain/the-top-10-crypto-memes-dcc1e50e09d9

https://www.letemps.ch/economie/2020-lavenement-monnaies-numeriques

https://www.24heures.ch/les-clients-de-tesla-peuvent-desormais-payer-en-bitcoin-741551250094

https://www.courrierinternational.com/article/cryptomonnaies-elon-musk-fait-valser-le-dogecoin-et-lenvoie-sur-la-lune

https://www.newsweek.com/elon-musk-sec-investigation-dogecoin-bitcoin-cryptocurrency-tweets-1572290

SUPER MARIO MAKER : Quand Nintendo se met au crowdsourcing

Avec Super Mario Maker, l’entreprise japonaise de jeu vidéo Nintendo s’appuie entièrement sur la créativité des fans pour créer le contenu de son jeu. En faisant appel à l’imagination des internautes, Nintendo se lance dans le crowdsourcing et le maker movement, comme l’indique le titre de son jeu. Mais ce processus a des limites, notamment car l’entreprise nipponne oblige maintenant ses fans à payer un abonnement Online pour profiter de l’ensemble du contenu de Super Mario Maker 2.

Super Mario Maker, c’est quoi ?

Sorti en 2015 à l’occasion du 30e anniversaire de la série Super Mario, Super Mario Maker est un jeu de plateforme dont les niveaux, appelés stages, sont entièrement créés par les fans. Le jeu, tel que pensé par Nintendo, se compose d’un éditeur de niveau développé par l’entreprise japonaise, qui permet aux internautes de créer leurs propres stages et de les partager avec le reste du monde. Pour partager leur niveau, les joueurs doivent cependant être capables de les finir eux-mêmes, afin d’éviter que des niveaux impossibles soient mis en ligne.

Exemple d’un des niveaux les plus difficiles de Super Mario Maker 2, le petit frère de Super Mario Maker. Si le niveau paraît impossible à terminer, il ne faut pas oublier que le joueur qui l’a créé a dû lui-même aller au bout du stage avant de le partager.

Un jeu qui repose entièrement sur le crowdsourcing

Si près de 100 stages sont initialement proposés par Nintendo, la majeure partie du contenu du jeu est donc créée par les fans. La durée de vie de Super Mario Maker repose dès lors uniquement sur le contenu proposé par la communauté de gamers, qui permet de renouveler dans le temps l’intérêt des joueurs. Avec Super Mario Maker, Nintendo fait donc appel au crowdsourcing, un concept mis en avant par Howe en 2006 qui consiste à faire appel à la participation de milliers d’usagers externe à l’entreprise pour générer des idées et du contenu.

Comme l’indique son titre, Super Mario Maker surfe donc sur le maker movement, qui correspond à l’envie grandissante des internautes de « mettre la main à la pâte », de tester de nouvelles manières de faire soi-même et de décliner des produits existants.

L’éditeur de niveau de Super Mario Maker permet notamment de choisir l’univers Mario dans lequel le joueur veut faire parler son imagination (Ici, Super Mario World)

Une formule qui marche

Pour la première fois depuis sa création en 1889, Nintendo se repose entièrement sur la participation ouverte. Et la formule fonctionne. Un an après sa sortie, Super Mario Maker comptabilisait déjà près de 7.2 millions de stages créés par les fans. Sur Jeuxvideo.com, un site web français spécialisé dans le jeu vidéo, le jeu reçoit la note de 17/20 par les testeurs officiels du site et par les internautes. Quant à Super Mario Maker 2, le deuxième opus de la franchise, il comptabilise aujourd’hui près de 7.15 millions d’exemplaires vendus. Des chiffres qui confirment le succès de la franchise.

Mais il convient de rappeler que ce succès est également dû au travail de bouche-à-oreille des joueurs qui, à travers de nombreux articles, memes, vidéos youtube et let’s play, ont fait la promotion du jeu dans le monde entier. En France, le youtuber MisterMV est notamment connu pour ses vidéos lets play de Super Mario Maker 2, tandis que le youtuber packattack04082 comptabilise près de 4 millions de vues sur sa vidéo « 100 Mario Challenge » sur Super Mario Maker.

Exemple de Lets Play de Mario Maker 2 par le Youtuber et streamer Twitch MisterMV.

Un crowdsourcing qui a ses limites

Petit bijou de Nintendo, Super Mario Maker représente donc la volonté de la compagnie nippone de faire appel à ses joueurs dans une démarche de crowdsourcing inédite. Mais l’arrivée de Super Mario Maker 2 sur Switch a montré les limites de cette participation. En effet, depuis la sortie de la Switch, la dernière console de Nintendo, les joueurs doivent obligatoirement payer un abonnement Online pour se connecter à Internet. Les utilisateurs de Super Mario Maker 2 ne peuvent donc partager leurs stages et profiter des niveaux des autres qu’à condition de payer un abonnement supplémentaire, qui n’est pas compris dans le jeu.

Si cela ne semble pas avoir eu d’impact sur le nombre de ventes de Super Mario Maker 2, ce système d’abonnement pourrait avoir des conséquences sur le long terme. En effet, ce ne serait pas la première fois qu’obliger les joueurs à payer plus pour obtenir l’entier du contenu d’un jeu ferait scandale dans l’industrie du jeu vidéo. On peut notamment citer l’entreprise américaine EA, qui a déjà été pointée du doigt à nombreuses reprises pour l’abus de cette technique.

Auteur : Héloïse Hess

Sources

  • Asdourian, B. (2021) Communication, organisation et transformation digital II. SP21. Université de Fribourg.
  • Jenkins, H. (1992). Textual Poachers: Television Fans and Participatory Culture. New York: Routledge
  • Howe, J. (2006). The rise of crowdsourcing. Wired magazine, 14 (6), p.1-4
  • https://www.jeuxvideo.com/test/441238/super-mario-maker-la-lettre-d-amour-ultime-aux-jeux-de-plates-formes.htm
  • https://n64josh.com/super-mario-maker-2-level-creation-tips-part-1/
  • https://supermariomaker.nintendo.com/fr/
  • https://www.nintendo.be/fr/Jeux/Wii-U/Super-Mario-Maker-892704.html
  • https://hitek.fr/actualite/ea-pire-entreprise-usa_15301
  • https://twitter.com/NintendoAmerica/status/732624228428750848
  • https://www.nintendo.co.jp/ir/pdf/2021/210506_3e.pdf
  • https://kayane.fr/preview-express-super-mario-maker-2/