La nouvelle cryptomonnaie de Facebook, « Libra », a-t-elle un avenir?

Vendredi 11 octobre 2019 : De grandes multinationales comme Visa, Mastercard ou encore eBay ont annoncé qu’elles mettaient fin à une future collaboration dans le projet Libra. Avec l’opposition des régulateurs qui ne cesse de croître, le projet de monnaie numérique de Facebook fait face à un nouveau coup dur. Sera-t-il toujours prévu dans le courant du deuxième semestre de l’année prochaine ?

Le projet de monnaie numérique lancé par le célèbre réseau social Facebook ne séduit plus autant et doit faire face à la défection d’un grand nombre de ses plus grands partisans. Des groupes comme Visa et Mastercard, des émetteurs de carte bancaire, ou encore Ebay,  une plateforme de commerce en ligne, ont annoncé officiellement qu’ils se retiraient du consortium.

«Nous allons continuer à évaluer la situation et nous prendrons notre décision ultime en fonction d’un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l’association à répondre de façon entièrement satisfaisante à toutes les attentes des régulateurs.»

Un des portes-paroles de la société Visa.

Qu’est-ce que la libra ?

La libra est le terme choisi pour désigner la future cryptomonnaie du géant californien. Elle sera indexée à un panier de devises stables, qui sera composé plus précisément de 50% pour le dollar, 18% l’euro, 14% le yen 11% la livre sterling et 7% le dollar singapourien.  Son objectif sera de « développer une devise et une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes ». Et tout cela, depuis Genève, la capital de la finance durable.

A l’origine, un consortium de vingt-huit grandes entreprises et ONG…

Les internautes pourront envoyer la cryptomonnaie à l’autre bout du monde en quelques secondes comme il est déjà possible de procéder actuellement à des transferts d’argent à travers des applications comme Pumpkin ou Lydia. Pour faire cela, le réseau social va mettre en place une application prénommée « Calibra », qui offrira la possibilité en un simple clic sur le portable d’acheter de vendre et de stocker les libras. De plus, elle permettra de régler des achats chez les commerçants partenaires tel que Spotify et Uber. Et en principe sans frais… ou presque ! Car, en effet, on imagine mal Mark Zuckerberg ne retirer aucun profit de ses 2,7 milliards d’utilisateurs des plateformes du groupe (Facebook, Messenger, WhatsApp et Instagram).

L’Europe est divisée

Une forte pression est appliquée sur le réseau social et ses partenaires, qui ont des doutes sur les éventuelles menaces de la cryptomonnaie. La réputation de Facebook du au récents scandales concernant la protection des données à caractère personnelles joue actuellement en leur défaveur…

Tout comme les sénateurs américains, la Commission européenne a demandé des informations supplémentaires à Facebook à travers un questionnaire. Chargé des services financiers de la Commission, Valdis Dombrovskis pose ces nombreuses questions afin d’y voir plus clair dans les enjeux du projet de la société américaine et avant tout sur l’éventuel besoin de mettre en place un cadre juridique pour cette future cryptomonnaie. L’instauration d’un cadre serait une condition sine qua non pour lancer une cryptomonnaie stable selon le G7, qui s’est réuni dernièrement à Washington.

Les Européens, quant à eux, restent constamment sur leur garde. Citons par exemple la France, qui mène l’opposition. Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire affirme que « la souveraineté monétaire des principales économies européennes » sont mis en péril. Lors d’une conférence sur les monnaies numériques à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il a rajouté que « nous ne pouvons pas autoriser le développement de la libra sur le sol européen ». Avec l’Italie et l’Allemagne comme alliés, les français organisent un ensemble d’initiatives afin d’empêcher clairement l’existence de cette monnaie.

Le ministre soutient que « nous n’accepterons pas qu’une entreprise multinationale privée ait la même puissance, la même puissance monétaire que les États souverains qui sont soumis au contrôle démocratique; […] c’est-à-dire au contrôle du peuple». Ils veulent avant tout préserver l’autonomie des Etats et ils voient surtout ce projet non comme une alternative aux monnaies existantes mais plutôt une manière de faire un maximum de profit dans le domaine des services de paiement.

Le sort de la cryptomonnaie sur le continent européen s’annonce compliqué. En effet, la capital de la Belgique craint qu’un simple laisser-passer dans l’un des 28 pays membres de l’Union offre une brèche au géant Facebook. En d’autres termes, cela permettrait à « l’internet de l’argent » de s’installer de manière globale sur le Vieux continent avec ses avantages… mais également avec ses nombreuses lacunes. C’est pourquoi il est important avant tout d’évaluer les risques : l’instabilité de la devise numérique, le blanchiment d’argent, le financement illicite, l’évasion fiscale, la protection des consommateurs, etc. Cette monnaie doit encore répondre à de nombreuses « questions légitimes » et donner toutes les « garanties nécessaires ».

Quel est l’avis des régulateurs ?

« Il est encore trop tôt pour se prononcer.»

Afin de convaincre les plus sceptiques des régulateurs et des gouverneurs, Facebook n’a pas hésité à faire le tour du globe. La Suisse n’y échappe pas non plus, mais aucune des grandes institutions comme la Banque nationale suisse (BNS) ou l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) n’ont affirmé l’exactitude des propos concernant ce projet. La banque centrale helvétique considère que « il est encore trop tôt pour se prononcer». Néanmoins, elle prétend accompagner « avec la plus grande attention les développements dans le domaine de la fintech afin d’identifier précocement les plus importants pour son mandat, notamment celui d’assurer le bon fonctionnement des systèmes de paiement sans numéraire». La Finma, quant à elle, suit de près le sujet de cette monnaie à travers les médias mais ne nous dit rien. Pour le moment, aucune information n’a filtré si une requête pour obtenir une licence a été faite ou même tout simplement si elle leur est indispensable.

«Le voyage sera long et difficile.»

Maintenant, il faut observer si les personnes adhèrent à cette nouvelle monnaie et si elle compte rivaliser avec les circuits bancaires traditionnels. L’association libra ne fait pas, à ce jour, l’objet d’un examen en particulier. Par contre, les partenaires, c’est-à-dire les fournisseurs de services liés à la cryptomonnaie, qui ont une interaction avec les consommateurs, auront l’obligation de suivre la législation des pays dans lequels ils opéreront. Dante Disparate, le porte-parole de l’association, a affirmé lors d’une interview à Genève qu’il fallait «de l’audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra».

Quoi qu’il en soit, Facebook devra faire preuve de beaucoup de patience et d’agilité pour mener à bien son projet. Ce ne sont pas les opposants qui manquent. Quant à l’éventuelle réussite du projet du géant californien, l’avenir nous le dira !

Auteur: José GOMES DA COSTA

Sources :

https://www.tdg.ch/high-tech/defections-cascade-libra/story/19438946

https://www.tdg.ch/economie/argentfinances/fronts-durcissent-libra-facebook/story/17679599

https://www.letemps.ch/economie/fonctionnera-libra-nouvelle-monnaie-facebook

https://www.tdg.ch/lematindimanche/libra-systeme-paiement-rapide-quasiment-gratuit/story/16635395

https://www.letemps.ch/economie/facebook-veut-sauver-libra

https://www.tdg.ch/economie/europeens-veulent-libra/story/11062355

https://www.letemps.ch/economie/lassociation-libra-officiellement-mise-pied-geneve

https://www.20minutes.fr/high-tech/2631495-20191018-libra-europeens-veulent-imposer-veto-monnaie-numerique-facebook 

Lausanne 2020

En janvier 2020 débuteront les Jeux Olympiques pour les jeunes du monde entier en Suisse et les compétitions se dérouleront du 9 au 22 janvier 2020. Les JOJ ont recherché plus de 3’000 volontaires venant du monde entier pour apporter leur support et faire de ces Jeux des moments exceptionnels et inoubliables.

MY VISION IS TO POSITION THESE YOG AS A NEW PROJECT FOR YOUNG PEOPLE, A PROJECT WHICH RELIES ON YOUNG PEOPLE. GAMES THAT ARE ORGANISED WITH, BY AND FOR YOUNG PEOPLE.

Ian Logan, Director General of Lausanne 2020

Les JOJ se dérouleront en Suisse et dans le Jura français, et un certain nombre de villes seront animées par les compétitions ou par les cérémonies d’ouverture et de clôture. De plus, St Moritz et Lausanne accueilleront un village des athlètes pour les athlètes, qui leur procurera un logement et des formations.

Selon Ian Logan, patron des JOJ, être bénévole est une expérience unique et enrichissante. L’évènement est exceptionnel et rare. Les organisateurs doivent trouver des gens prêts à tout lâcher, que ce soit travail ou étude, durant 14 jours. De nos jours, il est de plus en plus rare de trouver des jeunes prêts à donner leur support sans rien attendre en retour. Mais il est impressionnant et réjouissant de voir à quel point il reste des gens prêts à collaborer lors de grandes manifestations, surtout dans un petit pays comme la Suisse.

Lausanne 2020 – The Spirit of the Games

Les JOJ sont un événement intergénérationnel, c’est-à-dire qu’il nécessite plusieurs générations pour son organisation et sa logistique. Comme partout, l’expérience des « moins » jeunes est tout aussi précieuse que la force et la motivation des « jeunes ».

Au final, cette expérience apportera beaucoup à toute personne impliquée dans cet événement, que ce soit au niveau humain ou professionnelle. Chacun repartira avec des souvenirs les plus beaux les uns que les autres, et cela est magique.

Auteure: Carole Fournier

Sources:

https://www.lausanne2020.sport/fr/les-jeux

https://www.olympic.org/news/ian-logan-the-yog-2020-are-with-young-people-for-young-people-and-by-young-people

https://www.region-du-leman.ch/fr/Z10386/les-jeux-olympiques-de-la-jeunesse-lausanne-2020

Deepfakes : quand un visage prend la place d’un autre

Le deepfake, cette nouvelle forme d’intelligence artificielle, ouvre de nouvelles portes à la manipulation d’images vidéo. Grâce à des copies presque parfaites de visages, le deepfake posent de nouveaux enjeux au sein d’une société continuellement confrontée à des contenus audiovisuels.

Barack Obama qui insulte le président Donald Trump, Mark Zuckerberg qui avoue manipuler la communauté Facebook ou encore Taylor Swift dans des vidéos un peu olé-olé ? Possible, mais pas réel, grâce à l’utilisation du deepfake. S’il était de coutume de dire qu’il ne faut « croire que ce que l’on voit », les citoyens ne peuvent désormais plus se fier à cet adage. Des algorithmes de plus en plus performants permettent d’incruster, de manière extrêmement réaliste, des visages dans une vidéo pour laquelle les personnes concernées n’ont pas tourné.

Le deepfake, c’est quoi ?

Le terme deepfake provient de la contraction des termes anglais « deeplearning » et « fake ». Il désigne un trucage vidéo réalisé par une intelligence artificielle (IA). Le trucage opéré par un deepfake consiste à incruster un visage sur un autre dans une vidéo, reproduisant dans le même temps les expressions faciales du visage originel de l’extrait. Le deepfake permet donc d’insérer dans une vidéo une personne n’en faisant initialement pas partie.

Comment ça marche ?

Le deepfake fonctionne sur le principe d’un algorithme capable d’incruster un visage sur une vidéo en reproduisant des mimiques et expressions. L’algorithme doit en premier lieu reconnaître les visages à interchanger grâce à la reconnaissance faciale. Il sera ensuite apte à encoder le visage originel et à reconstruire par-dessus lui-ci le visage à incruster. La réussite de cette opération dépend de la qualité de la base de données, composée de vidéos, fournie à l’algorithme. De nombreuses applications et programmes permettent de créer des deepfakes ; DeepFaceLab, ZAO, FaceSwap.

Entre obscénité et parodie

La plupart des deepfakes sont à caractère pornographique. Ainsi, de nombreux trucages vidéo montrent des stars telles qu’Emma Watson, Ariana Grande ou Scarlett Johanson s’adonner à des activités sexuelles. Les célébrités sont les personnes les plus touchées par cette nouvelle technologie. Régulièrement, des personnalités politiques sont également mises en scène dans des discours absurdes ou grossiers. Le deepfake peut néanmoins être utilisé à des fins plus humoristiques, comme dans des parodies.

Il est important d’acquérir des repères en histoire du visuel pour regarder et identifier ce que l’on a sous les yeux. Forger des techniques d’analyse des images, comprendre la façon dont elles se fabriquent

Laurent Gervereau, président de L’Institut des Images

Quel avenir pour le deepfake ?

Le développement technologique permet aujourd’hui de réaliser des trucages et des effets générés par IA de plus en plus réalistes. Le deepfake en est un parfait exemple. Cependant, cette technologie encourage la propagation de fake news et représente une violation du droit à l’image. Devant des algorithmes de plus en plus performants, il est nécessaire de mettre en place des solutions pour détecter ces trucages vidéo d’un nouveau genre, mais également d’encourager les citoyens à être attentifs aux fake news et plus critique vis-à-vis des contenus auxquels ils sont exposés. Les trucages vidéo plus vrais que nature représentent donc une opportunité d’apprendre aux citoyens l’importance de la perplexité et de la remise en question face à une myriade de contenus audiovisuels.

Auteure: Audrey Hess

Sources:

https://medium.com/meetech/ia-deepfake-comment-lindustrie-du-x-a-remodel%C3%A9-notre-rapport-au-r%C3%A9el-99d2065d143d

https://fr.tuto.com/blog/2019/09/deepfake.htm

http://www.leparisien.fr/high-tech/deepfakes-l-image-a-toujours-ete-instrumentalisee-25-10-2019-8180157.php

https://www.geoado.com/actus/deepfakes-quand-les-videos-mentent/

https://nabpilot.org/wp-content/uploads/2019/10/deepfake.jpg

https://uploads.guim.co.uk/2019/06/19/trump_fallon_side.gif

After greenwashing, blue-washing?

Companies blue-wash their image

No, we are not talking about jeans again, but about the UN global compact. Everyone is recently talking about the term « Blue-washing ». But what exactly is it?

Many companies associate themselves with the United Nations global compact. They use the blue « UN global compact » sign in order to demonstrate sustainable corporate governance. Although, those exact same companies are also sued for actions like : Child labor, slavery and corruption.

« Blue-washing is the human rights equivalent of greenwashing »

Sarvahitey

The original idea of ​​the Global compact is based on decades of cooperation between the United Nations and the private sector. It is a policy initiative for companies which want to align their operations with ten internationally accepted principles in the fields of:

  • Human rights
  • Labour standards
  • Environment
  • Anti- Corruption

The blue sign is used as a marketing strategy

Easy to sign and litte to show for it

For example, the multinational company Nestlé is a participant of the UN global compact. This swiss company writes in their mission statement and on their website that they respect the 10 principles of the compact. Although, this food and beverages company has had many law suits for child labor in their cocoa supply-chain.

« Our own Corporate Business Principles incorporate the 10 UNGC Principles and we reflect the basic concepts of fairness, honesty and respect for people and the environment in our business actions. »

Nestlé / Global Website
Nestlé sued for perpetuating child labor

Nestlé, H&M, L’Oréal and all of the many other companies who only use the Global compact as a marketing strategy think they will earn more public acceptance. In spite of this fact, blue-washing has been the cause of a lot of criticism. However, until now there are no real sanctions for the companies which blue-wash their image.

Sources:

https://www.compliance-manager.net/fachartikel/der-stakeholder-schaut-zu-800899191

https://www.globalcitizen.org/de/content/the-child-labor-lawsuit-against-nestle-what-you-ne/

https://globalcompact.se/3-may-gothenburg-practical-introduction-to-the-ten-principles-of-un-global-compact/

https://www.vis.bayern.de/konsum/allgemeines/greenwashing.html

https://wirtschaftsrecht-news.de/tag/blue-washing/

https://www.globalcitizen.org/de/content/the-child-labor-lawsuit-against-nestle-what-you-ne/

https://www.confectionerynews.com/Article/2018/02/13/Nestle-sued-again-over-child-labor-in-cocoa-supply-chain

Author: Milena Zosso

Huddersfield Town & Paddy Power : Un maillot Bad Buzz pour la bonne cause !



Les maillots de football représentent bien plus qu’une simple équipe. Elle peut symboliser une ville, une région, une tradition, une histoire ainsi que ses supporteurs à travers les générations. Par conséquent, tout le monde y est très attaché et le club ne peut pas en disposer à sa guise sans s’attirer les foudres de ses supporteurs les plus fidèles et conservateurs.

A la suite d’une mauvaise saison 2018/2019 d’Huddersfield Town en Premier League anglaise, les Terriers ont été relégués dans l’antichambre de l’élite au grand désarroi de ses fans… Cette nouvelle saison 2019/2020 commença tristement lors de la pré-saison avec la présentation des nouveaux maillots qui créa une vive polémique. En effet, on y retrouvait un sponsor Paddy Power qui traversait le maillot de haut en bas diagonalement… du jamais vu. Tandis que sur le maillot extérieur, 110 logo Paddy Power ornaient le sommet du tricot afin de rendre hommage aux 110 ans historique du club.

Bad Buzz viral sur Twitter jusqu’aux oreilles de la presse.

Cette appropriation du maillot par le sponsor principal fit bondir les fans. Le tweet de présentation du Home Kit généra plus 1’400 retweet et 3’700 like. Beaucoup de personnes s’indignaient de ce choix marketing et d’autres préféraient détourner cet ensemble afin de le décrédibiliser. Même les médias (RMC Sport, 20 minutes, Sport bible et The Drum) ont relié ce buzz tellement il est devenu important.

Selon Jack Pitt-Brooke, ce maillot est le pire de l’histoire. Parmi le plus de milliers de personnes qui ont interagi avec tweet nombreux doivent partager ce point de vue.
Le sponsoring Paddy Power a été détourné et comparé à l’écharpe des concours de beauté.

Save Our Shirt!

Paddy Power et Huddersfield Town ont feinté tout le monde. Deux jours après, la présentation du maillot les deux entreprises ont présenté les véritables maillots où n’apparaissent aucun sponsor à l’exception de l’équipementier Umbro. Cette campagne a été très bénéfique pour les deux entités qui ont énormément fait parler d’elles (en bien et en mal) sur les médias sociaux pour au final proposer un maillot sobre qui rappelle le football dans ses belles années où le jeu primait sur le business.

«Les sponsors ont un rôle à jouer dans le football, mais le maillot devrait être sacré. Nous appelons donc aujourd’hui d’autres sponsors à rejoindre la campagne Save Our Shirt et à donner quelque chose en retour aux fans. En tant que sponsor, nous connaissons notre place, et ce n’est pas sur le maillot.»

Victor Corcoran directeur marketing de Paddy Power

Sources :

  • https://rmcsport.bfmtv.com/football/huddersfield-devoile-un-maillot-avec-un-gigantesque-sponsor-1732459.html
  • https://www.20minutes.fr/sport/2567591-20190719-premier-league-coup-pub-huddersfield-presente-nouveau-maillot-moche-mieux-satisfaire-fans-ensuite
  • https://www.sportbible.com/football/kit-reactions-huddersfield-release-outrageous-home-kit-and-their-fans-are-furious-20190717?source=facebook&fbclid=IwAR3qoy11xKFffgV1TGJgTQLPFANVyIkBS5-d_Hy8YKzgCjI5TXyJ9lPv4CM?source=twitter
  • https://www.thedrum.com/news/2019/07/19/paddy-power-reveals-huddersfield-kit-fake-and-pushes-rivals-unsponsor-shirts
  • https://www.independent.co.uk/sport/football/football-league/huddersfield-town-paddy-power-kit-stunt-fa-fined-a9093296.html
  • https://www.examinerlive.co.uk/news/business/huddersfield-towns-fake-shirt-stunt-16639706
  • https://www.sportbuzzbusiness.fr/sponsoring-paddy-power-soffre-le-maillot-dhuddersfield-town-et-decide-de-ne-pas-afficher-son-logo.html

Image :

  • Twitter

Auteur : Esteban Crespo

Acheter un mètre carré d’un immeuble? – Yes we can

Vous n’avez pas les moyens mais souhaitez investir dans l’immobilier ? Devenez copropriétaire! Acquérir une part d’immeuble, ne serait-ce que quelques mètres carrés, est aujourd’hui possible grâce aux startups de la ProTech qui proposent une vision novatrice du marché de l’immobilier de plus en plus prisée.

Après la Foodtech, la Healthtech, la Fintech, ou encore l’Insurtech, la folie des Tech poursuit son expansion. Les Proptechs, de la combinaison grammaticale des termes Property et Technology, présentent de nouveaux modèles de copropriétés pour les immeubles de placement et les financements participatifs d’hypothèques. Ces startups participent à la démocratisation de l’investissement dans l’immobilier en proposant l’acquisition d’une part d’immeuble au travers d’un dépôt initial modeste.

CrowdHousing – l’investissement immobilier du futur?

A ce jour, de nombreuses plateformes qui s’appuient sur le crowdfunding ou la technologie blockchain pour la tokenisation – soit la création de la représentation numérique d’un actif sur une blockchain  (définition de Blockchain France) proposent d’investir de petites sommes dans l’immobilier, ce qui permet non seulement d’acquérir une part d’un immeuble, mais aussi de rendre le marché de l’immobilier accessible à tous. Ces startups novatrices ciblent les investisseurs qui ne désirent pas directement détenir des biens, à défaut de moyens ou d’expertise, mais qui demeurent attirés par l’immobilier.

« Ce bien est découpé en parts d’un montant fixe et les détenteurs de ces parts deviennent copropriétaires en direct de l’immeuble acheté, le nom de chacun d’entre eux figurant au registre foncier » – Dan Amar, fondateur de Foxstone à Genève

Cela représente de nouvelles solutions pour les investisseurs qui souhaitent bénéficier des rendements alléchants de ce secteur, où les performances des opérations de crowdfunding sont plutôt prometteuses. Le rendement distribué aux investisseurs est estimé entre 4.5 et 7%.

Qu’en est-il de la Suisse?

Voici aujourd’hui plusieurs années que les plateformes de crowdfunding bouleversent le paysage du marché suisse de l’immobilier. Crowdhouse, ImmoYou, Foxstone ou encore CROWDLI permettent depuis quelques années d’accéder à la copropriété de biens immobiliers en Suisse. Vu le grand nombre de petits investisseurs à la recherche de solutions, le secteur connaît une croissance vertigineuse dès ses débuts. Selon Raiffeisen Economic Research, le volume investit dans la copropriété immobilière par ces nouvelles solutions aurait triplé, passant de CHF 32 mio en 2016 à CHF 116 mio en 2017.

Crowdhouse.ch – le plus grand écosystème immobilier numérique de Suisse

Crowdhouse compte à ce jour plus de 20’000 utilisateurs, plus de 100 immeubles de rendement d’une valeur estimée à CHF 800 mio, couronnés de succès par le biais de la plateforme, et un rendement moyen des capitaux propres de 6,4% depuis 2015. Le milliard est a porté de main et est attendu dans le courant de cette année.

Implantée à Zurich, Crowdhouse est le leader suisse du secteur. Son objectif est de mettre le marché suisse de l’immobilier au goût du jour. Fondée par  Robert Plantak, Ruedi Baer et Ardian Gjeloshi en 2015, elle tire avantage des dernières technologies pour offrir de nouvelles possibilités en matière de participation, financement, gestion et transaction immobiliers.

Au cours des deux dernières années, l’entreprise s’est transformée en profondeur. Elle a non seulement revisité et travaillé intensivement à l’expansion de son site internet où elle présente désormais l’ensemble de ses produits sous un même toit, mais a aussi développé sa propre gamme de produits.

Sources

Images

 

Auteure: Alexandra Dürr

Terre des hommes et les FabLab pour les réfugiés

Terre des hommes a mis en place des FabLab ouverts aux réfugiés en Grèce, au Burkina Faso, en Ukraine et à Gaza. Ces espaces d’innovation offrent la possibilité de créer des projets, à l’aide des outils numériques mis à disposition. Les participants ont, également, la possibilité de développer leurs compétences.

Qu’est-ce que c’est un FabLab?

Les FabLab sont nés aux États-Unis, en 1998, sous l’impulsion de Neil Gerhenfeld professeur du MIT et ils font partie du mouvement mondial «Do It Yourself» (faites-le vous-même), une philosophie qui prône la création autonome plutôt que l’achat. Il s’agit d’ateliers conçus pour être ouverts, partagés et collaboratifs. Leur objectif est de proposer un espace physique, rassemblant des outils numériques (découpes laser, imprimantes 3D, etc.) dont l’usage est commun, afin de permettre à un individu de créer et d’inventer. Ils permettent ainsi de concevoir, de prototyper, de fabriquer et de tester des objets les plus divers.

Le projet de Terre des hommes

Terre des hommes (Tdh) a créé son premier FabLab humanitaire destiné à la population de réfugiés en Grèce en 2017. Le projet a été réalisé en collaboration avec l’organisme Global Humanitarian Lab  (GHL), ce dernier est un partenariat intersectoriel regroupant des organisations humanitaires de premier plan qui travaillent ensemble pour relever des défis communs. Ensuite, le projet a été reproduit dans des autres contextes comme le Burkina Faso, l’Ukraine et à Gaza.

 

Les objectifs du projet

Les FabLab ont deux fonctions principales. La première est mettre à disposition des locaux équipés des technologies numériques, qui rendent possible la création de projets. Concernant la deuxième, le but est de créer des espaces qui ont une fonction éducative et qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences numériques. Le rôle des FabLab est d’offrir un espace de collaboration ouvert et des fournir aux jeunes les connaissances de base pour la réalisation de projets. En outre, des ateliers sont organisés régulièrement pour permettre aux réfugiés d’améliorer leur créativité et leurs compétences.

Une exception des FabLab créés, par Terre des hommes, est que les participants sont plus jeunes que prévu. Principalement, enfants de 10 a 12 ans plutôt qu’adolescents. Yazan, jeune réfugié, de 18 ans explique :

 

« Je rêve de devenir concepteur automobile. Le personnel de Tdh m’a fait connaître le FabLab, où je crée maintenant un modèle de voiture. Cette imprimante 3D pourra l’imprimer en 39 heures. »

 

Ces FabLab sont plus qu’un simple espace d’innovation, le savoir-faire qui y est acquis peut contribuer largement à la capacité de trouver un emploi et de créer un futur pour ces enfants.

 

Sources :

  • https://www.tdh.ch/fr/projets/fablab-espace-innovation-refugies
  • https://globalhumanitarianlab.org
  • https://theconversation.com/les-fab-lab-au-coeur-des-defis-numeriques-en-afrique-96391

Auteure : Melita Bonetti

 

 

 

TripAdvisor: un tiers des avis sont faux

Une enquête du Times a relevé qu’un tiers des commentaires et avis sur TripAdvisor ont été achetés par des hôtels et des restaurant pour améliorer leur note globale.

D’après le Times, plusieurs sites webs offrent la possibilité d’acheter des bonnes critiques pour quelques livres. Il serait donc possible d’acheter une dizaine d’avis positifs pour £69, par exemple. Une opération d’infiltration menée par le journal a permis d’obtenir un grand nombre de demandes de plusieurs restaurateurs ou hôteliers sollicitant une aide pour améliorer leur classement sur TripAdvisor.

La moyenne des fausses critiques est de 32.9%”

Au moyen d’un algorithme, Fakespot.com relève que les restaurants et hôtels les mieux classés en Grande-Bretagne sont notés par un grand nombre de faux comptes créés par des employés. Le fondateur de Fakespot, Saoud Khalifah, déclare au Times: “TripAdvisor a d’énormes problèmes. D’après notre base de données, la moyenne des fausses critiques est de 32,9%. Pour les chambres d’hôtes, ce pourcentage atteint 41,9 %” [traduction libre]. Ce problème est également confirmé par nombreux consommateurs, qui affirment que les fausses critiques trompent l’achat de biens et de services surévalués par rapport à la réalité.

TripAdvisor nie les allégations de l’enquête

La plateforme touristique nie catégoriquement les allégations formulées par le journal: “Nous rejetons en totalité les conclusions inexactes et trompeuses présentées par le Times.” TripAdvisor dénonce que les méthodes employées par Fakespot ne sont pas fiables et ne permettent pas de repérer les fausses revues. Malgré ces affirmations, Fakespot reste sur sa position et déclare disposer de tous les moyens techniques nécessaires pour détecter les fausses critiques, et que des millions d’utilisateurs des sites tels que Amazon, TripAdvisor ou l’App Store d’Apple leur font confiance.

Néanmoins, les fausses critiques restent une véritable menace pour des plateformes comme TripAdvisor, dont le contenu est principalement généré par les utilisateurs. S’ils ne peuvent pas faire confiance aux critiques, la plateforme s’écroule.

Auteure: Mariele van der Tas

Sources:

https://www.foxnews.com/tech/one-in-three-tripadvisor-reviews-are-fake-with-venues-buying-glowing-reviews-investigation-finds

https://www.dailymail.co.uk/news/article-6197373/One-three-TripAdvisor-reviews-fake-claims-Fakespot-website.html

https://www.thetimes.co.uk/article/hotel-and-caf-cheats-are-caught-trying-to-buy-tripadvisor-stars-027fbcwc8

https://www.thesun.co.uk/news/7321574/tripadvisor-reviews-fake-hotel-restaurant-ratings/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/tripadvisor-faut-il-vraiment-se-fier-a-ses-avis-1288308

https://www.europe1.fr/societe/face-a-des-sites-comme-tripadvisor-les-guides-gastronomiques-ont-ils-encore-un-avenir-3843446

Réussir sa campagne de crowdfunding – L’exploit de QoQa

La méthode du financement participatif ou crowdfunding est de plus en plus utilisée, notamment grâce à ses possibilités de propagation sur les réseaux sociaux. Il est donc nécessaire de ne pas négliger une certaine marche à suivre lors de la création d’une campagne de financement participatif qui servira à se démarquer des autres, comme QoQa a su le faire. 

Les étapes faisant d’un projet de crowdfunding un succès

Une campagne de crowdfunding efficace.

Voici les étapes à ne pas manquer lors de la réalisation d’une campagne de crowdfunding, afin que celle-ci soit la plus efficace possible et pour qu’elle se démarque de ses concurrentes de plus en plus nombreuses. En effet, en Suisse particulièrement, les plateformes de financements participatifs ont levéprès de 28 millions de francs en 2015 et devraient atteindre les 400 millions en 2017 (Institut des services financiers).

Premièrement, la plateforme de création de campagnes de crowdfunding doit être choisie avec soin. En effet, il en existe de nombreuses, proposant des options diverses et variées. Il convient donc de choisir celle qui sera la mieux adaptée à l’objectif. Deuxièmement, le public doit être également choisi et ciblé avec précision, il faut le comprendre et aller avec ses envies et besoins.

De plus, Le pitch est primordial au crowdfunding. Il faut miser sur le « pourquoi » et construire une histoire, un scénario autour du produit ou du projet, tout en misant sur sa valeur ajoutée.

Il faut aussi prévoir des goodies ou des cadeaux de toutes sortes pour remercier les donateurs et pour créer un sentiment d’appartenance avec une communauté autour du nouveau projet. Plus le don est élevé, plus ces « récompenses » doivent être alléchantes.

Finalement, les premiers jours du lancement du projet sont essentiels. Si les dons sont rapides et conséquents, cela créera une sorte de pression sociale, ou du moins une envie de participer également à ce projet et donc de faire partie d’une communauté.

 «Un lancement, c’est avant tout une équipe qui croit dans son projet, qui s’investit à 100% et qui croche durant les premières semaines.» – Pascal Meyer, fondateur de QoQa.

QoQa et son crowdfunding qui se démarque

Financement participatif pour le « PiQasso ».

Un exemple peu commun mais qui a eu un succès fou de crowdfunding fut organisé par QoQa, un site d’e-commerce suisse qui chaque jour propose des offres sur des produits, bons, et autres pendant un temps limité. Ils ont proposé à leur communauté d’acheter

 

une toile de Pablo Picasso. En 48h, 25’000 personnes ont donné 50frs à ce projet et la toile fut acquérie. Celle-ci leur appartient donc à tous et toutes, ils peuvent ainsi décider sur son avenir (déménagement, vente, événements, etc.)

Voici ci-dessous, la vidéo du lancement de la campagne qui a fait tant parlé d’elle. Cette communication réunie tous les points mentionnés ci-dessus et est donc à l’image de son succès.

Sources:

Auteure: Mathilde Moser 

Explosive success!

How a card game contradicted all pessimistic statistics and raised 8,7 million of dollars on Kickstarter

It is probably not very motivating to create a crowdfunding campaign knowing the odds are against you. Numbers from last April, analysed by Statista, shows the success chances of a project funded on Kickstarter is as low as 37% and, by consequence, the probability of failing as high as 63%.

Those numbers, however, don’t mean as much to the cartoonist Matthew Inman, the creative director Shane Small and the ex-chief design officer at Xbox, Elan Lee. They are the creators of a game called “Exploding Kittens”, a major success phenomenon in crowdfunding.

The card game involves strategy and funny characters, giving special powers to each player. The aim is to use whatever resource is available to avoid getting the “exploding kitten card”, which is hidden somewhere in the deck of cards. If a player draws from the pile a card with an explosive cat on it, “they die” and have to leave the game.

In 2015 the game idea was proposed on Kickstarter, aiming to collect 10’000 dollars. After 20 minutes the value was already achieved. But the support, and money given for the project, continued to grow. In two hours, they received 1’000% the initial goal, after seven hours 10’000% and in only two days the value collected was already 20’000% the initial request. The campaign finally finished after one month, when Exploding Kittens had received 8,782 millions of dollars, coming from almost 220 thousand investors –also called « backers ».

In a interview given to CNBC, Elan Lee, explained the idea came from seen his nephews “just staring at the TV, not talking and not laughing”. The aim of the card game was to provide an “old-fashioned experience” gathering people and allowing them to have fun together, rather than alone staring at “pixels on the screen.”

“Every card in the game is designed to make someone you’re playing with entertaining, they’re just mechanisms to unlock the entertainment value in the people you’re sitting down with”, said Lee.

In spite of been loved by its investors, the game was also criticized by cat lovers. In the same interview, the co-creator Matthew Inman says the game is actually “pro-cat”, since the kittens are “accidentally blowing themselves up”, and, therefore, the object of the game isn’t to get them to blow up but to save them. In any case, the company started contributing to animal causes and to sell cat collars that alert people if a cat has escaped.

How not to fail

Despite Exploding Kittens huge success, the elevated rate of failing projects in crowdfunding are still scary for the project developers that haven’t launched their idea yet. Mark Pecota, the CEO of Lauchboom and author of the book “Hacking Kickstarter 2.0” lists the top 3 reasons why a crowdfunding campaigns may be unsuccessful:

  1. Not building a community before you launch: according to the author, the marketing process of a campaign should start before its launch, since Kickstarter’s traffic is not enough to push the projects.
  2. Missing the messaging: when the product developer can’t explain his message or communicate the value of the product/idea.
  3. Not getting through the “valley of death”: meaning the launch of the idea works, but the rhythm of investments starts to slow down quite rapidly and may result with the interruption of investments. What makes it very important to have a good strategy around digital advertising and PR to keep the interest.

While there is a list of ‘basic rules’ to avoid main mistakes when asking for crowdfunding, there seems to exist as well a ‘basic recipe for success’ that is just as much possible to replicate. Following the same steps as their first time, the creators of Exploding Kittens came up with following crowdfunding hits: “Throw Throw Burrito”, that had $2,5 million given by backers and “Bears vs Babies”, with $3,2 million coming from crowdfunding campaigns. 

Sources:
https://www.businessinsider.com/exploding-kittens-kickstarter-card-game?r=US&IR=T
https://www.statista.com/statistics/235405/kickstarter-project-funding-success-rate/
https://www.cnbc.com/2016/09/28/how-exploding-kittens-blew-up-into-a-fortune.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploding_Kittens
https://learn.launchboom.com/why-63-5-of-all-kickstarter-campaigns-fail-c4c740886d96

Author: Julia Cunha B. S.