La Publicité programmatique : Mince frontière entre volonté d’achat et rejet !

L’arrivée des médias sociaux à faciliter l’émergence des nouvelles méthodes publicitaires. La publicité programmatique est une des résultantes du marketing digital.  C’est un procédé qui permet l’achat et la vente d’espace publicitaire dont la diffusion est réalisée de manière automatique. Ceci par le biais de nouveaux systèmes technologiques.

Publicité programmatique et impact sur la volonté d’achat du consommateur

Comme toutes les autres formes de publicité traditionnelles, la publicité programmatique vise à promouvoir, à faire connaître et à faire aimer les produits de l’entreprise à une cible bien définie.

Pour attirer l’attention des consommateurs, la plupart des publicités se veulent extrêmement créatives. Les principaux outils mis en œuvre pour y parvenir sont l’humour, les figures de style, le choix de la musique et souvent la participation des personnages célèbres.

Pour ce qui est du cas spécifique de la publicité digitale, les concepteurs utilisent les trois procédés suivant pour influencer les utilisateurs : les procédés formels, c’est le changement de logo à travers les animations et les mouvements dans les bannières. Les procédés sémantiques, ce sont les créations ludiques, l’utilisation des mots particuliers, des images difficilement interprétables sémantiquement. L’utilisation du texte et de l’image, qui peut parfois être choquante ou décalée par rapport à l’univers sémantique du produit.

Plus de 94% des praticiens de la publicité aux USA affirment que la publicité humoristique attire l’attention des consommateurs.

Risque de rejet et risque d’image pour l’entreprise

Les systèmes technologiques modernes actuels permettent aux entreprises d’orienter leurs publicités vers les cibles directes. Grâce aux traces laissées par les utilisateurs dans leurs contributions, leurs échanges dans les médias sociaux.

Toutefois, l’image suivante montrent que la plupart des internautes ne regardent pas les publicités (rectangles jaunes) présentent sur les sites et s’intéressent uniquement au contenu du site (nuages rouges et jaunes).

 Source : nngroup.com

Certains utilisateurs très hostiles à trop de Pub, ont développé des Adblock qui sont des bloqueurs de publicité. Contraignant par la même occasion les éditeurs à mettre en place des détecteurs d’Adblock afin d’empêcher les internautes bénéficiant de ce programme, de pouvoir bénéficier du contenu du site.

 

Cette situation crée donc un bras de fer hostile entre les internautes et les entreprises, et pourrait nuire à l’image de ces dernières.

 

Sources

 

Gensollen M. (1998), « The internet : A New Information Economy ? », Communications and Stratégies, n°32, 4th quarter 1998, pp. 197 – 227.

Georget P. (2004). « Stratégie publicitaire et variable de personnalité, de contexte et de contrat », Questions de communication, 5, pp. 69-82.

Http://ad-exchange.fr/tag/programmatique/, consulté le 06.12.2017

http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/publicites-publicis-rachete-la-plateforme-d-achat-programmatique-run-629670.html

https://www.leblogduhacker.fr/comment-fonctionne-publicite-internet-quels-risques/, consulté le 06.12.2017

Auteur : Alain Salomon Biba

 

 

 

Le marketing derrière Google Maps et ses méthodes

Lorsque tu utilises Google, tu passes un pacte. Tu peux utiliser gratuitement des services tels que Gmail, Google Drive, YouTube et Google Maps. En échange, tu acceptes de partager des informations sur toi, des informations que Google peut partager avec les annonceurs afin que leurs publicités soient plus ciblées et efficaces.

Google utilise différentes méthodes pour se renseigner sur toi et pour collecter des données, mais peu savent que Google Maps est également un outil marketing très puissant pour Google.

Un exemple : l’historique des trajets. Lorsqu’il est activé, il permet à Google de savoir où tu as été et durant combien de temps. Il recueille des données sur ton trajet pour aller au travail, sur le magasin dans lequel tu fais tes courses et à quelle fréquence tu pars en vacances.
Il suit chaque étape, connaît ta routine quotidienne 
et peut la reconstruire à tout moment. Pour voir si tu as été suivi et comment arrêter l’enregistrement de l’historique des trajets, clique sur ce lien

chaque mouvement est suivi

Google peut utiliser ces données pour te donner des suggestions de produits et de services de manière directe, mais aussi de manière indirecte en «manipulant» ton planificateur d’itinéraire, suggère Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

 «La prochaine fois que vous utiliserez l’option Google Planificateur d’itinéraire, vérifiez si votre ami obtiendra la même suggestion d’itinéraire.» – Matthias Gally, fondateur de Gally Websolutions GmbH.

«Cela pourrait ne pas fonctionner sur de longues distances, mais cela pourrait affecter la façon dont il vous guide à travers le centre d’une ville. Il a été prouvé par des tests que l’itinéraire varie. Le planificateur d’itinéraire vous envoie à travers les rues qui ont des magasins, ce qui couvre mieux vos intérêts. Cela nous aide, mais en même temps, cela montre que nos données sont constamment utilisées pour le marketing», explique-t-il. 

…directement aux choses que nous aimons !

Avec cette option, Google Maps offre d’excellentes opportunités pour le marketing local, mais encourage également les utilisateurs à participer à travers la communauté Local Guides, via un système de récompense basé sur des points. Plus tu écris de commentaires et plus tu publies des photos d’un lieu, plus tu gagnes de points. Les points débloqueront différents avantages tels que plus d’espace de stockage sur Google Drive et 75% de réduction sur les locations dans la boutique de films Google Play. La mise à jour la plus récente comprend un in-store tour de photos et de vidéos en magasin.

Google promeut cet outil comme un moyen de partager les origines de ta communauté avec les autres et pour les aider à vivre une expérience locale. C’est également un outil de marketing très précieux pour Google car il peut découvrir ce que les gens recherchent, ce que les gens veulent et prendre des décisions basées sur ces découvertes. Ceci est bien sûr extrêmement utile à une grande entreprise comme Google.

Comme la phrase célèbre de Milton Friedman, prix Nobel d’économie le dit :“il n’y a pas de repas gratuit”.

Auteure : Yanina Iskhakova
Relecture : Joëlle Simonet et Loïc Zen-Ruffinen

Plus sur le programme de guide local :

Google Maps is testing video reviews with Local Guides: https://www.theverge.com/tech/2017/9/14/16307696/google-maps-video-reviews-local-guides

Google Maps updates its Local Guides program with a new points system and more levels: https://techcrunch.com/2017/06/13/google-maps-updates-it-local-guides-program-with-a-new-points-system-and-more-levels/

Local Guides Program Terms and Conditions: https://maps.google.com/localguides/rules

Sources :

How Google collects data about you and the Internet: http://royal.pingdom.com/2010/01/08/how-google-collects-data-about-you-and-the-internet/

Gally Websolutions GmbH: https://www.facebook.com/GallyWebsolutionsGmbH/videos/1493057207397841/

The Ultimate Guide to Google Maps Marketing http://www.wordstream.com/blog/ws/2015/12/03/google-maps-marketing

15 useful Google Maps tips and tricks you need to know about: https://www.digitaltrends.com/mobile/google-maps-tips-tricks/3/

Is Google tracking you? Find out here: https://www.cnet.com/how-to/how-to-delete-and-disable-your-google-location-history/ 

Comment Facebook tente d’attirer les plus jeunes

Alors que les plus de cinquante ans sont toujours plus nombreux à disposer d’un compte sur un ou plusieurs média(s) social/aux, on constate un délaissement des jeunes envers certains médias. Facebook tente d’éviter cet exode des jeunes par divers moyens.

À leurs débuts, les médias sociaux – Facebook faisant office de pionnier dans le domaine – n’attiraient que de jeunes adultes ou des adolescents. Tout utilisateur est censé, selon les conditions générales qu’il a bien entendu lues et acceptées, être âgé d’au moins treize ans. En pratique, il n’est pas rare de voir des enfants plus jeunes déjà disposer d’un compte sur les différentes plateformes sociales.

Ähnliches FotoFacebook est peu à peu délaissé par les jeunes

A contrario, les baby boomers étaient peu présents sur Facebook et ne se préoccupaient pas trop de ce que faisaient leurs enfants sur ces outils inconnus. Les choses ont assez rapidement changé. Alors que les plus de cinquante ans ont massivement débarqué sur Facebook, les plus jeunes ont décidé de se tourner vers d’autres médias sociaux tels qu’Instagram ou la messagerie sociale Snapchat, sans doute pour éviter de se sentir surveillés et pour ne pas retrouver toute la famille en ligne – à commencer par les parents.

Selon l’étude suisse digiMONITOR du groupe d’intérêts médias électroniques (IGEM), les 15-24 ans utilisant Facebook étaient, en 2016, 10% moins nombreux qu’une année auparavant. En 2015, ils étaient déjà 10% de moins qu’en 2014. Étant donné que créer un compte ne veut pas dire l’utiliser, il est intéressant de constater que 70% des 15-24 ans déclaraient l’année dernière se rendre occasionnellement sur Facebook, alors que ce taux atteignait quasiment les 100% il y a encore trois ans.
— UPDATE 19 décembre 2017 : selon les résultats de l’étude digiMonitor 2017 du groupe d’intérêts médias électroniques (IGEM), révélés le 11 décembre, soit après la publication de cet article, ils ne sont plus que 55% à utiliser Facebook en 2017. —

Conscient de la perte d’utilisateurs à laquelle elle est confrontée, Facebook n’a pas lésiné sur les moyens et a déboursé la bagatelle d’un milliard de dollars pour racheter Instagram. Elle a également tenté de s’offrir Snapchat, mais cette dernière a résisté à ses généreuses offres. Le groupe de Menlo Park tente de garder ses jeunes utilisateurs sur son site-mère, Facebook, via un autre moyen : il n’hésite pas à copier-coller des fonctionnalités lancées par ses concurrents Snapchat et Twitter. On a ainsi notamment vu apparaître les hashtags, puis les Stories, sans oublier les stickers de réalité augmentée. Facebook dispose désormais de la même panoplie d’outils que ses concurrents.

Enfin, Facebook compte un autre atout de taille dans sa poche : Messenger. L’application de messagerie instantanée, à la base intégrée à Facebook avant de devenir autonome sur les smartphones, connaît en effet un grand succès (plus d’un milliard d’utilisateurs selon les chiffres parus cette année). Dans le but d’attirer non seulement les adolescents, mais également les enfants, Facebook lançait le 4 décembre dernier – sur iPhone et aux États-Unis uniquement, dans un premier temps – Messenger Kids, une version destinée aux enfants et ne contenant ni publicité ni achats intégrés. Ici, ce sont les parents qui «contrôlent entièrement la liste de contacts», selon le groupe américain.

En effet, les parents doivent créer un compte Messenger Kids pour leur enfant via leur propre compte Facebook, puis choisir les contacts qui feront partie de la liste de leur enfant. L’entreprise américaine s’assure ainsi de connaître les enfants de ses utilisateurs et compte bien les garder comme futurs clients de ses applications destinées aux adultes.

 

À lire ailleurs :

(Source de l’image :  https://www.webmarketing-com.com/wp-content/uploads/2012/07/enfant-facebook.jpg)

Auteur : Loïc Zen-Ruffinen

Les influenceurs sont-ils vraiment influents ?

Des nos jours le mot influenceur n’est plus un mystère. À travers cet article nous allons toutefois nous concentrer sur les chiffres clés et sur l’influence des influenceurs, concernant en particulier les effets qu’ils ont en terme d’achat. 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un influenceur ?

L’influenceur digital est un individu qui apparait comme étant un leader d’opinion. Il possède un nombre de personnes qui l’écoutent pour son expertise dans une thématique précise. Sa capacité d’influencer un groupe significatif d’individus dépend de l’audience (qui normalement s’accroît progressivement avec le temps) et de l’engagement des internautes (qui représente un élément primordial).

Au vu de ces capacités, l’influenceur est de plus en plus souvent recherché en tant que partenaire par les marques et agences pour promouvoir les produits à travers du marketing d’influence.

Image associée
Un exemple de comment les entreprises collaborent avec les influenceurs pour promouvoir leur produits

Et en chiffres?

Pour les entreprises, avoir un partenaire influenceur a évidemment un coût. Ceci est une des préoccupations principales des responsables marketing. En effet, selon le rapport Bloglovin (2017) les influenceurs ont des tarifs très clairs:

  • 84% d’entre eux demandent moins de 250$ par post Instagram;
  • 87% moins de 500$ pour un billet sur leur blog;
  • 90% moins de 250$ pour un post Facebook;
  • la plus part des interrogés demandent 150$ par tweet.

Pour se donner une idée, avec un budget de 5’000$ on peut mesurer quel est l’impact d’une stratégie marketing sur les réseaux sociaux.
A ce sujet, une étude auprès de 2500 micro-influnceuses (95% des interrogées étaient des femmes américaines de 18-48 ans) a été réalisée. Voilà les résultats :

On remarque qu’avec ce budget on arrive à toucher des centaines de milliers de followers.

Mais, quelle est effectivement l’influence des influenceurs?

Les influenceurs digitaux sont partout sur le web. D’après une recherche réalisée en 2017 par la société spécialisée Launchmetrics, les entreprises sont disposées à investir énormément dans la fameuse influence digitale.

« Les marques pensent que communiquer via les influenceurs coût moins cher que de passer par les supports de publicité traditionnels »

Ceci peux être une strategie gagnante pour certaines entreprises de petit-moyen taille. Une enquête française montre qu’auprès d’un échantillon représentatif de la population des internautes français, 89% des personnes qui suivant un influenceur ont découvert un produit ou une marque grâce a des posts des influenceurs sur les réseaux sociaux. En autre, 75% des internautes ont déjà acheté un produit après un post d’un influenceur.

Au contraire si on analyse plus en détail les marque de luxe on peux voir que les chiffres ne sont pas prometteurs. En terme d’achat le chevauchement entre les followers et la clientèle des marques de luxe est inférieur à 1%. L’âge moyen des followers ne dépasse pas les 20 ans et sont des personnes qui n’ont pas le pouvoir d’achat leur permettant de consommer du luxe.

A lire ailleurs :

Définition Marketing  E-marketing.fr    Le Figaro

Squid Impact     Radio Canada   BlogDuModerateur   ArchiMag.com

(Source des images : https://www.blogdumoderateur.com/relation-marques-influenceurs-reseaux-sociaux/ / https://www.r2integrated.com/r2insights/influencer-marketing-what-you-need-to-know-today /

Auteur: Zara Groh

LES MÉDIAS SOCIAUX ET LE POIDS DU REGARD DES AUTRES

Véritable outil de communication, les médias sociaux ne sont pas sans risques et représenteraient même un danger pour l’estime de soi. Un sujet qui demande réflexion.

Le côté sombre des médias sociaux

Nous vivons dans un monde où le virtuel fait partie intégrante de notre quotidien, nous sommes constamment interconnectés, notamment grâce aux médias sociaux. Aujourd’hui, 39% de la population mondiale est active sur ces médias. Cet outil magique nous permet de communiquer de manière instantanée avec qui l’on veut, quand on le veut et partout dans le monde. Merveilleux, n’est-ce pas?

Pourtant, nous vivons aussi dans un monde où l’image de soi a pris une place prépondérante, où la valeur d’une personne se mesure à coups de « likes » et où l’on se compare sans cesse à une perfection inatteignable.

Les 14-18 ans sont les plus affectés

À l’âge où se construit notre identité personnelle, le regard des autres a toute son importance. Ce phénomène n’a rien de nouveau, nous sommes tous passés par l’adolescence, ce stade de notre vie où nous nous posions toutes sortes de questions : « qui suis-je? », « quelle est ma place dans ce monde? », « suis-je aimé? », etc. Alors qu’est-ce qui a changé?

Le fait d’être constamment confronté à un idéal: des photos magnifiques, des personnes au corps parfait, des endroits idylliques. Tout cela ne fait que de nous rappeler que, nous, nous sommes loin d’être parfaits. Pourtant ces photos ne reflètent qu’une petite partie de la réalité, souvent retouchées et améliorées grâce à des filtres ou autres artifices. Un détail essentiel qu’on a tendance à oublier…

 

Essena O’Neill, star d’Instagram, décide en 2015 de dévoiler au public les conditions dans lesquelles ses photos « parfaites » ont été prises.

L’apparence avant tout: sur les médias sociaux, c’est le visuel qui prime. En même temps, une photo permet difficilement de juger l’intelligence d’une personne, me direz-vous. Alors on se contente de « liker » ou pas, en se basant uniquement sur l’esthétique, donnant ainsi une importance démesurée à l’apparence physique.

« I let myself be defined by numbers. » Essena O’Neill

La méchanceté gratuite: les médias sociaux installent une certaine distance entre les interlocuteurs, on communique derrière son écran, parfois avec des gens qu’on ne connaît pas et qu’on n’a jamais rencontrés dans la vraie vie. Tout cela créé un détachement émotionnel qui amène parfois à un manque considérable d’empathie. On assiste alors à des commentaires virulents, des critiques, des insultes, et parfois même des menaces.

Des conséquences néfastes…

Une étude britannique a révélé que 70% des jeunes affirment avoir une mauvaise image de soi après avoir passé du temps sur Instagram. L’apparence prend une telle importance chez les jeunes, que 1/5 refusent d’aller à l’école un jour où ils ne se trouvent pas attirants.

Ce manque de confiance en soi a des conséquences inquiétantes: dépression, anxiété, malnutrition, mauvais résultats scolaires, … La liste est longue. Mais que faire pour remédier à cela?

…mais aussi des solutions!

Selon La Royal Society, il faudrait développer des algorithmes permettant d’identifier et de signaler les photos retouchées. Ceci afin d’insister sur le fait que cette perfection, à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés, n’est pas réelle.

Meaghan Ramsey, directrice du « Dove Self-Esteem Project », estime, quant à elle, que la solution réside dans la façon dont nous nous valorisons les uns les autres. Nous devrions cesser de mettre l’apparence physique au centre et commencer à valoriser davantage les actions, les efforts, les accomplissements de chacun.

« We need to start judging people by what they do, not what they look like. » Meaghan Ramsey

À lire/voir ailleurs:

(Sources images: https://blogs.letemps.ch/dr-jean-gabriel-jeannot/2017/10/12/la-depression-mieux-diagnostiquee-par-instagram-que-par-les-medecins/ / http://www.elc.edu.au/en/newsroom/details/elc-facebook-we-made-it-to-7500-likes/elc-news / http://www.elle.com/culture/news/a31635/essena-oneill-instagram-social-media-is-not-real-life/ / https://www.youtube.com/watch?v=gXlIAS-rI4E)

Sources:

Auteur: Calliope Immer

Relecture: Marie Schöpfer, Vivien Furrer 

« Nutella, parlons-en! »

« Nutella, parlons-en! » Ferrero aborde de front le sujet et répond aux accusations menées contre Nutella et l’utilisation de l’huile de palme dans sa recette. Une communication de crise qui s’appuie sur un lien de confiance établi entre les consommateurs et la marque, diva incontestée des goûters et des péchés mignons de millions de personnes dans le monde. Entre invitations au boycott et un front de défense qui s’érige « Touche pas à mon Nutella », focus sur un cas discuté qui a créé de fervents opposants. Sans doute ça reste une bonne leçon à tirer sur l’art de bien tartiner ses arguments

La question s’imposait pour Nutella déjà en 2012.

Notamment en France, où un amendement vise à augmenter de 300 % la taxe sur l’huile de palme. L’huile en question est mise à l’index pour son impact sur la santé et son incidence sur la déforestation de la planète. Utilisée dans de nombreux produits alimentaires, elle figure parmi un des composants principaux du Nutella.

Rapidement l’amendement est rebaptisé « amendement Nutella », du nom de la célèbre pâte à tartiner. Ferrero se retrouve ainsi débordée par un débat enflammé qui attaque le produit, le diabolise. Sur Youtube et Facebook le badbuzz s’enchaîne, les haters se soutiennent entre eux. La crise s’aggrave et prend sérieusement de l’ampleur. C‘est ainsi qui Ferrero décide de prendre position et de créer un site internet dédié « Nutella, parlons-en » ainsi qu’un fil sur Twitter.

Source:Youtube, Nutella France

Une communication bien ciblée puisque le Nutella est un produit très consommé par les jeunes générations, présentes massivement sur le Web et les réseaux sociaux.

« Le but du fabriquant est, plutôt que de modifier la recette du Nutella, de l’expliquer au consommateur« . L’idée de transparence et fiabilité est mise en avant.

Ferrero prend fait et cause pour expliquer et argumenter le choix de l’huile de palme dans sa recette, ce qui donne à Nutella son goût unique apprécié de génération en génération. Ferrero répond point par point aux critiques sur Facebook et aux commentaires des vidéos publiées sur son canal officiel Youtube. A preuve de l’efficacité de la riposte, certains internautes s’engagent même comme militants pour leur lovebrand, créant des pages « Touche pas à mon Nutella ! » ou « Défence Nutella » sur Twitter et Facebook. La stratégie employée par Ferrero représente ici un exemple assez bien réussi de gestion de communication de crise et des communautés en ligne. L’exposition médiatique a fait ressortir ses ennemis, mais aussi de nombreux alliés qui se sont battus de son côté.

Scandale!Nutella a changé sa recette

7 Novembre 2017. Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Nutella fait encore parler de lui mais cette fois ce n’est pas l’huile de palme qui est cité en cause. Les consommateurs, dévenus vigilants depuis, s’aperçoivent d’une petite modification de la recette. La portion de lait écrémé passe de 7,5% à 8,7%. La quantité de sucre est légèrement augmentée mais les matières graisses ont baissé. Donc un produit plus sucré mais moins gras. L’entreprise semble avoir appris de ses erreurs et fait un effort pour rendre son Nutella relativement plus sain. De quoi réjouir les plus gourmands.

Ferrero a volontairement voulu faire passer un message d’engagement et prise en compte de la santé de ses consommateurs? Quoique l’on pense, il faut admettre que Nutella a su très bien se tirer d’affaire. Son avenir s’annonce pas fait que de belles noisettes et de bon lait frais mais la génération « no Nutella » ne semble pas encore pour demain!

Source:Wikipedia

Autrice: Naima Desiderio


Références et liens utiles:

TWITTER ET FOOTBALL : LES CLUBS SUISSES ONT SUIVI LE MOUVEMENT

Le sport professionnel n’échappe pas à la révolution numérique. Conscients de l’importance d’une communication directe et moderne, les clubs ont investi les médias sociaux. Exemple avec le foot suisse.

Impossible désormais de faire sans. Les médias sociaux sont devenus indispensables pour les clubs sportifs professionnels. Le constat est évidemment aussi valable pour le football suisse. Les pensionnaires de Super League, la première division du pays, ont ainsi tous leur compte sur Facebook, Instagram et Twitter.

Des clubs plus pressés que d’autres

Si les médias sociaux ont fait leur apparition au milieu des années 2000, les clubs suisses les ont adoptés plus tard. Et concernant Twitter, certains ont été plus pressés que d’autres. Le FC Bâle fait office de pionnier en Super League. Son compte a été mis en ligne en mars 2009, suivi par celui du FC Zurich (avril 2009). Le FC Saint-Gall est apparu sur ce média social en octobre 2013, tandis que le Lausanne-Sport ne l’a fait qu’en juin 2014.

Les usages principaux sont les mêmes pour les dix comptes de Super League. Les clubs donnent notamment des informations. Elles concernent les compositions d’équipes, la billetterie, l’horaire des matches ou le lieu du prochain camp d’entraînement. A l’exemple du FC Sion:

Les clubs questionnent également leurs fans, par l’intermédiaire de sondages ou en organisant, par exemple, l’élection du joueur du mois. Enfin, ils commentent en direct des parties ou des conférences de presse, grâce au live-tweet ou à des vidéos. Le FC Saint-Gall accompagne lui ses goals d’une très courte vidéo, différente selon le buteur:

Twitter parfois préféré à Facebook

Parmi les médias sociaux, Twitter se démarque notamment par sa spontanéité et son format court. Parfois, le nombre de « followers » d’un club dépasse celui des « j’aime » sur Facebook. En Suisse, aucun club de l’élite n’est concerné. Ce phénomène peut, par contre, être observé en France (Ligue 1) avec les comptes du Toulouse FC ou de l’En Avant de Guingamp.

Le compte Twitter le plus suivi du football suisse, celui de Bâle, comptait plus de 113’000 abonnés au début du mois de décembre 2017. Le club rhénan demande volontiers l’avis de ses fans:

Grâce aux médias sociaux, les clubs peuvent donc identifier la communauté de leurs fans et échanger avec eux. Ils ont aussi les moyens de saisir leurs besoins et envies. En contrepartie, ils proposent des concours ainsi que la possibilité d’entrer brièvement dans l’intimité du groupe professionnel. La proximité entre l’équipe et ses supporters s’en trouve grandie. Les clubs suisses l’ont désormais tous compris.

A lire ailleurs :

(Source de l’image: https://www.fcb.ch/de-CH/Fans/Social-Media)

(Source des tweets : https://twitter.com/FCSion /
https://twitter.com/FCSG_1879 / https://twitter.com/FC_Basel)

Auteur : Maxime Meyer

Relecture: Célia Rütsche