Instagram: le nid des fausses identités!

Pour les chercheurs Wiszniewski et Coyne tout individu porte un « masque » lors de ses interactions sociales et cache une partie de sa véritable identité. De nos jours, ce phénomène fait pleinement ses preuves sur Instagram.

C’est fini avec l’identité unique qu’on retrouve sur nos cartes d’identités, avec le web 2.0 une nouvelle identité s’est créée, l’identité virtuelle. Cette identité construite autour des « j’aime »,  des commentaires, représente plutôt la perception que les autres ont de nous. Sans autre, c’est un phénomène qui touche surtout la jeune génération qui attribuent une importance particulière à leur image.

La « mise en scène de soi » sur Instagram

La « mise en scène de la vie quotidienne » a été analysée bien avant les réseaux sociaux par le sociologue américain Erving Goffman (1922 – 1982). D’après lui, « l’acteur  est la personne en représentation. Elle doit donner une expression d’elle même qui produit une impression pour le public ». Par conséquent, « la façade c’est l’attitude de l’acteur, adaptée à  la situation dans laquelle il interagit (comme un masque). »

Cette théâtralisation du quotidien s’accentue sur les réseaux sociaux, où la jeune génération essaye de mettre en scène que les meilleurs moments, afin de créer l’illusion d’une vie parfaite.  Des jolies photos de filles « mannequins », « healthy », des voyages aux quatre coins du monde, du luxe, des smoothies bourrés des vitamines, des jambes bronzées sur une plage ensoleillée…..mais ne soyez pas jaloux, car derrière cette vie parfaite se cache une fausse réalité.

« La beauté numérique pourrait se définir par le fait de tricher tout le temps » Fabienne Kraemer

 

 

 

 

 

« La perfection n’est qu’une question d’angle de prise de vue. Aucune femme ne devrait se fixer des normes pour elle-même en fonction de ce qu’elle voit sur les réseaux sociaux », Chessie King

Un mouvement récent pousse les stars d’Instagram de dévoiler la vraie façade de cette vie parfaite. C’est le cas de Chessie King. Cette jeune instagrameuse, âgée de 24 ans, essaye de montrer aux internautes l’illusion optique qui se cache derrière les plus belles photos. Dans ces photos « Instagram&Reality », la star d’Instagram met en évidence les fausses réalités dans lesquelles on croit chaque jour.

Et si on parlait du fameux #nofilter?

Le plus populaire hashtag sur Instagram « #nofilter » permet à  ces utilisateurs de dire que leur photo n’est pas retouchée et qu’elle reflète la vérité. Cependant, on se pose de nouveau la question si c’est vraiment le cas. Un jeune sud-africain, sur le pseudonyme « Matthew Rycroft » , a publié le 29 octobre 2015, un vidéo sur Youtube qui nous fait réfléchir à ce sujet:

Est-ce qu’on est prêt à devenir « moches »?

Comme il le dit le directeur artistique de la maison « Diesel », Nicola Formichetti, en 2017 « , être unique est beaucoup plus beau qu’être parfait. Il faut changer sa manière de voir les choses, transformer le négatif en positif, surmonter les obstacles et les craintes ».  C’est pourquoi de plus en plus des agences de mode, par exemple, préfèrent se débarrasser de ces clichés universels de beauté et misent plutôt sur l’originalité en recrutant des personnes handicapées, transgenres ou aux physiques diversifiés. C’est le réveil de la conscience qui sonne ou c’est juste un bruit?

Sources:

Qu’est ce que l’identité numérique?

http://www.oai13.com/webphoto/filter-fakers-la-police-du-filtre-sur-instagram/

https://media-animation.be/La-presentation-de-soi-dans-les.html

https://www.airofmelty.fr/les-millennials-generation-nofilter-quel-impact-pour-les-marques-a625203.html

http://classroom.synonym.com/filter-mean-instagram-16623.html

Sources d’images: Instagram

 

Auteur: Daud Tatiana

 

 

La Publicité programmatique : Mince frontière entre volonté d’achat et rejet !

L’arrivée des médias sociaux à faciliter l’émergence des nouvelles méthodes publicitaires. La publicité programmatique est une des résultantes du marketing digital.  C’est un procédé qui permet l’achat et la vente d’espace publicitaire dont la diffusion est réalisée de manière automatique. Ceci par le biais de nouveaux systèmes technologiques.

Publicité programmatique et impact sur la volonté d’achat du consommateur

Comme toutes les autres formes de publicité traditionnelles, la publicité programmatique vise à promouvoir, à faire connaître et à faire aimer les produits de l’entreprise à une cible bien définie.

Pour attirer l’attention des consommateurs, la plupart des publicités se veulent extrêmement créatives. Les principaux outils mis en œuvre pour y parvenir sont l’humour, les figures de style, le choix de la musique et souvent la participation des personnages célèbres.

Pour ce qui est du cas spécifique de la publicité digitale, les concepteurs utilisent les trois procédés suivant pour influencer les utilisateurs : les procédés formels, c’est le changement de logo à travers les animations et les mouvements dans les bannières. Les procédés sémantiques, ce sont les créations ludiques, l’utilisation des mots particuliers, des images difficilement interprétables sémantiquement. L’utilisation du texte et de l’image, qui peut parfois être choquante ou décalée par rapport à l’univers sémantique du produit.

Plus de 94% des praticiens de la publicité aux USA affirment que la publicité humoristique attire l’attention des consommateurs.

Risque de rejet et risque d’image pour l’entreprise

Les systèmes technologiques modernes actuels permettent aux entreprises d’orienter leurs publicités vers les cibles directes. Grâce aux traces laissées par les utilisateurs dans leurs contributions, leurs échanges dans les médias sociaux.

Toutefois, l’image suivante montrent que la plupart des internautes ne regardent pas les publicités (rectangles jaunes) présentent sur les sites et s’intéressent uniquement au contenu du site (nuages rouges et jaunes).

 Source : nngroup.com

Certains utilisateurs très hostiles à trop de Pub, ont développé des Adblock qui sont des bloqueurs de publicité. Contraignant par la même occasion les éditeurs à mettre en place des détecteurs d’Adblock afin d’empêcher les internautes bénéficiant de ce programme, de pouvoir bénéficier du contenu du site.

 

Cette situation crée donc un bras de fer hostile entre les internautes et les entreprises, et pourrait nuire à l’image de ces dernières.

 

Sources

 

Gensollen M. (1998), « The internet : A New Information Economy ? », Communications and Stratégies, n°32, 4th quarter 1998, pp. 197 – 227.

Georget P. (2004). « Stratégie publicitaire et variable de personnalité, de contexte et de contrat », Questions de communication, 5, pp. 69-82.

Http://ad-exchange.fr/tag/programmatique/, consulté le 06.12.2017

http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/publicites-publicis-rachete-la-plateforme-d-achat-programmatique-run-629670.html

https://www.leblogduhacker.fr/comment-fonctionne-publicite-internet-quels-risques/, consulté le 06.12.2017

Auteur : Alain Salomon Biba

 

 

 

Le marketing derrière Google Maps et ses méthodes

Lorsque tu utilises Google, tu passes un pacte. Tu peux utiliser gratuitement des services tels que Gmail, Google Drive, YouTube et Google Maps. En échange, tu acceptes de partager des informations sur toi, des informations que Google peut partager avec les annonceurs afin que leurs publicités soient plus ciblées et efficaces.

Google utilise différentes méthodes pour se renseigner sur toi et pour collecter des données, mais peu savent que Google Maps est également un outil marketing très puissant pour Google.

Un exemple : l’historique des trajets. Lorsqu’il est activé, il permet à Google de savoir où tu as été et durant combien de temps. Il recueille des données sur ton trajet pour aller au travail, sur le magasin dans lequel tu fais tes courses et à quelle fréquence tu pars en vacances.
Il suit chaque étape, connaît ta routine quotidienne 
et peut la reconstruire à tout moment. Pour voir si tu as été suivi et comment arrêter l’enregistrement de l’historique des trajets, clique sur ce lien

chaque mouvement est suivi

Google peut utiliser ces données pour te donner des suggestions de produits et de services de manière directe, mais aussi de manière indirecte en «manipulant» ton planificateur d’itinéraire, suggère Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

 «La prochaine fois que vous utiliserez l’option Google Planificateur d’itinéraire, vérifiez si votre ami obtiendra la même suggestion d’itinéraire.» – Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

«Cela pourrait ne pas fonctionner sur de longues distances, mais cela pourrait affecter la façon dont il vous guide à travers le centre d’une ville. Il a été prouvé par des tests que l’itinéraire varie. Le planificateur d’itinéraire vous envoie à travers les rues qui ont des magasins, ce qui couvre mieux vos intérêts. Cela nous aide, mais en même temps, cela montre que nos données sont constamment utilisées pour le marketing», explique-t-il. 

…directement aux choses que nous aimons !

Avec cette option, Google Maps offre d’excellentes opportunités pour le marketing local, mais encourage également les utilisateurs à participer à travers la communauté Local Guides, via un système de récompense basé sur des points. Plus tu écris de commentaires et plus tu publies des photos d’un lieu, plus tu gagnes de points. Les points débloqueront différents avantages tels que plus d’espace de stockage sur Google Drive et 75% de réduction sur les locations dans la boutique de films Google Play. La mise à jour la plus récente comprend un in-store tour de photos et de vidéos en magasin.

Google promeut cet outil comme un moyen de partager les origines de ta communauté avec les autres et pour les aider à vivre une expérience locale. C’est également un outil de marketing très précieux pour Google car il peut découvrir ce que les gens recherchent, ce que les gens veulent et prendre des décisions basées sur ces découvertes. Ceci est bien sûr extrêmement utile à une grande entreprise comme Google.

Comme la phrase célèbre de Milton Friedman, prix Nobel d’économie le dit :“il n’y a pas de repas gratuit”.

Auteure : Yanina Iskhakova
Relecture : Joëlle Simonet et Loïc Zen-Ruffinen

Plus sur le programme de guide local :

Google Maps is testing video reviews with Local Guides: https://www.theverge.com/tech/2017/9/14/16307696/google-maps-video-reviews-local-guides

Google Maps updates its Local Guides program with a new points system and more levels: https://techcrunch.com/2017/06/13/google-maps-updates-it-local-guides-program-with-a-new-points-system-and-more-levels/

Local Guides Program Terms and Conditions: https://maps.google.com/localguides/rules

Sources :

How Google collects data about you and the Internet: http://royal.pingdom.com/2010/01/08/how-google-collects-data-about-you-and-the-internet/

Gally Websolutions GmbH: https://www.facebook.com/GallyWebsolutionsGmbH/videos/1493057207397841/

The Ultimate Guide to Google Maps Marketing http://www.wordstream.com/blog/ws/2015/12/03/google-maps-marketing

15 useful Google Maps tips and tricks you need to know about: https://www.digitaltrends.com/mobile/google-maps-tips-tricks/3/

Is Google tracking you? Find out here: https://www.cnet.com/how-to/how-to-delete-and-disable-your-google-location-history/ 

Comment Facebook tente d’attirer les plus jeunes

Alors que les plus de cinquante ans sont toujours plus nombreux à disposer d’un compte sur un ou plusieurs média(s) social/aux, on constate un délaissement des jeunes envers certains médias. Facebook tente d’éviter cet exode des jeunes par divers moyens.

À leurs débuts, les médias sociaux – Facebook faisant office de pionnier dans le domaine – n’attiraient que de jeunes adultes ou des adolescents. Tout utilisateur est censé, selon les conditions générales qu’il a bien entendu lues et acceptées, être âgé d’au moins treize ans. En pratique, il n’est pas rare de voir des enfants plus jeunes déjà disposer d’un compte sur les différentes plateformes sociales.

Ähnliches FotoFacebook est peu à peu délaissé par les jeunes

A contrario, les baby boomers étaient peu présents sur Facebook et ne se préoccupaient pas trop de ce que faisaient leurs enfants sur ces outils inconnus. Les choses ont assez rapidement changé. Alors que les plus de cinquante ans ont massivement débarqué sur Facebook, les plus jeunes ont décidé de se tourner vers d’autres médias sociaux tels qu’Instagram ou la messagerie sociale Snapchat, sans doute pour éviter de se sentir surveillés et pour ne pas retrouver toute la famille en ligne – à commencer par les parents.

Selon l’étude suisse digiMONITOR du groupe d’intérêts médias électroniques (IGEM), les 15-24 ans utilisant Facebook étaient, en 2016, 10% moins nombreux qu’une année auparavant. En 2015, ils étaient déjà 10% de moins qu’en 2014. Étant donné que créer un compte ne veut pas dire l’utiliser, il est intéressant de constater que 70% des 15-24 ans déclaraient l’année dernière se rendre occasionnellement sur Facebook, alors que ce taux atteignait quasiment les 100% il y a encore trois ans.
— UPDATE 19 décembre 2017 : selon les résultats de l’étude digiMonitor 2017 du groupe d’intérêts médias électroniques (IGEM), révélés le 11 décembre, soit après la publication de cet article, ils ne sont plus que 55% à utiliser Facebook en 2017. —

Conscient de la perte d’utilisateurs à laquelle elle est confrontée, Facebook n’a pas lésiné sur les moyens et a déboursé la bagatelle d’un milliard de dollars pour racheter Instagram. Elle a également tenté de s’offrir Snapchat, mais cette dernière a résisté à ses généreuses offres. Le groupe de Menlo Park tente de garder ses jeunes utilisateurs sur son site-mère, Facebook, via un autre moyen : il n’hésite pas à copier-coller des fonctionnalités lancées par ses concurrents Snapchat et Twitter. On a ainsi notamment vu apparaître les hashtags, puis les Stories, sans oublier les stickers de réalité augmentée. Facebook dispose désormais de la même panoplie d’outils que ses concurrents.

Enfin, Facebook compte un autre atout de taille dans sa poche : Messenger. L’application de messagerie instantanée, à la base intégrée à Facebook avant de devenir autonome sur les smartphones, connaît en effet un grand succès (plus d’un milliard d’utilisateurs selon les chiffres parus cette année). Dans le but d’attirer non seulement les adolescents, mais également les enfants, Facebook lançait le 4 décembre dernier – sur iPhone et aux États-Unis uniquement, dans un premier temps – Messenger Kids, une version destinée aux enfants et ne contenant ni publicité ni achats intégrés. Ici, ce sont les parents qui «contrôlent entièrement la liste de contacts», selon le groupe américain.

En effet, les parents doivent créer un compte Messenger Kids pour leur enfant via leur propre compte Facebook, puis choisir les contacts qui feront partie de la liste de leur enfant. L’entreprise américaine s’assure ainsi de connaître les enfants de ses utilisateurs et compte bien les garder comme futurs clients de ses applications destinées aux adultes.

 

À lire ailleurs :

(Source de l’image :  https://www.webmarketing-com.com/wp-content/uploads/2012/07/enfant-facebook.jpg)

Auteur : Loïc Zen-Ruffinen

Les influenceurs sont-ils vraiment influents ?

Des nos jours le mot influenceur n’est plus un mystère. À travers cet article nous allons toutefois nous concentrer sur les chiffres clés et sur l’influence des influenceurs, concernant en particulier les effets qu’ils ont en terme d’achat. 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un influenceur ?

L’influenceur digital est un individu qui apparait comme étant un leader d’opinion. Il possède un nombre de personnes qui l’écoutent pour son expertise dans une thématique précise. Sa capacité d’influencer un groupe significatif d’individus dépend de l’audience (qui normalement s’accroît progressivement avec le temps) et de l’engagement des internautes (qui représente un élément primordial).

Au vu de ces capacités, l’influenceur est de plus en plus souvent recherché en tant que partenaire par les marques et agences pour promouvoir les produits à travers du marketing d’influence.

Image associée
Un exemple de comment les entreprises collaborent avec les influenceurs pour promouvoir leur produits

Et en chiffres?

Pour les entreprises, avoir un partenaire influenceur a évidemment un coût. Ceci est une des préoccupations principales des responsables marketing. En effet, selon le rapport Bloglovin (2017) les influenceurs ont des tarifs très clairs:

  • 84% d’entre eux demandent moins de 250$ par post Instagram;
  • 87% moins de 500$ pour un billet sur leur blog;
  • 90% moins de 250$ pour un post Facebook;
  • la plus part des interrogés demandent 150$ par tweet.

Pour se donner une idée, avec un budget de 5’000$ on peut mesurer quel est l’impact d’une stratégie marketing sur les réseaux sociaux.
A ce sujet, une étude auprès de 2500 micro-influnceuses (95% des interrogées étaient des femmes américaines de 18-48 ans) a été réalisée. Voilà les résultats :

On remarque qu’avec ce budget on arrive à toucher des centaines de milliers de followers.

Mais, quelle est effectivement l’influence des influenceurs?

Les influenceurs digitaux sont partout sur le web. D’après une recherche réalisée en 2017 par la société spécialisée Launchmetrics, les entreprises sont disposées à investir énormément dans la fameuse influence digitale.

« Les marques pensent que communiquer via les influenceurs coût moins cher que de passer par les supports de publicité traditionnels »

Ceci peux être une strategie gagnante pour certaines entreprises de petit-moyen taille. Une enquête française montre qu’auprès d’un échantillon représentatif de la population des internautes français, 89% des personnes qui suivant un influenceur ont découvert un produit ou une marque grâce a des posts des influenceurs sur les réseaux sociaux. En autre, 75% des internautes ont déjà acheté un produit après un post d’un influenceur.

Au contraire si on analyse plus en détail les marque de luxe on peux voir que les chiffres ne sont pas prometteurs. En terme d’achat le chevauchement entre les followers et la clientèle des marques de luxe est inférieur à 1%. L’âge moyen des followers ne dépasse pas les 20 ans et sont des personnes qui n’ont pas le pouvoir d’achat leur permettant de consommer du luxe.

A lire ailleurs :

Définition Marketing  E-marketing.fr    Le Figaro

Squid Impact     Radio Canada   BlogDuModerateur   ArchiMag.com

(Source des images : https://www.blogdumoderateur.com/relation-marques-influenceurs-reseaux-sociaux/ / https://www.r2integrated.com/r2insights/influencer-marketing-what-you-need-to-know-today /

Auteur: Zara Groh

Changement de fonctionnalité Twitter et Newsjacking : le duo gagnant ?

Le 26 septembre 2017, Twitter annonce un test qui permettra à quelques privilégiés de poster non plus en 140 caractères, mais 280. De nombreuses entreprises se sont emparées de la nouvelle pour créer le buzz, exemples et explication !

Mais pourquoi Twitter avait limité le nombre de caractères à 140 ?

La réponse est simple. Ce média était à la base dédié aux journalistes, pour des utilisations professionnelles. Le nombre limite de caractères était là pour les inciter à être concis dans leurs informations.

Twitter explique cependant que cette modification n’aura lieu que dans quelques pays, à savoir ceux dans lesquels il est relativement peu aisé de s’exprimer en moins de 140 caractères. Par exemple, les signes japonais permettent de s’exprimer en moyenne en 15 caractères et seuls 0.4% des tweets atteignent le plafond de 140 caractères, alors que la moyenne en anglais est de 34 caractères et 9% des commentaires sont de 140 caractères. D’autres langues, telles que le français, l’espagnol ou le portugais, sont encore plus difficiles à maîtriser en si peu de signes.

Comparaison des tweets en anglais et en japonais

 

Le newsjacking, ou comment s’approprier l’actualité

A la suite de cette annonce par Twitter, bon nombre d’organisations en ont profité pour se faire de la publicité gratuite. Mais comment?

Newsjacking de la marque Oasis pour la sortie de Star Wars

Le newsjacking est une pratique qui consiste à mettre en place rapidement, en suivant un fait d’actualité marquant ou permettant de faire le lien avec sa marque, une campagne publicitaire ou sociale. Il est donc important que la mise en place puisse se faire rapidement. L’usage des médias sociaux est donc aisé et un bon outil pour ce faire. Certains disent même que Twitter est l’outil le plus adapté à ce type de publication.

 « Le newsjacking : Il s’agit de s’appuyer sur l’actualité ou de rebondir sur un fait d’actualité » – Sébastien Magro, chargé de projets nouveaux médias au Musée du Quai Branly.

Cette pratique a l’avantage d’avoir un impact plus grand que la moyenne sur le public grâce à l’effet de résonance lié au fait d’actualité. Le newsjacking a le pouvoir, pour qui est observateur, rapide à réagir et bon communicant, d’engendrer un effet de buzz et avoir des retombées plus grandes, notamment dans la presse. Le métier de community manager devient en particulier grâce à cela l’un des piliers de la communication dans l’entreprise car le newsjacking peut valoir des millions.

Créer le buzz avec le Newjacking, efficace ?

Après l’annonce de Twitter, nombreux ont été les utilisateurs à tester si eux aussi faisaient partie des soi-disant privilégiés à tester les 280 caractères. Des entreprises aussi ont testé.

Notamment la marque « Cuisinella » qui a tenté de reprendre la bande-son de sa publicité télévisée, que, si vous êtes férus de télévision, vous n’aurez pas de peine à reconnaître. La marque a placé plus de 200 « a » dans sa publication afin de voir si elle faisait partie des privilégiés à tester la fonctionnalité. Avec cette simple répétition, la marque a récolté 34’330 retweet et 24’508 « j’aime ». Cela étant les retombées ne sont pas très grandes pour la marque.

Mc Donald’s a également voulu surfer sur ce phénomène en proposant le tweet suivant, en relation avec leur recette 280 l’original :

« Très cher @twitterfrance, merci infiniment pour ce bel hommage. Et oui c’est vrai qu’il en manquait, des caractères, pour être à la hauteur du grand, du délicieux, du savoureux, de l’incroyable, du seul, du vrai, de l’iconique, bref de l’unique 280™. #280characters #280loriginal pic.twitter.com/LzvpZYJbvT

— McDonald’s France (@280loriginal) September 27, 2017 »

La recette 280 l’original de Mc Donald’s a été également reprise par bon nombre d’utilisateurs après l’annonce de Twitter, ce qui a fait un énorme coup de pub inattendu pour Mc Donald’s.

 

C’est désormais officiel, tout un chacun peut publier en 280 caractères. Les community managers devront s’adapter. En effet, la manière de communiquer sur les différents médias sociaux dépend du public que l’on cible, mais également des fonctionnalités offertes par ces médias. Une augmentation du nombre de caractères permis sur Twitter remet donc en cause la manière dont les professionnels s’adressent à leurs publics sur Twitter. Dans ce métier où les choses changent très rapidement, c’est encore un nouveau défi qui les attend !

Sources:

https://www.blogdumoderateur.com/twitter-280-caracteres/ , consulté le 27 octobre 2017

http://twog.fr/twitter-passe-en-280-caracteres/ , consulté le 27 octobre 2017

Poussou, V., Magro S., Beaujean, G. Eidelman J, Fesneau, C. (2016), « Nouvelles formes de relations avec les publics », consulté à : http://actesbranly.revues.org/785

https://www.definitions-marketing.com/definition/newsjacking/ consulté le 27 octobre 2017

http://www.up-to-you.ch/fr/blog/pourquoi-twitter-decide-de-passer-280-caracteres consulté le 17 novembre 2017

Scott, D., 2012, « Newsjacking:  How to  inject your  ideas into  a breaking  neius story and  generate  tons of media », John Wiley & Sons, Inc.

Sources des images:

https://www.blogdumoderateur.com/twitter-280-caracteres/

https://www.1ere-position.fr/blog/newsjacking-entre-seo-et-content-marketing/attachment/newsjacking-oasis-star-wars

Les autres images utilisées sont libres de droit

 

Auteure : Aurélie Yuste

Relecture : Jocelyn Abbet

Médias sociaux ou quand la vie privée n’existe plus

Près de 2.91 milliards d’individus, soit 39% de la population mondiale, sont actifs sur les différents médias sociaux. Ce qui signifie que près de 3 milliards d’individus ont décidé de partager une partie de leurs vies, de leurs informations personnelles, de leurs activités quotidiennes ou de leurs souvenirs. Cela signifie également que ces contenus peuvent être vus et utilisés par près de 3 milliards de personnes.

Big Brother is watching you

En 2013, l’ex-informaticien de la CIA et de la NSA, Edward Snowden, rend public avec l’aide des médias des documents secrets mettant en cause les pratiques de certaines agences de renseignement gouvernementales anglo-saxonnes. Selon ces documents, l’utilisation de données personnelles provenant des bases de données appartenant, entre autres, aux GAFAM et aux NATU, serait fréquente et permettrait de surveiller une bonne part de la population.

Dans une moindre mesure et avec notre consentement (rappelez-vous, nous avez accepté les conditions d’utilisation), les entreprises achètent à prix d’or nos informations. Celles-ci leur serviront à mieux nous comprendre, à satisfaire nos attentes au mieux ou à orienter leur département R&D dans la bonne direction. Tout cela dans le but de mettre sur pieds des stratégies plus efficaces pour nous compter parmi leurs clients.

Cette abondance de données permet également une surveillance interpersonnelle. Bien que les contenus que vous diffusiez soient généralement destinés à vos proches, ils sont souvent accessibles par d’autres.

Ainsi le responsable des ressources humaines de votre entreprise, votre agent d’assurance ou des cybercriminels pourront aisément connaître de nombreuses informations à votre sujet.

La révélation concernant certaines pratiques gouvernementales de surveillance ainsi que l’utilisation de nos données par des tiers semblent projeter l’œuvre dystopique de George Orwell de la science-fiction à la prophétie. « 1984 » dépeint, en partie et avec un peu de retard, une société sous surveillance constante à laquelle notre civilisation ressemble de plus en plus.

C’est la vie… privée

Le problème de la préservation de la vie privée n’est pas nouveau. Au cours du 19ème siècle, l’essor de la presse et celui du reportage photographique conduisirent la société à s’interroger sur le droit à la vie privée. Ainsi, la règle du right to be left alone, proposant que l’individu ait la possibilité de garder ses propos et ses comportements privé aussi longtemps que ceux-ci ne portent préjudice à personne, fut l’un des fondements de la législation encadrant la vie privée en occident.

Le véritable problème aujourd’hui, malgré des tentatives de restrictions par des groupes d’utilisateurs ou des états faisant parfois appel aux autorités judiciaires, est la démocratisation de certains comportements. Ainsi, la diffusion de certaines informations qui étaient considérées jusqu’alors personnelles, est devenue habituelle. Ces nouvelles normes sont le fruit d’un refus catégorique de la pars des grande entreprises d’élargir les possibilités de confidentialité et une acception progressive des utilisateurs de mettre à disposition ce type d’information. Ces mêmes utilisateurs qui s’alignent petit à petit sur les autres membres des réseaux pour évaluer ce qui est diffusable ou non.

La confidentialité et l’intimité,
non plus dépendantes uniquement des idiosyncrasies individuelles, deviennent donc
contextuelles, sujettes à concertation collective.

CASILLI, A. (2013)

Cependant, la plupart des membres de ces réseaux ont un avis similaire concernant leur identité numérique. Selon eux, elle n’est pas équivalente à leur identité réelle. Ainsi, pour les utilisateurs de médias sociaux, leur alter ego numérique n’est en fait qu’un rôle qu’ils jouent en s’inspirant plus ou moins de leur véritable vie. Ils ne diffusent donc pas tout et ne partage pas leur vie dans son ensemble mais plutôt des échantillons qui leur permettent de créer leur identité numérique.

Auteur: Mathias Vallat

Pour en savoir plus sur :

Sources

  • CASILLI, A. (2013). Contre l’hypothèse de la « fin de la vie privée ». Revue française des sciences de l’information et de la communication. Vol 3. Repéré le 30.11.17 sur : http://rfsic.revues.org/630
  • CHOMBEAU, A. (2016, 19 septembre). Comment se protéger de l’atteinte à la vie privée sur Internet?. Huffington Post. Repéré le 02.12.17 sur : http://www.huffingtonpost.fr/alexandre-chombeau/protection-vie-privee-internet_b_12070438.html
  • DELCROIX, E. (2010). Médias sociaux et évolutions de la vie privée. Les Cahiers Dynamiques. Vol 47 (2). pp 94-101.
  • UNTERSINGER, M., SZADKOWSKI, M. (2013, 13 août). Sur le web, le « paradoxe de la vie privée ». Le Monde. Repéré le 02.12.17 sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/08/01/sur-le-web-le-paradoxe-de-la-vie-privee_3456070_3224.html
  • VALLET, C. (2012). Le dévoilement de la vie privée sur les sites de réseau social. Des changements significatifs. Droit et société. Vol 80 (1). pp 163-188.

Crédits images