GenY vous dit de Just Do It

Les millénaires s’accordent beaucoup d’attention au fitness. Cela a créé une croissance énorme dans les applications de fitness et wellness. Je vais découvrir ce phénomène avec l’exemple de Nike.

Les enfants du millénaire, ou bien la génération Y, regroupe des individus nés approximativement entre les années 1980 et le milieu des années 1990. Ce sont les natifs du numérique, ayant grandi pendant l’explosion du web documentaire et du web social avec toutes ces nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness
Les millénaires demandent des applications de la santé et wellness

Ils utilisent leur natel pour pratiquement tout – consommation du contenu, shopping, pour parler avec leurs amis, etc. Mais d’ailleurs, les millénaires accordent la plus de valeur à la famille et la santé. Ils sont la force motrice derrière de la croissance de 88% dans les applications liées au fitness et wellness. C’est une génération sur le pouce, avec un mode de vie actif, et qui apprécie les marques capables à s’adapter à cette cadence accélérée.

Sachant que la GenY accorde beaucoup de l’attention au contenu, il est important de le garder en tête, lorsqu’on essaye de connecter avec eux. La magie ce n’est que d’être présent online. Plus important c’est comment on est présent. Quel est le contenu? Est-ce qu’il s’engage? Les jeunes peuvent-ils faire confiance en ce qu’on leur propose? Peuvent-ils faire confiance en cette marque?  

Nike, dans leur top 10

Grâce à sa nature personnalisable, une des marques qui est définitivement dans la liste de favoris des millénaires est Nike. 40% des jeunes veulent être impliqués dans la co-création des marques mais également des produits. En jetant un coup d’oeil au site officiel de cet équipementier américain, on trouve les onglets “Homme”, “Femme”, “Garçon”, “Fille”, et “Personnaliser”. Ils ont toute une section dédiée à personnaliser leurs produits. Ce qui est extrêmement important pour les millénaires qui veulent que la marque reflète leur personnalité.

Même plus important que la personnalisation est la forte présence sur le web. 62% des millénaires sont plus loyaux aux marques avec la présence sur les réseaux sociaux qui s’engage directement avec les consommateurs. Ou bien avec les consom’acteurs, désignant un nouveau type de consommateur, un consumériste averti, qui n’accepte plus passivement les biens et les services qu’on lui propose. Ceci étant, ces millénaires s’attendent à avoir une relation authentique et réelle avec les marques qu’ils aiment, et pour qui, ils sont prêts à partager leurs réactions, soit positives, soit négatives.

social-media-marketing-nike-plus-21Nike est sans aucun doute en avance sur ses concurrents quand il s’agit de l’engagement social. Avec leur 27.3m de fans sur Facebook et 67.6m sur Instagram, et avec le contenu qui ne cesse pas d’être inédit, cool, et attractif, je pense que Nike est un exemple parfait à utiliser.

“Notre but ultime est celui de nous connecter avec le consommateur là où il se trouve. Nous comptons y arriver en délivrant le bon message à la bonne personne au bon moment, en incitant nos fans à participer et
à interagir avec nous de manière spontanée et directe.”  – Jesse Stollack, directeur du département digital chez Nike de 2010 jusqu’à 2014

nike
Nike crée une communication privilégiée avec ses consommateurs

Alors, quelles sont les stratégies sociales de Nike?

Selon Mikolaj Jan Piskorski, l’auteur de A Social Strategy: How We Profit From Social Media, on peut conclure les stratégies de Nike en trois points.

  1. Nike augmente la volonté de payer pour ses produits en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes et de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils connectent le produit aux plateformes sociales de Nike.
  2. Nike baisse ses coûts d’acquisition de clients en permettant aux gens de renforcer leurs amitiés lorsqu’ils publient des mises à jour et des vidéos.
  3. Nike baisse son coût d’acquisition de données en permettant aux gens de rencontrer de nouvelles personnes quand ils courent beaucoup et soumettent des données de leurs trajets.

L’incorporation des médias sociaux dans l’activité physique et sportive est le futur pour l’industrie fitness. Les millénaires sont définitivement sur la ligne de départ de cette nouvelle tendance. Je ne sais pas pour vous, mais quant à moi, j’ai hâte de voir les étapes suivantes qui nous attendent. Mais pour le moment, il est temps de prendre mon sac de sport et aller au gym!

giphy

Sources:

Sources des images: 

Auteure: Melani Kalev

Faire son shopping sur Instagram : un nouvel enjeu pour les marques

Instagram a annoncé début novembre 2016 une nouvelle fonctionnalité en test au sein de son application : identifier des produits de marques sur les publications. La possibilité de faire son shopping en un clic sur Instagram risque de changer la donne.

Depuis ses débuts, fin 2010, jusqu’aujourd’hui, Instagram s’est imposé comme l’un des ténors des réseaux sociaux. A ce jour, le réseau possède plus de 500 millions d’utilisateurs actifs qui partagent plus de 95 millions de photos et vidéos par jour. Simple plateforme de partage de photos à ses débuts, Instagram permet aujourd’hui de chatter, de partager des Stories à l’instar de Snapchat ou encore de créer des live tel Periscope ou Facebook.

Non rassasié, le réseau social tout-terrain compte s’attaquer à un nouveau domaine : le shopping en ligne. Pour l’instant en test aux Etats-Unis et sur la plateforme mobile iOS, la fonctionnalité pourrait s’étendre à l’international si les tests s’avèrent concluants.

De l’identification à l’achat

Exemple de fonctionnement avec la marque Kate Spade.
Mock-up de la fonctionnalité avec la marque Kate Spade.

La fonctionnalité en test fait apparaitre une icône « Tap to view » (« cliquer pour voir ») en bas à gauche de la photo ou vidéo. A travers un nouveau système d’identification de produits, limité à cinq par publication, cette action permettra aux utilisateurs d’identifier certaines marques. Ainsi, il sera possible de voir d’autres photos liées à l’identification et redirigera aussi vers le site de l’entreprise taguée, le tout sans quitter l’application Instagram. Bien entendu, il sera possible de cliquer sur un lien « Shop now » (« acheter ») qui permettra de voir le produit en question directement sur le site du vendeur.

Voici en vidéo comment cette fonctionnalité apparaitra sur Instagram :

Une fonctionnalité quasiment adoptée…

Ce qui est encore difficile à prévoir, c’est l’impact que cette nouvelle fonctionnalité aura auprès des utilisateurs. Pourtant, il existe actuellement, et ce depuis l’introduction des identifications sur Instagram, une pratique quasi similaire sur le réseau social. Les passionné(e)s de mode n’hésitent pas d’eux-mêmes à tagger plusieurs marques sur leurs propres publications. Ceci afin de permettre d’informer simplement aux followers quelles sont les marques qu’ils portent. Pratique, car l’identification est localisée sur la photo et permet ainsi de savoir quelle est la marque pour chaque vêtement. Bien que la fonctionnalité est limitée aux publications postées par les marques, rien ne nous dit qu’elle ne s’étendra pas aux utilisateurs dans le futur, si ce n’est aux déjà aux « Influenceurs ».

L'identification des profils de marques, une pratique déjà existante
L’identification des profils de marques: une pratique déjà existante chez les Instagrammers

…sur un réseau social très orienté Mode

Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages.

Instagram est un réseau social prolifique pour les marques de mode. Selon l’étude FeedFashion, 45% des Instagrammers suivent une marque de mode ou un(e) fashionista. Ces derniers consultant près de 15 fois par jour la plateforme mobile.

Les photos sur Instagram sont perçues comme étant 2.8x plus imaginatives et 2x plus créatives que sur toute autre plateforme, toujours selon une étude réalisée par la plateforme en 2015. Instagram est une vitrine idéale pour les marques dans un monde numérique où l’image est au coeur des usages. Il ne reste plus qu’à convertir l’envie pour un produit en un « clic pour acheter » et c’est là que la nouvelle fonctionnalité devient une opportunité pour les marques.

Une opportunité pour les marques

Le shopping sur mobile devient de plus en plus important. En effet, le smartphone tend à remplacer et non plus suppléer l’usage d’un ordinateur. Selon eMarketer, 61% du temps passé sur le sites marchands se passe sur un mobile. Pourtant, en 2015 et aux Etats-Unis, il n’y a eu que 16% d’achats réalisés sur mobile contre 84% sur un ordinateur de bureau. La nouveauté annoncée par Instagram se présente ainsi comme une opportunité pour les marques d’inverser la tendance.

A l’heure actuelle, près de 50% des entreprises américaines sont présentes sur Instagram et les prévisions annoncent près de 71% pour l’année 2017. Pour la phase de test, la filiale de Facebook collabore avec vingt marques et distributeurs américains tels que Macy’s, Warby Parker, Abercrombie & Fitch ou encore JackThreads. Le responsable marketing de ce dernier précise que « ce test va changer l’échelle de ce que nous, les commerçants, sommes capables de proposer sur mobile ». Il continue en soulignant que « nos clients pourront acheter facilement depuis leurs fils de publication sur les réseaux sociaux, nous permettant d’atteindre les gens là où ils recherchent des nouveautés ».

Pouvoir vendre ses produits grâce à Instagram ne remplacera pas les applications mobiles ou les sites web déjà existants des marques pour autant. Ce sera un outil supplémentaire dans la stratégie marketing comme l’indique Dave Gilboa, co-CEO de Warby Parker. Mais ce serait dommage pour une marque de se priver d’une telle exposition.

Sources:

Shopping Coming to Instagram
Instagram Statistics
Instagram sees shopping as the next step in its evolution

Image d’en-tête: Miguel Medina/ Getty Images/ AFP

Auteur: Khaled Sid Ahmed

Crowdsourcing : l’intelligence collective en tant qu’avenir de l’innovation

A chat bubble made of business people icons with the shape of a question mark left. Hires JPEG (5000 x 5000 pixel) and EPS file included.

Actuellement, de plus en plus d’entreprises et d’organisations du secteur public délaissent les processus d’innovation traditionnels et se tournent vers le Crowdsourcing pour générer des idées et des réponses à leurs problèmes. Ainsi, les entreprissent peuvent exécuter des tâches plus rapidement et plus efficacement. 

Comprendre le crowdsourcing

Le terme « crowdsourcing » a été introduit pour la première fois par Jeff Howe en 2006. Il s’agit d’un concept où les entreprises utilisent Internet comme une plateforme pour externaliser une partie de leur travail au grand public. Ainsi, les personnes peuvent partager leurs connaissances et leur sagesse pour élaborer de meilleurs produits. Le crowdsourcing peut également être élargi pour inclure le public à s’engager activement dans un processus d’innovation à grande échelle.

Avec l’évolution du crowdsourcing, le concept a été appliqué à un large éventail de domaines, allant de tâches très simples, comme nommer un nouveau-né, à des tâches plus compliquées, telles que la détection de cratères lunaires par des amateurs. Les acteurs les plus célèbres dans le domaine sont Wikipédia et Google Translate qui permettent la collaboration en ligne. Dès lors, tout un chacun est libre de modifier le contenu ce qui rend l’information plus puissante.

https://github.com/bounswe/bounswe2015group5/wiki/Crowdsourcing
Le processus collectif d’innovation ouverte, l’innovation dirigée par l’utilisateur, la co-création, la co-conception à travers des plateformes sont la manifestation de la reconnaissance de l’innovation productive communautaire.

Comme l’utilisation du Web 2.0 a considérablement augmenté au cours des dix dernières années, le crowdsourcing a pu se développer. L’externalisation des activités est maintenant une pratique établie qui est traditionnellement effectuée par de petits groupes de professionnels qui se tournent vers une communauté inconnue.

L’intelligence collective

Ainsi, au lieu d’embaucher des experts, les entreprises et les organisations utilisent l’intelligence collective générée par les communautés en ligne pour accomplir certaines tâches. Dès lors, les processus deviennent plus rapides et plus rentables.

L’intelligence de masse permet une créativité illimitée quant à l’exploration de nouveaux modes d’utilisation de produits.

“We are confident that crowdsourcing is the only sustainable approach to innovation.” Epirot Ludvik Nekaj, PDG et fondateur de Ludvik + Partners, une agence de publicité en ligne célèbre qui utilise le crowdsourcing en tant qu’une forme de marketing.

Presque toutes les grandes marques (p. ex. Lego, Starbucks, Kraft, Facebook, BMW) de notre vie quotidienne sont à la recherche d’innovations de produits ou services qui pourront répondre aux besoins des utilisateurs.

Il est intéressant de constater que le développement du crowdsourcing se fait même dans les domaines de la politique et des sciences. Ainsi, le crowdsourcing permet de trouver des remèdes pour des maladies mystérieuses, résoudre des problèmes liés aux stations spatiales ou encore aider à la recherche génétique.

Les entreprises qui veulent utiliser le crowdsourcing peuvent facilement s’inscrire sur l’une des nombreuses plateformes existantes. Elles n’auront plus qu’à attendre que les freelances répondent à leurs questions tout en supervisant le processus de dévouement.

Précautions : « Trop de cuisiniers gâtent la sauce »

Une grande foule peut facilement générer une grande quantité d’idées. Toutefois, il faut encore que les idées générées soient de qualité suffisante et exploitable.

Avant de se lancer dans l’aventure du crowdsourcing, il est aussi important de se poser les questions suivantes : qui a le temps de gérer et de contrôler toutes ces idées ? Est-il juste qu’un expert gagne de l’argent pour ses idées alors que la foule n’est pas payée ?

Prudence, avant de se jeter dans la foule.

https://boxmusic.club/508/stage-diving-accidents/

A lire ailleurs:

Sources:

Deloitte U.K. (2016): The three billion Enterprise crowdsourcing and the growing fragmentation of work. https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/us/Documents/strategy/us-cons-enterprise-crowdsourcing-and-growing-fragmentation-of-work.pdf

Dogson, J. (2016). How to get involved with NASA: Crowdsourcing ideas for Mars houses, robots, and space poop. In: [en ligne], URL: http://www.businessinsider.com/how-to-get-involved-with-nasa-2016-11

Olenski, S. (2012): Crowdsourcing Breaks The Enterprise Glass Ceiling. In [en ligne], URL: http://www.forbes.com/sites/marketshare/2012/03/07/crowdsourcing-breaks-the-enterprise-glass-ceiling/2/#4a49c567245b

Stevens, D. Crowdsourcing: Pros, Cons, and More. In [en ligne], URL: http://www.hongkiat.com/blog/what-is-crowdsourcing/

Vidéohttps://www.youtube.com/watch?v=WE6qxesAjgA

Imageshttps://github.com/bounswe/bounswe2015group5/wiki/Crowdsourcing https://www.spigit.com/4-crowdsourcing-innovation-myths/ https://boxmusic.club/508/stage-diving-accidents/

Auteure : Sybille Holtkamp.

Danger : Risque de contamination ! Les fake news sur les réseaux sociaux

Qui ne l’a pas entendu ou lu quelque part pendant les mois passés ? La fameuse série télé américaine « The Simpsons » a prédit l’élection de Trump au poste de président des USA. La preuve : une vidéo YouTube montrant une scène des Simpsons de l’an 2000 dans laquelle « le président » Donald Trump descend un escalier roulant sous des cris de joie et d’applaudissement. Mais attendez…
Continuer la lecture de Danger : Risque de contamination ! Les fake news sur les réseaux sociaux

Et si les réseaux sociaux, ne nous rendaient pas heureux ?

reseaux

À l’heure où il est possible de recevoir des notifications sur sa montre connectée, où les réseaux sociaux brassent des millions d’abonnés, où l’on peut partager à tout moment et ce, avec tout le monde : quelles peuvent être les répercussions sur les internautes ?

Certains chiffres nous donneraient presque le vertige, 1,8 milliards d’utilisateurs sur Facebook, 500 millions d’abonnés sur Instagram ou encore 317 millions sur Twitter. Les réseaux sociaux ont encore de beaux jours devant eux selon ces statistiques publiés sur le compte du fondateur de Facebook de Mark Zuckerberg.

Photo publiée sur le compte de Mark Zuckerberg
Photo publiée sur le compte Facebook de Mark Zuckerberg.

 « There were as many people alive in 1918 as there are on Facebook today. Crazy! » – Mark Zuckerberg

Le succès de ces réseaux peut s’expliquer avant tout par le côté « social ». Outre le fait de pouvoir partager nos plus beaux selfies et d’écrire nos états d’âmes sur un « mur », il est possible, avant tout, de faire des « demandes d’amis » ou de s’abonner aux comptes des personnes qui nous sont chers, voire même, à de parfaits inconnus. Ces plateformes connectent les gens les uns aux autres quelle que soit la distance et c’est, peut-être, cela la magie des réseaux sociaux. Nous pouvons connaître presque en instantané les faits et gestes des gens qui nous entourent de par les informations qu’ils échangent sur ces réseaux. Des enquêtes démontrent que certains troubles peuvent se voir accentués par ce trop-plein de partage. Le syndrome FOMO (Fear Of Missing Out) a notamment été amplifié avec ces nouvelles technologies et certains chercheurs s’intéressent au lien qui pourrait relier réseaux sociaux et dépression.

Fomo, quèsaco ?

Les buzz sur internet sont générés à une vitesse folle et il est important de suivre si l’on ne veut pas paraître has been en parlant du « calcul challenge », alors qu’actuellement tout le monde ne jure que par le « mannequin challenge ». L’information est à portée de clic et elle se partage tout aussi vite. La peur de rater une information a un nom :  c’est le syndrome Fear Of Missing Out, également connu sous l’acronyme Fomo. Ce syndrome a notamment été amplifié par l’arrivée des smartphones qui nous permettent d’être connectés H24 sur nos réseaux sociaux préférés. Il est donc très tentant d’actualiser son fil d’actualité constamment à la recherche d’une publication toute fraîche. Une personne atteinte de Fomo éprouve un besoin irrépressible d’être au courant de tout ce qui se passe car elle a peur de rater une information importante. Elle va donc chercher à savoir ce que font les autres car elle craint de passer à côté de « l’événement de l’année » et de ce fait, passer un moins bon moment que ses amis. Cette anxiété peut ainsi créer une dépendance vis-à-vis des réseaux sociaux. Au quotidien, cela peut amplifier un sentiment de solitude, donner l’impression que la vie des autres est plus trépidante que la nôtre ou encore susciter l’envie.

Réseaux sociaux, source de dépression ?

On pourrait donc se demander si les réseaux sociaux ne pourraient pas être la cause de dépression pour certaines personnes. Des chercheurs de l’Université du Michigan se sont penchés sur la question et ont essayé d’établir un lien entre le fait de passer du temps sur Facebook (ou d’autres réseaux sociaux) et le sentiment de bien-être. Les résultats démontrent un lien entre ces deux variables :  le sentiment de bien-être diminuerait selon le temps passé sur les réseaux sociaux. Cependant, les chercheurs modèrent leur réponse. En effet, il est difficile de savoir si les gens sont déprimés car ils sont sur Facebook ou s’ils sont déprimés et vont sur Facebook afin de se sentir moins seuls. D’autres enquêtes ont également montré ce lien tout en étant aussi prudentes quant à la relation réelle entre ces deux faits. En 2014, une enquête de l’Université de Houston met en avant un nouvel élément : « la comparaison sociale » via les réseaux sociaux. Le phénomène de comparaison sociale n’est pas nouveau mais il semblerait que les réseaux sociaux puissent l’accentuer.

Grâce à ces différentes plateformes, nous avons accès à tout un monde d’informations concernant nos amis ou connaissances. Des informations que nous n’aurions peut-être pas obtenues dans la vie de tous les jours et nous sommes donc face à des opportunités toujours plus grandes de nous comparer les uns aux autres. De plus, ce système de partage constant à encourager l’autopromotion sur les réseaux sociaux. Les gens vont plus facilement partager des éléments renvoyant une image positive d’eux-mêmes. Entre nous, qui n’a jamais retouché une photo ou essayer de détourner un moment banal pour le faire paraître idyllique sur Facebook ? Tout le monde le fait à une certaine échelle. Le problème est que nous ne suspectons pas les autres de le faire également et allons donc nous comparer à une image erronée de la « vraie vie » des gens que nous suivons. La comparaison sociale pourrait donc expliquer les résultats obtenus dans les recherches précédemment évoquées.

L’envers du décor

Photographie réalisée par Champoo Baritone
Photographie réalisée par Champoo Baritone

Pour terminer sur une touche plus légère, une photographe thaïlandaise a immortalisé une série de clichés qui a fait le buzz. Elle expose l’envers du décor des photos qui nous semblent parfaites sur les réseaux sociaux, tout en montrant qu’il ne s’agit que d’un point de vue. Alors n’oublier pas de relativiser devant les postes des gens que vous suivez et que chacun partage ce qu’il veut bien montrer.

À lire ailleurs: 

http://www.forbes.com/sites/amitchowdhry/2016/04/30/study-links-heavy-facebook-and-social-media-usage-to-depression/2/#114804b7566e

http://letudiantautonome.fr/decryptage-facebook-social-depression-2003/

Sources:

Hephzibah. A. (2011). Never heard of Fomo ? You’re so missing out. In: [en ligne], URL: https://www.theguardian.com/commentisfree/2011/apr/17/hephzibah-anderson-fomo-new-acronym (consulté le 07 décembre 2016)

Kross E, Verduyn P, Demiralp E, Park J, Lee DS, et al. (2013) Facebook Use Predicts Declines in Subjective Well-Being in Young Adults. PLoS ONE 8(8): e69841. doi:10.1371/journal.pone.0069841, In: [en ligne], URL: http://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0069841&type=printable (consulté le 07 décembre 2016)

Steers & al. (2014). Seeing everyone els’e’s highlight reels: How Facebook usage is linked to depressive symptoms. In Journal of Social and Clinical Psychology, Vol. 33, No. 8 URL: http://faculty.coe.uh.edu/flopez/docs/Highliight%20Reels%20and%20Comparison.pdf (consulté le 07 décembre 2016)

(Source images: http://www.netpublic.fr/2015/09/reseaux-sociaux-en-2015-quelles-opportunites-pour-les-entreprises/ https://www.facebook.com/zuck?ref=ts&fref=ts http://www.boredpanda.com/truth-behind-instagram-photos-cropping-chompoo-baritone/)

(Source vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=zTnGnKywChU)

Auteur: Virginie Buffat

« Social bots » : la nouvelle menace

« Social bot »
Combinaison entre l’oiseau Twitter et la figure science-fiction Terminator : un « social bot » illustré par Arn0. Source: http://cacm.acm.org/magazines/2016/7/204021-the-rise-of-social-bots/fulltext

« Social bots » gagnent beaucoup de popularité sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce que c’est exactement et pourquoi ils sont dangereux.

Suite à l’élection présidentielle américaine du novembre 2016 le sujet est dans les médias plus que jamais. Une étude a trouvé que pendant les débats des candidats Hillary Clinton et Donald Trump une grande partie du trafic sur Twitter était conduit par des « social bots » ou des comptes principalement automatisés.

Qu’est-ce que c’est les « social bots » ?

Les « social bots » sont des comptes sur les réseaux sociaux programmés par une personne humaine. Il y a divers bots avec différents rôles. Par exemple des « bons » bots qui ont la tâche d’informer sur les changements de la météo ou « Tay » l’expérience raté de Microsoft. Mais on peut aussi abuser de la capacité des bots. Étant donné que les activités sur les réseaux sociaux (par exemple l’algorithme du facebook) se mesurent sur les taux de clics ou l’intensité des interactions, on peut programmer des bots qui simplement ont la tâche de générer des clics, shares ou commentaires.

Motifs pour utiliser des « social bots »

On peut les utiliser pour des motifs financiers en gagnant de l’argent avec des clics sur les publicités. Mais on peut aussi les utiliser dans un objectif politique. Les responsables du parti politique allemand AfD ont annoncé qu’ils veulent utiliser des « social bots » pour « propager leur positions politiques parmi les électeurs ». Dans l’élection présidentielle américaine récente des « social bots » étaient utilisés en combinaison avec des désinformations. Des programmeurs de « social bots » ont délibérément créé des sites web avec d’articles faux et les ont partagés à travers des comptes automatisés. Ces « social bots » et les supporteurs des candidats présidentiels ont distribué les articles des milliers de fois en générant beaucoup de trafic sur les sites web et ainsi de revenu pour les programmeurs.

Dangers en utilisant des « social bots »

La programmation des « bots » devient de mieux en mieux et n’est pas facile à détecter. Ça peut duper des clients d’un site web de rencontres, donner l’impression que quelqu’un a beaucoup des followers sur Instagram ou tromper la société en orchestrant une grande discussion sur un sujet, qui normalement ne sera pas discuté aussi fortement. Notamment dans le cadre politique une dénaturation du debat peut effectuer des conséquences graves. On doit vraiment faire attention et remettre en question le sujet en cause, même si des milliers de personnes en parlent.

Réferences

Association for Computing Machinery (ACM). (27 juin 2016). CACM July 2016 – The Rise of Social Bots. [vidéo]. Consulté sur https://www.youtube.com/watch?v=VkEB_-ODqLM

Breithut, J. (2016). Wie Social Bots uns manipulieren, wer daran verdient und wie die Fakes auffliegen. Consulté sur http://www.bento.de/gadgets/social-bots-manipulieren-facebook-und-twitter-einige-verdienen-damit-geld-258770/

Fischer, F. (2013). Ferngesteuerte Meinungsmache. Consulté sur http://www.zeit.de/digital/internet/2013-05/twitter-social-bots

Kollayni, B., Howard, P. N., Woolley, S. C. (2016). Bots And Automation Over Twitter During The Second U.S. Presidential Debate. Data Memo 2016.2. Oxford, UK. Project on Computational Propaganda. Consulté sur http://politicalbots.org/?p=769

Mirau, F. (2016a). Pro und Contra: Ist Facebook ein Medienunternehmen mit Verantwortung für Fakenews? Consulté sur https://www.basicthinking.de/blog/2016/11/29/facebook-fakenews-verantwortung/

Mirau, F. (2016b). Wie uns Social Bots beeinflussen und warum sie so gefährlich sind. Consulté sur https://www.basicthinking.de/blog/2016/10/17/social-bots/

Silverman, C., Alexander, L. (2016). How Teens In The Balkans Are Duping Trump Supporters With Fake News. Consulté sur https://www.buzzfeed.com/craigsilverman/how-macedonia-became-a-global-hub-for-pro-trump-misinfo?utm_term=.vcNv8GrYyx#.gu3ByOZVAL

ZEIT ONLINE. (2016). AfD will Social Bots im Wahlkampf einsetzen. Consulté sur http://www.zeit.de/digital/internet/2016-10/bundestagswahlkampf-2017-afd-social-bots

L’identité à l’ère du numérique: nos traces sur le web

traces

Parmi les médias existants, Internet est peut-être le plus démocratique de tous car il permet une liberté d’expression presque totale.  En même temps, Internet offre un sans fin de possibilités vraiment formidables et presque de manière gratuite. Pour en profiter, la seule chose que nous devons faire c’est simpl
ement naviguer sur le web.

Sélectionner une image de profil, fournir quelques informations personnelles. Un petit commentaire par ici, une jolie photo par là et voilà, on y est! À partir de là, notre identité numérique complémentera notre vie réelle et, peut-être, la rendra encore plus intéressante.

Autant facile que ça, notre génération a trouvé dans les blogs et les réseaux sociaux des dispositifs de production et reproduction de soi  à travers lesquelles nous pouvons créer, commenter,  donner un avis, partager et établir des liens sociaux ou professionnels.

Ainsi, ces outils facilitent la réalisation de pratiques soit de redéploiement du bien commun, soit comme un acte affirmatif pour satisfaire un besoin de reconnaissance.

Cependant, Il n’y a pas de telle chose comme un repas gratuit. Avoir une identité numérique implique produire une collection de traces que nous laissons derrière nous consciemment ou inconsciemment au fil de nos navigations sur le réseau et de nos échanges marchands ou relationnels dans le cadre de sites dédiés (1).  C’est-à-dire, toutes nos activités sur le web sont surveillées et enregistrées dans le cyberspace.

Nos traces numériques font donc l’objet d’une multitude d’utilisations bienveillantes ou non, parfois même à notre insu. Elles sont également devenues la principale monnaie d’une économie numérique ou chaque échange se paie en données personnelles.

Comment affirme Oliver Ertzcheid : « Cette indexation massive et la supervision des données personnelles par quelques sociétés marchandes et des systèmes de renseignement, ont transformé non seulement notre rapport à l’information et à la connaissance, mais ont fait aussi de l’individu une cible et un produit publicitaire »(2).

Le défi pour nous en tant qu’utilisateurs est d’apprendre à gérer efficacement notre identité numérique. Face à l’impossibilité de se soustraire aux systèmes de surveillance, il faut donc mettre en œuvre la sousveillance. De cette façon, chaque utilisateur devrait réaliser l’autocontrôle des indices de sa présence pour préserver l’intégrité de son identité (3).

Il faut également apprendre à jouer de la polyphonie du double numérique : « multiple et diversifié, autorisant flexibilité et pseudo anonymat » (4).

Cependant, encore plus difficile que de faire attention aux sites que nous visitons afin de minimiser la collecte de nos empreintes, c’est sélectionner l’information que nous partageons volontairement dans la recherche de la valorisation d’autrui qui est important.

Les quantités des incitations et des motivations à participer à cet échange numérique sont à tel point nombreuses, qu’elles ont même favorisé l’apparition d’un phénomène connu comme le narcissisme numérique (5).

selfie

Les narcissistes numériques cherchent à attirer l’attention et augmenter l’estime de soi laquelle semble être mesurée par le nombre d’amis virtuels, de « followers », de « likes » et de commentaires qu’ils reçoivent sur leurs publications.

À travers l’exposition de soi, ils cherchent à produire et faire reconnaître une image attirante qui, cependant, ne représente pas la réalité toute entière.

Cette exposition de soi vise donc à présenter une image plus attractive et joyeuse d’eux-mêmes à travers des selfies ou des photos avec d’autres personnes dans des endroits valorisants.

Cette « réalité modelée » est perçue par les sociologues et les psychologues comme une demande de reconnaissance à partir d’éléments identitaires que les personnes essaient de montrer à travers de publications.

Comme l’explique Dominique Cardon : « La plasticité du web permet de jouer plus fortement avec les décalages, les modulations ou les transformations de l’image de soi que l’on projette. Souvent, les usagers cherchent moins la métamorphose que « l’augmentation de soi » » (6).

Le narcissisme numérique est donc la preuve d’une tendance à la renonce générale et volontaire de notre droit à l’intimité de la vie privée pour chercher la validation des autres. Expression en ligne et demande de reconnaissance sont donc intimement liés.

Il ne faut pas se priver d’utiliser et d’exploiter tous les bénéfices d’Internet. Cependant, il est impératif de rester attentif et de garder dans l’esprit qu’Internet peut devenir une arme à double tranchant s’il est employé sans précaution.

Préservons donc notre droit à l’intimité dans la mesure de nos possibilités. Nos traces dans le cyberespace seront difficilement effacées et nous ne savons pas qui pourra les collecter et avec quelle finalité.

Rappelons-nous également que, bien que notre identité virtuelle puisse être une version améliorée de notre identité réelle, ce qui se montre dans le cyberspace n’est pas tout à fait la vraie vie.

Pour conclure, soyez gentils, donnez un « like » à mon article et partagez-le. Ça me fera du bien 😉

 

Auteur : Fernando Bolaños Bautista

 

 

Références :

  • Ertzscheid Olivier. « L’homme, un document comme les autres». Hermès no 53, CNRS. Éditions, Paris 2009
  • Ertzscheid Olivier (2008). « Le plug-in de la redocummentarisation». affor dance.info, billet du 21 mars 2008                [En ligne]

Disponible sur : http://affordance.typepad.com/mon_weblog.

Disponible sur : http://www.lemonde.fr/technologies/aticle/2009/01/06/le-grand-jeu-de-masques-des-reseaux-sociaux_1137544_651865.html

Images :

https://prefixesmom.hypotheses.org/1271

http://www.pixelconscient.net/06/08/2015/le-selfie-cette-maladie-narcissique/

Vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=QxVZYiJKl1Y