Quand Quechua ose l’autodérision sur Twitter

A l’heure actuelle, il est quasiment impossible pour une entreprise de survivre sans présence sur les médias sociaux. Chaque entreprise utilise des stratégies distinctes et sur des réseaux sociaux différents, que ce soit sur Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat etc. Il est devenu indispensable d’assurer sa présence en ligne d’une manière ou d’une autre.

Zoom sur la stratégie Twitter de Quechua

Quechua est une marque créée en 1997 en France par des collaborateurs du groupe Décathlon. Celle-ci propose des produits conçus spécialement pour la pratique du sport de montagne. Leur devise : « Nous rendons la randonnée en montagne accessible au plus grand nombre en prenant soin des randonneurs et de leur environnement sportif ». La marque vise donc un public cible relativement large qui va des sportifs amateurs aux professionnels.

L’humour, l’humour et encore l’humour !

Quechua n’hésite pas à relayer la comparaison de ses produits avec des vêtement de marques onéreuses au look plus ou moins absurde.

La marque titille également les internautes critiquant le look de certains de ses produits.

De plus, Quechua publie des sondages sur Twitter pour connaître l’avis des internautes sur divers sujets. La marque essaie également de motiver sa communauté à faire du sport, lui propose des jeu-concours et offre des solutions de service après-vente. Ses valeurs :  « Vital, Responsable, Audacieux, Collectif  » sont clairement représentées dans sa manière de communiquer sur Twitter.

Quel est le but d’une telle stratégie ?

Les objectifs visés par les entreprises présentes sur les réseaux sociaux consistent souvent à améliorer leur notoriété, augmenter leurs ventes et fidéliser les clients.  Cela leur permet aussi d’établir plus profondément leur image de marque. Dans le cas de Quechua, le parti pris a été celui de l’humour afin de personnifier un peu plus la marque. En effet, que ce soit en magasin ou sur la toile, Quechua souhaite se rendre accessible et à la portée de tous. Dialoguer avec les internautes sur Twitter lui permet également de récolter des données sur les utilisateurs qui parlent de la marque à travers des indicateurs de performance. C’est aussi une manière de collecter des informations sur les thématiques qui préoccupent le plus sa communauté.

Il apparaît donc que la stratégie de Quechua fonctionne si l’on considère que le fait d’avoir une grande communauté active est bénéfique pour la marque.

Sources :

Cours du Master “Business Communication” : “Communication stratégique I”

https://agoralink.fr/pourquoi-utiliser-twitter-pour-sa-marque/

https://www.blogdumoderateur.com/strategie-social-media-decathlon/

https://www.quechua.fr

https://twitter.com

 

Auteure : Lauren Bill

Relecture : Cindy Lepoigneur

Ton visage pour ta sécurité …ou ton visage exposé sur le net ?

Le début du débat : Où est-on dans la protection des données ?

La reconnaissance faciale est l’instrument biométrique le plus rapide pour déverrouiller ton pc/téléphone, Facebook l’applique pour étiqueter automatiquement les personnes présentes dans tes photos, les marketeurs l’utilisent pour mieux te profiler, Wallmart pour reconnaitre ses voleurs à l’étalage, la police pour chasser des terroristes… Et « Cheese ! » La caméra te regarde, en Chine tu peux maintenant payer ton café avec un sourire.

The future is here. Dans ce futur bien présent, la reconnaissance faciale est un outil efficace pouvant certifier ton identité et, dans cette démarche, te protéger à toi et à la société. Mais comment être sûrs que l’image de ton visage —qui pourrait bientôt être capturée par la machine « self-service » lorsque tu paies tes courses au supermarché— restera confidentielle, respectant sa fonction initialement envisagée ? La réponse n’est pas très rassurante, le débat est ouvert notamment par rapport à la protection de données.

En gros, le problème est plutôt le suivant : Alors que les technologies avancent à un rythme exponentiel, les lois visant à les réguler progressent à pas de tortue. Les gouvernements ont de la peine, à juste titre, à s’adapter à une énorme révolution qu’ils n’avaient pas prévue, celle de l’entrée à l’ère de l’internet depuis les années 90. L’internet est un bébé qui grandit beaucoup trop vite. D’un million des utilisateurs en 1991 nous sommes passés à 4 billions en 2018. Et les dernières deux années, 90% des données de l’Internet ont été générées. Mais comment réguler les 2.5 quintillion de données que le globe entier produit dans une seule journée ? Telle est la question.

Chaque pays a ses lois régulant l’internet, celle-ci étant censées de protéger les citoyens. Mais encore une fois, cela n’est pas suffisant. Si bien certains instruments comme ceux de la reconnaissance faciale peuvent être utiles, voire très bénéfiques pour la société, ils génèrent aussi de effets pervers. En Californie un recours collectif a été entamé contre Facebook le mois d’avril passé : Le géant bleu des réseaux sociaux aurait collecté des données biométriques d’un certain nombre d’utilisateurs sans leur consentement explicite. Et n’oublions surtout pas il y a déjà 2 ans le scandale de Cambridge Analytica où les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs Facebook ont été recueillies illégalement.

La solution ?

L’Union Européenne a introduit le Règlement Général sur la protection de données*. C’est déjà un grand pas, mais il reste boiteux. Le débat commence à prendre forme et force dans plusieurs pays comme le Canada, les Etats-Unis et l’Inde. La Chine voudrait adopter une loi similaire vers l’année 2023.

S’il est vrai que l’internet est difficilement contrôlable, ce sera une vraie volonté politique qui pourra assurer une protection de données efficace. Et pour cela les citoyens doivent exprimer leurs inquiétudes et faire de la pression pour bien orienter la volonté politique : Si l’internet n’a pas mieux été régulé par le passé c’est parce qu’on ne voyait pas une vraie menace… Et la partie dure est maintenant le rattrapage.

*Ce nouveau règlement renforce le règlement précèdent, mais cette fois il est accompagné d’une costaude masse de fer qui tomberait sur ceux qui joueraient illégalement avec les informations privées des usagers : une amende de 4% des revenus globaux pourrait être infligée aux compagnies ne respectant pas cette loi, parmi autres mesures.

Auteure: Rebecca Roggen

Relecture: Selim Süglün

Bibliograpgie

Anderson G., Forbes magazine (2017) “Walmart’s Facial Recognition Tech Would Overstep Boundaries”                                                                                                              https://www.forbes.com/sites/retailwire/2017/07/27/walmarts-facial-recognition-tech-would-overstep-boundaries/#6363080945f8

BBC (2018) “Facebook facial recognition faces class-action suit” https://www.bbc.com/news/technology-43792125

CNIL (2018) “Règlement Général sur la protection de données”          https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees

CNBC (2018) “Here’s everything you need to know about the Cambridge Analytica scandal”  https://www.cnbc.com/2018/03/21/facebook-cambridge-analytica-scandal-everything-you-need-to-know.html

Domo (2017) “Data Never Sleeps 5.0” https://www.domo.com/learn/data-never-sleeps-5?aid=ogsm072517_1&sf100871281=1

Jourdan A., The Independent UK (2017) “KFC store in China lets customers pay with facial recognition” https://www.independent.co.uk/news/business/analysis-and-features/kfc-store-china-facial-recognition-pay-customers-fast-food-a7923876.html

Pernot E., Le Echos (2018) “La Chine marche vers le modèle Européen” –https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-177702-protection-des-donnees-la-chine-en-marche-vers-le-modele-europeen-2142183.php

Lil Miquela, le robot à 1,5 mio d’abonnés sur Instagram

Lil Miquela est une activiste, mannequin et chanteuse originaire de Downey, en Californie. Elle fait partie des influenceuses les plus suivies sur Instagram, mais qui est-elle ?

Une allure d’humain, mais pourtant…

Lil Miquela a l’air d’une poupée comme on peut en trouver des millions sur Instagram ; un peu trop maquillée, habillée avec des vêtements de marques et accessoires chers, photographiée dans des endroits luxueux. Même si l’effet d’optique est particulièrement bien fait, il est tout de même détectable, au bout d’un moment d’analyse, que Miquela est trop lisse, trop parfaite. En effet, la jeune américaine a été crée en 2016 par une société de gestion grâce à l’intelligence artificielle.

Sur son compte instagram, Miquela s’affiche avec des vêtements de marque.

« J’aimerais qu’on me décrive comme une artiste ou une chanteuse. Qu’on se concentre plutôt sur mes talents que sur les détails superficiels de mon existence. »

Lil Miquela a biensûr subi des critiques et a été sujette à de nombreuses questions. Deux opinions émergent:

  • La création de ce clône est-elle vraiment saine ? Est-il vraiment juste de montrer ainsi Lil Miquela et sa vie parfaite sur Instagram alors que tout cela est fictif ?
  • Cette histoire n’est-elle tout simplement pas une manière de critiquer ces personnes aux identités trop artificielles que l’on retrouve en nombre infini sur Instagram ?

Lil Miquela, que l’on pourrait qualifier de beauté numérique, fascine. Elle fascine parce que même si elle est constituée d’images de synthèses, elle parvient, de manière réelle, à influencer ses abonnés. Ceux-ci ne sont pas les seuls à la suivre, des marques telles que Chanel, Supreme ou encore Proenza Schouler ne cessent également de lui proposer des partenariats commerciaux.

Des rumeurs disent que la société qui aurait crée le robot s’appellerait « Brud ». Lil Miquela raconte qu’elle se sent humaine, qu’elle ressent des émotions et qu’elle est en colère contre Brud de l’avoir crée dans le seul but de faire du profit. Elle dit ne jamais pouvoir lui pardonner. En effet, ses investisseurs auraient récolté 6 millions de dollars grâce à elle.

Une communauté fleurissante

Le business est intéressant et c’est pourquoi Lil Miquela n’est plus le seul être crée par l’intelligence artificielle à figurer comme icône sur Instagram.

Après sa création, d’autres avatars sont nés et cela n’est pas prêt de s’arrêter… Jusqu’où ces nouvelles stars numériques vont-elles nous emmener ?

(Sources du texte: https://www.numero.com/fr/culture/lil-miquela-portrait-intelligence-artificielle-mannequin-instagram-virtuel-influencer-mode-musique / https://en.wikipedia.org/wiki/Lil_Miquela / https://www.konbini.com/fr/tendances-2/miquela-linfluenceuse-instagram-qui-netait-quune-ligne-de-code / http://paperjam.lu/news/une-influenceuse-virtuelle-fascine-les-millennials / https://i-d.vice.com/en_us/article/vbxkna/lil-miquela-instagram-influencer)

(Source de l’image: https://www.instagram.com/p/Bme6j-LFVzj/ / https://www.instagram.com/p/BnAO1Q5F1DN/)

Auteure: Mathilde Musy

Relecture: Hugo Pachoud

Psychologie des réseaux sociaux, y a-t-il vraiment un changement de personnalité sur le web ?

Gérer votre personne en ligne signifie passer un certain temps à sélectionner et modifier des photos, créer votre profil en ligne, ajouter des mises à jour de statut et commenter les messages des autres personnes. La participation aux réseaux sociaux et la nature même du monde en ligne stimulent-ils en nous des tensions narcissiques?

Au cours des dix dernières années, après l’avènement des réseaux sociaux et d’autres formes de communication assistée par ordinateur, la façon dont les gens interagissent semble avoir changé. Ceci peut à son tour affecter la personnalité sur le web en s’adaptant à cette dynamique.

« Nous avons eu des milliers d’années d’évolution pour nous familiariser avec les interactions humaines en face à face, mais seulement deux décennies pour le monde en ligne à grande échelle, et c’est maintenant l’endroit où se déroule une grande partie des interactions humaines, avec des outils complètement différents » Patricia Wallace, psychologue et professeur au Maryland University College.

Si auparavant, les interactions humaines n’avaient lieu que dans des contextes de face à face, elles ont également lieu sur l’Internet depuis des années. Cela implique de nombreux changements, certains négatifs et d’autres positifs. Par exemple, ces nouveaux médias favorisent la connexion, l’innovation et le développement humain.

En même temps, cependant, le réseau peut faire obstacle aux relations de communication. Nous avons la distance physique, le manque de rétroaction immédiate, la perception de l’anonymat et l’incertitude au sujet du public qui nous voit et nous écoute. De plus, ces outils sont principalement basés sur le texte et les images, ce qui diminue l’importance des mots.

Les personnalités en ligne et hors ligne coïncident-elles ?

Selon une étude de Patricia Wallace, les gens changent de personnalité lorsqu’ils sont en ligne. Il ne s’agit pas de changer son être, mais simplement d’adapter ses attitudes à un contexte particulier. Notre comportement lors d’un entretien d’embauche ou lors d’une conversation au bar avec un ami est différente. La même chose se passe sur le net.

« La plupart des gens construisent et maintiennent en ligne une personne qui est une version améliorée de lui-même. Il met en valeur les caractéristiques positives et atténue les caractéristiques négatives, en créant parfois de nouveaux personnages réels par rapport au réel, parce que sur le net nous avons plus de contrôle sur tout, ce que nous n’avons pas dans la vie réelle : par exemple nous pouvons modifier les textes que nous écrivons soigneusement, en faisant du changement sur les images » Patricia Wallace.

La personnalité change. Mais comment ?

Le contrôle de ce que nous sommes est différent sur le Web que dans la vie réelle. Par exemple, nous pouvons réfléchir attentivement avant de nous prononcer ou même modifier et supprimer ce qui a été dit. Dans le même temps, cependant, le manque de réaction immédiate, comme l’expression du vol, un bâillement, le mouvement des yeux par rapport à ce qui est dit, risque de nous conduire à la désinhibition, surtout dans des conditions d’anonymat ou de nous faire divulguer trop de renseignements personnels.

Les médias sociaux peuvent donc encourager la désinhibition et le narcissisme. Cela se produit parce que sur votre propre page de réseau social, vous êtes au centre de votre propre micro monde. Contrairement à ce qui se passe dans les contextes quotidiens, vous êtes dans un univers dont vous êtes le protagoniste incontesté.

Un autre phénomène du réseau qui influence la perception de soi est la tendance à la polarisation des groupes et à la création d’identités collectives autour de thèmes d’intérêt.

Les changements les plus profonds concernent la communication. En fait, la communication en ligne semble plus abrupte et agressive parce qu’elle n’est pas médiée par le langage para-verbal et non-verbal, ce qui atténue la signification de nos messages. Il est donc difficile d’interpréter correctement les communications textuelles en ligne, même lorsque l’expéditeur pense que le sens doit être évident. Par exemple, la difficulté de reconnaître un commentaire sarcastique dans un courriel peut mener à une mauvaise interprétation.

Internet a un tel impact qu’il risque parfois de se transformer en véritable dépendance qu’il doit être surmonté par un chemin d’abstinence et de psychothérapie. Il ne faut toutefois pas oublier que la maladie est causée par une surutilisation et une utilisation non intentionnelle. Les réseaux sociaux, s’ils sont bien utilisés, sont des outils qui paradoxalement augmentent les relations humaines, vous permettant de rester en contact avec des familles éloignées, de travailler à domicile pour surmonter les obstacles physiques, de gagner du temps pour les patients en phase aiguë et beaucoup plus.

 

Source:

Wallace P, (2017). La psicologia di Internet. Raffaello Cortina Editore.

https://www.repubblica.it/salute/ricerca/2017/03/21/news/rete_internet_psicologia-161065612/

http://www.coopservizionlus.org/blog/2017/04/26/psicologia-dei-social-network-cambio-personalita/

 

Source des images :

https://www.franzrusso.it/insideweb/caratteri-personalita-social-network-web/

https://www.periodicodaily.com/225792/

 

Auteur: Selim Süglün

Relecture: Cyrill Burri

 

La transparence des réseaux sociaux

Depuis avril 2018, les réseaux sociaux donnent la possibilité à leurs utilisateurs de connaître quelles données personnelles ont été récoltées et lesquelles ont été transmises à des entreprises, notamment à des fins de marketing et de publicité. Cet effort de transparence fait notamment suite aux différents scandales survenus depuis 2016, comme, par exemple, l’affaire de Cambridge Analytica.

Un début de transparence en 2017

En 2017, Twitter faisait déjà un premier effort de transparence concernant les publicités politiques. Maintenant, le réseau social demande aux annonceurs d’identifier clairement leurs publicités politiques en tant que telles et change le design de ces publications. Cette décision est venue après le scandale de la campagne présidentielle américaine en 2016 où Facebook, Twitter et Google ont découvert que des contenus avaient été financés par des intérêts russes sur leurs sites respectifs. Facebook a suivi le mouvement quelques semaines après.

En 2018, Facebook et Twitter ont créé « des centres de transparence » qui regroupent toutes les publicités politiques et commerciales, ainsi que les informations concernant ces annonces comme le nombre de partages. Les annonces politiques, quant à elles, sont accompagnées d’informations comme les budgets associés, les sources de financement, ainsi que le public ciblé et celui finalement touché. Les particularités de ces « centres de transparence » sont qu’il n’y a pas besoin d’être un utilisateur du réseau social pour y accéder et que les publications politiques sont archivées.

Un cadre pour la transparence

L’audition de Mark Zuckerberg par deux commissions du sénat américain à propos des scandales sur les données personnelles des utilisateurs de Facebook, a laissé planer un doute quant à une réelle promesse d’auto-régulation de la part du secteur numérique. Ainsi, il faut que les gouvernements mettent en place un cadre légal, clair et efficace.

C’est ce que l’Union Européenne a fait avec la RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) qui est entré en vigueur le 25 mai 2018.

La Suisse, pour sa part, n’a pas de tel règlement et a décidé de réviser sa loi sur la protection des données en deux temps. La première phase, les lignes directrices sur le champ d’application du RGPD, est en consultation publique jusqu’au 18 janvier 2019. Heureusement pour les citoyens helvétiques, puisque le RGPD entre en application dès que des données personnelles sont traitées dans un pays membre de l’Union européenne. Ils peuvent donc bénéficier de la couverture du champ d’application du RGPD.

Ainsi, si les individus demandent aujourd’hui à savoir où vont l’argent de leurs impôts, ils demandent la même transparence pour leurs données personnelles dans le monde numérique. Les réseaux sociaux l’ont bien compris et c’est pourquoi l’accès à de telles informations est facile. Il suffit de se rendre dans les paramètres de son compte utilisateur (dans le cas de Facebook, Twitter, Instagram) ou en envoyant un mail (Uber).

Pour en savoir plus

(Source de l’image : https://previews.123rf.com/images/iqoncept/iqoncept1401/iqoncept140100008/24897350-mot-de-transparence-loupe-recherche-de-verre-pour-la-sinc%C3%A9rit%C3%A9-la-clart%C3%A9-la-transparence-la-v%C3%A9rit%C3%A9-l-exacti.jpg)

 

Auteure : Pauline Nussbaumer

Relecture : Philippe Tena

Black Friday: Les achats impulsifs en ligne nuisent au climat

Le e-commerce, très populaire chez les jeunes de part la facilité des retours gratuits des colis, provoque beaucoup d’invendus et de déchets, particulièrement dans les périodes de promotion comme le Black Friday.

Si les commandes en ligne se popularisent chez les jeunes, la période de promotion relative au Black Friday favorise les achats impulsifs, et ce ne serait pas sans conséquences. D’après une étude menée par Greenpeace, un quart des articles commandés en ligne sont retournés. Environ 30% d’entre eux finissent à la poubelle.

“Plus on commande, plus on revoie (…) chaque paquet a un impact sur le climat”

L’ONG environnementale Greenpeace dénonce que les achats impulsifs liés au e-Commerce s’inscrivent dans la tendance à commander et à renvoyer une partie des commandes après réception de ces colis. Elle argumente dans son étude que “Plus on commande, plus on renvoie (…). Chaque paquet a un impact sur le climat”. D’après Greenpeace, un quart des colis commandés en ligne sont retournés. Une autre étude de l’organisation allemande EHI porte sur les problèmes liés aux renvois massifs des articles. Elle soutient que beaucoup de ces expéditeurs favorisent le renvoi gratuit des colis plutôt que d’inscrire les coûts de retour dans leur gestion. Certaines plateformes de mode en ligne, tels que Zalando, encourageraient même leurs clients à commander plusieurs tailles afin de placer la satisfaction de ces derniers au centre des intérêts de l’entreprise.

30% d’articles renvoyés finiraient à la poubelle

Le retour des colis nécessite un travail de reconditionnement et de vérification du produit chez les plateformes num